
Rien d’illégal en tant que tel si les conditions de travail et les salaires sont les mêmes que pour les travailleurs français. Problème : un ouvrier slovaque interrogé par la chaîne publique a assure qu’il gagne 70 € pour douze heures de travail, soit un montant bien inférieur au Smic.
GL Events, l’entreprise qui emploie ce travailleur détaché, n’en est pas à son coup d’essai. En août dernier, la société avait fait appel à 12 ouvriers roumains pour monter les stands de l’université du PS à La Rochelle (Charente-Maritime). Une information qui avait fait naître une polémique.
Contacté par France 2, GL Events ne reconnaît l’embauche que de six Slovènes via ses sous-traitants. «Les organisateurs n’ont pu communiquer aucun chiffre sur le nombre de travailleurs détachés, écrit le site de la chaîne. Mais ils ont précisé que certains sous-traitants venaient de Seine-Saint-Denis.»
Les organisateurs de la COP21 se sont pourtant engagés à ce que les emplois bénéficient «de façon prioritaire aux personnes habitant le territoire», rappelle le site du département de Seine-Sainte-Denis où l’événement se déroulera. «Entre l’installation des stands, l’accueil du public, la préparation des repas, 3 000 personnes vont directement travailler pour la COP21, poursuit France 2. Mais, sur ces milliers de personnes, 200 seulement sont embauchées par des entreprises du département de Seine-Saint-Denis où se tiendra la conférence. Et, parmi les 38 entreprises prestataires, seules quatre PME sont du département.»
Source: leparisien