Une France qui vacille, des épargnants sous pression
La semaine écoulée aura été, pour reprendre les mots de l’économiste Marc Touati, « complètement folle ». Folle sur les marchés financiers, folle sur l’or, l’argent, l’euro/dollar, les cryptomonnaies… mais surtout folle — et dramatique — pour l’économie française. Car derrière la volatilité spectaculaire des actifs se cache une réalité bien plus inquiétante : la France s’appauvrit.
Marc Touati le martèle, chiffres officiels à l’appui : « personne ne veut le dire, mais il faut regarder cette réalité en face ». Et cette réalité, ce sont des ménages de plus en plus fragilisés, une dette publique hors de contrôle, une croissance factice et une épargne menacée. Dans ce contexte anxiogène, beaucoup cherchent déjà des solutions concrètes, notamment via des actifs tangibles comme l’achat d’or pour sécuriser une partie de son patrimoine, considéré historiquement comme un rempart face aux crises systémiques.
La richesse par habitant : la France passe sous la moyenne européenne
C’est l’un des constats les plus glaçants mis en lumière par Marc Touati. Selon les chiffres officiels d’Eurostat, la France est désormais passée sous la moyenne de richesse par habitant de l’Union européenne, calculée en parité de pouvoir d’achat. « C’est effroyable, ça fait beaucoup de peine », insiste l’économiste.
Dans les années 1990 et au début des années 2000, la France affichait un PIB par habitant 18 % supérieur à la moyenne européenne. Aujourd’hui, elle se retrouve 2 % en dessous. Cette bascule symbolise un décrochage profond et structurel, qui alimente un sentiment d’insécurité économique croissant chez les ménages. Face à cette perte de repères, de nombreux Français s’interrogent sur la protection de leur patrimoine, et certains se tournent vers des solutions tangibles comme l’or physique, valeur refuge historique en période de déclassement économique.
Un déclassement européen qui s’accélère dangereusement
Le classement Eurostat est sans appel. Des pays naguère considérés comme « en rattrapage » dépassent désormais la France : Chypre, Malte, voire certains pays d’Europe centrale. « Les pays émergents européens nous rattrapent pendant que nous nous dégradons », alerte Marc Touati.
Ce déclassement n’est pas anecdotique. Il signifie concrètement moins de pouvoir d’achat, plus de pression fiscale, moins de marges de manœuvre budgétaires et, à terme, une fragilisation de l’épargne des ménages. Dans ce climat de perte de confiance, il devient rationnel pour de nombreux épargnants de diversifier hors des actifs purement financiers, notamment via des métaux précieux reconnus pour leur résilience en temps de crise.
Classement mondial : la France chute lourdement
Au niveau mondial, le constat est encore plus sévère. Selon le FMI, la France est passée de la 11ᵉ place mondiale en 1990 à la 24ᵉ place aujourd’hui en termes de PIB par habitant. « Nous avons perdu 13 places », rappelle Marc Touati, pendant que d’autres pays développés — États-Unis, Allemagne, Belgique — progressaient.
Ce déclassement mondial souligne une incapacité persistante à créer de la richesse réelle. La croissance est artificiellement maintenue par la dette, ce qui fait peser un risque majeur sur la stabilité économique future. Dans ce contexte, conserver une partie de son épargne dans des actifs décorrélés des politiques publiques, comme l’or d’investissement, apparaît pour beaucoup comme une stratégie de bon sens.
Dette publique : la fuite en avant devient incontrôlable
Marc Touati est catégorique : « Le vrai problème de la France, c’est la dette ». Avec près de 118 % du PIB aujourd’hui et une trajectoire qui pourrait mener à 130 % d’ici 2028-2029, la France s’approche dangereusement des niveaux italiens et grecs.
Le plus inquiétant n’est pas seulement le stock de dette, mais sa dynamique. Depuis 2007, la dette publique française a augmenté de près de 180 %, alors que le PIB n’a progressé que de 58 % en valeur. « Trois fois plus de dette que de croissance », résume l’économiste. Une telle dérive fragilise mécaniquement la monnaie, l’épargne et la capacité de l’État à faire face à une crise majeure. D’où l’intérêt croissant pour des actifs hors système, comme l’or physique conservé en dehors du circuit bancaire.
Budget 2026 : impôts en hausse, dépenses toujours incontrôlées
Contrairement au discours officiel, le budget 2026 ne marque aucun tournant. « C’est factice », tranche Marc Touati. Les dépenses publiques continuent d’augmenter, de 38 milliards d’euros, tandis que 75 % de la réduction du déficit repose sur des hausses d’impôts.
Cette pression fiscale accrue pèse directement sur les ménages et les entreprises, accélérant les délocalisations et les faillites. Pour l’épargnant, cela signifie un risque accru de ponctions futures, directes ou indirectes. Anticiper ces scénarios passe souvent par une diversification prudente, incluant des supports tangibles insensibles aux décisions budgétaires.
Croissance et chômage : une incohérence alarmante
Autre signal inquiétant : la croissance officielle et la hausse du chômage évoluent dans le mauvais sens. En 2025, le PIB progresse faiblement tandis que le chômage grimpe de 7,3 % à 7,7 %, et pourrait atteindre 8,5 % en 2026. « Quand le PIB augmente vraiment, le chômage baisse. Là, c’est l’inverse », souligne Marc Touati.
Cette incohérence traduit une croissance artificielle, soutenue par les stocks et le commerce extérieur, mais pas par l’investissement productif. Dans ce contexte instable, sécuriser une partie de son patrimoine via l’or, valeur refuge face aux cycles économiques dégradés, devient une option sérieusement envisagée.
Or, dollar, Bitcoin : des marchés sous tension extrême
Les marchés financiers ressemblent désormais à des montagnes russes. L’or a connu des sommets historiques avant de corriger violemment, puis de repartir à la hausse. « Je n’ai jamais vu ça de toute ma carrière », confie Marc Touati. Malgré cette volatilité, l’or affiche une hausse spectaculaire sur le long terme, portée par les achats massifs des banques centrales et les craintes géopolitiques.
À l’inverse, le Bitcoin a subi une correction sévère, rappelant sa nature hautement spéculative. Dans ce chaos, l’or conserve son statut de valeur refuge, ce qui explique l’intérêt croissant pour l’achat d’or physique pour se prémunir contre les chocs financiers.
Comment protéger son épargne dans ce contexte anxiogène ?
La question revient sans cesse : « Comment protéger son épargne ? » Marc Touati insiste sur la prudence, la diversification et la méfiance vis-à-vis des promesses de rendement sans risque. Livrets réglementés, obligations, cryptomonnaies : aucun support n’est sans faille.
Dans ce climat d’incertitude, conserver une poire pour la soif sous forme d’actifs tangibles et liquides reste une stratégie éprouvée. C’est pourquoi de nombreux épargnants se tournent vers l’or d’investissement, indépendant des politiques monétaires et budgétaires.
2026 : des perspectives particulièrement sombres
Pour 2026, les projections sont préoccupantes : croissance autour de 0,6 %, inflation en reprise, chômage en forte hausse et dette publique dépassant les 122 % du PIB. « L’avenir de la France paraît extrêmement dangereux », prévient Marc Touati.
Dans ce contexte, attendre passivement expose l’épargnant à de lourdes déconvenues. Anticiper, diversifier et sécuriser une partie de son patrimoine devient une nécessité, notamment via des actifs refuges reconnus en période de crise systémique.
Conclusion – Regarder la réalité en face avant qu’il ne soit trop tard
La situation économique française n’est plus une simple alerte : c’est une urgence. Appauvrissement, dette, chômage, instabilité monétaire… Les signaux sont au rouge. Comme le répète Marc Touati, « il faut dire la vérité, même si elle dérange ».
Pour les ménages, cela implique de ne plus subir, mais d’agir. Comprendre, anticiper et protéger son épargne devient vital dans une France entrée dans une zone de turbulences profondes. Dans cette optique, des solutions éprouvées comme l’investissement dans l’or physique peuvent constituer un pilier de sécurité face à un avenir de plus en plus incertain.



Déjà en 2009, le récit romantique « les corps indécents » nous disait que la France aller tout droit s’enfoncer dans la pauvreté et l’Europe avec ! Tout simplement déjà parce que « l’enrichissement rapide de la Chine, de l’Inde, de la Russie entraine de facto l’appauvrissement du reste du monde » (écrit dans ce récit troublant) Les richesses des uns entrainent la misère des autres par effet de vases communicants. La misère est appelée à progresser grave en France et en Europe dépourvue d’énergie (Gaz, pétrole) et de matières premières comme souligné dans ce texte qui a fait l’objet d’une ré-édition en 2025. Le pire est bien devant nous. La survie avant le sauve qui peut ?