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En Finlande, l’austérité commence à diviser
 

drapeau-finlandeLa ligne dure adoptée par la Finlande n’a pas manqué d’être soulignée lors des dernières négociations pour un nouveau plan de sauvetage de la Grèce.

En affichant une attitude stricte dans les tractations avec le premier ministre grec Alexis Tsipras, le gouvernement finlandais a rappelé à tous sa position : celle d’une politique budgétaire rigoriste. Avant que le Parlement finlandais donne finalement son feu vert, jeudi 16 juillet, à un financement temporaire de l’Union européenne pour la Grèce et à la négociation d’un nouveau plan d’aide de la zone euro, le ministre des finances finlandais, Alexander Stubb, s’était montré menaçant : « Je ne pense pas que beaucoup de pays aient un mandat pour donner de l’argent sans conditions. »

A première vue, la dette publique finlandaise paraît solide comparée à ses voisins de la zone euro. Elle a bien sûr perdu son AAA chez Standard & Poor’s en octobre mais reste — probablement pour la dernière année — sous le seuil maastrichtien des 60 % du PIB. Il n’empêche que cette dette publique a considérablement augmenté, passant de 32,7 % du PIB en 2008 à 59,3 % en 2014. En six ans, son montant a presque doublé, de 63 milliards d’euros elle est passée à 121 milliards.

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« Il n’y a pas réellement de tradition keynésienne en Finlande, la dette publique a toujours été regardée de très près, le budget toujours maîtrisé, fait remarquer Lauri Holappa, chercheur en économie politique à l’université d’Helsinki. Cela explique le fait que, d’une manière générale, les Finlandais ont souvent approuvé les mesures d’austérité. »

Une attitude qui s’est effectivement ressentie lors des élections parlementaires en avril. Les quatre principaux partis avaient prôné des politiques d’austérité durant la campagne. Le Parti du centre, grand vainqueur des élections (49 sièges sur 200 au Parlement), a depuis constitué une coalition gouvernementale avec le parti populiste des Vrais Finlandais (38 sièges) et les conservateurs (37 sièges). Même l’opposition, incarnée par les sociaux-démocrates (34 sièges), s’était engagée à réduire les dépenses publiques.

« Politiquement parlant, on est dans une situation inverse à la France, où les candidats doivent assurer ne pas vouloir réduire de façon trop importante le budget de l’Etat, commente M. Holappa. Ici c’est l’inverse, le parti qui offre le plus d’austérité est récompensé dans les urnes puisqu’il est vu comme plus crédible par les électeurs. »

Au ministère des finances on reconnaît que le niveau actuel de la dette n’est pas encore un souci, mais qu’il pourrait le devenir : « Le problème c’est plutôt la façon dont elle augmente et nous devons prendre des mesures pour éviter cela. » Le programme du gouvernement publié fin mai s’est fixé comme objectif d’atteindre les 10 milliards d’euros d’économies d’ici 2030. Tous les secteurs seront touchés par cette rigueur, de la santé à l’administration en passant par l’éducation et l’aide humanitaire.

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