Un marché de l’or profondément survendu : pourquoi Florian Grummes parle de « bottom d’été »
Après plusieurs mois de correction marquée, l’or arrive, selon l’analyste des métaux précieux Florian Grummes, dans une zone charnière où la baisse pourrait toucher à sa fin et laisser place à un mouvement de reprise. Il souligne que les indicateurs techniques, aussi bien sur les graphiques hebdomadaires que journaliers, montrent un marché « très survendu », avec une dynamique baissière qui semble s’essouffler à l’approche de la zone des 3 850–4 000 dollars. Cette configuration n’est pas sortie de nulle part : historiquement, la période allant d’avril à juin est souvent synonyme de faiblesse saisonnière pour l’or, avec des capitulations de positions spéculatives avant que le marché ne se stabilise. D’après Grummes, le mouvement récent ayant vu l’or perdre le support autour de 4 400 dollars, puis rebondir avant de rechuter vers 4 000, s’inscrit précisément dans cette phase de capitulation typique des fins de correction. Dans une telle situation, il estime que la probabilité d’un processus de « bottom building » – construction progressive d’un creux durable – est élevée, même si quelques incursions supplémentaires sous les 4 000 dollars, vers 3 900 voire 3 850, restent possibles avant que le marché ne se retourne véritablement. Pour un investisseur de long terme, cette zone de prix est perçue comme un point d’entrée intéressant pour renforcer une position en métaux précieux physiques, en particulier en or, via des solutions spécialisées comme un catalogue d’or et d’argent physique permettant d’accroître progressivement son stock d’or à ces niveaux de prix jugés attractifs, tout en gardant à l’esprit que la volatilité à court terme peut rester élevée.
Zone de support 3 850–4 000 dollars : ce que signifie une « fondation » pour le prochain mouvement
L’un des éléments centraux de l’analyse de Florian Grummes est l’importance de la zone comprise entre 3 850 et 4 000 dollars, qu’il considère comme un support majeur où le marché de l’or pourrait commencer à construire une base solide. Cette zone n’est pas qu’un simple niveau psychologique : elle correspond à des supports techniques visibles sur les graphiques, avec des creux antérieurs observés à l’automne précédent, et une concentration de volumes qui témoignent de l’intérêt des investisseurs pour l’or à ces prix. Grummes insiste sur le fait que l’or arrive dans cette zone « en situation très survendue », ce qui signifie que la majorité des opérateurs fortement levierisés ont probablement déjà été forcés de vendre, réduisant ainsi l’offre potentielle de ventes paniques supplémentaires. Il en déduit que, même si un ou deux retests de la zone des 3 900–3 850 dollars sont encore possibles, la structure actuelle du marché tend vers une stabilisation plutôt que vers un prolongement indéfini de la chute. Cette idée de « fondation » est importante pour les investisseurs de long terme : un support robuste n’implique pas un retournement instantané, mais il crée les conditions pour que les achats réguliers à ces niveaux puissent être valorisés lorsqu’un nouveau cycle haussier se mettra en place. Dans ce cadre, certains épargnants choisissent d’utiliser cette zone de prix comme repère pour augmenter méthodiquement leurs positions en or physique, en se tournant vers des intermédiaires adaptés tels que une sélection de pièces et lingots d’or et d’argent permettant de se positionner sur cette zone de support clé, tout en évitant de surexposer leur portefeuille aux mouvements de court terme.
Rallye d’été potentiel entre juillet et septembre : une opportunité à saisir sans oublier les risques
Sur la base de cette lecture technique et saisonnière, Florian Grummes anticipe qu’un rebond, voire un « summer rally », pourrait se développer entre juillet et septembre, une fois que le processus de construction de creux sera suffisamment avancé. Il précise que ce scénario n’exclut pas des séances encore chahutées à court terme, mais que la probabilité d’une reprise, après une phase de consolidation dans la zone des 3 850–4 000 dollars, lui paraît dominante. Ce type de rallye est typique des marchés de matières premières qui ont connu une phase de vente forcée : une fois la pression levierisée absorbée, les prix peuvent remonter rapidement, souvent dans un contexte de faible liquidité estivale, ce qui accentue les mouvements. Grummes reste toutefois prudent sur la question du « low final » : il reconnaît qu’il n’est pas certain que le point le plus bas de toute la correction ait déjà été inscrit, et envisage un schéma en plusieurs temps, avec un rallye d’été puis une nouvelle jambe baissière plus tard dans l’année, avant qu’un creux majeur ne se mette en place vers l’automne ou même décembre. Pour un investisseur, la clé est donc de distinguer le trading de court terme – qui peut rester délicat en environnement de faible volume et de volatilité élevée – et la construction progressive d’une position de long terme. C’est pourquoi l’analyste souligne qu’autour de 4 000 dollars, il trouve l’or « intéressant à acheter physiquement » pour augmenter son « stack », c’est‑à‑dire son stock d’or, approche qui peut être mise en œuvre à travers des achats espacés dans le temps via des solutions d’acquisition graduelle d’or et d’argent physique adaptées aux rallyes saisonniers et aux replis, plutôt que par des prises de position spéculatives trop agressives sur le court terme.
Silver en retard mais toujours stratégique : le seuil des 50 dollars sous surveillance
Si l’or concentre l’essentiel de l’attention dans cette phase de marché, Florian Grummes n’oublie pas l’argent, qu’il décrit comme étant lui aussi en correction, avec un comportement typique : sous‑performance dans les phases de hausse et surperformance dans les phases de baisse. Il rappelle que le ratio or/argent – qui compare la valeur respective des deux métaux – a récemment rebondi après avoir chuté vers 43 au début de 2026, et s’oriente de nouveau vers une zone de support autour de 78–80, ce qui confirme que l’argent reste plus fragile à court terme. Pour autant, Grummes insiste sur la dimension structurelle du marché de l’argent, et sur le fait que le seuil des 50 dollars constitue une zone symbolique et technique majeure, correspondant à la fois aux sommets de 1980 et de 2011, et à la partie supérieure d’une vaste figure « cup and handle » (tasse avec anse) qui se déploie depuis des années. À ses yeux, il n’est pas improbable que le marché cherche à tester cette zone des 50 dollars dans les mois à venir, même si le timing précis reste incertain : une telle visite ne détruirait pas la figure haussière de long terme, mais l’inscrirait dans un processus de construction plus lent, sur plusieurs années. Grummes évoque même des objectifs théoriques beaucoup plus élevés, entre 250 et 500 dollars sur le très long terme, tout en précisant qu’il faut rester extrêmement prudent sur la temporalité de ces projections, qui peuvent s’étaler sur deux, trois, cinq ans ou davantage. Pour un investisseur, l’argent apparaît donc comme un actif plus volatile que l’or, mais potentiellement très rémunérateur à long terme si ces structures se réalisent, ce qui peut justifier de combiner une base en or avec une exposition complémentaire en argent physique via des offres comme des gammes de pièces et lingots d’argent pensées pour profiter de ces grandes figures techniques sur plusieurs années, tout en acceptant les corrections intermédiaires.
Actions minières : entre phase de bottom building et pression des marchés actions surchauffés
Au‑delà des métaux eux‑mêmes, Florian Grummes consacre une part importante de son analyse aux actions minières, qu’il décrit comme se trouvant probablement dans une phase de « bottom building », même s’il demeure très prudent à court terme. Il souligne que certains titres de premier rang, comme Agnico Eagle, ont montré une relative résistance au cours des dernières semaines, ce qui pourrait indiquer qu’un début de récupération se prépare en coulisses alors que la majorité du secteur a fortement corrigé. Cependant, il insiste sur le fait que la grande majorité des investisseurs entrés sur les minières dans les derniers mois se trouvent désormais « sous l’eau », ce qui crée un contexte potentiellement explosif pour la saison des ventes à perte fiscale, notamment en octobre, novembre et décembre, lorsque ces investisseurs peuvent être incités à vendre leurs positions en perte pour des raisons fiscales. Grummes considère qu’il n’est pas encore temps de « charger » agressivement sur les minières, mais que des opportunités commencent à apparaître pour ceux qui adoptent une perspective résolument long terme et acceptent de « grignoter » progressivement des positions sur les niveaux actuels. Il met aussi en garde contre le contexte général des marchés actions, qu’il juge « dangereux », avec un S&P 500 dans une configuration de sommet potentiel après une envolée post‑crise, des semiconducteurs ayant suivi une trajectoire parabolique, et des segments liés à l’IA et aux grandes introductions en bourse qui semblent avoir attiré massivement les investisseurs moins expérimentés. Dans un tel environnement, si une correction plus vive se matérialise sur les marchés actions, la contraction de liquidité pourrait entraîner des ventes forcées sur l’ensemble des actifs, y compris l’or, l’argent et les minières, en particulier via les véhicules indiciels et les ETF, ce qui plaide pour une approche prudente et diversifiée. Pour ceux qui souhaitent s’exposer au secteur des métaux sans dépendre entièrement de la volatilité des minières en bourse, une solution consiste à renforcer en parallèle une base d’actifs physiques – pièces, lingots – par exemple grâce à des produits d’or et d’argent physique qui permettent de dissocier la détention de métal réel des fluctuations parfois excessives des actions minières, afin de maintenir un socle tangible à côté des investissements boursiers.
Liquidité, bulles technologiques et impact potentiel sur l’or et l’argent
Dans la seconde partie de son intervention, Florian Grummes insiste sur la question de la liquidité globale des marchés et sur les signes qu’il perçoit d’une possible surchauffe, voire d’une bulle dans certains segments technologiques liés à l’IA. Il évoque notamment la trajectoire parabolique des semiconducteurs, le rôle d’événements comme certaines introductions en bourse très médiatisées, et la forte intensité des dépenses d’investissement (capex) entre les géants du cloud occidentaux et leurs homologues asiatiques. À ses yeux, cette situation ressemble à un puzzle où plusieurs pièces – valorisations élevées, participation massive des investisseurs particuliers, promesses technologiques longues à réaliser – convergent pour suggérer qu’un risque de correction importante s’accumule dans les marchés actions. Grummes ne cherche pas à « appeler le top » avec certitude, ni à pousser les investisseurs à se positionner systématiquement à la baisse, mais il insiste sur le fait que le couple risque/rendement n’est plus favorable, et que la moindre contraction de liquidité pourrait entraîner une baisse plus marquée des indices. Or, dans un environnement où la liquidité disparaît, les investisseurs ne vendent pas seulement leurs positions les plus spéculatives : ils réduisent aussi leurs expositions en or, en argent et en ETF associés, ne serait‑ce que pour respecter des contraintes de marge ou de gestion du risque global. C’est pourquoi Grummes considère que, même si la configuration de long terme reste favorable aux métaux précieux, il faut s’attendre à ce qu’une phase de vraie correction des marchés actions pèse temporairement sur les métaux, avant que ceux‑ci ne reprennent leur rôle de refuge une fois le choc absorbé. Pour gérer ce type de scénario, de nombreux investisseurs choisissent de dissocier complètement leur base de métaux physiques de leurs positions financières liquides, en constituant par exemple une « réserve patrimoniale » d’or et d’argent via des solutions d’achat d’or et d’argent physique conçues pour rester à l’abri des appels de marge et des ventes forcées liées aux marchés actions, tout en gardant des liquidités dédiées aux opportunités de marché.
Construire un « stack » de métaux précieux : la logique de Florian Grummes pour les investisseurs de long terme
Au fil de son intervention, Florian Grummes revient régulièrement sur la distinction entre la logique de trading et la logique de construction de patrimoine, en particulier lorsqu’il aborde l’or physique autour de 4 000 dollars. Il explique que, dans cette zone de prix, il considère l’or « intéressant à acheter physiquement » pour « augmenter son stack », c’est‑à‑dire son stock d’or détenu en dehors du système purement financier. Cette démarche ne vise pas à capter un mouvement de quelques jours ou quelques semaines, mais à profiter des corrections pour accumuler progressivement des actifs tangibles à des niveaux jugés attractifs, en vue d’un horizon de plusieurs années. Dans sa perspective, un investisseur qui accepte qu’un cycle haussier de l’or ou de l’argent puisse prendre deux à cinq ans à se déployer peut se permettre de voir les corrections non comme des menaces, mais comme des occasions d’acheter à meilleur compte, à condition d’avoir une vision claire de ses objectifs et de sa tolérance au risque. Il insiste également sur la nécessité de tenir compte de la saisonnalité : par exemple, il rappelle que juillet est souvent une période de volumes faibles, où les marchés peuvent être plus erratiques, et où il est rarement nécessaire d’être agressivement investi à très court terme. Pour un investisseur particulier, cette logique se traduit concrètement par la mise en place d’un programme d’achats réguliers en métaux physiques – que l’on parle d’or ou d’argent – au fil des replis significatifs, en veillant à la qualité des produits et à la fiabilité des intermédiaires. Des plateformes spécialisées comme des catalogues d’or et d’argent physique permettant d’augmenter graduellement son « stack » en profitant des phases de correction peuvent constituer des outils pratiques pour matérialiser cette stratégie, à condition de l’inscrire dans un plan patrimonial global cohérent.
Entre prudence et opportunité : comment traduire l’analyse de Florian Grummes dans une stratégie concrète
Au terme de son analyse, Florian Grummes propose une vision nuancée de la situation actuelle : l’or et l’argent sont, selon lui, dans une phase de correction qui pourrait encore se prolonger, mais ils se rapprochent d’une zone de prix où les investisseurs de long terme peuvent commencer à voir des opportunités plutôt que des menaces. Il voit dans la zone 3 850–4 000 dollars pour l’or une base potentielle pour un « bottom d’été », susceptible d’être suivi d’un rallye entre juillet et septembre, avant une nouvelle phase de consolidation plus tard dans l’année. L’argent, de son côté, reste plus volatile et plus en retard, mais conserve une structure de long terme prometteuse autour de la grande figure technique qui pointe vers le seuil des 50 dollars, voire bien au‑delà sur plusieurs années. Les minières, enfin, semblent se situer dans une zone où une construction de creux est possible, mais où la prudence reste de mise face au risque de ventes à perte et à la fragilité des marchés actions, en particulier dans les segments technologiques surchauffés. Pour un investisseur, l’enjeu n’est pas de prédire précisément le jour et l’heure du creux absolu, mais de construire une stratégie adaptable, combinant liquidité, diversification et accumulation progressive de métaux physiques lorsque les conditions deviennent plus favorables. Cela implique de ne pas confondre horizon de trading et horizon patrimonial, d’accepter que les corrections fassent partie intégrante du processus de valorisation à long terme, et de s’appuyer sur des solutions concrètes pour matérialiser une base de métaux tangibles, par exemple via des offres d’or et d’argent physique adaptées à une stratégie de protection et de croissance du patrimoine sur plusieurs années, tout en gardant en tête que la gestion du risque global – notamment vis‑à‑vis des bulles potentielles sur les marchés actions – demeure essentielle.


