Faut-il vendre son or maintenant ? Michael Oliver alerte : ce serait une erreur majeure

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Vendre son or maintenant serait, selon l’analyste américain Michael Oliver, une erreur considérable. Alors que l’once d’or vient de repasser sous la barre psychologique des 4 000 dollars, après avoir touché environ 3 996 dollars le 23 octobre 2026, beaucoup d’investisseurs commencent à douter du métal jaune et à envisager de le revendre pour se replacer dans les actions technologiques, l’intelligence artificielle ou le Bitcoin. Or, pour Oliver, fondateur de Momentum Structural Analysis (MSA), cette baisse n’est pas la fin du marché haussier de l’or : c’est une correction intermédiaire à l’intérieur d’une tendance de long terme toujours intacte.

La tentation de vendre est compréhensible. L’or a reculé d’environ 29% depuis son record historique proche de 5 608 dollars atteint en janvier 2026, et il a enregistré sa pire semaine depuis juin, avec une baisse hebdomadaire d’environ 4%. L’argent a été encore plus violemment frappé, puisqu’il évoluait autour de 54 dollars l’once, soit environ 54% sous son sommet de fin janvier. Pour celui qui a acheté tardivement, la douleur est réelle et l’envie de couper les pertes peut devenir irrésistible.

Mais c’est précisément à ce moment-là que Michael Oliver invite à ne pas céder à la panique. Selon son modèle d’analyse fondé sur le momentum et la structure des marchés, l’or et l’argent traversent une baisse intermédiaire comparable à celle de 2022, lorsque l’or était passé d’environ 2 000 à 1 600 dollars, ou à celle de 2008, quand le métal jaune avait chuté de 34% avant de repartir puissamment à la hausse. Dans les deux cas, la correction avait été brutale, mais elle n’avait pas rompu la dynamique de long terme.

Pour Oliver, la conclusion est donc sans ambiguïté : cette phase doit être achetée, pas redoutée. Il estime que les investisseurs qui vendent leur or aujourd’hui pour acheter des valeurs liées à l’IA ou du Bitcoin prennent le risque de sortir d’un actif monétaire historique au moment même où les déséquilibres financiers s’accumulent. C’est aussi pourquoi, pour ceux qui souhaitent renforcer progressivement leur exposition au métal jaune, l’acquisition de pièces d’or comme le 20 francs Napoléon tête nue peut constituer une porte d’entrée concrète vers l’or physique.

Le raisonnement d’Oliver ne repose pas sur une croyance aveugle en l’or, mais sur la rupture — ou l’absence de rupture — des structures de momentum de long terme. Il souligne qu’en 2011, son modèle avait donné un signal de vente quelques mois après le sommet de l’or, puis que le marché était resté baissier jusqu’en décembre 2015. À l’inverse, depuis le passage en mode haussier en février 2016, autour de 1 140 dollars l’once, il affirme que rien n’a rompu le momentum annuel positif de l’or.

Autrement dit, la baisse actuelle, aussi désagréable soit-elle, ne présente pas selon lui les caractéristiques d’un véritable retournement de long terme. Le métal jaune connaît une secousse violente dans une tendance haussière, pas un effondrement structurel. Pour un investisseur qui veut ne pas dépendre uniquement des marchés actions ou des devises, l’or physique reste l’actif de référence : les pièces d’or permettent justement d’accéder à cet actif tangible sans avoir à s’exposer aux mêmes mécanismes que les ETF ou les produits papier.

Une correction, pas la fin du bull market

Michael Oliver rejette l’idée selon laquelle l’or devrait mécaniquement chuter lorsque la Bourse baisse. Il rappelle que l’histoire contredit régulièrement cette règle simpliste. Entre 1929 et 1932, alors que le Dow Jones perdait plus de 80%, certaines valeurs aurifères ont au contraire explosé. Lors de l’effondrement du S&P 500 entre 1973 et 1974, l’or a triplé. En 2020, alors que le Nasdaq chutait fortement, l’or a continué de progresser.

Même en 2008, période souvent citée pour justifier l’idée que l’or serait une actif risqué en cas de crise boursière, Oliver rappelle que le métal jaune avait certes chuté de 34% en quelques mois, avec un mois d’octobre particulièrement violent, mais sans rompre sa tendance haussière de long terme. L’argent avait alors perdu 59%, contre environ 54% aujourd’hui selon les chiffres avancés dans son analyse. La similitude est, pour lui, frappante : même ordre de grandeur de baisse, même durée approximative, mais aucune rupture du momentum long terme.

C’est cette distinction qui constitue le cœur de sa thèse. Une correction intermédiaire peut durer plusieurs trimestres, faire mal aux acheteurs récents et provoquer un consensus massivement négatif. Mais elle ne devient un changement de cycle que lorsque les indicateurs de momentum de long terme se dégradent structurellement. Or, pour Oliver, ce n’est pas le cas aujourd’hui. Il considère donc que vendre l’or à ce stade reviendrait à confondre une secousse technique avec la fin d’un cycle haussier.

Pourquoi l’or reste le refuge ultime

La thèse d’Oliver ne se limite pas aux graphiques. Elle s’appuie sur un contexte macrofinancier qu’il juge de plus en plus dangereux : dette publique hors de contrôle, marchés obligataires fragiles, banques affaiblies et tentation permanente des banques centrales à créer de la monnaie en cas de crise. Dans un tel environnement, il estime que les investisseurs finiront par chercher des actifs qui ne dépendent pas de la solvabilité d’un État ou d’une banque.

L’or occupe selon lui une place unique dans ce paysage. Ce n’est pas une promesse de rendement, ce n’est pas une créance sur une entreprise, ce n’est pas une devise émise par un gouvernement. C’est un actif monétaire tangible, reconnu depuis des siècles, qui ne peut pas être imprimé à volonté. Pour Oliver, l’or reste tout simplement de la monnaie, contrairement aux monnaies fiduciaires dont la valeur dépend de la confiance dans les institutions qui les émettent.

C’est aussi la raison pour laquelle il juge absurde de vendre son or pour acheter des actions technologiques ou du Bitcoin. Les actions IA peuvent avoir connu une progression spectaculaire, mais Oliver estime qu’elles présentent désormais une vulnérabilité technique importante. Il cite notamment Nvidia, dont il estime que la configuration devient fragile, et le secteur des semi-conducteurs, qu’il voit exposé à une baisse potentiellement bien plus profonde que celle déjà enregistrée.

Pour l’investisseur particulier, la question n’est donc pas seulement de savoir si l’or va monter la semaine prochaine. Elle est de savoir si l’on souhaite détenir un actif capable de résister à une crise de confiance dans les dettes souveraines, les banques et les monnaies. Dans cette logique, les lingots d’or représentent une solution directe pour détenir du métal physique, sans intermédiaire financier complexe.

Les banques : le danger que personne ne regarde

Oliver identifie le secteur bancaire comme le véritable point de rupture potentiel du système financier. Il observe depuis plusieurs mois une faiblesse technique persistante dans les grandes banques, et non seulement dans les banques régionales comme lors de la crise de mars 2023. Selon lui, plusieurs grandes institutions présentent des configurations qui pourraient annoncer des sommets majeurs.

Le scénario qu’il décrit est simple mais explosif. Si une grande banque devient le centre d’une inquiétude publique, même sans faillite immédiate, la confiance peut se dégrader très vite. La Réserve fédérale américaine imprimerait alors probablement de la monnaie pour éviter toute contagion, mais cette réponse créerait un choc psychologique majeur. Pour Oliver, ce type d’événement transformerait radicalement la perception du risque et pousserait les capitaux vers les valeurs refuges.

Il ajoute que les banques sont exposées à plusieurs pressions simultanées : des pertes latentes sur les obligations du Trésor américain, des tensions dans le crédit automobile à risque, une immobilier commercial en difficulté et un environnement de taux qui fragilise les emprunteurs dépendant depuis longtemps de financements bon marché. À ses yeux, ce n’est pas un problème isolé, mais une vulnérabilité systémique.

Dans ce contexte, l’or n’est pas un placement parmi d’autres : c’est une assurance contre la défaillance du système monétaire traditionnel. Oliver estime que lorsque la panique financière deviendra trop visible, les flux se dirigeront vers les obligations d’État et l’or. Mais les obligations souveraines sont elles-mêmes de plus en plus contestées, notamment aux États-Unis, au Japon et en Europe. Il ne resterait alors, selon lui, qu’un refuge véritable : le métal jaune.

L’argent métal : le levier le plus explosif

Michael Oliver reste encore plus enthousiaste sur l’argent que sur l’or. Il considère que l’argent, les sociétés minières aurifères et les mineurs d’argent peuvent surperformer le métal jaune dans la prochaine phase du marché. Son argument est technique autant que fondamental : les grandes sociétés minières ont déjà montré une relative force alors même que l’or peinent à retrouver ses sommets.

Il observe que des valeurs minières majeures, comme Pan American Silver ou Wheaton Precious Metals, sont revenues vers leurs plus hauts lors du récent rebond, alors que l’or n’avait récupéré qu’environ la moitié de sa baisse. Pour Oliver, ce n’est pas un détail. Cela suggère que des gestionnaires d’actifs importants commencent à réallouer une partie de leurs portefeuilles vers le secteur minier précieux, en commençant par les grandes capitalisations plutôt que par les petites valeurs spéculatives.

Cette rotation serait selon lui seulement le début. Lorsque le marché actions se dégradera davantage, ces flux pourraient s’amplifier et se diffuser vers l’ensemble du secteur des métaux précieux. Les marges des grands producteurs seraient également soutenues par l’écart favorable entre le prix de l’once d’or et le coût relatif de l’énergie nécessaire à l’extraction. Oliver estime que les marges des grands mineurs sont actuellement exceptionnellement solides.

Pour un investisseur qui veut s’exposer à ce potentiel sans se compliquer la vie, l’argent physique reste l’option la plus directe. Mais l’or demeure le socle de toute allocation refuge, et les pièces d’or investissement offrent une manière simple, liquide et reconnue de détenir ce socle.

Les matières premières entrent dans un nouveau cycle

Oliver ne se limite pas à l’or et à l’argent. Il observe un mouvement plus large de rotation vers les matières premières. Selon lui, l’indice Bloomberg Commodity a donné un second signal d’achat majeur en octobre 2025, bien avant la montée des tensions liées à l’Iran et avant l’envolée du pétrole. Cela signifie, à ses yeux, que la hausse des matières premières ne s’explique pas seulement par un choc géopolitique.

Il souligne que le pétrole n’est pas cette fois le moteur principal du complexe matières premières. L’indice Bloomberg a dépassé son sommet de 2022 alors que le baril restait sous ses anciens records. Pour Oliver, cela révèle un phénomène plus profond : les capitaux quittent progressivement les actifs chers, fragiles et saturés pour se diriger vers des actifs moins chers, plus stables et potentiellement beaucoup plus rémunérateurs.

Cette rotation profiterait donc à la fois à l’or, à l’argent, aux métaux, aux énergies et aux entreprises qui produisent ces ressources. Mais l’or conserve une fonction particulière : il est le seul actif qui bénéficie directement de la perte de confiance dans les monnaies et dans la dette souveraine. C’est pourquoi Oliver estime que vendre de l’or pour acheter des actifs financiers déjà surévalués serait une erreur de jugement majeure.

Bitcoin : un rallye fragile, pas un refuge

Sur le Bitcoin, Michael Oliver est tout aussi tranché. Il explique être passé de haussier à baissier à plusieurs reprises depuis le lancement des contrats à terme sur Bitcoin en décembre 2017. Selon son analyse, la crypto-monnaie a rompu des structures de momentum pluriannuelles après son sommet autour de 128 000 dollars, ce qui l’a conduit à anticiper une baisse majeure vers 60 000 dollars.

Le rebond suivant, jusqu’à la zone des mi-80 000 dollars, ne l’a pas convaincu. Il y voit une résistance technique plutôt que le début d’un nouveau cycle haussier. Il estime au contraire que le prochain creux pourrait être celui qui effacera durablement le discours selon lequel le Bitcoin serait une alternative sérieuse à l’or pour protéger son patrimoine.

Oliver pose une question simple : qu’est-ce que le Bitcoin, concrètement, lorsqu’il s’agit de protéger une épargne face à une crise bancaire, une saisie potentielle ou une surveillance étatique ? Pour lui, l’or répond à cette question depuis des millénaires. Le Bitcoin, en revanche, reste selon lui une construction fragile, exposée à la spéculation et aux incertitudes réglementaires.

Le message central : ne pas vendre l’or dans la panique

Le message de Michael Oliver est clair : la baisse actuelle de l’or est douloureuse, mais elle ne rompt pas la tendance de long terme. Elle ressemble, selon son modèle, aux corrections de 2008 et de 2022, qui ont finalement constitué des points d’achat majeurs. Vendre maintenant, alors que le consensus devient massivement négatif, reviendrait à abandonner un actif monétaire au moment où les risques systémiques augmentent.

Son conseil pratique rejoint une logique d’investisseur de long terme : ne pas acheter haut, ne pas vendre bas, et ne pas suivre la foule. Il rappelle que ses principaux points d’achat récents se situaient à 26 dollars pour l’argent en 2024, 35 dollars en juin 2025 et 56 dollars en novembre 2025. L’idée n’est pas de prédire le prochain mouvement hebdomadaire, mais de reconnaître une correction dans une tendance haussière et de l’utiliser méthodiquement.

Pour ceux qui souhaitent agir concrètement sans attendre la prochaine panique, l’or physique reste l’instrument le plus direct. Que ce soit à travers des pièces Napoléon, des pièces d’investissement ou des lingots, l’objectif est le même : détenir un actif réel, rare et historiquement reconnu comme réserve de valeur.

Ce qu’il faut retenir

Michael Oliver ne dit pas que l’or ne peut plus baisser à court terme. Il dit que la baisse actuelle n’a pas, selon son analyse, les caractéristiques d’une fin de bull market. Tant que le momentum de long terme reste positif, il considère que les paniques doivent être ignorées et que les corrections doivent être achetées, pas subies.

Le contexte renforce cette lecture : or autour de 4 000 dollars après une baisse d’environ 29% depuis le record de janvier, argent autour de 54 dollars après une chute d’environ 54%, pression sur les dettes souveraines, fragilité bancaire et tensions inflationnistes liées au pétrole. Pour Oliver, ce décor ne justifie pas de vendre l’or. Il justifie au contraire de s’y préparer.

La question n’est donc plus seulement « faut-il vendre son or maintenant ? ». Elle devient : pourquoi abandonner un actif tangible au moment précis où le système financier montre ses failles ? Pour Michael Oliver, la réponse est évidente : parce que ce serait vendre l’assurance au moment où l’incendie commence à se propager.

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