La question de la dette publique française revient avec une intensité croissante dans le débat économique. Alors que le déficit continue de se creuser, que les dépenses publiques atteignent des niveaux records et que les taux d’intérêt demeurent sous surveillance, certains économistes estiment que la France ne fait plus face à une simple dérive budgétaire mais à une véritable crise structurelle. Parmi eux, Bernard Monot développe une analyse particulièrement alarmante, considérant que l’État français serait déjà, d’un point de vue patrimonial, en situation de ruine et que seule l’intervention permanente de la Banque centrale européenne retarderait une crise beaucoup plus profonde. Acheter de l’or physique afin de préserver une partie de son patrimoine face aux incertitudes économiques constitue, selon les partisans de cette approche, une stratégie de diversification patrimoniale lorsque les risques pesant sur les finances publiques augmentent.
Pour Bernard Monot, la France aurait déjà franchi le stade de la ruine financière
Dans son raisonnement, Bernard Monot distingue trois étapes successives dans l’effondrement des finances publiques d’un État : la ruine, la quasi-faillite puis la banqueroute. Selon lui, la France aurait déjà franchi la première étape. Son argument repose sur une lecture patrimoniale du bilan de l’État. Il estime que les actifs publics représenteraient environ 4 500 milliards d’euros alors que les engagements totaux, en intégrant les dettes explicites ainsi que certains engagements futurs, atteindraient environ 7 500 milliards d’euros. À partir de ce constat, il considère que le passif dépasse largement les actifs et qu’un acteur privé présentant une telle situation serait juridiquement considéré comme ruiné. Cette lecture ne fait toutefois pas consensus parmi les économistes, qui rappellent que les États disposent de caractéristiques particulières — capacité de lever l’impôt, durée de vie indéfinie, souveraineté budgétaire — les distinguant d’une entreprise. Néanmoins, Bernard Monot soutient que cette différence ne doit pas masquer la dégradation continue de la situation financière française. L’or physique est souvent présenté comme un actif de diversification lorsque certains investisseurs redoutent une détérioration durable des finances publiques.
La BCE gagnerait du temps mais ne résoudrait pas le problème de fond, bien au contraire…
L’un des piliers du raisonnement développé par Bernard Monot concerne le rôle de la Banque centrale européenne. Selon lui, les taux auxquels la France continue aujourd’hui d’emprunter ne refléteraient pas pleinement la réalité du risque financier grâce au soutien indirect apporté par la BCE, notamment via ses différents programmes d’achat d’obligations souveraines et son influence sur les conditions de financement dans la zone euro. Il considère que cette politique ne ferait que repousser l’échéance d’un ajustement devenu inévitable. À ses yeux, les banques centrales occidentales « achètent du temps », sans supprimer les déséquilibres accumulés depuis plusieurs décennies. Dans cette logique, le renouvellement régulier des centaines de milliards d’euros d’obligations arrivant à échéance ne constituerait qu’un report permanent des difficultés. Détenir une partie de son épargne en or physique est souvent mis en avant par ceux qui estiment que les politiques monétaires accommodantes fragilisent progressivement la valeur des monnaies fiduciaires.
Le véritable risque serait un krach obligataire
Pour Bernard Monot, l’élément déclencheur ne serait pas directement le niveau absolu de la dette mais la perte de confiance des marchés obligataires. Il explique que tant que les investisseurs continuent d’accepter de financer l’État à des taux relativement contenus, le système reste fonctionnel malgré son déséquilibre. En revanche, une forte remontée des rendements des obligations d’État françaises constituerait, selon lui, le point de bascule. Il évoque notamment un seuil situé autour de 5,17 % sur l’OAT française à dix ans, niveau à partir duquel les charges d’intérêts deviendraient, selon ses calculs, extrêmement difficiles à supporter pour les finances publiques. Il considère alors qu’une crise de solvabilité pourrait apparaître rapidement, ouvrant la voie à une véritable banqueroute de l’État. Cette hypothèse reste débattue parmi les spécialistes, mais elle constitue l’un des fondements de son analyse économique. L’acquisition d’or d’investissement est fréquemment envisagée comme une protection contre les crises obligataires et monétaires.
Une comparaison assumée avec la crise des assignats et la banqueroute des Deux-Tiers
Pour illustrer son raisonnement, Bernard Monot établit un parallèle historique avec la fin du XVIIIᵉ siècle. Selon lui, la situation actuelle présenterait certaines similitudes avec la période qui a suivi la Révolution française. À cette époque, confronté à une dette colossale et à une pénurie de ressources financières, l’État avait massivement émis des assignats, une monnaie papier initialement garantie par les biens nationaux. Au fil des émissions successives, la confiance s’est progressivement érodée, entraînant une perte spectaculaire de la valeur de cette monnaie et une inflation galopante. Bernard Monot rappelle qu’en 1797, le Directoire décida de ce que l’Histoire a retenu sous le nom de « banqueroute des Deux-Tiers », une mesure par laquelle l’État annula une très grande partie de sa dette publique, provoquant des pertes considérables pour les créanciers et une destruction massive de patrimoine. Selon lui, ce précédent historique démontre qu’un État peut parfaitement perdre sa solvabilité malgré son pouvoir de lever l’impôt. Il considère que la France moderne ne serait évidemment pas confrontée aux mêmes mécanismes institutionnels, mais que les déséquilibres budgétaires actuels pourraient conduire à des conséquences patrimoniales comparables pour les épargnants si la confiance dans la dette souveraine venait à disparaître. Diversifier son patrimoine avec de l’or physique est, dans cette optique, présenté par certains investisseurs comme un moyen de limiter l’impact d’une éventuelle perte de valeur des actifs financiers libellés en monnaie fiduciaire.
Une dette publique devenue, selon lui, exponentielle et difficilement contrôlable
Bernard Monot insiste également sur l’évolution extrêmement rapide de l’endettement français au cours des deux dernières décennies. Il rappelle qu’au moment de la crise financière mondiale de 2008, la dette publique officielle avoisinait 1 600 milliards d’euros. À ses yeux, l’augmentation observée depuis constitue l’un des indicateurs les plus préoccupants de la dégradation des finances nationales. Il souligne qu’à la mi-2026, la dette officielle dépasse désormais les 3 500 milliards d’euros et estime que plusieurs dizaines de milliards supplémentaires pourraient encore être empruntés avant la fin de l’exercice budgétaire. Selon son analyse, cette dynamique ne suit plus une progression linéaire mais une trajectoire qu’il qualifie d’exponentielle, alimentée à la fois par des déficits récurrents et par une augmentation continue des dépenses publiques. Il considère qu’à ce rythme, le remboursement intégral de la dette devient progressivement hors de portée et que le système repose essentiellement sur le refinancement permanent des emprunts arrivant à échéance. Dans cette lecture, le véritable danger ne réside pas uniquement dans le montant de la dette, mais dans la dépendance croissante de l’État à des marchés financiers qui pourraient, un jour, exiger une rémunération bien plus élevée pour continuer à lui prêter. Acheter de l’or d’investissement est souvent évoqué comme une solution de diversification lorsque l’incertitude économique et budgétaire s’accentue.
Le poids des dépenses publiques au cœur de son diagnostic
Contrairement à une idée largement répandue dans le débat public, Bernard Monot ne considère pas que les principales difficultés budgétaires proviennent en priorité du système de protection sociale. Il affirme que le premier consommateur de dépenses publiques demeure l’État lui-même. Selon lui, les dépenses de fonctionnement de l’administration centrale auraient fortement progressé ces dernières années, avec plusieurs dizaines de milliards d’euros supplémentaires engagés chaque année. Il estime que cette augmentation résulte notamment de la croissance continue des structures administratives, de la multiplication des organismes publics et du poids des effectifs de la fonction publique d’État. À ses yeux, cette évolution contribue directement à l’aggravation du déficit budgétaire annuel. Bernard Monot critique également les réponses proposées par une partie de la classe politique, qu’il juge essentiellement concentrées sur une réduction des dépenses sociales telles que les retraites, l’assurance chômage, les prestations familiales ou encore la Sécurité sociale. Selon lui, ces politiques s’attaqueraient davantage aux conséquences qu’à la véritable origine du déséquilibre budgétaire. Son analyse consiste au contraire à soutenir qu’une réforme profonde du fonctionnement de l’État serait indispensable pour espérer stabiliser durablement les finances publiques françaises. Conserver une partie de son patrimoine sous forme d’or physique est parfois présenté comme une manière de se prémunir contre les conséquences potentielles d’une dégradation durable des comptes publics.
Une perte de confiance qui pourrait avoir des conséquences bien au-delà des marchés financiers
L’un des aspects les plus importants de l’analyse développée par Bernard Monot concerne les effets qu’une crise de la dette pourrait produire sur l’ensemble de l’économie réelle. Selon lui, une envolée durable des taux d’intérêt ne se limiterait pas à alourdir le coût de financement de l’État. Elle pourrait également renchérir le crédit des entreprises, ralentir fortement l’investissement, freiner le marché immobilier, peser sur la consommation des ménages et affaiblir durablement la croissance économique. Il estime que la confiance constitue aujourd’hui le principal pilier sur lequel repose la capacité de la France à continuer de financer son déficit. Si cette confiance venait à disparaître, la crise pourrait alors dépasser largement le cadre budgétaire pour affecter directement le patrimoine des ménages, la valeur de l’épargne, le financement des retraites ainsi que l’activité économique dans son ensemble. C’est précisément cette éventualité qui conduit Bernard Monot à alerter sur ce qu’il considère comme un risque systémique majeur pour la France au cours des prochaines années. L’or physique demeure, pour de nombreux investisseurs, un actif recherché en période d’incertitude financière et monétaire, même si, comme tout investissement, il comporte également des risques et ne garantit pas une protection contre toutes les situations économiques.
Pourquoi Bernard Monot considère que la question dépasse largement la simple dette publique
Dans l’analyse développée par Bernard Monot, l’endettement de la France n’est finalement que la partie visible d’un déséquilibre beaucoup plus profond. Selon lui, la dette officielle, bien qu’elle atteigne désormais des niveaux historiques, ne reflète pas l’ensemble des engagements pris par la puissance publique. Il invite ainsi à prendre en compte ce qu’il qualifie de « hors bilan », c’est-à-dire l’ensemble des engagements futurs de l’État qui ne figurent pas directement dans la dette publique au sens des critères européens, mais qui pèseront néanmoins sur les finances nationales au fil des années. Il évoque notamment les engagements liés aux retraites des fonctionnaires, certaines garanties accordées par l’État ou encore différents passifs qui devront être honorés à long terme. Dans cette perspective, Bernard Monot estime que la photographie réelle de la situation financière française apparaît beaucoup plus dégradée que celle généralement présentée dans les statistiques officielles. Selon lui, cette accumulation d’engagements limite progressivement les marges de manœuvre budgétaires et augmente la vulnérabilité du pays face à un choc économique ou financier majeur. Acheter de l’or physique afin de diversifier une partie de son patrimoine est, dans cette logique, présenté par certains épargnants comme une manière de ne pas dépendre exclusivement d’actifs financiers liés au système monétaire.
Le risque d’une spirale des taux d’intérêt
L’un des scénarios qui préoccupe particulièrement Bernard Monot repose sur le fonctionnement même des marchés obligataires. Selon lui, plus la dette augmente, plus les investisseurs exigent, à terme, une rémunération élevée pour compenser le risque qu’ils perçoivent. Cette hausse des taux accroît alors le coût des intérêts supportés par l’État, ce qui alimente à son tour les déficits publics et nécessite de nouveaux emprunts. Un cercle vicieux peut ainsi s’installer : davantage de dette conduit à des taux plus élevés, lesquels génèrent des dépenses supplémentaires qui imposent de nouvelles émissions obligataires. Bernard Monot considère que cette dynamique est susceptible d’accélérer brutalement si la confiance des marchés venait à se détériorer. Il rappelle que les investisseurs internationaux disposent aujourd’hui d’un large choix de dettes souveraines et que la France doit rester attractive pour continuer à financer plusieurs centaines de milliards d’euros d’émissions chaque année. À ses yeux, une perte de crédibilité budgétaire pourrait rapidement modifier les conditions de financement du pays. Détenir une partie de son patrimoine sous forme d’or d’investissement est souvent présenté comme une stratégie de diversification face au risque de tensions durables sur les marchés obligataires.
Des conséquences possibles pour les ménages, les entreprises et les épargnants
Dans le scénario envisagé par Bernard Monot, les répercussions d’une crise financière ne concerneraient pas uniquement les comptes de l’État. Il estime que l’ensemble de l’économie pourrait être affecté. Une hausse importante des taux d’intérêt renchérirait le coût des crédits immobiliers, réduirait les capacités d’investissement des entreprises et pèserait sur le pouvoir d’achat des ménages. Les collectivités territoriales devraient elles aussi emprunter à des conditions moins favorables, ce qui pourrait conduire à une diminution des investissements publics ou à une augmentation de la fiscalité locale. Bernard Monot souligne également que les épargnants ne seraient pas épargnés. Selon lui, une crise de confiance majeure pourrait fragiliser la valeur de nombreux actifs financiers, affecter certaines obligations souveraines et peser indirectement sur les contrats d’assurance-vie fortement investis en dette publique. Il insiste sur le fait que la stabilité financière repose avant tout sur la confiance des créanciers et que toute remise en cause de cette confiance pourrait avoir des effets rapides sur l’ensemble de l’économie. L’or physique est régulièrement considéré comme un actif de long terme destiné à compléter un patrimoine diversifié, sans pour autant constituer une garantie contre tous les risques économiques.
Un débat économique qui reste largement ouvert
Si les analyses de Bernard Monot trouvent un écho auprès de nombreux observateurs préoccupés par la trajectoire des finances publiques françaises, elles font également l’objet de débats nourris parmi les économistes. Certains considèrent en effet que comparer le bilan d’un État à celui d’une entreprise privée présente des limites importantes. Ils rappellent qu’un État dispose de ressources spécifiques, notamment sa capacité à lever l’impôt, à réformer ses dépenses, à émettre de la dette sur des horizons très longs et, dans le cas des pays membres de la zone euro, à évoluer dans un cadre monétaire soutenu par la Banque centrale européenne. D’autres estiment toutefois que ces particularités ne sauraient justifier une augmentation illimitée de la dette publique et soulignent que la maîtrise durable des déficits constitue un enjeu essentiel pour préserver la confiance des investisseurs. Ce constat fait aujourd’hui l’objet d’un consensus bien plus large : quelles que soient les divergences sur les scénarios les plus pessimistes, la nécessité de rétablir progressivement l’équilibre des finances publiques est régulièrement mise en avant par de nombreuses institutions économiques françaises et internationales.
Conclusion : un avertissement qui alimente le débat sur l’avenir économique de la France
À travers son analyse, Bernard Monot cherche avant tout à lancer un signal d’alerte sur ce qu’il considère comme une dérive budgétaire devenue structurelle. Selon lui, la progression continue de la dette publique, l’augmentation des dépenses de fonctionnement de l’État, la dépendance au refinancement permanent des marchés et le rôle central joué par les banques centrales constituent autant d’éléments révélateurs d’une fragilité financière croissante. Son scénario d’une possible banqueroute de l’État français demeure discuté et contesté par une partie de la communauté économique, mais il met en lumière une question devenue incontournable : jusqu’où un pays peut-il continuer à accumuler des déficits sans remettre en cause sa capacité à financer son modèle économique ? Quelle que soit la réponse apportée à cette interrogation, le débat sur la soutenabilité des finances publiques françaises devrait rester au cœur de l’actualité économique dans les années à venir. Pour les investisseurs comme pour les particuliers, la diversification patrimoniale demeure un principe de prudence largement reconnu, et l’or physique peut constituer, selon les objectifs et le profil de risque de chacun, l’un des actifs susceptibles de participer à cette diversification, aux côtés d’autres classes d’actifs.
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