L’inflation n’a rien à voir avec un problème de chaîne d’approvisionnement,… C’est un problème monétaire !

Cette inflation élevée est le secret le moins bien gardé, mais le gouvernement, les banquiers centraux et les médias financiers ont tous minimisé la menace. Les gens de la Réserve fédérale n’arrêtent pas de nous dire que la hausse des prix est « transitoire », en raison d’une reprise économique post-pandémie robuste et rapide.

L’une des raisons souvent invoquées pour expliquer la hausse des prix sont les « goulets d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement » causés par la reprise soudaine de la demande. Mais une plongée dans les données révèle que la plupart des prix des matières premières ont vu leurs prix augmenter aussi bien dans un environnement de larges niveaux de capacités inutilisées, qu’en surcapacité. La chaîne d’approvisionnement n’est pas le problème. c’est la création monétaire le problème.

L’économiste Daniel Lacalle a analysé les chiffres d’un article publié sur le site Mises Wire et a découvert que l’excuse de la « chaîne d’approvisionnement » ne résiste pas à un examen sérieux des données.

Lacalle a examiné le taux d’utilisation de la capacité de production industrielle et manufacturière mondiale. La Russie est à 61 %. L’Inde est à 66%. Lacalle a qualifié cela de « niveau clair en termes de surcapacité structurelle ». En Chine, l’utilisation des capacités est de 77%, toujours en deçà des niveaux d’avant la pandémie. En fait, aucun pays du G-20 n’utilise sa pleine capacité de production à savoir au-dessus de 85 %. Mais la surcapacité demeure.

Alors, qu’est-ce que cela nous indique ? Comme l’a dit Lacalle, « il y a une grande capacité disponible partout dans le monde. »

Une politique monétaire accommodante exacerbe la surcapacité en prolongeant la survie des « entreprises zombies ». Des études empiriques de la Banque des règlements internationaux (BRI) ont documenté ce phénomène. Une entreprise zombie est une entreprise qui ne peut pas assurer le service de sa dette avec des bénéfices d’exploitation. La disponibilité du refinancement de la dette à faible taux d’intérêt ainsi que les mesures de relance du gouvernement permettent à ces entreprises de survivre beaucoup plus longtemps qu’elles ne le feraient autrement. Cela court-circuite le processus de « destruction créatrice » dans l’économie et conduit à la perpétuation de la surcapacité. Selon Lacalle, « des taux d’intérêt faibles et une création élevée de liquidités ont perpétué voire accru la capacité excédentaire mondiale d’aluminium, de minerai de fer, de pétrole, de gaz naturel, de soja et de nombreux autres produits de base. »

Mais qu’en est-il de la chaîne de transport ? Lacalle dit qu’il n’y a pas non plus de problème évident.

La capacité excédentaire dans le secteur du transport maritime et du transport est plus que documentée et en 2020, de nouvelles capacités ont été ajoutées à la fois dans le transport de fret et le transport aérien. Les navires livrés en 2020 ont ajouté 1,2 million d’équivalents vingt pieds (EVP) de capacité, avec 569 000 EVP de capacité sur des porte-conteneurs ultra-larges (ULCV), des navires d’une capacité de plus de 18 000 EVP, selon Drewry, une société de conseil en expédition. L’économiste en chef de l’Association du transport aérien international (IATA), Brian Pearce, a également averti que le problème de capacité augmentait au cours de l’année civile 2020.

Lacalle synthétise tout en une seule question: pourquoi l’inflation augmente-t-elle si la surcapacité se perpétue et qu’il y a suffisamment de capacité de transport ?

En un mot, c’est l’argent, tout bêtement.

Comme l’a dit un jour Milton Friedman, « L’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire en ce sens qu’elle est et qu’elle ne peut être générée que par une augmentation de la quantité de monnaie plus rapide que celle de la production ».

Une masse monétaire croissante signifie plus de dollars face à la même quantité de marchandises produites. En conséquence, les prix augmentent. Comme le dit Lacalle, « Plus d’offre d’argent dirigée vers des actifs rares, qu’il s’agisse de biens immobiliers ou de matières premières. et donc, le pouvoir d’achat de la monnaie baisse.

Une partie du problème est la confusion au sujet de la définition de l’inflation. Défini correctement, l’inflation est une augmentation de la masse monétaire. La hausse des prix à la consommation n’est qu’un symptôme de l’inflation. Elle se manifeste également par la hausse des prix des actifs. On le voit au travers des bulles boursières et immobilières. On l’a vérifié récemment avec cette importante hausse de l’inflation ou avec la hausse de l’indice des prix à la consommations. La Réserve fédérale a augmenté la masse monétaire à un rythme record au cours de la dernière année.

Bien sûr, la masse monétaire augmentait avant COVID-19. Lacalle a déclaré qu’il y avait une différence entre 2020 et les années précédentes.

Auparavant, la Réserve fédérale ou la BCE augmentait la masse monétaire au niveau ou en deçà des niveaux de demande de monnaie (mesurés par la demande de crédit et l’utilisation de la monnaie). Par exemple, l’augmentation de la masse monétaire des États-Unis a été proche de 6 % avec une demande mondiale de dollars qui augmentait entre 7 et 9 %. En fait, le monde souffre d’une pénurie d’environ 17 000 milliards de dollars, selon Luke Gromen de Forest for the Trees. Cela maintient le dollar ou l’euro relativement stable et une perception que l’inflation est faible. Cependant, il y avait signaux qui clignotaient déjà avant le covid-19. Il y avait eu des protestations partout dans le monde, y compris en Europe, contre la hausse du coût de la vie. Les monnaies de réserve du monde exportent l’inflation vers d’autres pays.

Alors, que s’est-il passé l’année dernière ?

Pour la première fois depuis des décennies, la Réserve fédérale et les principales banques centrales ont augmenté la masse monétaire bien au-dessus de la demande. La réponse à l’arrêt forcé de l’activité avec l’impression monétaire massive a généré une vague inflationniste sans précédent. L’économie ne s’est pas effondrée en raison d’un manque de liquidités ou d’un resserrement du crédit, mais en raison de la mise à l’arrêt des économies. »

Lacalle pointe trois conséquences à ce « tsunami monétaire ».

  1. Les devises des marchés émergents se sont effondrées par rapport au dollar parce que leurs banques centrales ont « copié » la politique monétaire américaine sans la demande mondiale dont bénéficie le dollar américain.
  2. Un montant disproportionné d’argent affluant vers des actifs risqués s’ajoute à davantage de flux pour prendre des positions surpondérées dans des actifs rares. Cet excès d’argent a fait passer les investisseurs d’une sous-pondération des matières premières à une surpondération, générant un rallye synchronisé et abrupt.
  3. Des mesures extraordinaires typiques d’une crise financière ou de la demande ont été prises pour atténuer un choc d’offre, générant une augmentation sans précédent de la masse monétaire sans demande de crédit supplémentaire. Plus d’argent dans des actifs rares n’est pas une augmentation des prix, mais une diminution du pouvoir d’achat de la monnaie.

Ce phénomène s’est répété tout au long de l’histoire.

L’histoire monétaire depuis l’Empire romain nous dit toujours la même chose. Premièrement, l’argent est imprimé de manière agressive avec l’excuse qu’il n’y a pas d’inflation. Lorsque l’inflation augmente, les banques centrales et les gouvernements nous disent qu’elle est « transitoire » ou due à des effets « multicausaux ». Et quand elle explose, les gouvernements se présentent comme la « solution » imposant un contrôle des prix et des mesures restrictives sur les exportations. Ce n’est pas une théorie. Tous ceux d’entre nous qui ont vécu dans les années soixante-dix le savent.

Lacalle prévient que le risque de stagflation « n’est pas faible ».

Seul un changement radical de la politique monétaire de la banque centrale peut modifier la dynamique inflationniste. Mais Lacalle pose la question clé : les banques centrales vont-elles resserrer leurs politiques monétaires alors que les déficits publics s’envolent et qu’une petite augmentation des rendements souverains pourrait déclencher une crise de la dette ?

Il serait sage de réfléchir à la réponse à cette question et d’anticiper en conséquence.

Source: schiffgold

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