L’OR S’ÉTAIT EFFONDRÉ EN 2008 : C’ÉTAIT LE MOMENT D’ACHETER ! Michael Oliver lance un avertissement aux investisseurs !!

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L’or vient de subir une correction particulièrement violente. Après avoir atteint un sommet historique en janvier 2026, le métal jaune a perdu près de 30 % de sa valeur, ravivant les inquiétudes des investisseurs et faisant ressurgir le spectre d’un retournement majeur des marchés financiers. Pourtant, pour Michael Oliver, fondateur et analyste en chef de Momentum Structural Analysis, cette chute pourrait raconter une histoire radicalement différente de celle que suggèrent les graphiques boursiers. Dans une analyse consacrée aux métaux précieux, il établit un parallèle frappant avec octobre 2008, lorsque l’or avait lui aussi subi une liquidation brutale avant de repartir à la hausse. Son constat est sans ambiguïté : une correction spectaculaire ne signifie pas nécessairement la fin d’un marché haussier. Au contraire, lorsque la structure de long terme demeure intacte, une telle chute peut constituer une occasion d’achat. Pour les investisseurs qui souhaitent étudier les possibilités offertes par l’or physique, les pièces d’or Napoléon 20 francs constituent notamment une référence historique du marché français.

La question fondamentale n’est donc pas simplement de savoir combien l’or a perdu depuis son sommet, mais de déterminer si cette baisse a véritablement détruit les fondations de sa tendance haussière. C’est précisément sur cette distinction que repose toute l’analyse de Michael Oliver. Contrairement aux intervenants qui privilégient exclusivement l’évolution des cours, l’analyste accorde une importance déterminante au momentum, c’est-à-dire à la dynamique profonde des mouvements de marché. Selon lui, le prix ne raconte pas toujours toute l’histoire : les indicateurs de momentum peuvent révéler un changement de structure avant même que celui-ci ne devienne évident sur les graphiques traditionnels. Cette approche l’avait conduit à identifier le creux de l’or en 2015, lorsque le métal s’échangeait autour de 1 050 dollars l’once, avant de redevenir haussier dès 2016, alors que le cours n’avait progressé que jusqu’à environ 1 140 dollars. Aujourd’hui, malgré l’ampleur de la correction, il estime que les indicateurs de long terme n’ont pas invalidé le scénario haussier. Cette lecture remet directement au centre du débat la question de la détention d’actifs tangibles, notamment des pièces d’or d’investissement, dont la valeur ne repose pas sur la solvabilité d’un émetteur financier.

Pour comprendre pourquoi Michael Oliver refuse de considérer cette chute comme un signal de capitulation définitive, il faut revenir sur les précédentes corrections intervenues depuis le début du marché haussier des métaux précieux. Depuis son point bas de 2015, l’or a connu plusieurs épisodes de fortes turbulences sans que sa tendance fondamentale de long terme soit remise en cause selon sa méthodologie. L’année 2022 en constitue un exemple particulièrement parlant : après avoir dépassé les 2 000 dollars, le métal jaune avait reculé jusqu’à environ 1 600 dollars, provoquant de nombreuses anticipations de retournement baissier. Pourtant, cette baisse n’avait été qu’une correction intermédiaire. Pour Oliver, un marché haussier ne progresse jamais de manière parfaitement linéaire. Il traverse nécessairement des phases de consolidation, des prises de bénéfices et des mouvements de liquidation qui peuvent donner l’impression d’un changement de régime sans en constituer réellement un. La distinction entre une correction intermédiaire et une rupture de tendance constitue donc l’élément central de son raisonnement. Dans cette perspective, les investisseurs qui souhaitent se positionner sur le long terme peuvent également s’intéresser aux lingots d’or physiques, qui permettent de détenir directement le métal précieux.

2008 : quand l’effondrement de l’or a constitué un formidable point d’achat

L’année 2008 reste profondément ancrée dans la mémoire des investisseurs. La crise des subprimes avait provoqué une déflagration financière mondiale, entraînant une chute historique des marchés actions. En octobre, alors que les marchés boursiers subissaient une liquidation extrêmement violente, l’or avait lui aussi été entraîné dans le mouvement. Après avoir atteint environ 1 000 dollars l’once au début de l’année, le métal jaune avait brutalement corrigé, donnant l’impression que sa fonction de valeur refuge venait de disparaître. De nombreux investisseurs avaient alors conclu que l’or ne protégeait plus contre les crises financières. Michael Oliver conteste précisément cette interprétation. Selon lui, la baisse de 2008 ne démontrait pas l’échec de l’or, mais reflétait une liquidation généralisée des actifs dans un contexte de panique et de recherche de liquidités. Ce qui comptait réellement était la réponse des autorités monétaires et la dégradation progressive de la valeur de la monnaie. Pour ceux qui souhaitent détenir une réserve physique indépendante des marchés actions, les Napoléons en or de 20 francs illustrent précisément cette possibilité de détenir un actif tangible.

L’élément déterminant est intervenu quelques semaines après le krach boursier d’octobre 2008. En novembre, la Réserve fédérale américaine, sous la présidence de Ben Bernanke, a engagé son premier programme d’assouplissement quantitatif, connu sous le nom de Quantitative Easing ou QE. La banque centrale a alors commencé à acheter massivement des actifs financiers afin de soutenir le système économique et financier. Michael Oliver rappelle une chronologie essentielle : alors que les marchés actions ont poursuivi leur dégradation jusqu’en mars 2009, l’or a rapidement retrouvé le chemin de la hausse après son point bas d’octobre 2008. Le métal jaune a ensuite prolongé son mouvement haussier pendant plusieurs années, jusqu’à atteindre environ 1 920 dollars en 2011. Pour l’analyste, cette séquence démontre qu’une liquidation brutale de l’or au moment d’une crise financière ne suffit pas à invalider son rôle monétaire. Elle peut même précéder une période de revalorisation importante lorsque les réponses monétaires contribuent à fragiliser la confiance dans les monnaies. Cette dimension monétaire explique également pourquoi certains investisseurs privilégient la détention directe de métal, notamment à travers les pièces d’or physiques d’investissement, plutôt que de dépendre exclusivement d’instruments financiers.

29 % de baisse aujourd’hui contre 35 % en 2008 : une ressemblance qui interpelle

C’est ici que la comparaison de Michael Oliver prend toute son importance. Selon les chiffres présentés dans son analyse, la correction actuelle de l’or atteint environ 29 % depuis son sommet, contre une baisse d’environ 35 % lors de l’épisode de 2008. Les deux mouvements présentent également des similitudes dans leur durée, puisqu’ils se sont développés sur plusieurs mois. Cette proximité statistique constitue l’un des arguments majeurs de l’analyste pour défendre l’idée que le marché pourrait se trouver à proximité d’un point de retournement intermédiaire. Il ne s’agit pas, dans son raisonnement, de prétendre que l’histoire va se répéter mécaniquement, mais de constater que les caractéristiques de la correction actuelle rappellent celles d’un précédent épisode qui avait finalement marqué une formidable opportunité d’achat. La différence entre une baisse de 29 % et une baisse de 35 % ne change pas fondamentalement la nature de cette comparaison : dans les deux situations, le mouvement correctif a été suffisamment violent pour provoquer un retournement du sentiment des investisseurs. Pour les épargnants qui étudient la constitution d’une réserve patrimoniale en métal physique, les lingots d’or d’investissement représentent l’une des solutions permettant de s’exposer directement au cours du métal jaune.

Michael Oliver souligne également que l’argent a subi une correction encore plus importante que l’or, conformément à son comportement historique. En 2008, le métal gris avait perdu environ 56 % de sa valeur avant de repartir à la hausse. Lors de l’épisode actuel, sa correction avoisinerait les 50 % selon les données de comparaison présentées dans l’entretien. Cette différence de comportement s’explique notamment par la volatilité structurellement plus importante de l’argent, qui possède une double nature : il constitue à la fois un métal monétaire et une matière première industrielle. Lorsqu’il monte, ses mouvements peuvent dépasser largement ceux de l’or. Lorsqu’il baisse, les liquidations peuvent également être beaucoup plus violentes. Pour Oliver, cette caractéristique ne représente pas nécessairement une faiblesse du marché haussier, mais un élément qu’il faut intégrer dans l’analyse de sa dynamique. Son raisonnement est particulièrement intéressant pour les investisseurs qui cherchent à comprendre pourquoi les métaux précieux peuvent subir des corrections extrêmement importantes sans que leur potentiel de long terme soit automatiquement détruit.

La crise des marchés actions pourrait-elle accélérer le retour de l’or ?

Michael Oliver remet également en cause une idée largement répandue sur les marchés financiers : lorsque les actions s’effondrent, l’or devrait nécessairement s’effondrer lui aussi. Pour lui, cette interprétation est historiquement erronée. Il rappelle que les grandes périodes de baisse des marchés actions ont souvent provoqué des transferts de capitaux vers d’autres catégories d’actifs, notamment les obligations souveraines et les métaux précieux. Entre 2000 et 2002, pendant l’éclatement de la bulle Internet, l’or et les obligations américaines avaient progressé alors que les actions technologiques s’effondraient. Entre 2007 et 2009, le mouvement avait également été favorable à ces deux catégories d’actifs pendant une partie de la crise. L’analyste évoque aussi la période 1929-1932, lorsque l’effondrement du Dow Jones avait profondément bouleversé le paysage financier américain. Il rappelle que les valeurs minières aurifères avaient alors constitué une alternative importante, notamment Homestake Mining, dont le cours avait fortement progressé pendant cette période. Son raisonnement repose sur un principe simple : les capitaux ne disparaissent pas lorsque les marchés s’effondrent. Ils se déplacent. Et lorsque les investisseurs perdent confiance dans les actifs financiers traditionnels, ils recherchent d’autres supports pour préserver leur patrimoine.

Mais le contexte actuel présente, selon Oliver, une différence majeure avec 2008. À l’époque, le système financier était confronté à une crise immobilière et bancaire. Aujourd’hui, il estime que les dettes publiques constituent une source de fragilité supplémentaire. Les interrogations concernant la soutenabilité de la dette japonaise, les tensions sur le marché obligataire européen et les difficultés budgétaires de plusieurs grandes économies compliquent le rôle traditionnel des obligations souveraines comme valeur refuge. Autrement dit, l’investisseur institutionnel qui souhaite réduire son exposition aux marchés actions ne dispose plus nécessairement des mêmes alternatives qu’auparavant. Les obligations d’État ne présentent plus partout le même profil de sécurité perçu. Cette situation pourrait favoriser une réallocation progressive vers les métaux précieux. Oliver rappelle à ce sujet qu’une allocation patrimoniale traditionnelle de type 60/40 pourrait évoluer vers une structure 60/20/20, dans laquelle l’or occuperait une place de 20 %. Il s’agit d’une illustration de l’évolution possible des stratégies de diversification, et non d’une allocation universelle recommandée à tous les investisseurs.

L’argent pourrait connaître une nouvelle envolée après sa correction

La partie consacrée à l’argent constitue probablement l’un des passages les plus intéressants de l’analyse. Michael Oliver explique que le métal gris présente des caractéristiques particulières qui pourraient lui permettre de surperformer l’or lors de la prochaine phase haussière. Son argumentation repose sur trois éléments : son statut de métal monétaire, son utilisation industrielle et sa valorisation relative par rapport aux autres métaux. Il rappelle tout d’abord que le marché de l’argent connaît des déficits d’offre depuis plusieurs années. Le Silver Institute estime d’ailleurs que le déficit mondial pourrait se prolonger en 2026 pour une sixième année consécutive, avec une estimation de 67 millions d’onces dans ses prévisions publiées en février. Cette situation signifie que la production et les autres sources d’approvisionnement ne suffisent pas à couvrir la demande totale selon les hypothèses retenues. Le marché doit donc mobiliser des stocks existants pour équilibrer ses échanges. Ce déséquilibre constitue un facteur structurel intéressant, même s’il ne permet pas, à lui seul, de déterminer le moment précis d’une prochaine hausse des cours.

L’analyste attire ensuite l’attention sur une comparaison historique particulièrement frappante. En 1980, lorsque l’argent avait atteint environ 50 dollars l’once, le cuivre se situait autour de 1 dollar la livre et l’or autour de 850 dollars l’once. Aujourd’hui, selon les comparaisons avancées dans l’entretien, le cuivre évolue autour de 6,50 dollars la livre, tandis que l’or a atteint des niveaux plus de quatre fois supérieurs à son sommet de 1980. L’argent, en revanche, n’a que récemment dépassé durablement son ancien sommet nominal de 50 dollars, après avoir atteint environ 120 dollars lors de son envolée récente avant de retomber vers 64 dollars en quelques séances en février. Pour Oliver, cet écart de valorisation mérite une attention particulière. Si l’argent devait simplement rattraper une partie de l’évolution enregistrée par les autres métaux, son potentiel théorique de revalorisation serait considérable. Il prend néanmoins soin de préciser que ces comparaisons ne constituent pas des objectifs de cours. Elles servent à illustrer les écarts historiques de valorisation, et non à garantir que l’argent atteindra mécaniquement plusieurs centaines de dollars.

Cinquante ans de résistance : pourquoi la rupture de l’argent pourrait être déterminante

L’autre argument technique avancé par Michael Oliver concerne la très longue période de consolidation de l’argent. Pendant près de cinquante ans, le métal a évolué autour d’une zone de résistance historique située à proximité de 50 dollars l’once, avec plusieurs tentatives de dépassement, notamment en 1980 et en 2011. Une telle durée de consolidation est particulièrement importante dans l’analyse des marchés financiers. Lorsqu’un actif reste enfermé pendant plusieurs décennies dans une zone de prix, puis parvient finalement à franchir cette résistance, le changement de comportement des investisseurs peut être considérable. Une partie des opérateurs qui vendaient systématiquement à proximité de cette zone peut modifier sa stratégie. Les investisseurs qui attendaient une confirmation de rupture peuvent également entrer sur le marché. Cette combinaison peut provoquer une accélération rapide des cours. Oliver estime que le dépassement de cette zone historique, suivi d’une envolée jusqu’à environ 120 dollars, a constitué une rupture majeure. Malgré la correction qui a suivi, il souligne que l’argent demeure au-dessus de cette ancienne zone de résistance selon les niveaux évoqués dans son analyse.

Il estime par ailleurs que la consolidation actuelle pourrait préparer un nouveau mouvement haussier particulièrement puissant. Après une phase de hausse verticale, le marché a subi une correction brutale, puis une période de mouvements successifs et de consolidation. Selon Oliver, cette séquence pourrait avoir permis d’éliminer une grande partie des investisseurs qui souhaitaient vendre. Il avance ainsi l’idée qu’une reprise pourrait rencontrer moins de pression vendeuse immédiate et provoquer un mouvement rapide. C’est ce qu’il décrit comme une progression dans un marché où les vendeurs potentiels ont déjà largement quitté leurs positions. Il ne fournit cependant aucun objectif de prix précis. Il refuse notamment de transformer les comparaisons avec la masse monétaire, le cuivre ou l’or en prévisions chiffrées. Son raisonnement est celui d’un potentiel de revalorisation, pas d’une promesse de cours.

Les sociétés minières aurifères : le signal que les investisseurs ne doivent pas ignorer

Un autre aspect majeur de l’entretien concerne les sociétés minières spécialisées dans l’extraction de l’or et de l’argent. Pour Michael Oliver, leur évolution relative par rapport au cours de l’or constitue un indicateur particulièrement intéressant. Il utilise notamment l’indice XAU de Philadelphie, qui regroupe des sociétés minières aurifères et argentifères. Son analyse historique montre que, pendant plusieurs décennies, entre les années 1980 et 2008, cet indice représentait généralement une proportion comprise entre 18 % et 35 % de la valeur d’une once d’or, avec une moyenne proche de 25 %. Cette relation s’est ensuite profondément dégradée pendant le marché baissier des métaux précieux qui s’est terminé en 2015. L’indice XAU est alors tombé à environ 4 % de la valeur d’une once d’or. Autrement dit, les sociétés minières avaient perdu une part considérable de leur valorisation relative par rapport au métal qu’elles produisent.

Depuis ce point bas, la situation a progressivement évolué. Oliver indique que le ratio est remonté autour de 8,2 à 8,5 %, ce qui représente une amélioration importante par rapport au creux historique, mais reste très inférieur aux niveaux observés pendant plusieurs décennies. Il considère que cette progression, combinée à la sortie d’une longue zone de consolidation technique, pourrait signaler le début d’une phase de rattrapage des valeurs minières. Si le ratio devait simplement revenir vers la borne basse de son ancienne zone historique, autour de 18 %, la progression relative serait déjà considérable. L’analyste estime donc que les sociétés minières pourraient offrir un potentiel de revalorisation supérieur à celui de l’or lui-même. Il cite notamment Newmont et Wheaton Precious Metals comme exemples de grandes capitalisations ayant montré des signes de résistance relative lors des récents mouvements de marché.

Pourquoi les grands investisseurs pourraient se tourner vers les minières

Michael Oliver avance également une explication institutionnelle à la surperformance récente de certaines sociétés minières. Les grands gestionnaires d’actifs ne disposent pas toujours de la possibilité d’acheter directement des lingots ou des pièces d’or dans leurs portefeuilles. Lorsqu’ils souhaitent diversifier leurs investissements vers les métaux précieux, ils peuvent donc privilégier les sociétés minières cotées en Bourse. Cette stratégie leur permet de s’exposer indirectement à l’évolution des métaux tout en conservant des instruments financiers compatibles avec les contraintes de leurs mandats de gestion. L’analyste estime que les mouvements observés sur des valeurs comme Newmont et Wheaton Precious Metals pourraient refléter ce type de réallocation institutionnelle. Il souligne notamment que certaines grandes sociétés minières ont retrouvé une proximité avec leurs précédents sommets plus rapidement que l’or ou l’argent eux-mêmes lors de certaines phases de rebond.

Il considère que ce mouvement pourrait se prolonger si les gestionnaires institutionnels continuent de chercher des alternatives aux secteurs boursiers devenus particulièrement chers ou aux obligations souveraines jugées moins attractives. Cette rotation des capitaux pourrait alors soutenir les grandes capitalisations minières avant de se diffuser éventuellement vers d’autres segments du secteur. Oliver estime ainsi que les minières aurifères pourraient devenir l’un des principaux bénéficiaires de la prochaine phase de hausse des métaux précieux. Il faut toutefois distinguer l’achat d’or physique de l’investissement dans une société minière : une action minière comporte des risques opérationnels, financiers, politiques et boursiers qui n’existent pas de la même manière avec la détention directe d’une pièce ou d’un lingot.

Le véritable enjeu : correction temporaire ou changement de tendance ?

Au terme de son analyse, Michael Oliver défend une lecture très différente de celle qui domine généralement lors des phases de panique. Pour lui, les baisses spectaculaires ne doivent pas être interprétées isolément. Il faut examiner la durée du mouvement, son ampleur, le comportement du momentum de long terme et les relations entre les différentes catégories d’actifs. C’est précisément ce qui l’amène à considérer que la correction actuelle ressemble davantage à une phase de consolidation au sein d’un marché haussier qu’à une répétition du marché baissier de 2011. Il rappelle que son analyse était devenue négative à cette époque, car les indicateurs de momentum annuel avaient alors signalé une véritable rupture structurelle. Selon lui, ce signal n’est pas réapparu dans la situation actuelle. La différence est essentielle : une baisse importante des cours ne constitue pas automatiquement une invalidation de la tendance de fond.

Cette lecture n’élimine cependant pas le risque d’une nouvelle phase de baisse. Les marchés peuvent prolonger leurs corrections bien au-delà de ce que les investisseurs anticipent, et les similitudes avec 2008 ne garantissent absolument pas une répétition du scénario historique. L’année 2013 rappelle d’ailleurs que les métaux précieux peuvent également entrer dans des phases baissières prolongées après avoir subi de fortes corrections. Les investisseurs doivent donc distinguer les convictions de l’analyste des faits déjà établis. Les niveaux de prix, les indicateurs techniques et les évolutions macroéconomiques devront confirmer ou invalider progressivement son scénario.

Conclusion : la chute de l’or pourrait-elle finalement préparer sa prochaine envolée ?

Le message de Michael Oliver est particulièrement clair : l’effondrement d’un cours ne signifie pas nécessairement l’effondrement de sa tendance de long terme. En 2008, l’or avait subi une correction extrêmement violente alors que les investisseurs perdaient confiance dans les marchés financiers. Quelques mois plus tard, le métal jaune retrouvait son mouvement haussier, soutenu par un environnement monétaire profondément transformé. Aujourd’hui, Oliver estime retrouver des caractéristiques comparables, avec une correction de l’or proche de 29 %, une baisse encore plus importante de l’argent et des signaux techniques qui, selon sa méthodologie, ne remettent pas en cause la tendance haussière de fond. Il identifie également plusieurs facteurs susceptibles de soutenir les métaux précieux : les inquiétudes concernant les dettes publiques, les interrogations sur les obligations souveraines, les déficits persistants du marché de l’argent et le potentiel de rattrapage des sociétés minières.

L’élément le plus important de son intervention reste finalement cette distinction entre le mouvement immédiat des prix et la structure profonde du marché. Les investisseurs qui regardent uniquement la chute récente peuvent y voir la fin d’un cycle. Ceux qui étudient les indicateurs de long terme peuvent, selon Oliver, y voir une correction comparable à celle qui avait précédé une nouvelle phase de hausse en 2008. Le scénario mérite donc une attention particulière, sans pour autant être considéré comme acquis. Si les indicateurs techniques se retournent effectivement à la hausse et si les facteurs monétaires continuent de soutenir la demande de métaux précieux, l’or, l’argent et les sociétés minières pourraient retrouver une dynamique favorable. Mais la question essentielle demeure : les investisseurs qui vendent aujourd’hui seront-ils ceux qui regretteront demain de ne pas avoir regardé ce qui s’est passé en 2008 ?

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