
Bombe de l’Or et des minières

Je me souviens, alors que j’étais un jeune banquier à Genève, du boom minier en Australie à la fin des années 1960. Poseidon, la minière de nickel, par exemple, avait grimpé de 0,80 $ à 270 $ en une seule année. À cette époque, elle était évaluée trois fois plus que la plus grande banque d’Australie. Les actions s’effondrèrent et la compagnie fit faillite. Nous avions la chance d’avoir Adolf Lundin comme conseiller sur les actions de ressources naturelles. Il passait beaucoup de temps en Australie à cette époque. Adolf est le fondateur, décédé, du Groupe Lundin, qui connut beaucoup de succès. Les années 1970 furent évidemment très excitantes pour les investisseurs dans l’or et l’argent, avec l’or passant de 35 $ à 850 $ l’once. Dans les années à venir, nous verrons probablement des mouvements plus importants dans les métaux précieux, avec l’or qui passera au-dessus de 10 000 $, en monnaie actuelle. Les problèmes mondiaux sont aujourd’hui immensément plus grands qu’ils ne l’étaient dans les années 1970.
Embargo pétrolier, grève des mineurs de charbon, semaine de 3 jours et effondrement du marché boursier
Je suis arrivé au Royaume-Uni au début des années 1970, et j’ai connu l’embargo pétrolier de l’OPEP en 1973. En moins d’un an, le pétrole est passé de 3 $ à 12 $ le baril, entraînant des effets dévastateurs sur l’économie du Royaume-Uni et du monde entier. J’étais alors directeur financier chez Dixons, que nous avons développé, avec le temps, jusqu’à devenir la plus grande société de vente au détail d’appareils électroniques au Royaume-Uni, une société faisant partie du FTSE 100. Mais cela ne s’est pas fait sans revers majeurs. Les taux d’intérêt montèrent en flèche et, en 1974, je payais 21% d’intérêt sur mon hypothèque. Aujourd’hui, dans la plupart des pays, personne ne pourrait supporter des taux d’intérêt de 5%. Et, lorsqu’ils grimperont à 15% ou 20%, ce dont je suis certain, personne ne pourra se permettre ces taux, évidemment. Par personne, je veux dire les individus, les institutionnels et les États souverains.
Les marchés boursiers internationaux se sont aussi effondrés en 1973-1974. L’indice FTSE déclina de plus de 60%, et le Dow Jones de près de 50%. J’avais obtenu mes premières options dans la société à 130 pence, et l’action baissa jusqu’à 9 pence. Pourtant, Dixons a toujours été rentable et n’a jamais eu de problèmes de dette. Ce fut une bonne leçon sur ce qui peut arriver aux prix des actions, même dans des sociétés solides.
Il y a eu une grève des mineurs de charbon au Royaume-Uni qui a entraîné des coupures de courant à travers le pays. Nos magasins n’avaient de l’électricité que trois jours par semaine. Les autres jours, nous vendions des télés et des radios à la chandelle… Il y aussi eu une grève des éboueurs. Londres était pleine de déchets partout dans les rues. D’inquiétants bombardements de l’IRA ont également frappé Londres et le Royaume-Uni.
Thatcher et Reagan ont surfé sur la vague

Dans les années 1980, le boom a commencé avec des marchés haussiers dans à peu près tout, des actions aux obligations, mais aussi dans l’expansion du crédit et l’impression monétaire. Certaines régulations financières furent abolies dans plusieurs pays occidentaux, et cela marqua le début de l’expansion internationale des banques d’investissement américaines, jusqu’à ce qu’elles soient en position dominante oligopolistique. Cela entraîna également la création des armes financières de destruction massive : les produits dérivés.
Les sorciers de la Réserve Fédérale

Dépréciation monétaire, manipulation et répression mèneront à des faillites
Revenons à mes 50 ans d’expérience professionnelle. J’ai eu la chance de vivre dans une époque de paix et de prospérité économique. Mais progressivement, depuis que l’adossement à l’or fut aboli en 1971, la croissance économique réelle, basée sur le dur labeur, l’épargne et l’investissement, a fait place à la dépréciation monétaire, l’expansion du crédit, l’impression monétaire et la manipulation ou la répression financière. Il est absolument certain que ce climat économique malsain qui prévaut actuellement ne peut durer. La question n’est pas de savoir SI mais plutôt QUAND il se terminera. Cette accumulation massive de dette depuis la crise de 2006-2009 ne constitue qu’une tentative futile et désespérée de « recoller les morceaux ». Mais, malheureusement, ce n’est pas possible, cette fois-ci.
Si l’on gratte la surface, on découvre une pléthore de problèmes sur chaque continent et dans chaque pays, qu’il s’agisse de l’explosion potentielle de dette au Japon ou en Chine, ou d’une Union européenne en faillite, affligée en plus de la crise des migrants. La plupart des marchés émergents sont au bord de l’effondrement, à mesure que les prix des matières premières s’écroulent et que l’expansion de la Chine a cessé. Mais le plus gros problème, évidemment, demeure les États-Unis. Ce pays a vécu au-dessus de ses moyens pendant plus de 50 ans. Depuis 1960, les États-Unis n’ont pas connu un excédent budgétaire réel. La dette, en incluant le passif non capitalisé, atteint les 230 000 milliards $, et nous pouvons ajouter à cela des positions sans valeur sur des produits dérivés à hauteur d’au moins 400, voire 600 mille milliards $. Cela garantit que les États-Unis feront faillite et que le dollar finira au fond de l’océan.
Je sais que le gouvernement américain et les médias disent à tout le monde que les États-Unis sont en bonne posture. Le chômage se situe à 5% et les marchés boursiers sont proches de leur sommet. À cause des données manipulées et de l’apathie totale des médias, personne n’est intéressé par les vrais chiffres ou par la vérité.
Prenons simplement quelques exemples, comme les revenus moyens aux États-Unis, qui sont au même niveau que dans les années 1970. Le chômage réel n’est pas de 5%, mais bien de 23%. Et les revenus GAAP sur le Standard & Poor’s ont baissé de 25% depuis le pic. Si nous prenons les vrais revenus du S&P, en les ajustant avec les rachats d’actions, ils ont baissé de 30%. Mais personne ne regarde les vrais chiffres. Tout ce que le gouvernement ou Wall Street rapporte est accepté comme vérité, sans aucune analyse critique.
Dernière chance d’obtenir une assurance
Ce n’est pas mon intention d’être un prophète de malheur. Mon intention est plutôt d’aider les gens à prendre conscience de la vérité et des risques. Et les risques, à travers le monde, sont plus grands qu’ils ne l’ont jamais été. Donc, les gens doivent prendre toutes les mesures possibles pour se protéger, selon leurs situations. Les métaux précieux, entreposés en dehors du système bancaire et de votre pays de résidence sont une assurance évidente contre ces risques. Mais les primes risquent fortement d’augmenter d’ici peu, et cette forme d’assurance pourrait ne plus être disponible, à cause d’une sévère pénurie d’or physique.
Plusieurs pays mettront en place des contrôles de change, surtout ceux dont les devises s’effondrent. L’Union européenne, les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon sont des candidats probables. Il y aura aussi des pénuries de nourriture et des faillites bancaires. Ce ne sera plus très plaisant de vivre dans les grandes villes.
Il est clairement difficile de prédire le moment exact de ces événements, mais un homme averti en vaut deux. Et, comme je l’ai souligné auparavant, la famille et un cercle d’amis proches comptent plus que tout en période de crise.
Source: goldbroker – GoldBroker.fr tous droits réservés
[AMAZONPRODUCTS asin= »2914569661,2865532321,2914569823,2297004788,2915401233″ partner_id= »busbb-21″ locale= »fr »]






