Ed Yardeni pense que le repli du cours de l’or peut être une opportunité d’achat

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Pourquoi l’or n’est pas mort quand il baisse

Le repli récent de l’or ne doit pas être lu comme un effondrement de sa thèse fondamentale, mais comme une phase de respiration après une hausse très forte, ce qui est précisément le type de mouvement qui remet les investisseurs à l’épreuve. Ed Yardeni explique dans l’interview que, même s’il reconnaît le caractère non productif de l’or, il a fini par devenir plus constructif sur le métal au moment où celui-ci a franchi des niveaux historiques, notamment parce que les banques centrales ont renforcé leurs achats après la guerre en Ukraine et que certains pays ont cherché à réduire leur dépendance au dollar et à l’euro. Les données de marché récentes confirment que l’or a corrigé depuis son sommet, mais qu’il reste installé à un niveau encore très élevé, autour de 3 978 à 4 000 dollars l’once début juillet 2026, ce qui ressemble davantage à une consolidation qu’à une rupture de régime. Dans ce contexte, le raisonnement n’est pas “faut-il fuir l’or ?”, mais plutôt “que raconte vraiment cette baisse sur le comportement des grands acheteurs ?”. Acheter de l’or physique

Le vrai moteur reste le capital, pas l’émotion

L’un des messages les plus importants de cette interview est que les marchés haussiers durables ne sont pas forcément ceux qui montent parce que tout le monde s’emballe, mais ceux qui sont soutenus par une logique économique cohérente. Yardeni insiste sur un point simple: les actions montent aujourd’hui surtout grâce aux bénéfices, à la productivité et à la vigueur de l’économie, pas seulement grâce à la spéculation ou à la peur de rater le train. Cette lecture est utile pour l’or aussi, car elle rappelle qu’un actif peut reculer en prix tout en restant stratégiquement demandé par les acteurs les plus avertis. Le World Gold Council confirme d’ailleurs que les banques centrales ont encore acheté 244 tonnes nettes au premier trimestre 2026, preuve que l’accumulation institutionnelle continue malgré les fluctuations de marché. Autrement dit, le prix de court terme ne résume jamais à lui seul la logique de long terme. Découvrir le catalogue or et argent

Pourquoi les banques centrales reviennent à l’or

Dans l’interview, Yardeni relie la montée de l’or à une méfiance croissante envers les monnaies de réserve traditionnelles et à la volonté de certains États de diversifier leurs actifs stratégiques. Cette idée est loin d’être abstraite: le World Gold Council souligne que la demande des banques centrales reste soutenue par les incertitudes géopolitiques et par le besoin de réserver une place plus importante à un actif sans risque de contrepartie. Le cœur du sujet n’est donc pas seulement l’inflation ou les taux, mais la confiance dans le système financier international. Quand cette confiance se fragilise, l’or redevient un instrument de prudence, presque de souveraineté. C’est aussi la raison pour laquelle un repli de prix peut parfois être lu par les acheteurs professionnels comme une fenêtre d’accumulation, non comme un motif d’abandon. Investir dans l’or et l’argent

Le contexte macro reste favorable au métal

Même si Yardeni est avant tout connu pour son optimisme sur les actions, son raisonnement macro reste intéressant pour l’or: il décrit une économie américaine résiliente, portée par la consommation, l’IA et la création de richesse, tout en admettant que les politiques monétaires et budgétaires restent un risque permanent pour les portefeuilles. Cela signifie que l’or conserve sa fonction de filet de sécurité, surtout quand les marchés financiers évoluent sur des valorisations élevées et que le débat sur les taux ou les déficits reste tendu. En parallèle, les données du marché montrent que l’or n’est pas sorti du radar des investisseurs: malgré la correction, le métal reste sur des niveaux historiquement élevés et la demande totale du premier trimestre 2026 a atteint 1 231 tonnes, avec une hausse spectaculaire en valeur. En clair, le scénario de fond n’est pas celui d’un désintérêt, mais d’une sélection plus exigeante des points d’entrée. Profiter du repli sur l’or

Pourquoi le repli peut attirer les investisseurs intelligents

Les investisseurs les plus solides n’achètent presque jamais parce que le consensus est euphorique; ils achètent quand le récit devient plus nuancé et que les prix redescendent vers une zone plus lisible. C’est précisément le type de situation que Yardeni décrit lorsqu’il parle d’un marché où les corrections deviennent des opportunités, y compris dans un environnement chargé politiquement. Pour l’or, la logique est encore plus claire: une baisse de 20% environ depuis le sommet de janvier 2026 redonne de l’air aux acheteurs de long terme, tout en laissant intacte la fonction de réserve de valeur du métal. Le marché ne dit donc pas “l’or est fini”, il dit plutôt “le rythme de hausse a changé, mais la demande stratégique n’a pas disparu”. C’est souvent à ce moment-là que les décisions les plus rationnelles se prennent, quand le bruit de court terme laisse enfin voir le fond du mouvement. Acheter lors d’un repli

Ce que cette interview change pour l’investisseur

Le fond du propos de Yardeni est simple: il ne faut pas laisser la politique, les titres anxiogènes ou les récits trop binaires dicter les décisions d’investissement. Appliqué à l’or, cela signifie qu’un investisseur sérieux doit regarder la structure de la demande, la position des banques centrales, le niveau réel des taux, la confiance monétaire et le contexte géopolitique avant de conclure qu’un repli invalide la tendance. Or, ces éléments restent largement favorables à une vision prudente et diversifiée, même si certains actifs comme les actions continuent de surperformer à court terme. L’or n’a pas besoin de battre tous les actifs tous les mois pour rester utile; il a besoin de rester ce qu’il a toujours été: un actif de protection quand la visibilité se dégrade. Voir l’or physique disponible

Conclusion de marché

Si Ed Yardeni voit encore de la force dans les actions, son discours donne paradoxalement une bonne raison de surveiller l’or de près: les marchés les plus chers peuvent continuer de monter, mais les actifs tangibles conservent leur rôle de stabilisateur quand les valorisations, les taux et la géopolitique deviennent plus complexes. La correction actuelle de l’or, loin d’être une fin d’histoire, ressemble donc à une période où les investisseurs les plus patients peuvent recommencer à construire leur position avec davantage de marge de sécurité. En un mot, le repli n’annule pas la thèse; il peut au contraire la rendre plus intéressante. Passer à l’achat d’or et d’argent

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