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Guy Millière – La situation dans laquelle se trouvent les Etats Unis est plus grave qu’il ne semble.
 

USA Président U.S. ArmyIL FAUT UN PRÉSIDENT CONSERVATEUR A L’AMERIQUE

La situation dans laquelle se trouvent les Etats Unis est plus grave qu’il ne semble. Les ravages de la pensée de gauche, inoculée comme un venin depuis les années 1960, n’en finissent pas de faire leurs effets.

Les chiffres du chômage américain ne peuvent sembler bons qu’à des commentateurs incompétents : les apparences de plein emploi dissimulent un nombre croissant de gens travaillant à temps partiel sans l’avoir choisi, de gens placés en position d’invalidité sous des motifs laxistes, et de gens qui sont tout simplement sortis des statistiques.

Plus de 93 millions d’Américains en âge de travailler sont sans emploi.

Les impôts sur les sociétés aux Etats Unis sont aujourd’hui les plus élevés du monde développé. Les réglementations de toutes sortes asphyxient peu à peu les entreprises qui ne sont pas multinationales. L’Obamacare est un système de plus en plus coûteux qui pousse des millions de gens à ne plus s’assurer et à préférer payer des amendes au gouvernement fédéral. L’endettement du pays atteint des dimensions vertigineuses et intenables. Le nombre d’immigrants clandestins vivant dans le pays explose. La criminalité monte. Les tensions raciales aussi.

Barack Obama a joué un rôle crucial dans tout cela depuis six ans. Il va laisser un pays qu’il a détérioré gravement et qu’il entend détériorer davantage encore, comme l’a montré son récent discours sur l’environnement, qui, s’il débouche sur des décisions concrètes, va détruire des emplois, créer des pénuries d’eau en divers emplacements du pays où elles n’existent pas encore, et susciter des hausses très fortes des prix de l’énergie, tout cela pour un réchauffement climatique imaginaire (en Californie, les pénuries d’eau existent déjà, et on voit les effets d’une sécheresse provoquée par les écologistes en termes d’incendies). On peut ajouter à tout cela la destruction de la pax americana à l’échelle planétaire, la montée en puissance résultant de la Chine, de la Russie, et de l’Iran que gouvernent des fanatiques aux idées génocidaires. On peut ajouter la détérioration de l’armée, dont les effectifs, le budget et les armes disponibles ont diminué en moyenne de vingt cinq pour cent en six ans.

Un redressement des Etats Unis est nécessaire. Il est indispensable, non pas seulement pour les Etats-Unis, pays que j’aime depuis mon enfance, mais aussi pour le monde.

Ce redressement ne peut venir des démocrates : pour l’heure, la candidate favorite chez les démocrates est Hillary Clinton, qui, tout l’indique, continuerait le travail de destruction mis en œuvre par Obama, et qui est sans doute l’une des personnes les plus corrompues de la scène politique américaine, comme le montre chaque jour ce qu’on apprend sur la Fondation Clinton.

Ce redressement devrait venir des républicains, mais ceux-ci ont profondément déçu les membres du peuple américain qui aiment leur pays et voient lucidement la situation. Les deux Chambres du Congrès sont à majorité républicaine, mais les républicains du Congrès n’ont cessé de céder devant Obama et de se montrer tièdes, et parfois lâches. La Cour Suprême est encore composée, à une voix près, de juges nommés par des républicains, mais elle s’est couchée plusieurs fois devant Obama, dans des dossiers cruciaux.

John McCain n’a pas été élu parce qu’il a mené une campagne tiède et n’a pas voulu démasquer Obama. Mitt Romney a lui-même mené une campagne trop tiède. Si quatre pour cent des abstentionnistes s’étaient déplacés pour voter Romney, celui-ci aurait été élu en 2012. Des millions de conservateurs à l’époque, les gens des tea parties, sont restés chez eux.

C’est dans ce contexte que la campagne présidentielle de 2016 s’enclenche. C’est dans ce contexte qu’il faut lire la vague de popularité qui a porté, et porte, Donald Trump.

Trump n’est pas un conservateur : c’est un homme d’affaire qui est persuadé que les Etats-Unis sont au bord du précipice. Il n’appartient pas à la classe politique, et il dit ce qui ne se dit pas : il incarne une révolte.

La classe politique républicaine établie entend répéter ses erreurs de 2012 et de 2016 : faire campagne au centre, et attirer les voix des minorités ethniques avec des thèmes « sociaux » plutôt que celles des conservateurs. Je pense que ce qui n’a pas fonctionné deux fois ne fonctionnera pas une troisième fois.

La classe politique républicaine établie a son candidat : Jeb Bush, qui parle avec la tiédeur qu’on lui demande.

Les conservateurs ont plusieurs candidats, mais pas de figure de proue.

Si Donald Trump n’était pas entré en campagne, Jeb Bush serait devenu le candidat inéluctable, et Hillary Clinton aurait été élue (ou si elle se révélait un produit trop avarié, un remplaçant, Joe Biden par exemple). Des gens tels que Ted Cruz, Marco Rubio et Scott Walker auraient fait de la figuration, rien de plus.

Avec Donald Trump, des thèmes laissés très largement de côté sont arrivés sur le devant de la scène, avec un vocabulaire moins aseptisé. La révolte s’est fait entendre.

Présentement, la classe politique républicaine établie est inquiète.

Elle veut abattre Trump au plus vite, pour partie parce qu’elle pense qu’il ne peut pas gagner, pour partie parce qu’elle ne veut pas se trouver dynamitée.

Elle espère mater la révolte : c’est ce qu’elle a fait avec les tea parties il y a quatre ou cinq ans.

Le débat républicain sur Fox News a été, à l’évidence, conçu comme un moyen d’abattre Trump et de mater la révolte.

Les deux premières questions étaient conçues pour abattre Trump.

La première a consisté à demander à Trump s’il soutiendrait le candidat républicain en 2016 si ce candidat n’était pas Trump : il était évident que Trump ne pouvait pas répondre oui sans trahir la révolte. Il s’agissait de le faire passer pour un usurpateur qui n’avait rien à faire là.

La deuxième question aurait pu être posée par une féministe gauchiste et portait, d’ailleurs, sur des propos insultants tenus par Trump à l’encontre d’une présentatrice gauchiste assez vulgaire (Rosie O’Donnell, qui dit d’elle-même, en termes élégants, « je suis une grosse gouine ») : Megyn Kelly, qui a baissé dans mon estime de façon vertigineuse, a posé la question. D’autres questions perfides ont suivi, de la part des deux autres présentateurs, Brett Baier et Chris Wallace. Ces questions ont nui à la possibilité que des débats de fonds aient effectivement lieu, entre autres sur la question de l’immigration, entre autres, mais aussi sur Obama et Hillary, qui ont été très épargnés.

D’autres traits du débat ont montré qu’il s’agissait de mater la révolte. De manière significative, Ted Cruz, le candidat le plus proche des positions des tea parties n’a pu prendre la parole que très brièvement sur les questions économiques et géopolitiques, et n’a pas eu le micro pendant trois quarts d’heure.

Les intervention d’après débat sur Fox News ont confirmé ce qui était le double but recherché. Seul Sean Hannity a tenu un discours différent.

Fox News a joué avec le feu en se plaçant au service de la classe politique républicaine établie. Celle-ci a aussi joué avec le feu.

Le débat tel qu’il a eu lieu a néanmoins montré qu’un effet Trump jouait.

Des positions ont été affirmées par divers candidats qui, pour rester dans la course, ont durci leur discours. Des idées fécondes ont été énoncées, qui risquent de rester des idées.

Au vu des discours, il a été évident qu’il y avait peu de candidats à même d’aller jusqu’au bout et de devenir effectivement candidat à la présidence, et que les autres étaient là pour obtenir un surcroît de notoriété sur la scène nationale.

Il a été évident qu’il y avait deux camps, et deux figures de proue. Il a été évident que nombre de candidats étaient dans une position d’attente et ne voulaient pas choisir leur camp.

A la différence des présentateurs, aucun candidat n’a attaqué frontalement Trump, à trois exceptions près, Rand Paul, et, dans le débat des « perdants » (11é à 17é dans les sondages), Rick Perry et Carly Fiorina.

Le premier camp est celui de la classe politique républicaine établie : Jeb Bush a incarné ce camp, avec la tiédeur requise.

L’autre camp est celui de la révolte et du conservatisme : Donald Trump a incarné la révolte. Ted Cruz a incarné le conservatisme.

Trois autres candidats ont incarné un conservatisme plus feutré, susceptible de se rallier à Jeb Bush. Aucun ne m’a paru avoir l’étoffe pour être effectivement candidat à la présidence, quelles que soient leurs qualités : Scott Walker, gouverneur du Wisconsin (assez médiocre en débat), Marco Rubio, sénateur de Floride (qui a plus de charisme que Scott Walker), Mike Huckabee, ancien gouverneur d’Arkansas (incarnation d’un conservatisme « social » peu à même de mordre sur un électorat plus large que celui des Chrétiens pratiquants).

Deux candidats ont énoncé un conservatisme clair et pensé, mais me semblent avoir peu de chance d’être effectivement candidats à la présidence : Carly Fiorina. Et le docteur Ben Carson.

Trois candidats ont des positions conservatrices claires, mais guère de chance d’aller beaucoup plus loin : Bobby Jindall, gouverneur de Louisiane, qui stagne dans les sondages, Rick Perry, ancien gouverneur du Texas, qui a tenté de se placer comme incarnation du conservatisme en attaquant Trump, mais n’a pas réussi (et est handicapé irrémédiablement par sa contre performance en 2012) et Chris Christie, qui s’est auto-éliminé en embrassant Obama en 2012.

Un candidat a montré qu’il était à la marge, parce que libertarien et isolationniste : Rand Paul.

Dans l’état actuel des choses, si Donald Trump reste haut dans les sondages, Ted Cruz restera proche de Donald Trump aux fins de reprendre la révolte à son compte et d’incarner le mouvement conservateur. Jeb Bush ne sera alors pas nécessairement le candidat. Si Donald Trump n’est pas l’un des finalistes, Ted Cruz aura des chances, Marco Rubio pourra se placer en rivalité avec Ted Cruz et espérer être un finaliste conservateur en durcissant son discours. Scott Walker pourra tenter la même chose (avec, tout bien pesé, moins de chances de succès).

Marco Rubio et Scott Walker me semblent ne pas avoir l’étoffe, je l’ai dit, mais je peux me tromper.

Si Jeb Bush est candidat malgré tout, il pourra être obligé de tenir compte de la révolte et du conservatisme qui se seront fortement exprimés et n’auront pas été évincés.

Si Donald Trump tombe brutalement en raison des attaques concertées contre lui, il entrainera dans sa chute une part du mouvement conservateur, et les blessures risquent d’être longues à cicatriser, d’autant plus que Trump continuera à souffler sur les braises de la révolte. Jeb Bush pourrait être candidat façon Romney, contesté par Ted Cruz. Les autres candidats se rallieront alors à Jeb Bush peu à peu, sans enthousiasme.

Dans le premier cas, un renouveau reaganien serait envisageable, avec un parti républicain ébranlé, mais refondé.

Dans le second cas, la crise du parti républicain serait une crise crépusculaire, et l’Amérique et le monde entreraient dans une crise bien plus profonde encore que celle qui existe aujourd’hui.

Il faut un Président conservateur à l’Amérique. Pour l’heure, il est loin d’être assuré que l’Amérique aura un président conservateur en novembre 2016.

Si la clase politique républicaine établie et Fox News continuent à jouer avec le feu, il n’y aura pas de président conservateur en novembre 2016, et Hillary, ou Joe Biden, commencera le troisième mandat de Barack Obama.

© Guy Millière pour Dreuz.info.

Source : Dreuz.info

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