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Banques italiennes en sursis: comme un parfum de 2008

monte-dei-paschi-di-sienaLes banques américaines ont octroyé de nombreux crédits aux secteurs de l’énergie : Bank of America y est allé de plus de 21 milliards de dollars, Citigroup de 20 milliards pour Citigroup, Wells Fargo de 17 milliards, JP Morgan Chase de 13 milliards, Goldman Sachs de 10,6 milliards… Et les agences de rating estiment que 10 à 15 % de ces crédits sont à risque.

Il n’y a pas que les ” junk bonds pétroliers ” à inquiéter les banquiers américains. La baisse des taux, le ralentissement de l’économie mondiale, la régulation renforcée qui les obligent à mobiliser davantage de capitaux (pour les fonds propres, les investissements dans le contrôle interne, etc.), des activités de trading pour comptes propres désormais limitées et plus gourmandes en capitaux, des amendes qui continuent de tomber (Goldman Sachs vient par exemple d’accepter une transaction de 5 milliards de dollars avec l’Etat américain), tout cela pèse sur le business bancaire. Mais les banques américaines devraient pouvoir absorber ces pertes.

nquiétude sur les banques européennes

Aujourd’hui, l’inquiétude est davantage centrée (une fois encore) sur les banques européennes. L’état du secteur bancaire italien, plus spécialement, est aujourd’hui au coeur des discussions, feutrées entre régulateurs et autorités européennes. Certes, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s’est voulu rassurant : ” Je ne vois pas le risque d’une crise bancaire majeure dans le pays “. Mais cette montée au créneau a plutôt confirmé les doutes que l’on nourrit sur le secteur. ” Avec 700 établissements différents dans la péninsule et davantage d’agences bancaires par habitant que de pharmacies, le secteur bancaire italien souffre de frais généraux très élevés. Les banques italiennes génèrent parmi les plus bas returns de la zone euro en moyenne (avec les Landesbanken allemandes) “, souligne Alberto Gallo, responsable de la recherche chez RBS. Les prêts non performants s’élèvent à 337 milliards d’euros, soit 17 % du total des crédits bancaires, et deux fois plus que les crédits ” non performants ” des banques espagnoles. Certains, tel l’économiste Jacques Sapir, n’hésite pas à établir un parallèle entre l’état de santé des banques italiennes et des banques grecques.

Tout cela dégage comme un parfum de 2008. Avec cette différence de taille : si les banques italiennes ne sont pas encore assez capitalisées, la plupart des autres, en revanche, ont fait du chemin depuis 2008.

Source: trends.levif.be

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