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Bill Bonner: L’Union européenne et le “club anti-dollar”
 

Pendant que Donald Trump est aux prises avec le Deep State, une tendance inquiétante pour l’hégémonie monétaire américaine se dessine dans le reste du monde.

Le Deep State – et plus précisément l’armée – semble s’être retourné contre Donald Trump.

Comme nous le disions hier, le président américain s’est révélé être le meilleur ami que le complexe militaro-industriel ait jamais eu. Il a considérablement augmenté le budget du Pentagone… et n’a montré aucune détermination cohérente pour mettre fin à ses guerres sans raison, sans fin et sans victoire.

Pourquoi se retourner contre lui ? Car c’est bien ce qu’ils ont fait : encouragés par des « experts » installés au sein du Conseil de sécurité national de la Maison Blanche et du corps diplomatique, la Chambre des représentants a approuvé cette semaine la poursuite de l’enquête pour destitution.

Nous y reviendrons dans une minute – pour l’instant, jetons un œil aux actualités financières…

De sanglantes leçons

Bien sûr, la Réserve fédérale a fait les gros titres cette semaine. Elle a réduit les taux comme prévu et n’a rien dit de fascinant.

Les choses étaient plus intéressantes du côté de CNBC :

« Un ‘club’ croissant de ‘pays très puissants’ s’écarte du dollar », titrait un article. Il continuait :

« Le dollar US est la devise de réserve mondiale depuis des décennies, mais ce statut pourrait être menacé, des ‘pays très puissants’ cherchant à saper son importance, selon Anne Korin, de l’Institute for the Analysis of Global Security. 

Selon Korin, la Chine, la Russie et l’Union européenne sont ‘très influents’ dans cette décision.  

Parmi les raisons qui les poussent à s’éloigner du dollar, on trouve la perspective d’être soumis à la juridiction américaine s’ils commercent en dollars. »

Ce qui condamne une nation, généralement, c’est trop dépenser, trop en faire et trop dépasser les limites du comportement civilisé.

C’est pour cela qu’il était essentiel que M. Trump mette fin aux guerres à l’étranger. Elles enrichissent les initiés et les élites… mais elles gaspillent des ressources et finissent par ruiner le pays.

Comme le dit Shakespeare dans Macbeth :

« Les leçons sanglantes

Que nous enseignons reviennent, une fois apprises,

Châtier le précepteur. La justice à la main impartiale

Présente le calice empoisonné par nous

A nos propres lèvres… »

Les guerres sans victoires et autres frais associés au maintien de garnisons partout dans le monde coûtent quelque 1 000 Mds$ par an. C’est une somme – équivalant au déficit tout entier – qui vient hanter son inventeur, tandis que les concurrents plus sages l’évitent purement et simplement.

Non seulement les Etats-Unis jouent les gros bras partout dans le monde avec leurs troupes coûteuses, mais ils se servent aussi du dollar pour assommer les autres.

Les « sanctions » permettent aux autorités US de mener une guerre économique contre des pays et des individus cibles. Aucun vote du peuple, aucune loi du Congrès, aucune preuve de méfait n’est nécessaire.

Le résultat n’a rien de surprenant : les « ennemis » potentiels recherchent des alternatives. Et lorsqu’ils les trouveront – échappant ainsi à l’hégémonie du système dollar – cela marquera un nouveau déclin majeur pour les Etats-Unis.

Une fois qu’il y aura une autre option viable, les étrangers riront au nez des sanctions US… et tous ces dollars, encore détenus à l’étranger en tant que « réserves », pourraient revenir au pays… pour en accaparer les terres, les ressources et les industries.

La revanche du marigot

Gardez tout cela en tête – et revenons-en à notre question. Pourquoi le Deep State s’est-il retourné contre Le Donald ? S’agit-il de la revanche du marigot ?

Peut-être. Mais lorsque nous regardons ce qui s’est réellement passé, notre perplexité s’accroît. Car non seulement le président n’a pas hésité à accepter de donner plus de pouvoir et d’argent au bras armé du Deep State

… Mais il a également fait plus que tout autre chef de l’exécutif depuis Lyndon Johnson pour injecter encore plus d’argent dans le reste du marigot.

Rappelez-vous que le seul moyen possible d’assainir le marigot consisterait à lui couper les vivres. « Affamer la bête », comme disait Grover Norquist.

La bête en question vit de subventions fédérales, de bourses, de versements directs et de toutes les autres méthodes indirectes à la disposition des autorités pour forcer les gens à dépenser de l’argent (avocats fiscalistes, lobbyistes, administration, réglementation, etc.).

Chaque dollar dépensé ou mandaté par les autorités transite par le marigot. Ses agents, ses sous-traitants, ses experts et ses parasites prélèvent leur part au passage. L’argent les rend ensuite plus riches… plus puissants… et plus en mesure d’influencer les décisions politiques.

Au lieu de réduire, M. Trump a fait le contraire : il a augmenté le financement du marigot. Le Washington Post nous en dit plus :

« Le déficit budgétaire du gouvernement US a augmenté jusqu’à atteindre près de 1 000 Mds$ en 2019, a annoncé le département du Trésor vendredi, le déséquilibre budgétaire des Etats-Unis se creusant pour la quatrième année consécutive en dépit d’une période durable de croissance économique. Le déficit a augmenté de 205 Mds$  soit 26%  l’année passée.  

La détérioration de la situation budgétaire du pays contraste fortement avec la promesse de campagne du président Trump, qui avait promis d’éliminer la dette fédérale en huit ans. Le déficit a grimpé de près de 50% sous Trump. Depuis qu’il est entré en fonction, Trump a approuvé de grosses augmentations des dépenses et poussé la plupart des républicains à abandonner l’obsession des déficits qu’ils affichaient durant l’administration Obama. »

Il y a huit ans, la Chambre – alors contrôlée par les républicains – avait proposé un amendement constitutionnel exigeant des budgets équilibrés. L’administration Obama avait elle aussi fait semblant de s’inquiéter, créant une « commission du déficit » afin de trouver des moyens de ralentir la croissance de la dette gouvernementale.

Aujourd’hui, aucun des deux partis n’est intéressé par la perspective de réduire les dépenses. Aucun des deux ne s’inquiète des déficits… et le président Trump non plus.

Une Première, la dette publique US vient de franchir à la hausse la barre des 23.000 milliards $ Egon Von Greyerz: “Les Etats-Unis sont ruinés !”

Toujours plus pour l’armée. Toujours plus pour le reste du marigot. Plus de dépenses. Plus de pouvoir et de ressources pour les initiés et les élites. Des déficits plus profonds. Plus de dettes. Plus de guerres. Plus d’opportunités pour les familles Trump et Biden de s’en mettre plein les poches.

Le Deep State a obtenu tout ce qu’il voulait. Alors pourquoi ces ingrats sont-ils à la gorge du Donald ?

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit


bonnerBill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.
En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir dans en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.
Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

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Moulinex
Moulinex
10 mois plus tôt
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