Pascale Hébel : « On risque d’avoir dès janvier 2027 une inflation qui va augmenter ! »

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L’alerte est claire : selon l’économiste de la consommation Pascale Hébel, la France risque de connaître une nouvelle hausse de l’inflation dès janvier-février 2027, avec des conséquences directes sur les courses, les factures d’énergie et le pouvoir d’achat des ménages. Après des années où les dépenses contraintes ont grignoté les budgets, la baisse temporaire du prix des carburants ne suffit pas à effacer la menace qui se dessine sur l’alimentaire et l’énergie.

Dans son analyse diffusée dans « 10 minutes pour comprendre » sur France Info, Pascale Hébel, directrice associée de C-Ways et spécialiste des comportements et consommations alimentaires, explique que la baisse du gazole, même bienvenue, reste fragile. Elle dépend de la situation internationale et des tensions géopolitiques, tandis que le gaz repart fortement à la hausse en novembre et que les prix alimentaires pourraient bondir dans les mois suivants. Pour les ménages, cela signifie une équation simple : une dépense qui baisse un jour peut être largement compensée, puis dépassée, par des hausses durables sur les produits du quotidien.

Face à cette pression, beaucoup de Français cherchent à protéger une partie de leur épargne contre l’érosion monétaire. C’est dans ce contexte que l’or physique retrouve une place dans les réflexes patrimoniaux : les pièces d’or, notamment le Napoléon 20 francs, restent des formats reconnus, divisibles et négociables, comme le présente Or.fr pour l’achat de pièces d’or.

Une baisse du carburant, mais un répit limité

La baisse du prix du gazole constitue indéniablement un soulagement pour les automobilistes. Pascale Hébel évoque une baisse d’environ 8%, avec des diminutions observées entre 12 et 20 centimes selon les stations. Ce mouvement permet à certains conducteurs, qui avaient réduit leurs déplacements faute de budget, de reprendre la route plus sereinement. C’est un « petit souffle d’air », mais il ne faut pas y voir la fin d’une crise du pouvoir d’achat.

Le problème est que cette baisse est présentée comme temporaire. Elle repose notamment sur la libération de stocks stratégiques et sur un contexte international encore instable. Autrement dit, le carburant peut reculer aujourd’hui, mais une tension sur les approvisionnements, un choc géopolitique ou une nouvelle flambée des prix du pétrole peut inverser la tendance très rapidement. Pour un ménage dont le budget est déjà tendu, cette volatilité rend toute planification financière difficile.

Il faut aussi comprendre que le carburant n’est pas un poste isolé. Son prix se répercute sur le transport des marchandises, sur les coûts logistiques, sur la fabrication, sur l’emballage et donc, à terme, sur les prix en rayon. Une baisse du gazole peut donc offrir un répit immédiat aux automobilistes, sans empêcher les hausses à venir dans les rayons alimentaires. C’est précisément ce décalage qui inquiète l’économiste : le soulagement ressenti à la pompe peut masquer une pression qui continue de monter ailleurs.

Pour ceux qui souhaitent diversifier leur épargne face à cette incertitude, les pièces d’investissement offrent une accessibilité particulière : elles permettent d’investir progressivement et de revendre la quantité souhaitée, un avantage mis en avant par Or.fr sur sa page dédiée aux pièces d’or.

Le gaz repart à la hausse et alourdit les factures

Alors que le carburant recule, le gaz suit une trajectoire inverse. Pascale Hébel souligne une forte hausse des prix du gaz en novembre, alors même que les ménages entrent dans une période où les besoins de chauffage augmentent. Cette hausse ne reste pas abstraite : elle arrive directement dans les factures, au moment où les dépenses contraintes pèsent déjà lourdement sur les revenus disponibles.

Les données officielles confirment cette pression. Selon l’estimation provisoire de l’Insee publiée le 30 octobre 2026, l’inflation atteint 3,4% sur un an en octobre, après 3,1% en septembre. Les prix de l’énergie accélèrent pour le quatrième mois consécutif, portés par le gaz et les produits pétroliers, avec une hausse annuelle de 24,1%.

Cette dynamique est particulièrement brutale pour les foyers modestes. Lorsque le loyer, l’électricité, le gaz, les transports et l’alimentation augmentent, il reste moins d’argent pour les dépenses choisies : loisirs, vacances, habillement, sorties ou épargne. Pascale Hébel insiste sur ce mécanisme : la part des dépenses contraintes prend une place croissante dans le salaire mensuel, ce qui réduit mécaniquement les marges de manœuvre des ménages.

L’or physique est souvent envisagé comme une réserve de valeur dans les périodes de tensions inflationnistes. Les lingots, disponibles du gramme au kilogramme et frappés par des raffineurs reconnus, constituent le format de référence pour investir dans l’or physique, selon Or.fr pour l’achat de lingots d’or.

Les courses vont-elles encore augmenter ?

Oui, et c’est là que l’alerte devient concrète. Pascale Hébel explique que la hausse des prix alimentaires ne se manifeste pas immédiatement sur tous les produits. Les produits frais, comme les légumes, réagissent vite : une canicule peut réduire les productions agricoles, parfois de 30%, et la baisse de l’offre se traduit presque instantanément par des prix plus élevés en rayon.

Mais l’autre vague arrive plus tard. Pour les produits transformés, emballés ou industriels, la répercussion des coûts passe par les négociations commerciales annuelles entre industriels et grande distribution. Ces négociations, qui débutent le 1er décembre, déterminent une partie des prix que les consommateurs retrouveront en rayon au printemps. Pascale Hébel estime que des hausses de 3 à 5% sont possibles, d’autant que les industriels font valoir la hausse du plastique, du carton, de la logistique et des coûts énergétiques.

Le point le plus inquiétant est que les prix alimentaires ne redescendent pas comme les carburants. Selon Pascale Hébel, l’alimentaire conserve un « effet de ratchet » : une fois qu’un niveau de prix a été atteint, il ne revient pas totalement en arrière. Elle rappelle que les prix alimentaires ont déjà pris environ 20% depuis 2022 et la guerre en Ukraine, une hausse énorme pour les ménages qui consacrent jusqu’à 40% de leur budget à l’alimentation.

Les chiffres de l’Insee montrent d’ailleurs que les produits frais restent 8% plus chers qu’un an auparavant en octobre 2026, même si la hausse globale de l’alimentation ralentit temporairement à 1,2% sur un an. Ce répit statistique ne doit donc pas faire oublier la pression qui s’accumule en amont, notamment sur les matières premières, l’énergie et les coûts de production.

Pour les épargnants qui préfèrent un format historique français, le Napoléon 20 francs reste l’une des pièces d’or les plus connues et les plus liquides du marché, avec une reconnaissance internationale soulignée par Or.fr sur la fiche du 20 Francs Napoléon III Tête Nue.

Une crise du pouvoir d’achat qui frappe d’abord les plus modestes

Pascale Hébel décrit une situation exceptionnelle : le pouvoir d’achat baisserait pour la deuxième année consécutive, avec environ -0,4% en 2025 et probablement -0,5% en 2026. Elle rappelle qu’une telle succession de baisses n’avait pas été observée depuis les années 1960. Même si la baisse de 2012 avait été plus forte, l’enchaînement actuel de deux années négatives crée une érosion durable du niveau de vie.

Le problème n’est pas seulement macroéconomique : il est profondément social. Selon l’économiste, sur vingt ans, le pouvoir d’achat a certes progressé en moyenne, mais pour environ 60% des ménages, il a stagné voire baissé. La progression a surtout profité aux catégories plus aisées. Cette divergence explique pourquoi le ressenti collectif est si négatif alors que certains chiffres agrégés peuvent sembler moins alarmants.

Les inégalités s’aggravent parce que les ménages ne subissent pas l’inflation de la même manière. Les foyers modestes consacrent une part plus importante de leur budget aux dépenses contraintes : alimentation, énergie, logement et transports. Or ce sont précisément ces postes qui augmentent. À l’inverse, les ménages plus aisés dépensent davantage dans les loisirs, où les prix peuvent reculer ou progresser moins vite.

Pascale Hébel appelle donc à des mesures ciblées : augmenter le SMIC et revaloriser les revenus des personnes situées sous le niveau médian. Son argument est que les dépenses contraintes augmentent avec l’énergie, et que les foyers les plus modestes subissent ces contraintes de façon beaucoup plus intense que les ménages aisés.

Dans ce climat, l’or est perçu par certains investisseurs comme un actif tangible, stockable et transmissible. Or.fr indique proposer des pièces certifiées, issues de monnaies reconnues, avec une traçabilité assurée depuis leur fabrication, ce qui renforce l’intérêt de l’achat de pièces d’or chez Or.fr pour diversifier une épargne.

La confiance des ménages s’effondre

Le ressenti n’est plus un simple sentiment : il devient un signal économique. Pascale Hébel relève une chute marquée de la perception du pouvoir d’achat dans le dernier indicateur de confiance des ménages de l’INC pour octobre. Les Français ne se contentent plus de ressentir une baisse diffuse de leur niveau de vie : ils anticipent désormais l’inflation à venir.

Cette lucidité alimente l’angoisse, puis la colère. L’économiste évoque une colère observable dans les rues, liée au sentiment que les prix du quotidien échappent au contrôle des ménages et que l’État dispose de moins de leviers qu’auparavant pour réagir. Le parallèle avec la période post-2022 est frappant : comme lors de la crise énergétique et du début de la guerre en Ukraine, la France subit des chocs extérieurs qui se traduisent immédiatement dans les factures et les caddies.

Cette défiance a aussi une conséquence politique et sociale. Pascale Hébel note que la France ne suit que l’inflation pour revaloriser le SMIC, alors que plusieurs pays européens vont au-delà afin de réduire les inégalités. Cette différence nourrit le débat sur le salaire, sur l’écart entre le brut et le net, et sur la capacité réelle des Français à vivre correctement avec leur revenu mensuel.

L’inflation à 3,4% en octobre 2026 constitue d’ailleurs le niveau le plus élevé depuis janvier 2024, selon les données provisoires de l’Insee. Ce n’est donc pas une simple impression : le retour de la hausse des prix est désormais mesurable, et il intervient alors que les ménages n’ont pas encore récupéré des chocs précédents.

Négociations commerciales : le choc à venir dans les rayons

Les négociations commerciales entre industriels et distributeurs commencent le 1er décembre. Elles durent environ trois mois et déterminent les conditions de vente, les prix d’achat et, in fine, une partie des prix affichés en rayon. Pascale Hébel décrit un climat exceptionnellement tendu, à tel point que le gouvernement anticipe des tensions fortes et organise des réunions préparatoires.

Le fonctionnement est simple en apparence, mais brutal dans les faits. Les industriels demandent des hausses pour compenser l’énergie, le transport, les emballages, les matières premières et les investissements de production. Les distributeurs, eux, cherchent à contenir ces hausses en se présentant comme les défenseurs du pouvoir d’achat des consommateurs. Entre les deux, la loi impose un accord en fin de période, sous peine d’amendes pour la grande distribution.

Cette année, la tension est amplifiée par le contexte. L’inflation générale accélère, l’énergie explose et les industriels estiment ne pas avoir pu répercuter suffisamment leurs coûts depuis plusieurs mois. Pascale Hébel évoque donc un risque de hausses comprises entre 3% et 5% sur une partie des produits alimentaires après les négociations.

Pour les consommateurs, cela signifie que le panier de courses pourrait encore se durcir au printemps 2027. Les produits frais augmentent déjà rapidement, tandis que les produits transformés pourraient suivre avec un décalage. C’est ce double mouvement — énergie immédiate, alimentaire différée — qui fait dire à Pascale Hébel que l’inflation pourrait repartir à la hausse dès janvier-février 2027.

Les investisseurs attentifs à la préservation de leur capital peuvent également s’intéresser aux formats plus importants, qui offrent généralement un coût au gramme plus avantageux. Les lingots de 100 g, 250 g ou 1 kg sont présentés par Or.fr comme des formats d’or physique certifiés et traçables.

Pourquoi janvier 2027 pourrait marquer un tournant

Janvier 2027 ne sera pas un mois ordinaire. Il cumulera plusieurs effets : la persistance de la hausse du gaz, la transmission progressive des coûts énergétiques dans l’industrie agroalimentaire, l’issue des négociations commerciales et l’absence de baisse durable des prix alimentaires. Pascale Hébel ne parle pas d’un retour au choc de 2022, où l’alimentation avait atteint environ 20% de hausse, mais d’une nouvelle accélération dangereuse pour les budgets fragiles.

La différence essentielle avec le carburant tient à la réversibilité. Le prix du gazole peut baisser rapidement lorsque les stocks sont libérés ou lorsque les tensions internationales se relâchent. Les prix alimentaires, eux, ne redescendent pas de la même manière. Une fois les coûts intégrés dans les chaînes de production, de transport et de distribution, ils tendent à rester inscrits dans les prix de vente.

C’est ce mécanisme qui rend la situation particulièrement anxiogène. Les Français peuvent voir le carburant baisser à la pompe, mais continuer à payer plus cher leurs courses, leur chauffage et leurs produits du quotidien. Cette contradiction nourrit le sentiment d’impuissance, alors même que les dépenses contraintes occupent une part toujours plus grande du revenu disponible.

Dans ce contexte, la question n’est plus seulement de savoir si l’inflation va augmenter, mais qui va la subir le plus durement. La réponse de Pascale Hébel est sans ambiguïté : les classes moyennes et les catégories les plus modestes, celles dont le budget est déjà saturé par les dépenses essentielles.

Ce que les Français peuvent retenir

Le message central de Pascale Hébel est limpide : la baisse du carburant ne doit pas faire oublier la hausse du gaz, la pression sur les produits frais et le risque de nouvelles hausses alimentaires après les négociations commerciales. Le pouvoir d’achat est déjà fragilisé par deux années consécutives de baisse, et l’inflation pourrait repartir à la hausse dès janvier-février 2027.

Pour les ménages, cela impose une vigilance immédiate sur les postes contraints : énergie, alimentation, transports et logement. Pour les épargnants, cela relance la question de la protection du capital face à une monnaie qui perd du pouvoir d’achat. L’or physique, sous forme de pièces ou de lingots, est précisément l’un des actifs tangibles régulièrement mobilisés dans ce type de contexte, notamment parce qu’il est divisible, reconnaissable et négociable.

La menace décrite par Pascale Hébel n’est donc pas théorique. Elle repose sur une chaîne très concrète : énergie qui grimpe, production agricole affaiblie, coûts industriels en hausse, négociations commerciales tendues, puis prix en rayon qui augmentent. Si cette chaîne se confirme, janvier 2027 pourrait bien devenir le moment où les Français prennent pleinement conscience que la crise du pouvoir d’achat n’est pas derrière eux.

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