Et si les 10 000 dollars l’once n’étaient plus un scénario lointain, mais une hypothèse susceptible de se matérialiser beaucoup plus rapidement que prévu ? C’est la question qui agite de nouveau le marché de l’or après les déclarations de Jim Rickards, qui maintient qu’un cours de 10 000 dollars pourrait être atteint avant la fin de 2026, ou, à défaut, au tout début de 2027. Cette prévision est particulièrement spectaculaire lorsqu’on la replace dans le contexte actuel : l’or évolue déjà à des niveaux historiques, la Réserve fédérale américaine doit composer avec une inflation encore supérieure à son objectif, les rendements obligataires restent sous pression et les banques centrales continuent de considérer le métal jaune comme un actif stratégique. Dans ce contexte, l’achat d’or physique peut constituer une réflexion patrimoniale à envisager pour les investisseurs qui cherchent à diversifier leur épargne, sans pour autant transformer une prévision de marché en certitude. Car le véritable intérêt du raisonnement de Rickards ne réside peut-être pas dans le chiffre spectaculaire de 10 000 dollars, mais dans les mécanismes monétaires, budgétaires et géopolitiques qui pourraient provoquer une nouvelle réévaluation du métal précieux.
Or à 10 000 dollars : une prévision spectaculaire, mais pas un horizon de cinq ans
Jim Rickards insiste sur un point essentiel : lorsqu’il évoque un or à 10 000 dollars, il ne parle pas d’une prévision à très long terme destinée à devenir vraie simplement parce que le temps finira par lui donner raison. Son scénario porte sur une période relativement courte. Dans son entretien du 28 août 2026 avec Daniela Cambone, il précise que les 10 000 dollars pourraient être atteints avant la fin de l’année, tout en ajoutant qu’un mouvement intervenant au début de 2027 ne remettrait pas fondamentalement en cause son analyse. Cette nuance est importante. Une multiplication du prix de l’or ne se produit généralement pas de manière linéaire : elle peut être précédée de phases de correction brutales, de consolidations et de mouvements de panique avant qu’un nouveau régime de prix ne s’installe. L’or ayant déjà connu une forte volatilité en 2026, l’hypothèse défendue par Rickards implique donc davantage une accélération ou une réévaluation du marché qu’une simple progression régulière. Pour l’épargnant qui souhaite se positionner progressivement, acheter de l’or physique dans une logique de diversification patrimoniale revient ainsi à raisonner sur plusieurs scénarios plutôt qu’à miser aveuglément sur une date ou un objectif de cours précis.
Pourquoi le contexte monétaire reste favorable à l’or
Le premier argument avancé par Jim Rickards repose sur une réalité qui dépasse largement sa propre analyse : la confiance dans les monnaies et dans les actifs souverains est devenue une variable déterminante du marché de l’or. Le métal jaune ne verse ni coupon ni dividende, ce qui le rend théoriquement moins attractif lorsque les taux réels augmentent. Mais cette relation n’est pas mécanique. Lorsque les investisseurs commencent à s’interroger sur la soutenabilité des déficits publics, sur la trajectoire de la dette ou sur la capacité des banques centrales à ramener durablement l’inflation vers leur cible, l’or peut retrouver une fonction particulière : celle d’un actif ne constituant pas la créance d’un autre acteur. C’est précisément cette dimension que Rickards met en avant depuis des années. Les données disponibles en 2026 montrent d’ailleurs que les banques centrales continuent d’accumuler de l’or. Selon le World Gold Council, les achats nets des banques centrales et institutions officielles ont atteint 289 tonnes au deuxième trimestre 2026, après 57 tonnes au premier trimestre selon les données révisées, portant le total du premier semestre à 345 tonnes. Dans cette perspective, l’achat d’or physique peut répondre à une stratégie de diversification face aux risques monétaires et géopolitiques, même si aucun actif ne constitue une protection absolue contre les fluctuations de marché.
Kevin Warsh et le message qui a secoué le marché
Le timing de cette nouvelle prévision est loin d’être anodin. Le 28 août 2026, Kevin Warsh, président de la Réserve fédérale américaine, a prononcé son discours inaugural au symposium économique de Jackson Hole. Son message a été nettement plus ferme sur l’inflation que certains investisseurs ne l’espéraient. Warsh a réaffirmé que l’objectif d’inflation de 2 %, mesuré par l’indice PCE, constituait une cible ferme et que la stabilité des prix ne pouvait pas être considérée comme automatique. Il a également indiqué que les taux directeurs à court terme demeuraient le principal outil de la Fed et que les politiques monétaires dites « non conventionnelles » devaient être utilisées avec parcimonie, voire pas du tout en dehors des véritables crises. Les marchés ont interprété ces déclarations comme un signal plus restrictif, ce qui a provoqué une remontée des rendements obligataires et une pression immédiate sur le cours de l’or. Pour autant, cette réaction de court terme ne suffit pas à invalider une thèse haussière de long terme. Pour ceux qui considèrent l’or comme une assurance patrimoniale, acheter de l’or lorsque les marchés traversent des phases de volatilité peut être envisagé dans le cadre d’une stratégie progressive et diversifiée, plutôt que comme une opération spéculative sur quelques séances.
Ce que Kevin Warsh a réellement dit sur l’inflation
Une lecture attentive du discours de Kevin Warsh permet surtout de comprendre pourquoi la question de l’inflation demeure centrale. Le nouveau président de la Fed reconnaît explicitement que l’inflation n’a pas atteint durablement l’objectif de 2 % et rappelle que la banque centrale porte une responsabilité directe dans la recherche de cette stabilité. Il souligne également que l’inflation n’est pas nécessairement autorégulatrice et qu’une politique monétaire crédible doit tenir compte du comportement de la masse monétaire et des conditions financières. Cette approche est intéressante pour comprendre le raisonnement de Rickards : son scénario à 10 000 dollars ne dépend pas simplement d’un hypothétique assouplissement brutal des taux. Il repose plus largement sur la possibilité que les marchés finissent par exiger une prime de risque plus élevée pour détenir des actifs libellés en dollars, notamment si les déficits, les tensions géopolitiques et les incertitudes monétaires persistent. Dans ce cadre, l’achat d’or comme actif tangible peut être considéré comme l’une des composantes possibles d’une allocation patrimoniale diversifiée, à condition de tenir compte de son prix, de ses coûts de détention et de son horizon d’investissement.
Le paradoxe des taux élevés : pourquoi l’or peut malgré tout progresser
Le raisonnement traditionnel veut que des taux d’intérêt plus élevés soient défavorables à l’or. Cette logique est parfaitement compréhensible : lorsqu’un investisseur peut obtenir un rendement attractif sur des obligations ou des placements monétaires, détenir un actif sans rendement devient relativement moins intéressant. Mais cette relation dépend du niveau des taux réels, des anticipations d’inflation et surtout de la confiance accordée à la monnaie. C’est précisément ici que le scénario de Rickards devient plus complexe. Une hausse des taux peut temporairement peser sur le métal jaune tout en coexistant avec une tendance haussière plus profonde si les investisseurs estiment que les problèmes budgétaires, monétaires ou géopolitiques ne sont pas résolus. Les données du World Gold Council montrent d’ailleurs que la demande mondiale reste considérable : au premier semestre 2026, la demande totale d’or, incluant le marché de gré à gré, a atteint 2 522 tonnes, soit une progression de 2 % sur un an, tandis que sa valeur a atteint un niveau record de 380 milliards de dollars. C’est pourquoi acheter de l’or physique peut être envisagé comme une diversification face à plusieurs régimes économiques possibles, plutôt que comme un simple pari contre la prochaine décision de la Fed.
Les banques centrales constituent un signal particulièrement puissant
Il existe un élément du marché actuel que les investisseurs particuliers ont parfois tendance à sous-estimer : le comportement des banques centrales. Depuis plusieurs années, les achats officiels ont retrouvé une importance considérable et 2026 ne fait pas exception. Le World Gold Council indique que les banques centrales ont accumulé en moyenne environ 1 000 tonnes d’or par an au cours des quatre dernières années, contre environ 500 tonnes en moyenne au cours de la décennie précédente. Son enquête 2026 révèle par ailleurs que 89 % des gestionnaires de réserves interrogés anticipent une nouvelle hausse des réserves mondiales d’or au cours des douze prochains mois, tandis que 45 % prévoient d’augmenter les réserves de leur propre institution. Ce comportement ne signifie évidemment pas que l’or atteindra automatiquement 10 000 dollars. Il révèle cependant une modification stratégique de la perception du métal : l’or n’est pas seulement considéré comme une matière première ou un actif spéculatif, mais comme une composante des réserves officielles. Dans ce contexte, l’achat d’or physique peut s’inscrire dans une démarche de diversification inspirée de cette logique de réserve, tout en restant adapté à la situation financière et au niveau de risque de chaque investisseur.
La dette américaine : le facteur que le marché ne peut plus ignorer
Le deuxième grand pilier du scénario de Rickards concerne la dette américaine. Plus la dette publique augmente, plus la gestion des taux d’intérêt devient délicate : des taux durablement élevés augmentent mécaniquement le coût du service de la dette et peuvent exercer une pression supplémentaire sur les finances publiques. À l’inverse, une politique destinée à contenir les rendements peut alimenter les interrogations sur la crédibilité monétaire et sur le risque d’une inflation plus persistante. C’est cette tension que les investisseurs doivent surveiller. Le débat ne consiste donc pas simplement à savoir si la Fed va relever ou réduire ses taux, mais à déterminer jusqu’où les autorités peuvent aller dans un environnement où politique monétaire, politique budgétaire et marché obligataire sont de plus en plus étroitement liés. Les analyses de marché récentes soulignent justement la pression exercée par les déficits et les besoins de financement américains sur la partie longue de la courbe des Treasuries. Dans un tel environnement, acheter de l’or physique peut offrir une exposition à un actif qui ne dépend pas directement de la solvabilité d’un émetteur, même si son cours reste soumis à une volatilité importante.
La revalorisation de l’or : un scénario extrême à ne pas confondre avec une certitude
Le chiffre de 10 000 dollars mérite toutefois d’être examiné avec sang-froid. Une once d’or à 10 000 dollars représenterait une progression considérable par rapport aux niveaux observés en août 2026. Un tel mouvement pourrait résulter de plusieurs mécanismes : forte dépréciation du dollar, accélération de l’inflation, crise de confiance sur les obligations souveraines, choc géopolitique majeur, achats massifs des banques centrales ou combinaison de plusieurs facteurs. Cela ne signifie pas que l’or aurait soudainement « créé » cinq ou dix mille dollars de valeur supplémentaire au sens économique classique. Dans une grande partie des scénarios de réévaluation monétaire, c’est aussi l’unité de compte — ici le dollar — qui perd une partie de son pouvoir d’achat relatif. Cette distinction est fondamentale. Dire « l’or monte » et dire « le dollar perd de la valeur face à l’or » peuvent décrire le même phénomène sous deux angles différents. Pour l’épargnant qui souhaite se protéger contre cette éventualité, acheter de l’or physique comme réserve de valeur potentielle peut avoir du sens dans une allocation raisonnablement diversifiée, mais il serait imprudent d’en déduire que le cours atteindra nécessairement 10 000 dollars.
Trump amplifie la prévision de Jim Rickards : pourquoi cela compte
La dimension politique donne également une visibilité inhabituelle à cette prévision. Donald Trump a relayé sur Truth Social une vidéo mettant en avant les arguments de Jim Rickards concernant un possible cours de l’or à 10 000 dollars. La publication a contribué à propulser cette hypothèse bien au-delà du cercle habituel des investisseurs spécialisés dans les métaux précieux. Il faut néanmoins éviter une confusion majeure : le fait qu’un président relaie une analyse ne constitue pas l’annonce officielle d’une nouvelle politique monétaire, d’une revalorisation administrative de l’or ou d’un objectif gouvernemental de 10 000 dollars. C’est précisément cette distinction qui permet de séparer l’information financière de la spéculation politique. Pour les investisseurs, l’enjeu est moins de savoir si un message politique constitue une prédiction que d’observer les conséquences potentielles des politiques économiques sur le dollar, les taux, l’inflation et la confiance. Dans ce contexte, l’achat d’or peut être étudié comme une décision patrimoniale indépendante des déclarations politiques du moment, avec une approche fondée sur l’horizon et la diversification.
Le marché de l’or peut-il réellement multiplier sa valeur ?
Pour atteindre 10 000 dollars, le marché aurait besoin d’une combinaison de facteurs exceptionnellement favorables au métal jaune. Une simple baisse des taux ne suffirait probablement pas. Une inflation modérée ne suffirait pas davantage. Il faudrait vraisemblablement un changement significatif dans la perception du risque monétaire ou financier, accompagné d’une demande suffisamment forte pour absorber l’offre disponible. Le World Gold Council souligne justement que le marché de l’or repose sur plusieurs moteurs distincts — banques centrales, investissement, joaillerie, technologie et marché de gré à gré — ce qui lui confère une structure de demande différente de celle de nombreux autres actifs. Cette diversification des sources de demande constitue l’un des arguments structurels en faveur du métal, sans pour autant garantir une trajectoire haussière. C’est pourquoi acheter de l’or physique progressivement peut être plus cohérent avec une logique de long terme que de tenter de deviner le point bas ou le point haut exact du marché.
Pourquoi une correction de l’or ne détruirait pas nécessairement la tendance de fond
L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à considérer qu’une correction importante invalide automatiquement un marché haussier. Or l’histoire des matières premières et des actifs monétaires montre que les grandes tendances sont rarement linéaires. Le World Gold Council rappelait encore récemment que le marché de l’or pouvait subir des phases de baisse importantes même lorsque certains facteurs fondamentaux restaient favorables. En juillet 2026, l’organisation soulignait notamment que l’or avait terminé le mois autour de 4 027 dollars l’once et que plusieurs facteurs positifs et négatifs s’affrontaient simultanément, avec notamment les taux réels, le dollar, les anticipations de croissance, la demande asiatique et les achats des banques centrales comme variables déterminantes. Cette réalité doit être intégrée dans toute stratégie patrimoniale. Acheter de l’or physique ne signifie donc pas parier que le cours augmentera chaque semaine : cela revient à accepter une volatilité potentielle en échange d’une exposition à un actif tangible dont la fonction patrimoniale peut se révéler particulièrement intéressante dans certains environnements économiques.
Or physique ou or papier : une distinction fondamentale
Jim Rickards insiste également sur la différence entre détenir directement du métal et détenir une exposition financière à son prix. Un ETF adossé à l’or peut être extrêmement pratique, liquide et efficace pour suivre les variations du marché. Mais il ne répond pas nécessairement aux mêmes objectifs qu’une détention physique. Avec un produit financier, l’investisseur possède un droit ou une exposition structurée par l’intermédiaire d’un véhicule juridique et financier ; avec une pièce ou un lingot, il détient directement le métal, sous réserve bien entendu des questions de stockage, d’assurance, de prime et de liquidité à la revente. Cette distinction devient particulièrement importante dans les scénarios de crise systémique que privilégient certains analystes macroéconomiques. Il ne faut cependant pas tomber dans l’excès inverse : l’or physique possède lui aussi des contraintes et des coûts. Pour cette raison, acheter de l’or physique doit être envisagé en fonction de son objectif réel — diversification, réserve de valeur, transmission ou protection patrimoniale — et non uniquement parce qu’un analyste prévoit un prix spectaculaire.
La question essentielle n’est peut-être pas « 10 000 dollars ? », mais « pourquoi ? »
Le véritable enseignement de la thèse de Jim Rickards se trouve finalement derrière le chiffre. La question intéressante n’est pas de savoir si une once atteindra exactement 10 000 dollars avant le 31 décembre 2026. Une prévision aussi précise est par définition extrêmement difficile à vérifier à l’avance. La vraie question est de déterminer si les facteurs qui pourraient provoquer une telle réévaluation sont en train de se renforcer ou de s’affaiblir. Sur ce point, plusieurs signaux méritent l’attention : achats persistants des banques centrales, tensions géopolitiques, niveau élevé des déficits, incertitude concernant les trajectoires monétaires, inflation encore supérieure aux objectifs des grandes banques centrales et interrogation croissante sur la place du dollar dans les réserves internationales. Le World Gold Council observe d’ailleurs que 83 % des gestionnaires de réserves interrogés pensent que la part de l’or dans les réserves mondiales augmentera au cours des cinq prochaines années. Dans ce contexte, acheter de l’or dans une optique patrimoniale de long terme peut constituer une piste à étudier, indépendamment de la réalisation ou non du scénario à 10 000 dollars.
Que faudrait-il pour que le scénario des 10 000 dollars échoue ?
Une analyse sérieuse doit également examiner le scénario inverse. L’hypothèse de Jim Rickards pourrait être mise en difficulté si l’inflation américaine ralentissait durablement vers la cible de la Fed, si les rendements réels devenaient suffisamment attractifs pour détourner les capitaux de l’or, si le dollar retrouvait une vigueur durable et si les tensions géopolitiques se normalisaient. Une baisse des achats des banques centrales constituerait également un vent contraire. Le World Gold Council souligne lui-même qu’un ralentissement marqué des achats officiels créerait des difficultés supplémentaires pour le marché du métal jaune. Autrement dit, les 10 000 dollars ne constituent pas une trajectoire inéluctable. C’est un scénario conditionnel, dépendant d’un ensemble de variables macroéconomiques. Dans ces circonstances, acheter de l’or physique doit toujours être replacé dans une stratégie diversifiée et compatible avec la capacité de l’investisseur à supporter une éventuelle baisse du cours.
Le véritable message de 2026 : le statut de l’or évolue
Au-delà de la polémique entourant les prévisions de prix, un changement plus profond mérite finalement davantage d’attention. L’or semble progressivement retrouver une place stratégique dans la réflexion des banques centrales, des investisseurs institutionnels et des épargnants. Il ne s’agit pas nécessairement du retour d’un système monétaire fondé sur l’or. Kevin Warsh n’a d’ailleurs formulé aucune proposition en ce sens dans son discours de Jackson Hole. Il s’agit plutôt d’un phénomène de diversification : dans un monde marqué par les sanctions financières, les tensions commerciales, les déficits publics élevés et les incertitudes géopolitiques, détenir une partie des réserves sous forme d’un actif tangible et mondialement reconnu peut présenter un intérêt stratégique. C’est précisément cette évolution que les chiffres des banques centrales permettent d’observer. Pour l’épargnant français, l’achat d’or physique peut donc être envisagé non comme une promesse de rendement, mais comme une composante potentielle d’une stratégie de diversification à long terme.
Conclusion : 10 000 dollars, folie spéculative ou avertissement à prendre au sérieux ?
La prévision de Jim Rickards doit être prise pour ce qu’elle est : un scénario extrêmement haussier, et non une certitude. Atteindre 10 000 dollars l’once avant la fin de 2026 nécessiterait une nouvelle accélération spectaculaire du marché et probablement la combinaison de plusieurs facteurs monétaires, budgétaires et géopolitiques. Pourtant, écarter totalement cette hypothèse au seul motif qu’elle paraît spectaculaire serait tout aussi imprudent. Le marché de l’or bénéficie actuellement de plusieurs soutiens structurels, notamment la demande des banques centrales, la recherche de diversification des réserves et les incertitudes entourant l’environnement économique mondial. Les données de 2026 confirment que l’intérêt officiel pour le métal demeure élevé, même si les flux peuvent varier fortement d’un trimestre à l’autre. La bonne question pour un investisseur n’est donc pas « Jim Rickards a-t-il raison sur les 10 000 dollars ? », mais plutôt : « mon patrimoine est-il correctement diversifié face aux scénarios économiques auxquels je pourrais être confronté ? » Dans cette réflexion, découvrir les possibilités d’achat d’or physique peut constituer une première étape, à condition de comparer les produits, les primes, les conditions de conservation et les modalités de revente avant toute décision.
Avertissement : cet article présente et analyse notamment les arguments avancés par Jim Rickards. Une prévision de cours ne constitue pas une garantie de performance. L’or peut subir des variations importantes à la hausse comme à la baisse. Toute décision d’investissement doit tenir compte de la situation personnelle, de l’horizon de placement, des objectifs patrimoniaux et du niveau de risque accepté par l’investisseur.




