L’économiste et stratège macro David Hunter, fort de plus de 50 ans d’expérience à Wall Street, maintient un scénario radical : après un ultime sommet euphorique des marchés, un effondrement mondial pourrait surpasser la crise de 1929, avant de laisser place à un supercycle historique des matières premières. Selon lui, l’or pourrait atteindre 20 000 $, l’argent 500 $, et le pétrole 500 $ également dans la prochaine décennie. Dans un tel environnement, anticiper une protection patrimoniale via l’achat d’or physique comme assurance contre un crash systémique devient une stratégie de prudence élémentaire.
Un dernier sommet avant l’effondrement ?
David Hunter estime que le marché haussier entamé au début des années 1980 touche à sa phase parabolique finale. Il anticipe encore une hausse pouvant porter le S&P 500 vers 9 500 points et le Nasdaq vers 32 000 avant le retournement. Ce serait, selon lui, l’ultime extension d’un cycle haussier de 43 ans. Mais une fois le sommet atteint, la correction pourrait être brutale — jusqu’à 80 % sur les grands indices. Dans cette perspective de bulle terminale, consolider son patrimoine avec un investissement en or physique tangible permet de réduire l’exposition aux actifs purement financiers.
Une récession déjà en gestation ?
Officiellement, la croissance américaine reste positive, avec un PIB encore solide début 2026. Pourtant, Hunter souligne une fracture : une économie portée par les dépenses industrielles (IA, relocalisations, infrastructures) mais un consommateur fragilisé, notamment dans les classes moyennes et modestes. Historiquement, rappelle-t-il, les récessions sont souvent reconnues après coup par le National Bureau of Economic Research. Selon lui, les signes de contraction sont déjà visibles sous la surface. Dans ce contexte incertain, détenir de l’or physique en dehors du système bancaire offre une sécurité indépendante des statistiques officielles.
Banques centrales : vers un retour massif à la planche à billets
Hunter estime que face à un effondrement financier, les banques centrales n’auront d’autre choix que de relancer massivement la création monétaire. Après un bilan passé de 875 milliards à près de 9 000 milliards de dollars pour la Federal Reserve depuis 2008, il envisage un scénario où ce bilan pourrait exploser bien au-delà en cas de panique systémique. Ce choc monétaire préparerait le terrain à une inflation à deux chiffres, voire au-delà de 20 %. Dans un monde de création monétaire illimitée, renforcer son patrimoine via l’achat d’or d’investissement reconnu internationalement constitue une réponse rationnelle à l’érosion monétaire.
Or et argent : vers 6 800 $, puis 20 000 $ ?
À court terme, Hunter vise 6 800 $ pour l’or et 180 $ pour l’argent dans la phase finale haussière. Mais c’est après le crash que les chiffres deviennent vertigineux : 20 000 $ l’once d’or et 500 $ l’argent dans les années 2030. Il considère même ces niveaux comme potentiellement conservateurs si l’inflation s’emballe. La récente envolée au-dessus de 5 000 $ pour l’or et 75 $ pour l’argent renforce, selon lui, la dynamique structurelle. Dans cette optique, accumuler progressivement de l’or physique comme réserve stratégique permet d’accompagner un cycle haussier d’ampleur historique.
Un supercycle des matières premières sans précédent
Au-delà des métaux précieux, Hunter anticipe un choc haussier sur l’ensemble des matières premières après la dépression : cuivre à 20 $, pétrole à 500 $, gaz naturel multiplié par dix. Il compare la période à venir au choc inflationniste des années 1970, mais en version amplifiée. La combinaison de relocalisations industrielles, d’investissements massifs et d’une masse monétaire en expansion créerait une pression durable sur l’offre mondiale. Dans un tel supercycle, conserver une allocation en or physique comme pilier de stabilité permet de bénéficier d’un actif historiquement corrélé aux périodes inflationnistes extrêmes.
Le dollar et la fin d’un cycle centenaire ?
Hunter se montre baissier sur le dollar à moyen terme, envisageant un recul marqué de l’indice DXY. Toutefois, il n’anticipe pas un abandon immédiat du statut de monnaie de réserve. Il décrit plutôt la fin d’un “supercycle” de près d’un siècle, entamé après la Grande Dépression. Selon lui, nous serions dans la dernière décennie d’un système basé sur l’expansion continue du crédit. Face à cette transition historique, sécuriser une partie de son patrimoine via l’acquisition d’or physique en pleine propriété apparaît comme une mesure de souveraineté financière.
Conclusion : se préparer au choc… et à l’après
Le scénario de David Hunter est extrême, mais il repose sur une lecture cyclique de l’histoire financière : bulle, effondrement, puis renaissance inflationniste. Si ce schéma se réalise, les actifs financiers traditionnels pourraient subir une correction historique avant que les matières premières n’entrent dans une phase explosive.
Dans un monde où l’endettement global atteint des sommets et où la création monétaire reste l’outil privilégié des autorités, la question centrale n’est plus de savoir si la volatilité reviendra, mais quand.
Face à un potentiel “crash pire que 1929”, la discipline, la diversification et la détention d’actifs tangibles pourraient faire toute la différence entre subir l’histoire… ou la traverser avec résilience.



