
Vingt des trente-deux Etats mexicains sont le théâtre d’un mouvement de protestation violent, depuis l’augmentation, le 1er janvier, de 20,1 % du prix de l’essence et de 16,5 % de celui du diesel. Si la situation s’est légèrement calmée, vendredi, jour de l’Epiphanie, vols collectifs et actes de vandalisme se sont multipliés les jours précédents. Jeudi, deux jeunes ont été tués par balles par des inconnus au cours d’un affrontement entre 2 000 manifestants et la police sur une route d’Ixmiquilpan, dans l’Etat d’Hidalgo (centre), portant à cinq le nombre de morts au niveau national.
Le même jour dans la ville de Monterrey (nord-est), poumon économique du Mexique, des casseurs ont saccagé la façade du Palais du gouverneur, alors que dans l’Etat de Veracruz (sud), des centaines d’habitants prenaient d’assaut des magasins de literie, d’électronique ou d’électroménager. Vendredi, 139 personnes ont été détenues pour les mêmes délits dans l’Etat du Chiapas (sud-est), et des barrages ont été montés sur les routes dans neuf Etats.



Et allez ! Un pays de plus…
Chaos, à qui le tour ?