Dédollarisation, flambée des cours de l’or et déclin de l’Occident – ​​La prochaine « plus grande » dépression – Avec Gerald Celente

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Une prédiction spectaculaire, mais un phénomène bien réel

« C’est le début de la mort du dollar. » La formule attribuée à Gerald Celente dans l’entretien fourni est volontairement provocatrice. Elle résume une vision particulièrement sombre de l’avenir économique américain : dette publique devenue difficile à contenir, multiplication des tensions géopolitiques, fragmentation du commerce mondial, montée en puissance de la Chine et, surtout, remise en question progressive de la place du dollar dans le système financier international. Pourtant, derrière cette rhétorique alarmiste se trouve une question parfaitement légitime : le monde est-il réellement en train de sortir progressivement de l’ère du dollar roi ? Les données disponibles en 2026 ne permettent certainement pas d’annoncer la disparition imminente du billet vert, mais elles montrent que la diversification des réserves, la recherche d’alternatives monétaires et le retour stratégique de l’or sont devenus des tendances suffisamment importantes pour être prises au sérieux. Le dernier relevé COFER du Fonds monétaire international montre ainsi que le dollar représentait 57,13 % des réserves de change mondiales au premier trimestre 2026, contre 56,42 % au trimestre précédent. Le chiffre est donc loin de confirmer une « mort » du dollar ; il montre plutôt que sa domination demeure considérable tout en s’inscrivant dans un environnement monétaire de plus en plus fragmenté. Découvrir l’achat d’or et d’argent

Le dollar recule-t-il vraiment ? Oui, mais beaucoup moins brutalement que ne le suggère le discours de Celente

La première nuance essentielle consiste à distinguer la dé-dollarisation de la disparition du dollar. Ce sont deux phénomènes radicalement différents. Le dollar reste aujourd’hui la principale monnaie de réserve et conserve une position dominante dans les transactions financières internationales. Selon la Banque des règlements internationaux, il se trouvait encore d’un côté de 89,2 % des transactions de change mondiales en avril 2025, devant toutes les autres devises. Le renminbi chinois, malgré sa progression, ne représentait que 8,5 % des transactions sur le marché des changes. De son côté, l’IMF souligne que la profondeur des marchés financiers américains, la liquidité des actifs en dollars et les effets de réseau continuent de constituer des obstacles considérables à un remplacement rapide du billet vert. Autrement dit, parler de « mort du dollar » serait aujourd’hui excessif. En revanche, parler d’une diversification progressive du système monétaire international est beaucoup plus défendable. Certains États cherchent à réduire leur exposition aux sanctions financières américaines, à développer des règlements commerciaux en monnaies nationales et à accroître leurs réserves d’actifs ne dépendant pas directement d’un autre État. C’est précisément dans cette zone grise entre maintien de l’hégémonie américaine et diversification mondiale que se joue une partie importante de l’avenir de l’or. Explorer les possibilités d’achat d’or et d’argent

Le véritable problème américain : une dette qui ne cesse de grossir

C’est probablement sur la question de la dette que le raisonnement de Gerald Celente trouve son point d’appui le plus solide. Il évoque dans l’entretien des montants extrêmement élevés, mais certaines de ses formulations mélangent dette fédérale, engagements futurs et différentes catégories de passifs. Il est donc préférable de revenir aux indicateurs officiels. Le Congressional Budget Office estime que le déficit fédéral américain atteindra environ 1 900 milliards de dollars au cours de l’exercice 2026 et que la dette fédérale détenue par le public représentera environ 101 % du PIB. Selon les projections de référence du CBO, cette dette atteindrait 120 % du PIB en 2036, puis 175 % du PIB en 2056 si les lois et politiques servant de base aux projections restaient globalement inchangées. Cette trajectoire ne signifie pas automatiquement qu’un effondrement financier est imminent. Elle signifie cependant que la politique budgétaire américaine dispose de moins en moins de marge de manœuvre. Plus la dette augmente, plus les intérêts deviennent eux-mêmes une dépense importante, ce qui crée une mécanique potentiellement difficile à inverser : davantage de dette entraîne davantage d’intérêts, lesquels contribuent à leur tour à accroître les déficits et donc les besoins d’emprunt. C’est ce mécanisme, bien plus que l’existence d’un chiffre spectaculaire isolé, qui mérite l’attention des investisseurs. Se positionner sur l’or et l’argent

La masse monétaire américaine est-elle de nouveau en expansion ?

Gerald Celente insiste également sur la création monétaire et sur l’évolution de M2, l’agrégat monétaire qui regroupe notamment les dépôts et certains actifs liquides. Là encore, il faut éviter le raccourci consistant à assimiler automatiquement hausse de M2 et inflation ou effondrement du dollar. La réalité est plus complexe. Les données de la Réserve fédérale montrent néanmoins que M2 a retrouvé une dynamique de progression après le recul observé en 2022-2023 : l’agrégat atteignait environ 23 155 milliards de dollars en juin 2026, contre environ 22 430 milliards en janvier de la même année. Cette évolution constitue un élément à surveiller, mais elle ne permet pas, à elle seule, de prédire un krach. La quantité de monnaie, la vitesse de circulation, le crédit, les taux d’intérêt, la productivité et la demande d’actifs jouent tous un rôle. La véritable question est donc moins de savoir si « la planche à billets tourne » que de déterminer si la croissance de la liquidité, combinée aux déficits publics et aux déséquilibres financiers, crée progressivement une fragilité susceptible de se manifester lors du prochain choc. Acheter de l’or et de l’argent pour diversifier son patrimoine

Pourquoi l’or est redevenu stratégique pour les banques centrales

C’est ici que le discours de Celente rencontre l’un des phénomènes les plus intéressants de la finance mondiale actuelle. Depuis plusieurs années, les banques centrales accumulent de nouveau de l’or à des niveaux historiquement élevés. Selon le World Gold Council, les achats nets des banques centrales ont atteint environ 863 tonnes en 2025, après avoir dépassé 1 000 tonnes annuelles au cours de chacune des trois années précédentes. Au premier trimestre 2026, les achats nets estimés se sont élevés à environ 244 tonnes, soit légèrement davantage qu’au premier trimestre 2025. Plus révélateur encore, l’enquête 2026 du World Gold Council montre que 89 % des gestionnaires de réserves interrogés anticipent une augmentation des réserves mondiales d’or au cours des douze prochains mois et que 45 % prévoient d’augmenter leurs propres réserves. Cette évolution ne signifie pas que les banques centrales anticipent toutes un effondrement du dollar. Elle indique plutôt qu’elles considèrent l’or comme un actif stratégique permettant de diversifier leurs réserves, de réduire certains risques géopolitiques et de conserver un actif qui ne constitue pas la dette d’un autre État. Consulter l’offre d’or et d’argent

L’or a dépassé les obligations américaines dans les réserves officielles : un signal à ne pas négliger

L’un des éléments les plus frappants signalés par le World Gold Council en 2026 concerne la place relative de l’or dans les réserves officielles. L’organisation indique que l’or a dépassé les obligations du gouvernement américain en tant que principale catégorie d’actifs de réserve lorsque l’on raisonne en valeur, évolution largement amplifiée par la hausse du cours du métal précieux. Il faut absolument préciser ce point : cela ne signifie pas que les banques centrales ont massivement vendu leurs Treasuries pour acheter de l’or, ni que le dollar a cessé d’être la première monnaie de réserve. La valorisation joue un rôle déterminant. Mais cette évolution est tout de même symboliquement et stratégiquement importante. Elle montre qu’un actif physique, internationalement reconnu et ne représentant pas une créance sur un gouvernement, occupe désormais une place beaucoup plus importante dans la réflexion des autorités monétaires. Lorsque l’incertitude géopolitique augmente, la diversification devient une forme d’assurance. Et l’or, contrairement à une devise ou à une obligation souveraine, ne dépend pas directement de la solvabilité d’un émetteur. Investir dans l’or et l’argent physique

La « dé-dollarisation » est-elle réellement menée par les pays émergents ?

Oui, mais elle doit être comprise comme une diversification plutôt que comme une révolution monétaire instantanée. Certains pays souhaitent accroître la part de leurs échanges réglés dans leurs propres monnaies, développer des infrastructures de paiement alternatives ou réduire leur vulnérabilité aux sanctions et aux systèmes financiers dominés par les États-Unis. Le phénomène est particulièrement visible dans les relations commerciales entre plusieurs économies émergentes. Pourtant, les données internationales imposent de rester prudent : le dollar conserve une avance considérable. L’IMF rappelle que son rôle demeure dominant dans les réserves, le commerce, la finance et les paiements internationaux, tandis que la BIS confirme sa présence dans près de neuf transactions de change sur dix. Le scénario le plus plausible n’est donc pas nécessairement celui d’une nuit au cours de laquelle le monde abandonnerait le dollar. Il pourrait davantage s’agir d’une transformation lente, dans laquelle le système monétaire mondial devient progressivement multipolaire : dollar, euro, renminbi, monnaies nationales, or et éventuellement nouveaux systèmes de paiement coexistent avec des poids différents selon les régions et les usages. Découvrir les solutions autour de l’or et de l’argent

Le précédent historique de la livre sterling mérite toute notre attention

L’un des arguments historiques avancés par Celente est particulièrement intéressant : l’exemple britannique. Au début du XXe siècle, la livre sterling occupait une place centrale dans le commerce et les réserves internationales. Les deux guerres mondiales, l’endettement britannique, les bouleversements économiques et la montée en puissance des États-Unis ont progressivement contribué à modifier cet équilibre. L’IMF rappelle que la domination du dollar elle-même s’est construite progressivement, dans un contexte où les États-Unis avaient acquis une puissance économique considérable et où leurs marchés financiers devenaient de plus en plus profonds et liquides. La leçon historique est donc importante : une monnaie dominante ne perd généralement pas sa position du jour au lendemain. Son remplacement est un processus de longue durée, nourri par les transformations économiques, financières, géopolitiques et institutionnelles. Le parallèle avec la livre sterling ne prouve donc pas que le dollar va disparaître ; il rappelle plutôt qu’aucune monnaie internationale n’est éternellement garantie de conserver la même influence. Voir les opportunités liées à l’or et à l’argent

La Chine peut-elle réellement remplacer les États-Unis ?

C’est probablement l’un des points sur lesquels le discours de Gerald Celente mérite le plus de recul. La montée de la Chine est incontestable dans de nombreux secteurs industriels et technologiques, mais transformer cette puissance économique en domination monétaire mondiale est une autre affaire. Le renminbi ne représente encore qu’une fraction des réserves mondiales et son internationalisation reste limitée par les caractéristiques du système financier chinois et les contrôles de capitaux. L’IMF souligne précisément que l’absence d’une alternative parfaitement comparable au marché financier américain constitue encore un frein majeur à un remplacement rapide du dollar. Cela ne signifie toutefois pas que la Chine est sans influence. Son poids dans les chaînes industrielles mondiales, les batteries, les véhicules électriques, les technologies énergétiques et certains minerais stratégiques lui confère une capacité de négociation considérable. Les tensions commerciales récentes l’ont d’ailleurs démontré : les restrictions chinoises sur certaines terres rares et certains produits stratégiques ont rappelé à quel point les chaînes d’approvisionnement peuvent devenir des instruments de puissance géopolitique. Diversifier avec l’or et l’argent physique

Les terres rares : l’autre bataille qui se joue derrière le dollar

Le raisonnement de Celente ne porte pas uniquement sur la monnaie. Il relie également la puissance financière américaine à une compétition industrielle beaucoup plus large avec la Chine. Sur ce point, les événements récents donnent du poids à l’idée d’un monde plus fragmenté. Pékin a renforcé ses contrôles sur l’exportation de plusieurs terres rares et équipements associés, matériaux essentiels à de nombreuses applications industrielles, électroniques, énergétiques et militaires. Les États-Unis et leurs alliés cherchent parallèlement à diversifier leurs approvisionnements et à réduire certaines dépendances stratégiques. Cette situation transforme progressivement les matières premières en instruments de puissance. Dans un tel environnement, la sécurité d’un patrimoine ne dépend plus uniquement de l’inflation ou des taux d’intérêt : elle peut également être affectée par les sanctions, les restrictions commerciales, les conflits, les ruptures logistiques et les décisions souveraines. C’est précisément pour cette raison que les actifs tangibles, dont l’or, reviennent au centre des discussions sur la diversification patrimoniale. Découvrir l’or et l’argent disponibles à l’achat

« La plus grande dépression » : faut-il vraiment croire au scénario de Celente ?

Gerald Celente va beaucoup plus loin lorsqu’il affirme que la prochaine crise pourrait être pire que 1929, 2000 ou 2008. Cette prédiction doit être considérée comme une opinion et non comme un fait établi. Rien ne permet aujourd’hui d’affirmer avec certitude qu’une « plus grande dépression » est programmée. En revanche, certains facteurs justifient une vigilance accrue : niveau élevé de dette publique, déficits persistants, valorisations parfois importantes sur certains segments boursiers, tensions géopolitiques, fragmentation commerciale, dépendance à certaines chaînes d’approvisionnement et concentration des investissements autour de technologies particulièrement capitalistiques. Le véritable danger réside dans la combinaison de ces facteurs. Une économie peut parfaitement supporter un endettement élevé pendant longtemps lorsque la croissance, les taux et la confiance restent favorables. Le problème apparaît lorsque plusieurs variables se détériorent simultanément. C’est alors que la dette devient plus coûteuse, que la liquidité se raréfie, que les investisseurs deviennent plus sélectifs et que les gouvernements disposent de moins de solutions simples. Prévoir un krach précis serait donc hasardeux ; identifier les fragilités qui pourraient amplifier un choc est, en revanche, une démarche beaucoup plus rationnelle. Explorer l’or et l’argent comme actifs de diversification

L’intelligence artificielle pourrait-elle devenir la prochaine bulle technologique ?

L’autre grande inquiétude évoquée dans l’entretien concerne l’intelligence artificielle et les sommes considérables consacrées à son développement. Là encore, il faut séparer deux réalités. D’un côté, l’IA constitue une transformation technologique profonde dont les applications économiques pourraient être considérables. De l’autre, l’enthousiasme des marchés peut conduire à des valorisations excessives, particulièrement lorsque les investisseurs anticipent des bénéfices futurs extrêmement importants. Le souvenir de la bulle Internet de 2000 revient alors naturellement. Mais une comparaison historique n’est pas une preuve de répétition mécanique. Une correction des valeurs technologiques pourrait être sévère sans provoquer nécessairement une nouvelle Grande Dépression. Le risque véritable serait plutôt celui d’une concentration excessive du capital dans un nombre limité d’entreprises et d’infrastructures, combinée à des niveaux d’endettement élevés et à des attentes de croissance impossibles à satisfaire. Dans ce scénario, l’or ne serait pas nécessairement « le gagnant » de manière automatique, mais pourrait bénéficier de son statut d’actif de diversification si la confiance dans les actifs financiers traditionnels venait à se dégrader. Découvrir l’offre d’or et d’argent

Wall Street et l’économie réelle : une fracture qui alimente la défiance

Gerald Celente insiste également sur la différence entre Wall Street et ce qu’il appelle l’économie réelle. La formulation est volontairement radicale, mais le sujet mérite d’être posé. Les marchés financiers peuvent progresser alors même qu’une partie de la population subit une hausse du coût de la vie, des difficultés d’accès au logement ou une dégradation de son pouvoir d’achat. Cela n’est pas nécessairement une anomalie : les marchés anticipent les bénéfices futurs, tandis que les ménages ressentent directement les prix, les salaires et les taux de crédit. Mais lorsque cette divergence devient trop visible, elle peut alimenter une défiance politique et sociale. C’est précisément dans ces périodes que les investisseurs commencent davantage à rechercher des actifs considérés comme indépendants des promesses de croissance future. L’or possède ici une caractéristique particulière : il ne verse pas de dividende et ne génère pas de flux de trésorerie, mais il constitue depuis des siècles une réserve de valeur reconnue mondialement. Cette fonction explique en partie pourquoi les banques centrales continuent de l’accumuler malgré son prix élevé. Consulter les possibilités d’achat d’or et d’argent

Pourquoi la hausse de l’or ne signifie pas forcément que le système va s’effondre

Il serait toutefois dangereux de transformer la hausse de l’or en prophétie automatique d’effondrement. Un métal précieux peut progresser pour de nombreuses raisons : anticipation de baisse des taux réels, recherche de diversification, achats des banques centrales, incertitudes géopolitiques, demande d’investissement, évolution du dollar ou perception du risque. Le World Gold Council souligne justement que les banques centrales considèrent désormais l’or comme un actif stratégique associé à la sécurité, à la liquidité et à la diversification. Dans son enquête 2026, 84 % des répondants estiment que la part de l’or dans les réserves mondiales sera plus élevée dans cinq ans. Cela constitue un signal puissant, mais pas une preuve que le dollar est condamné. Il faut plutôt comprendre l’or comme une assurance partielle contre plusieurs scénarios. Si le dollar reste dominant, l’or peut continuer à jouer son rôle de diversification. Si la dé-dollarisation s’accélère, son importance pourrait augmenter. Si l’inflation repart, il peut être recherché comme protection. Et si une crise géopolitique majeure survient, sa nature d’actif sans risque de contrepartie souveraine peut redevenir particulièrement attractive. Acheter de l’or et de l’argent

Le scénario le plus crédible n’est peut-être pas la mort du dollar, mais sa dilution

Au fond, la thèse la plus intéressante à retenir de l’entretien n’est peut-être pas celle de la disparition brutale du dollar. C’est celle d’une dilution progressive de son monopole relatif. Le dollar peut rester la première monnaie mondiale tout en représentant une proportion progressivement moins exclusive des réserves et des échanges. C’est déjà compatible avec les statistiques actuelles : sa part des réserves de change reste supérieure à 57 %, tandis que d’autres monnaies, l’or et des mécanismes de règlement alternatifs prennent davantage de place. L’IMF insiste d’ailleurs sur le fait que le système international demeure fortement centré sur le dollar, tout en observant des signes de fragmentation géopolitique et financière. Le changement pourrait donc être beaucoup plus subtil que le scénario catastrophe présenté par Celente. Il pourrait s’agir d’un monde dans lequel les États conservent des dollars mais augmentent simultanément leurs stocks d’or, règlent une partie de leurs échanges en monnaies locales et développent plusieurs circuits de paiement. Ce monde serait moins un monde « sans dollar » qu’un monde « avec moins de dépendance au dollar ». Découvrir l’achat d’or et d’argent

Ce que les investisseurs doivent réellement surveiller

Pour déterminer si le scénario de Celente gagne en crédibilité, il est préférable de surveiller plusieurs indicateurs plutôt que de se focaliser sur un seul chiffre. Le premier est la part du dollar dans les réserves mondiales, publiée par l’IMF. Le deuxième est l’évolution des achats d’or des banques centrales. Le troisième concerne les déficits et la dette américaine, notamment la dette détenue par le public et le poids croissant des intérêts. Le quatrième est l’évolution des taux d’intérêt réels et du marché obligataire américain. Le cinquième concerne les flux commerciaux et la part croissante des règlements dans des monnaies autres que le dollar. Enfin, il faut suivre les relations entre les États-Unis, la Chine, l’Europe, la Russie, l’Inde et les principales économies émergentes, car la géopolitique devient de plus en plus indissociable de la finance. Aucun de ces indicateurs ne permet seul de prévoir un krach. Ensemble, ils permettent cependant de mesurer si le système international se dirige vers davantage de fragmentation et si la fonction de réserve de valeur de l’or est appelée à prendre encore plus d’importance. Explorer l’or et l’argent pour diversifier son patrimoine

La vraie question n’est donc pas « quand le dollar va-t-il mourir ? »

La formule « mort du dollar » est puissante, mémorable et parfaitement adaptée au discours de Gerald Celente, mais elle est probablement trop catégorique pour décrire la situation actuelle. Le dollar demeure la principale monnaie de réserve mondiale et domine toujours le marché des changes. En revanche, les fondations sur lesquelles repose cette domination sont confrontées à des défis de plus en plus nombreux : dette américaine élevée, déficits persistants, tensions géopolitiques, volonté de diversification des banques centrales, montée de la Chine, fragmentation commerciale et recherche de systèmes financiers moins dépendants d’un seul centre de puissance. Dans ce contexte, l’or apparaît moins comme un pari apocalyptique que comme un instrument de diversification patrimoniale dont l’importance stratégique s’est clairement renforcée. Les données de 2026 sont particulièrement révélatrices : les banques centrales continuent d’accumuler du métal jaune et une très large majorité des gestionnaires interrogés par le World Gold Council anticipent encore une progression de son poids dans les réserves mondiales. Découvrir les solutions d’achat d’or et d’argent

Conclusion : le monde ne quitte pas encore le dollar, mais il prépare déjà l’après-dollar

C’est finalement là que le discours de Gerald Celente devient le plus intéressant. Il ne faut pas nécessairement adhérer à chacune de ses prédictions — notamment celles annonçant une dépression plus importante que toutes les précédentes ou une disparition prochaine du dollar — pour constater que certaines tendances qu’il met en avant sont bien documentées. La dette américaine est élevée et devrait continuer à progresser dans les projections du CBO. La masse monétaire américaine a renoué avec la croissance. Les banques centrales accumulent de l’or à des niveaux historiquement importants. La Chine cherche à renforcer son autonomie stratégique et conserve une position majeure dans plusieurs chaînes d’approvisionnement critiques. Le dollar reste dominant, mais le système monétaire international devient progressivement plus complexe. La conclusion la plus raisonnable n’est donc ni « le dollar va mourir demain » ni « rien ne changera jamais ». Elle est beaucoup plus nuancée : le dollar conserve aujourd’hui une position centrale exceptionnelle, mais le monde cherche davantage à répartir ses risques. Et lorsque les institutions elles-mêmes augmentent leur exposition à l’or, il devient difficile d’ignorer le message envoyé par cette diversification. Voir l’offre d’or et d’argent

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