Le marché est actuellement plongé dans une grande incertitude.
Voici quelques-unes des questions clés qui restent actuellement sans réponse :
- La frénésie d’investissements des géants de la tech et des 7 magnifiques a-t-elle enfin atteint le point où les potentiels avantages (leadership en IA) ne compensent plus les dépenses (plus de 400 milliards de dollars par an) ?
- Les nouveaux modèles d’IA (Claud d’Anthropic, Manus, l’assistant de codage de ChatGPT) capables d’écrire du code vont-ils rendre obsolètes les entreprises de logiciels en tant que service (SaaS) ?
- La Cour suprême invalidera-t-elle l’utilisation par l’administration Trump de la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux (IEEPA) pour imposer des droits de douane généralisés sur les importations, créant ainsi une nouvelle vague de volatilité des marchés ?
Chacune de ces situations pourrait potentiellement déclencher une nouvelle instabilité du marché. Cependant, une chose est claire.
Le monde s’enfonce dans une nouvelle phase d’inflation.
Les États-Unis sont tellement décriés dans les médias que l’on oublie souvent l’importance de leur économie. Les États-Unis sont la première économie mondiale. Leur PIB est supérieur à celui des deuxième, troisième et quatrième économie mondiale (Chine, Allemagne et Japon) réunies.
Et les États-Unis mènent une politique économique agressive de « croissance à outrance »… creusant des déficits budgétaires dignes d’une récession alors que l’économie croît à un taux annualisé d’environ 4 %… tout en faisant pression sur la Fed, qui baisse déjà ses taux et mène un programme d’assouplissement quantitatif illimité de 40 milliards de dollars par mois, pour qu’elle assouplisse encore plus agressivement sa politique monétaire.
En outre, l’administration Trump s’engage pleinement dans la course à l’armement en matière d’IA, désignant plus de 60 minéraux comme « essentiels » à la sécurité nationale, réduisant drastiquement la réglementation pour accélérer la production nationale et investissant même directement dans des entreprises publiques et privées.
L’évolution de la situation reste incertaine, mais il n’est pas nécessaire d’être un génie pour constater que tout cela est fortement inflationniste. Certes, les indicateurs officiels de l’inflation (l’indice des prix à la consommation et les dépenses de consommation des ménages) sont à la baisse… mais on oublie souvent que la raison d’être de ces indicateurs est de sous-estimer l’inflation réelle, surestimant ainsi la croissance et masquant la baisse du niveau de vie réel aux États-Unis.
Si vous ne me croyez pas… considérez que les banques centrales achètent désormais plus de 1 000 tonnes d’or par an.
Il faut tenir compte du fait que les matières premières tangibles telles que le cuivre, le lithium, le zinc et autres ont toutes atteint des niveaux records sur plusieurs années, voire de tout temps.
Il faut tenir compte du fait que des experts du secteur, comme Robert Friedland, mettent en garde contre les pénuries d’approvisionnement en ressources économiques essentielles.
Il faut tenir compte du fait que le dollar américain vient de franchir une ligne de tendance haussière qui durait depuis 15 ans.

Tous les signes sont là… l’inflation est de nouveau à la hausse. Et les investisseurs disposent d’un laps de temps très court pour allouer des capitaux et en tirer profit.
Source: gainspainscapital


