Taux d’intérêt : “le retour de l’inflation serait catastrophique pour la zone euro !” C’est le point de vue du chroniqueur du magazine Capital Alain Lemasson, auteur de Comprendre l’Économie et la Finance.
Pour lui, « le retour d’une l’inflation proche de 2 % signifierait l’arrêt immédiat de l’aide cruciale apportée par la BCE aux États de la zone euro et aux banques ».
Voici ce qu’il écrit.
« Le retour d’une l’inflation proche de deux pour cent provoquerait de manière quasi automatique l’annulation du quantitative easing et donc du programme de rachats d’obligations souveraines. Cela signifierait l’arrêt immédiat de l’aide cruciale apportée aux États de la zone euro et aux banques. L’arrêt des facilités d’emprunts à taux négatifs pour les premiers, et pour les secondes, la fin de l’argent gagné – bien discret lui aussi – par la revente des obligations souveraines à la BCE, un gain vital pour la reconstitution de leurs fonds propres dans l’optique de Bale 3. Et après tout, la hausse de l’euro présente quelques avantages, à commencer par la diminution de la facture pétrolière. Quoiqu’il en soit, le retour de l’inflation serait catastrophique pour la zone euro, ce que la BCE ne peut pas dire, mais que chacun peut deviner »…
Je ne comprends pas du tout son raisonnement.
Il n’y aucun lien entre retour de l’inflation et annulation du quantitative easing et donc du programme de rachats d’obligations souveraines !
La BCE peut continuer autant qu’elle le souhaite.
La question sera en réalité non pas économique mais profondément politique.
Les Allemands, qui viennent de suspendre la ratification du plan de relance européen, accepteront-ils cette inflation ou la refuseront-ils ?
Si l’Allemagne refuse la monétisation et une inflation supérieure à 2 % alors la zone euro explosera de même que l’Union Européenne.
Si l’Allemagne accepte l’euro survivra.
Charles SANNAT

Source: insolentiae – Voir les précédentes interventions de Charles Sannat


