Or et argent : 3 scénarios qui pourraient bouleverser les prix ! — Le ratio or/argent pourrait-il ouvrir la voie à un cours de l’Argent à 200 $ voire plus ?

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Et si le véritable potentiel de l’argent ne se trouvait pas dans son prix actuel, mais dans le rapport qu’il entretient avec l’or ? C’est précisément l’une des questions qui ressort de l’analyse technique présentée le 21 août 2026 par Patrick Karim et Kevin Wadsworth, les analystes de NorthStar & BadCharts. Leur approche ne consiste pas à affirmer que l’argent atteindra mécaniquement 200, 300 ou 500 dollars, mais à examiner plusieurs trajectoires possibles à partir des graphiques, des ratios et des niveaux de confirmation. Cette nuance est essentielle : au 21 août, l’or spot évoluait autour de 4 624 dollars l’once tandis que l’argent atteignait environ 69,62 dollars, après une semaine particulièrement forte pour les deux métaux. Pour ceux qui souhaitent concrétiser une exposition aux métaux précieux, consulter les possibilités d’achat d’or et d’argent permet de comparer les différentes formes physiques disponibles.

Un marché de l’or et de l’argent qui vient de changer de rythme

Le contexte de marché est particulièrement intéressant parce que le rebond récent des métaux précieux intervient alors même que les investisseurs restent confrontés à des mouvements importants sur les obligations américaines, les taux longs et le dollar. Le 21 août, Reuters rapportait que l’or avait atteint un plus haut de plus de trois mois, soutenu notamment par la faiblesse du dollar et par une configuration technique redevenue favorable ; l’argent progressait lui aussi et se rapprochait du seuil symbolique des 70 dollars. La semaine s’est terminée sur une hausse d’environ 5,6 % pour l’or à terme et de près de 6,9 % pour l’argent à terme selon les données de marché rapportées par le Wall Street Journal. Dans un environnement où les cours peuvent évoluer rapidement, l’achat d’or physique constitue justement une démarche qui mérite d’être étudiée séparément du simple mouvement spéculatif des marchés.

Cette accélération mérite d’autant plus d’attention que l’or avait connu une année 2026 extrêmement volatile. Selon la LBMA, le métal avait atteint un sommet historique de 5 501,70 dollars le 29 janvier avant de retomber jusqu’à 3 978,55 dollars le 1er juillet, tandis que l’enquête réalisée auprès de 16 analystes professionnels en juillet donnait une prévision moyenne d’environ 4 500 dollars à la fin de l’année, avec une fourchette particulièrement large. Or, le marché se situe désormais au-dessus de cette moyenne annuelle envisagée, ce qui montre à quel point une prévision ponctuelle peut rapidement devenir obsolète lorsque la structure technique évolue. Pour regarder au-delà des fluctuations quotidiennes, l’achat d’or et d’argent physiques peut également être envisagé comme une façon de détenir directement l’actif plutôt que de suivre uniquement son cours coté.

Pourquoi les taux obligataires sont au cœur de l’équation

L’un des fils conducteurs de l’analyse de NorthStar & BadCharts concerne les rendements obligataires. Leur raisonnement est simple dans son principe, mais beaucoup plus complexe dans ses conséquences : les taux longs constituent un indicateur majeur des conditions financières mondiales, de l’inflation anticipée, du coût du financement et de la valeur relative des actifs. Une remontée des rendements peut normalement rendre les actifs ne produisant pas de revenu, comme l’or, moins attractifs. Pourtant, l’histoire montre que cette relation n’est pas mécanique. Dans certaines phases inflationnistes ou de perte de confiance dans la monnaie, les rendements nominaux peuvent augmenter en même temps que l’or et l’argent. C’est précisément ce type de divergence que les analystes invitent à observer plutôt qu’à interpréter à travers une seule narration macroéconomique. Lorsque les taux, l’inflation et les monnaies deviennent plus difficiles à anticiper, certains investisseurs choisissent de renforcer leur diversification avec de l’or physique.

Le mouvement récent des taux illustre parfaitement cette complexité. Le Trésor américain a annoncé une augmentation de ses opérations de rachat portant sur des obligations à plus longue échéance, ce qui avait initialement contribué à faire reculer les rendements et à soutenir l’or. Mais les rendements ont ensuite rebondi, démontrant que l’intervention d’un acteur institutionnel ne suffit pas nécessairement à inverser une tendance de fond. Reuters souligne d’ailleurs que le dollar plus faible et les anticipations concernant la politique monétaire américaine ont également joué un rôle dans la remontée de l’or. Pour un épargnant qui souhaite transformer une partie de cette réflexion macroéconomique en patrimoine tangible, découvrir les solutions d’achat d’or peut constituer un point de départ concret.

Le ratio or/argent : l’indicateur qui pourrait tout changer

Le cœur de l’analyse se trouve toutefois ailleurs : dans le ratio or/argent, c’est-à-dire le nombre d’onces d’argent nécessaires pour acheter une once d’or. Lorsque ce ratio baisse, cela signifie que l’argent progresse plus rapidement que l’or. Lorsque le ratio monte, l’or surperforme l’argent. Au 21 août 2026, les données disponibles plaçaient ce ratio autour de 66 à 67, selon les références de marché utilisées, très loin encore de l’hypothèse de 36-37 évoquée dans l’analyse technique. Comprendre le ratio entre l’or et l’argent permet aussi de mieux apprécier pourquoi certains investisseurs choisissent de détenir les deux métaux plutôt que de se concentrer sur un seul.

Pour comprendre l’intérêt de ce ratio, imaginons que l’or vaille 8 000 dollars l’once. Si le ratio or/argent descendait effectivement à 37, il suffirait de diviser 8 000 par 37 pour obtenir environ 216 dollars. C’est exactement le calcul présenté dans l’analyse : 8 000 ÷ 37 = environ 216 dollars l’once d’argent. Mais attention, il s’agit d’un scénario conditionnel, pas d’une prévision certaine. Pour que ce calcul devienne pertinent, deux hypothèses doivent d’abord se matérialiser : l’or doit atteindre une zone extrêmement élevée et le ratio doit simultanément se contracter fortement. C’est cette combinaison, et non le simple calcul arithmétique, qui constitue le véritable enjeu. Pour les investisseurs qui veulent se positionner avant d’éventuels changements de ratio, l’achat d’or et d’argent physiques permet de construire une exposition directe aux deux métaux.

Scénario n°1 : l’argent corrige avant une nouvelle phase haussière

Le premier scénario, présenté comme le plus probable par les analystes dans leur lecture actuelle, est paradoxalement moins spectaculaire que les projections de 200 ou 300 dollars. L’idée est que l’argent pourrait poursuivre son rebond vers une zone située approximativement entre 75 et 85 dollars, rencontrer une résistance significative, puis corriger avant de véritablement engager une nouvelle phase haussière. Cette hypothèse repose sur un principe fondamental de l’analyse technique : après une accélération très importante, le marché a souvent besoin de temps pour digérer les gains, permettre aux acheteurs précédents de prendre leurs bénéfices et absorber les vendeurs qui attendent une remontée des cours pour sortir de leurs positions. Dans une telle configuration, l’achat d’or peut rester pertinent pour les investisseurs recherchant une exposition plus défensive pendant que l’argent traverse une phase de consolidation.

Cette idée est importante parce qu’elle s’oppose directement à la tentation de considérer toute forte hausse comme le début immédiat d’une envolée verticale. Patrick Karim insiste sur ce point : l’argent a historiquement connu des phases de hausse extrêmement puissantes, mais aussi des périodes prolongées de consolidation. Une correction n’invalide donc pas nécessairement une tendance haussière de long terme. Au contraire, une consolidation suffisamment longue peut contribuer à construire la prochaine base technique. Dans cette perspective, une éventuelle rechute vers la zone des 55-57 dollars évoquée dans l’analyse ne constituerait pas automatiquement un effondrement structurel ; son interprétation dépendrait du comportement du prix sur les unités de temps supérieures et de la façon dont les supports seraient testés. Pour ceux qui privilégient une approche patrimoniale, profiter des périodes de volatilité pour étudier l’achat d’or physique peut être plus rationnel que de chercher à anticiper chaque sommet ou chaque creux.

Scénario n°2 : le ratio se contracte et l’argent accélère brutalement

Le deuxième scénario est celui qui nourrit les projections les plus impressionnantes. Si le ratio or/argent venait à casser une structure technique haussière et à poursuivre sa baisse, les analystes considèrent qu’un mouvement vers 36-37 pourrait devenir envisageable. Dans ce cas, la puissance de l’effet de levier relatif de l’argent deviendrait considérable. Avec un or à 7 000 dollars et un ratio de 37, l’argent ressortirait mathématiquement autour de 189 dollars ; avec un or à 8 000 dollars, environ 216 dollars ; avec un or à 8 500 dollars, près de 230 dollars. Ce ne sont donc pas des objectifs indépendants les uns des autres, mais des scénarios interdépendants construits à partir de deux variables. Une telle perspective explique pourquoi certains investisseurs suivent simultanément le prix de l’or, celui de l’argent et leur ratio avant de renforcer progressivement leur exposition physique.

La logique derrière cette hypothèse repose également sur la structure de long terme de l’argent. Kevin Wadsworth décrit une configuration de type « cup and handle » s’étalant sur plusieurs décennies. Une telle figure, lorsqu’elle est réellement confirmée, peut théoriquement signaler un changement de régime beaucoup plus important qu’un simple mouvement de quelques mois. L’argument n’est cependant pas que le graphique impose un objectif précis : il est plutôt que la cassure d’une très longue phase de construction pourrait ouvrir une période où les mouvements deviennent beaucoup plus amples. L’argent ayant historiquement connu des phases de multiplication spectaculaires, une nouvelle séquence de ce type ne serait pas impossible ; elle devrait néanmoins être confirmée par le comportement réel du marché. Pour les investisseurs convaincus du potentiel de long terme des métaux précieux, l’achat d’or et d’argent physiques permet justement de ne pas limiter toute la stratégie à un seul scénario graphique.

Scénario n°3 : la cassure échoue et l’argent revient tester ses supports

Le troisième scénario est celui que les investisseurs enthousiasmés par les objectifs à trois chiffres ont tendance à oublier : la cassure peut échouer. Dans cette hypothèse, l’argent atteint une résistance, se fait rejeter, puis revient vers ses supports. Les analystes évoquent notamment la zone de 55 à 57 dollars comme niveau important à surveiller. Si ce support venait lui-même à céder de manière convaincante, une baisse plus profonde vers les 40 dollars pourrait alors entrer dans le champ des possibles. Ce scénario n’est pas présenté comme la trajectoire privilégiée, mais il demeure indispensable à intégrer dans une analyse sérieuse, car une stratégie qui ne considère que le scénario favorable n’est pas une stratégie : c’est une conviction. Face à ce type de risque, diversifier entre or et argent peut permettre de ne pas dépendre entièrement de la trajectoire d’un seul métal.

Cette troisième possibilité résume d’ailleurs l’une des idées les plus importantes de l’intervention : les marchés ne donnent jamais de certitude, seulement des probabilités qui évoluent avec les nouvelles informations. Une résistance peut céder, mais elle peut également repousser les acheteurs. Un support peut tenir pendant plusieurs mois, puis casser en quelques séances. Une tendance peut paraître évidente jusqu’au jour où elle ne l’est plus. La méthode défendue par NorthStar & BadCharts consiste donc à attendre des signaux de confirmation plutôt qu’à essayer de deviner le point bas ou le point haut. C’est une différence fondamentale entre une analyse probabiliste et une prédiction catégorique. Cette même discipline peut guider une démarche d’achat d’or physique : raisonner en allocation, horizon et risque plutôt qu’en recherche du prix parfait.

Pourquoi les minières ne sont pas nécessairement le meilleur moyen de jouer l’argent

Un autre aspect particulièrement intéressant concerne les sociétés minières. Dans une phase haussière des métaux précieux, il est fréquent d’entendre que les minières constituent automatiquement un « levier » sur le prix de l’or ou de l’argent. La réalité est beaucoup plus nuancée. Une société minière doit supporter des coûts d’énergie, de main-d’œuvre, d’équipement, de financement, de développement de mines et parfois des risques politiques ou opérationnels. Une hausse du métal peut donc être neutralisée, en partie ou totalement, par une hausse des coûts de production. Les graphiques comparant les minières au métal lui-même permettent ainsi de mesurer leur véritable surperformance au lieu de supposer qu’elle existe. Pour ceux qui recherchent une exposition plus directement liée au métal sans les risques opérationnels propres à une société minière, l’or physique constitue une alternative à étudier.

Kevin Wadsworth souligne notamment l’importance du ratio entre les minières juniors et l’argent. Après une longue période durant laquelle les minières ont sous-performé le métal, une cassure confirmée de cette tendance pourrait signaler une nouvelle phase de surperformance. Mais là encore, le mot essentiel est « confirmée ». Acheter une minière uniquement parce qu’elle semble bon marché peut conduire à patienter pendant des années. Une cassure technique validée, accompagnée d’une amélioration réelle du ratio, fournit un signal beaucoup plus exploitable. Cette approche rejoint une idée centrale de l’ensemble de l’analyse : le marché doit apporter la preuve avant que l’investisseur augmente sa conviction. Pour une stratégie moins dépendante de la performance individuelle des minières, l’achat d’or physique permet de revenir directement à l’actif sous-jacent.

Le ratio or/S&P 500 pourrait devenir le prochain signal majeur

NorthStar & BadCharts ne se limite pas au couple or/argent. Les analystes surveillent également le ratio entre l’or et le S&P 500 afin d’identifier les grandes rotations de capitaux. Lorsque l’or surperforme durablement les actions américaines, cela peut indiquer une préférence croissante pour les actifs tangibles et les matières premières. À l’inverse, lorsque les actions reprennent le dessus, les capitaux peuvent se détourner temporairement des métaux précieux. Le raisonnement devient particulièrement intéressant lorsque ce ratio est combiné à d’autres indicateurs, comme le comportement du Nasdaq face au S&P 500, les rendements obligataires et le dollar. Dans un portefeuille diversifié, suivre ces rotations peut aider à comprendre pourquoi certains investisseurs maintiennent une allocation en or même lorsque les marchés actions restent solides.

Le Nasdaq/S&P 500 constitue dans cette lecture une sorte de signal d’alerte avancé. Si les valeurs technologiques, longtemps dominantes, commencent à sous-performer nettement le S&P 500, et que cette dégradation intervient parallèlement à d’autres signaux de faiblesse, cela pourrait annoncer une rotation de capitaux plus profonde. Une correction importante des actions pourrait d’abord provoquer une vente temporaire des métaux, car les investisseurs cherchent parfois de la liquidité partout où elle se trouve. Mais après cette phase de désendettement, une nouvelle rotation vers l’or, l’argent, l’énergie et les matières premières pourrait devenir beaucoup plus puissante. Pour un épargnant qui souhaite se préparer à différents cycles plutôt que de parier sur une seule date, l’achat progressif d’or peut s’inscrire dans une logique de diversification à long terme.

Le pétrole et l’énergie pourraient également changer la donne

L’énergie constitue un élément souvent sous-estimé dans l’analyse des métaux précieux. Une hausse durable du pétrole peut alimenter les coûts de production des minières, mais elle peut également renforcer les anticipations inflationnistes. Le problème devient alors double : l’or peut bénéficier de la crainte de dépréciation monétaire, tandis que les entreprises minières peuvent simultanément subir une augmentation de leurs coûts. C’est pourquoi le prix du métal et la rentabilité d’un producteur minier ne doivent jamais être confondus. Dans l’analyse présentée, les graphiques du pétrole et des valeurs énergétiques apparaissent d’ailleurs suffisamment constructifs pour justifier une surveillance particulière de ce secteur. Dans un contexte où les matières premières pourraient connaître plusieurs années de volatilité, l’achat d’or physique peut représenter une composante distincte d’une stratégie globale sur les actifs réels.

Le véritable message : ne pas confondre potentiel et certitude

Il serait facile de résumer cette analyse à un titre spectaculaire : « l’argent va à 216 dollars ». Ce serait pourtant passer à côté de l’essentiel. Le chiffre de 216 dollars n’est qu’une conséquence mathématique d’un scénario extrêmement précis : un or à 8 000 dollars combiné à un ratio or/argent de 37. Si l’or atteint 8 000 mais que le ratio reste à 60, l’argent serait autour de 133 dollars. Si le ratio descend à 37 mais que l’or reste à 5 000, l’argent ressortirait autour de 135 dollars. Et si le ratio ne casse jamais sa structure actuelle, toute la projection change. C’est précisément pour cette raison que l’achat d’or et d’argent doit être pensé en fonction de plusieurs scénarios et non d’un objectif spectaculaire présenté comme acquis.

Le raisonnement probabiliste est finalement plus intéressant que la prédiction elle-même. Une bonne analyse ne cherche pas à savoir avec une certitude artificielle ce qui se passera dans six mois ; elle cherche à identifier les niveaux qui modifieront progressivement les probabilités. Une cassure confirmée augmente la probabilité d’un scénario haussier. Une résistance qui rejette plusieurs fois le prix augmente la probabilité d’une consolidation. Un support qui casse et échoue à être reconquis dégrade davantage la structure. Cette façon de travailler permet de rester flexible et d’éviter le piège psychologique consistant à défendre coûte que coûte une opinion initiale. Pour un investissement patrimonial, cette philosophie peut se traduire par une acquisition raisonnée d’or physique sans chercher à prédire exactement le prochain mouvement de marché.

Alors, jusqu’où l’or et l’argent peuvent-ils réellement aller ?

À court terme, le marché fournit déjà un élément important : l’or a clôturé la semaine du 21 août autour de 4 624 dollars à terme, tandis que l’argent terminait autour de 69,47 dollars, après des progressions hebdomadaires particulièrement fortes. L’or a également repris sa moyenne mobile à 200 jours, un signal technique que plusieurs analystes considèrent comme constructif. Dans ce contexte de reprise, ceux qui souhaitent détenir directement les métaux peuvent comparer les possibilités d’achat d’or et d’argent physiques plutôt que de se limiter à une exposition financière.

À moyen et long terme, trois chemins restent donc ouverts. Premier scénario : l’argent poursuit son rebond vers les 75-85 dollars avant de corriger et de construire une nouvelle base. Deuxième scénario : la contraction du ratio or/argent s’accélère, ouvrant théoriquement la voie à des niveaux de 200 dollars ou davantage si l’or atteint simultanément plusieurs milliers de dollars supplémentaires. Troisième scénario : la cassure échoue, l’argent repasse sous ses supports et une correction beaucoup plus profonde se développe. Rien ne permet aujourd’hui de transformer ces hypothèses en certitudes. En revanche, chacune fournit des niveaux à surveiller et une méthode pour adapter son analyse au fur et à mesure que le marché apporte de nouvelles informations. Pour les investisseurs qui veulent se positionner sur le long terme malgré cette incertitude, l’achat d’or physique peut constituer une approche complémentaire aux stratégies plus spéculatives sur l’argent.

La leçon à retenir avant de miser sur le prochain mouvement de l’argent

La conclusion la plus solide de cette analyse n’est finalement pas un objectif de prix. C’est une méthode. Ne pas acheter simplement parce qu’un actif paraît « bon marché ». Ne pas vendre uniquement parce qu’une correction fait peur. Ne pas croire qu’une hausse de 20 ou 30 % signifie automatiquement que le mouvement est terminé. Et surtout, ne pas confondre une possibilité avec une probabilité élevée. Le marché de l’or et de l’argent est suffisamment volatil pour punir les certitudes excessives. En revanche, l’observation des supports, des résistances, du ratio or/argent, des rendements obligataires, du dollar, des actions et des rotations de capitaux peut fournir une grille de lecture beaucoup plus robuste. Pour compléter cette approche par une dimension patrimoniale concrète, découvrir les possibilités d’achat d’or et d’argent permet de passer de l’analyse du marché à la détention réelle de métaux précieux.

En définitive, l’hypothèse des 200 dollars pour l’argent n’est ni une promesse ni une fantaisie arithmétique : c’est le résultat possible d’une combinaison précise entre le prix futur de l’or et une forte contraction du ratio or/argent. Le chiffre de 216 dollars obtenu avec un or à 8 000 dollars et un ratio de 37 est mathématiquement exact, mais le chemin pour y parvenir reste totalement incertain. C’est justement ce qui rend les prochains mois si intéressants. Le marché devra confirmer ou invalider progressivement les structures techniques observées. Entre-temps, la prudence consiste moins à deviner le prochain sommet qu’à savoir quels niveaux changeraient réellement la lecture du marché. Les projections à 200, 300 ou 500 dollars appartiennent donc au domaine des scénarios de long terme, tandis que les supports et résistances actuels sont les éléments permettant de mesurer, étape après étape, si ces scénarios gagnent ou perdent en crédibilité. Pour ceux qui souhaitent transformer cette réflexion en démarche patrimoniale, l’achat d’or et d’argent physiques reste une possibilité à examiner en tenant compte de son horizon, de son niveau de risque et de sa stratégie de diversification.

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