L’or résiste, la technologie repart : Tony Greer révèle la prochaine grande rotation des marchés

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Les marchés financiers donnent actuellement l’impression de fonctionner selon plusieurs scénarios contradictoires.

Alors que les tensions géopolitiques, l’inflation, les rendements obligataires et les risques liés au pétrole continuent de peser sur les anticipations, les actions technologiques ont récemment retrouvé de la vigueur. Dans le même temps, certaines valeurs liées aux matières premières restent recherchées, tandis que l’or évolue à des niveaux historiquement élevés après une longue phase de consolidation. Pour Tony Greer, éditeur de Sailor’s Edge, cette situation ne doit pas être interprétée comme un mouvement uniforme du marché, mais comme une succession de rotations rapides entre secteurs, actifs et thèmes d’investissement. Dans cet environnement, l’achat d’or et d’argent physiques peut constituer une solution de diversification pour les investisseurs qui souhaitent compléter leur exposition aux actions, aux obligations et aux liquidités.

Une rotation permanente entre les secteurs

Le principal enseignement de l’analyse de Tony Greer est que les investisseurs ne doivent pas considérer le marché comme un bloc homogène. L’indice S&P 500 peut progresser alors que certaines composantes reculent, tout comme il peut rester stable pendant qu’un secteur particulier connaît une accélération spectaculaire. Les grandes valeurs technologiques, les semi-conducteurs, la cybersécurité, les services internet, les banques, les compagnies aériennes, l’énergie et les métaux précieux n’obéissent pas toujours aux mêmes facteurs. Chacun de ces compartiments dispose de sa propre dynamique de bénéfices, de valorisation, de flux de capitaux et de sensibilité aux taux d’intérêt. Cette dispersion rend l’achat d’or physique dans une allocation diversifiée particulièrement pertinent pour les épargnants qui souhaitent éviter de dépendre exclusivement d’un seul indice boursier.

Selon Tony Greer, l’année 2026 a déjà été marquée par plusieurs mouvements successifs. Les métaux précieux ont d’abord attiré l’attention, avant que les valeurs liées aux services pétroliers et à l’énergie ne prennent temporairement le relais. Les semi-conducteurs ont ensuite connu une progression rapide, suivis par la cybersécurité et les sociétés internet. Cette succession de thèmes démontre que les capitaux peuvent se déplacer très rapidement d’un marché à l’autre, parfois sans que les investisseurs aient le temps de modifier sereinement leurs positions. Pour un épargnant de long terme, l’acquisition progressive d’or et d’argent permet de conserver une exposition à des actifs tangibles sans devoir courir derrière chaque mouvement spéculatif.

Pourquoi les marchés ignorent encore la géopolitique

Un autre élément frappant est la capacité des marchés à absorber les mauvaises nouvelles géopolitiques. Lorsque les investisseurs sont confrontés pendant plusieurs mois aux mêmes titres concernant un conflit, une fermeture maritime ou une intervention monétaire, l’impact de chaque nouvelle information peut progressivement diminuer. Tony Greer parle d’une forme de rendement marginal décroissant des événements géopolitiques : le premier choc provoque une forte réaction, mais les séances suivantes peuvent être moins sensibles si le scénario est déjà intégré dans les cours. Cela ne signifie pas que le risque a disparu, mais simplement que les opérateurs évaluent désormais sa probabilité et ses conséquences différemment. Dans ce contexte, l’achat d’or comme actif de protection reste une démarche de prudence, car le métal jaune peut réagir rapidement si le marché est surpris par une escalade inattendue.

Cette apparente indifférence des actions ne doit pas être confondue avec une disparition du risque. Un marché peut continuer de progresser pendant une crise tant que les investisseurs estiment que les conséquences économiques resteront limitées, que les banques centrales conserveront une marge de manœuvre et que les entreprises continueront à publier des résultats solides. Mais lorsque les anticipations changent brutalement, les actifs considérés comme résistants peuvent subir une correction rapide. L’or conserve alors une fonction particulière : il peut être recherché non seulement pour ses propriétés défensives, mais aussi parce qu’il offre une exposition à la défiance envers les monnaies, les dettes publiques et les politiques monétaires. L’achat d’or physique sans effet de levier permet toutefois d’éviter une partie des risques propres aux produits dérivés et aux positions spéculatives à court terme.

L’inflation reste le véritable arbitre

Pour Tony Greer, la question centrale n’est pas de savoir si les marchés peuvent ignorer temporairement la géopolitique, mais s’ils pourront continuer à progresser lorsque l’inflation s’installe dans la durée. Les prix de l’énergie, du carburant, du transport et des biens alimentaires finissent par influencer les indices des prix à la consommation et à la production. Même lorsque le cours du pétrole recule, les entreprises peuvent continuer à subir les effets différés des coûts précédents, notamment par l’intermédiaire des contrats d’approvisionnement, du transport et des salaires. Les données de l’ISM publiées au début du mois d’août montrent que l’activité manufacturière américaine a accéléré en juillet, mais que les pressions sur les prix demeurent élevées. [46][54] Dans cette configuration, l’achat d’or contre l’érosion du pouvoir d’achat peut intéresser les investisseurs qui recherchent une réserve de valeur potentielle sur un horizon long.

Le marché doit également distinguer une inflation ponctuelle d’une inflation persistante. Une hausse temporaire du pétrole peut provoquer un bond des indices, puis s’estomper lorsque les cours se normalisent. En revanche, si les prix de l’énergie restent élevés pendant plusieurs mois, ils peuvent se transmettre à l’ensemble de l’économie : transport des marchandises, production industrielle, chauffage, alimentation et services. La banque centrale doit alors déterminer si elle peut attendre ou si elle doit durcir sa politique monétaire pour éviter que les anticipations d’inflation ne se désancrent. Cette incertitude explique pourquoi l’achat d’or et d’argent physiques est souvent associé à une stratégie de diversification face aux risques inflationnistes, même si les métaux précieux peuvent eux aussi connaître des périodes de baisse.

Les taux obligataires au centre du jeu

Les rendements obligataires constituent le principal indicateur à surveiller pour comprendre la tension entre les actions, l’or et la politique monétaire. Lorsque les taux montent progressivement dans une économie solide, les marchés actions peuvent parfois continuer à progresser, car la hausse des rendements traduit une croissance suffisamment robuste pour soutenir les bénéfices des entreprises. En revanche, une hausse brutale des taux provoquée par une inflation inattendue ou une perte de confiance dans les finances publiques peut provoquer une forte réévaluation des actifs. Les obligations baissent, les coûts de financement augmentent et les valeurs dont la valorisation repose sur des bénéfices lointains deviennent plus vulnérables. Dans ce type de scénario, l’achat d’or physique pour diversifier un portefeuille peut offrir une exposition différente de celle des actions de croissance et des obligations à longue maturité.

Tony Greer insiste sur la vitesse du mouvement des rendements. Une hausse lente et anticipée laisse généralement aux investisseurs le temps d’ajuster leurs positions. Une accélération soudaine, au contraire, peut provoquer une dislocation du marché obligataire et contraindre les opérateurs à vendre simultanément plusieurs catégories d’actifs. C’est cette notion de vitesse qui importe davantage que le seul niveau absolu des taux. Un rendement élevé peut être compatible avec une progression des actions si la croissance et les bénéfices suivent, tandis qu’un mouvement désordonné peut déstabiliser les marchés même lorsque les taux restent relativement modérés. L’achat d’or comme actif tangible permet de compléter une stratégie qui serait trop concentrée sur les instruments de dette et les actifs sensibles aux rendements réels.

Le message de la Fed : regarder les données

Dans l’entretien fourni, Tony Greer attribue une grande importance au message de Kevin Warsh, présenté comme un président de la Réserve fédérale souhaitant que les investisseurs se concentrent sur les données économiques plutôt que sur les spéculations entourant sa personne. Cette approche revient à demander aux marchés d’observer l’inflation, l’emploi, la croissance et les conditions financières, au lieu de chercher à interpréter chaque déclaration comme le signe d’un prochain changement de taux. Une telle communication peut contribuer à stabiliser les anticipations, car elle indique que la banque centrale réagira aux chiffres effectivement publiés. L’achat d’or et d’argent pour diversifier son patrimoine reste alors pertinent pour les investisseurs qui veulent se prémunir contre un changement inattendu de politique monétaire.

Le raisonnement de Tony Greer repose sur une idée importante : une banque centrale peut parfois laisser le marché effectuer une partie du travail à sa place. Si les investisseurs anticipent une inflation plus persistante, les rendements obligataires peuvent monter avant même qu’une décision officielle ne soit prise. Les conditions financières se resserrent alors de manière automatique, ce qui réduit la nécessité d’une intervention immédiate. Mais ce mécanisme ne fonctionne que si le marché croit véritablement à la volonté de la banque centrale de combattre l’inflation. Si cette crédibilité disparaît, les taux peuvent augmenter pour de mauvaises raisons, à savoir une prime de risque plus élevée et une perte de confiance dans la monnaie. Dans cette hypothèse, l’achat d’or physique comme réserve de confiance peut prendre une importance accrue dans les stratégies patrimoniales.

L’or consolide autour de niveaux élevés

La position de Tony Greer sur l’or est particulièrement révélatrice de sa philosophie d’investissement. Il considère qu’un métal qui conserve une grande partie de ses gains après une hausse spectaculaire ne doit pas nécessairement être critiqué parce qu’il traverse une phase de stagnation. L’or avait évolué autour de 4 000 dollars l’once au début du mois d’août, après avoir fortement progressé au cours des périodes précédentes. Certaines analyses techniques identifiaient alors une zone de soutien autour de 3 900 dollars et une résistance comprise entre 4 300 et 4 400 dollars. [49] Le cours a ensuite enregistré une progression importante le 5 août, jusqu’à environ 4 243 dollars selon les données de marché disponibles. [53] Cette configuration explique pourquoi l’achat d’or d’investissement doit être pensé en fonction de l’horizon de détention, plutôt qu’à partir de la seule performance d’une séance.

Le scénario haussier défendu par Tony Greer repose sur plusieurs facteurs de fond : les déficits publics, la progression potentielle de la masse monétaire, les achats des banques centrales et la persistance des tensions géopolitiques. Ces éléments peuvent soutenir l’or, mais ils ne garantissent pas une progression en ligne droite. Le métal jaune peut reculer lorsque le dollar se renforce, lorsque les rendements réels augmentent ou lorsque les investisseurs vendent leurs positions pour couvrir des pertes sur d’autres marchés. Il peut également rester plusieurs semaines ou plusieurs mois dans une zone étroite avant de choisir une direction. Pour cette raison, l’achat progressif de pièces et de lingots d’or peut être plus prudent qu’une entrée unique réalisée après une accélération du cours.

Le pétrole reste un facteur d’inflation

Le pétrole demeure l’un des principaux éléments de liaison entre la géopolitique, l’inflation et les marchés financiers. Une variation du baril ne se limite pas au prix affiché à la pompe : elle influence le transport routier, le fret maritime, la production industrielle, la chimie, l’agriculture et la distribution. Tony Greer rappelle également que les marges de raffinage, le gazole et le carburant aérien peuvent évoluer différemment du prix du pétrole brut. Une baisse apparente du baril ne garantit donc pas un recul immédiat de l’ensemble des coûts énergétiques payés par les entreprises et les ménages. Dans cet environnement, l’achat d’or comme protection partielle contre les chocs de matières premières peut compléter une exposition aux actifs énergétiques, sans s’y substituer.

Le marché pétrolier peut aussi devenir un indicateur avancé des tensions inflationnistes. Si le pétrole, le gaz naturel et les produits raffinés progressent en même temps, le risque d’une remontée des indices de prix augmente. À l’inverse, une baisse durable de l’énergie peut soulager les ménages et donner davantage de marge à la banque centrale. Le problème réside dans le décalage entre l’évolution du cours et sa transmission à l’économie réelle : les contrats, les stocks et les coûts de transport retardent souvent l’effet final. L’achat d’or et d’argent physiques peut alors être envisagé dans une allocation qui cherche à résister à plusieurs scénarios, plutôt qu’à parier sur une seule trajectoire du pétrole.

Pourquoi Tony Greer distingue les valeurs technologiques

L’un des points les plus intéressants de l’entretien concerne la nécessité de ne pas regrouper toutes les valeurs technologiques dans une seule catégorie. Les semi-conducteurs, les sociétés de cybersécurité, les entreprises internet, les grands groupes technologiques et les fournisseurs de logiciels peuvent réagir très différemment à la hausse des taux, aux dépenses liées à l’intelligence artificielle et aux anticipations de bénéfices. Un indice technologique peut ainsi progresser grâce à quelques grandes capitalisations, alors que plusieurs sous-secteurs restent faibles. Pour Tony Greer, cette dispersion crée des occasions tactiques, mais elle exige une sélection beaucoup plus précise et une gestion rigoureuse du risque. L’achat d’or physique pour équilibrer une exposition technologique peut permettre d’introduire dans un portefeuille un actif dont les moteurs de performance sont différents.

Le cas des semi-conducteurs illustre le danger d’une tendance trop consensuelle. Lorsqu’un secteur connaît une hausse très rapide, les investisseurs peuvent intégrer dans les cours des bénéfices futurs particulièrement optimistes. La moindre déception concernant les commandes, les marges, les dépenses d’investissement ou la demande en intelligence artificielle peut alors provoquer une correction importante. Tony Greer considère que les valeurs liées à cette thématique restent exposées à des prises de bénéfices, notamment après une progression très rapide. Dans ce contexte, l’achat d’or et d’argent comme diversification hors technologie peut réduire la dépendance d’un patrimoine à une seule narration boursière.

Les banques peuvent profiter de taux durablement élevés

À l’inverse des valeurs technologiques fortement valorisées, certaines banques peuvent bénéficier d’un environnement de taux plus élevés. Lorsque les établissements financiers parviennent à prêter à des taux supérieurs à leur coût de financement, leurs marges peuvent s’améliorer. Cette relation n’est toutefois pas automatique : une hausse trop rapide des rendements peut réduire la demande de crédit, fragiliser certains emprunteurs et provoquer des pertes sur les portefeuilles obligataires. Les banques restent également sensibles à la qualité des actifs immobiliers commerciaux, aux défauts d’entreprises et aux mouvements de dépôts. Pour Tony Greer, le secteur financier semble néanmoins retrouver de l’intérêt, ce qui illustre encore la rotation des capitaux observée en 2026. L’achat d’or physique à côté d’actifs financiers peut contribuer à diversifier les risques associés au système bancaire.

Cette logique explique pourquoi une allocation équilibrée ne doit pas être construite autour d’un seul scénario. Les banques peuvent profiter de taux élevés, les technologies peuvent bénéficier d’un retour de la liquidité, les entreprises énergétiques peuvent tirer parti d’un pétrole plus cher et l’or peut progresser dans un contexte de déficit et d’incertitude monétaire. Mais chacun de ces scénarios comporte également son propre risque d’invalidation. Le rôle de l’investisseur consiste donc moins à prédire parfaitement l’avenir qu’à répartir son capital entre plusieurs moteurs de performance. Dans cette approche, l’achat d’or et d’argent physiques pour diversifier un patrimoine peut être intégré progressivement, en fonction des objectifs et de la situation financière de chacun.

Pourquoi Tony Greer reste prudent sur le bitcoin

Tony Greer adopte une position nettement plus réservée sur le bitcoin et les sociétés qui en dépendent. Il estime que la faiblesse du cours, le ralentissement de certains acheteurs institutionnels et les difficultés de plusieurs entreprises liées aux cryptomonnaies constituent des signaux de fragilité. Cette lecture ne signifie pas que toutes les cryptomonnaies sont condamnées à disparaître, mais qu’elles peuvent subir une volatilité très supérieure à celle des actifs traditionnels. Le bitcoin ne produit pas de revenus opérationnels et son prix dépend fortement des flux, de la liquidité, du sentiment et de la confiance des investisseurs. Pour les épargnants qui recherchent un actif tangible sans dépendre d’une infrastructure numérique, l’achat d’or physique répond à une logique patrimoniale différente.

Cette comparaison ne doit toutefois pas conduire à opposer systématiquement l’or et les cryptomonnaies. Les deux actifs peuvent être utilisés par certains investisseurs dans une stratégie de diversification, mais ils ne présentent ni les mêmes risques, ni les mêmes caractéristiques techniques, ni les mêmes usages. L’or existe sous une forme physique depuis des milliers d’années et dispose d’un marché mondial profondément établi. Le bitcoin repose sur une technologie numérique, une infrastructure de conservation et une liquidité qui peuvent être affectées par des problèmes réglementaires, techniques ou opérationnels. L’achat de pièces et de lingots d’or peut donc convenir aux investisseurs qui privilégient la détention directe d’un actif tangible, sous réserve d’une conservation sécurisée.

La prochaine étape dépendra de l’inflation

Pour les prochaines semaines, Tony Greer recommande essentiellement de suivre le marché tel qu’il se présente, plutôt que de rester prisonnier d’une opinion ancienne. Une tendance haussière peut continuer malgré les inquiétudes géopolitiques, tandis qu’un actif considéré comme défensif peut temporairement sous-performer. Les données d’inflation, l’évolution des rendements à long terme, les prix de l’énergie, le dollar et les confirmations hebdomadaires des cassures techniques seront donc déterminants. Le marché manufacturier américain reste solide, mais les prix payés par les entreprises demeurent suffisamment élevés pour maintenir la pression sur la Réserve fédérale. [46][47] Dans ce cadre, l’achat d’or comme composante d’une épargne diversifiée peut rester pertinent, sans que cela implique de négliger les risques de correction.

La conclusion de cette analyse est claire : les marchés ne suivent pas une seule tendance, mais plusieurs mouvements de rotation qui se succèdent à grande vitesse. La technologie peut repartir alors que les matières premières restent solides, les rendements peuvent monter sans provoquer immédiatement une baisse des actions et l’or peut consolider tout en conservant une thèse fondamentale favorable. L’investisseur doit donc distinguer la stratégie de long terme du travail tactique du trader. Pour une épargne patrimoniale, l’achat d’or et d’argent physiques peut constituer un moyen de diversifier les risques liés aux actions, aux obligations, aux monnaies et aux cryptomonnaies, à condition de respecter son horizon de placement et de ne jamais investir au-delà de ses capacités.

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre éducatif et ne constituent pas un conseil en investissement. Les cours de l’or, de l’argent, du pétrole, des actions, des obligations et des cryptomonnaies peuvent évoluer fortement à la hausse comme à la baisse. Avant toute opération, chaque investisseur doit tenir compte de sa situation financière, de son horizon de placement, des frais, de la fiscalité et de sa tolérance au risque.

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