C’est le magazine Capital (Source ici) qui revient sur ce sujet qui concerne notamment les vendeurs d’un bien immobilier depuis le début de l’année 2026, car c’est un nouveau phénomène bien ennuyeux lorsque l’on veut vendre son bien et s’engager et se projeter dans son achat suivant.
La cause principale c’est le refus de prêt bancaire.
« La cause principale, c’est le refus de prêt. On signe le compromis en pensant que tout est en ordre, puis finalement la banque ne suit pas l’acquéreur », observe Maître Léandre Alix, notaire à l’étude du Louvre.
Si pour l’acquéreur, la condition suspensive de prêt leur permet de récupérer leur dépôt de garantie s’ils n’obtiennent pas leur prêt et d’annuler purement et simplement la transaction, côté vendeur les conséquences sont nettement moins drôles car de la constitution du dossier au refus de prêt il peut se passer plusieurs mois et il faut repartir à zéro pour la mise en vente.
En immobilier toutes les périodes ne se valent pas, et rater les mois de mars, avril mai et juin qui sont les plus dynamiques entraîne des délais de revente parfois reportés à l’année suivante si vous êtes sur un marché peu liquide.
La conclusion ?
Les agents immobiliers vérifient très peu et très mal la solvabilité des acquéreurs pour ne pas pénaliser leurs ventes. Résultat ? Le taux de compromis qui ne va pas jusqu’au bout explose. Pour se protéger quand on est vendeur, il faut avoir le dossier financier des acquéreurs et au moins leur dernier avis d’imposition pour avoir une idée des grandes masses et de leur potentielle solvabilité.
Un vendeur n’est jamais obligé de signer un compromis. Vous avez le choix et vous pouvez aussi refuser un client qui vous semble trop fragile pour éviter ce genre de déconvenues.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

Source: insolentiae