Mes chères impertinentes, chers impertinents,
La situation actuelle est passionnante et nous sommes dans un moment charnière où se mettent en place de nouvelles réalités.
Normalement, à ce stade de vos lectures sur ce site, vous avez parfaitement compris que les pénuries que nous vivons ou subissons ne sont pas liées au Covid, à l’épidémie de SARS-CoV-2. Cela a été le cas il y a un an, cela est encore le cas pour quelques articles pour lesquels il y a un retard de fabrication à rattraper, mais il n’y a plus aucune raison que cela coince dans les usines. Tout le monde est retourné au travail.
Voilà pour la théorie, mais en pratique, cela ne se passe pas comme il faut.
La pénurie de tout est la conséquence de la transition écologique !
En Chine et ailleurs, on veut polluer moins. L’idée est louable, tel n’est pas le sujet.
Le sujet c’est que polluer moins et vous pourrez tourner le problème dans tous les sens, implique de produire moins et de consommer moins. De transporter moins. De recycler moins. De chauffer moins. C’est tout en moins.
Pour faire tout en moins il y a une chose simple que vous pouvez faire.
Couper l’électricité aux usines.
C’est ce que la Chine fait en coupant ses centrales à charbon.
Le problème c’est que quand les centrales à charbon ne font pas d’électricité, les usines ne font pas de produits et au bout du compte nous avons une pénurie de tout.
Entre les coupures d’énergie et les augmentations de l’énergie disponibles, vous avez également des pénuries liées à l’augmentation des coûts. C’est le cas par exemple pour les engrais dont je vous ai parlé ou encore l’AdBlue évoqué hier.
Aujourd’hui je voulais vous parler de l’aluminium. C’est le site Bloomberg ici qui est un site de premier plan de l’information économique et financière qui sonne l’alarme sur la fabrication d’aluminium parce que nous avons un problème de fabrication… de magnésium. Où que vous regardiez ce sont des conséquences en chaîne qui viennent frapper directement notre outil productif mondialisé.

Piloter le ralentissement des activités humaines
C’est à cela que nous assistons, c’est cela que nous vivons.
Ralentir les activités humaines passe nécessairement par le changement de modèle de production et de consommation.
Ce changement de modèle sera forcément difficile, brutal et douloureux car il n’y a pas de manière facile de le faire.
La transition énergétique implique une transition économique. Cette transition économique implique de produire moins pour consommer moins.
C’est la rareté que nous avons désormais à gérer et le partage de ce qu’il reste pour aller vers une économie qui sera très différente.
Je vous parlerai de tout cela dans la lettre STRATEGIES qui va sortir d’ici quelques jours, avec notamment ce qu’il faut acheter maintenant et en dehors de mes traditionnelles boîtes de conserve. Ces pénuries durables et structurelles vont entraîner une inflation importante et durable. C’est logique. La hausse des prix est aussi une nécessité pour freiner la consommation et donc notre production. Je vous expliquerai également comment vous en protéger au mieux et absorber ce choc inflationniste dans la durée. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la lettre STRATEGIES c’est ici.
Nous ne vivons pas une crise économique.
Nous vivons un changement de modèle.
Un changement de modèle c’est l’effondrement de l’ordre ancien et l’émergence d’un ordre nouveau.
Certains l’appellent le nouvel ordre mondial.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

Source: insolentiae – Voir les précédentes interventions de Charles Sannat
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« polluer moins……..implique de produire moins et de consommer moins. De transporter moins. De recycler moins. De chauffer moins. »
Pas d’accord : il faut RECYCLER PLUS !
Oui, le recyclage est incontournable, mais si à la base on produit moins et consomme moins… on aura moins à recycler, et si on fabrique des produits recyclable à 100% ou presque, la boucle est bouclé.