Le marché obligataire américain serait au bord d’un basculement historique. Selon Peter Schiff, interrogé par Jeremy Szafron sur Kitco News, le cycle haussier des obligations, qui a duré environ quarante ans, est terminé. La hausse des rendements ne ferait que commencer et pourrait provoquer une crise de la dette souveraine américaine bien plus grave que celle de 2008. Dans le scénario le plus brutal évoqué par l’économiste, Washington pourrait restructurer sa dette et ne rembourser que 50 cents pour chaque dollar dû.
Cette alerte intervient alors que les banques centrales continuent d’accumuler de l’or. Selon les données rapportées par le World Gold Council, leurs achats nets ont atteint 39 tonnes en août 2026. La Chine, la Pologne et l’Ouzbékistan figuraient parmi les principaux acheteurs, tandis que la Chine poursuivait ses achats pour le 22e mois consécutif.
Le marché haussier des obligations est terminé
Pour Peter Schiff, les investisseurs doivent comprendre que la période exceptionnelle de baisse des taux d’intérêt appartient au passé. Les taux hypothécaires américains ont atteint près de 2,6% en 2021, après avoir culminé à environ 18% en 1981. Sur la même période, le rendement des obligations américaines à dix ans est passé d’environ 16% à près de 0,6%. Cette baisse continue des taux a soutenu pendant quatre décennies la hausse des prix des obligations, de l’immobilier et de nombreux actifs financiers.
Schiff estime désormais que cette tendance s’est inversée. Il décrit la période actuelle comme le début d’un marché baissier structurel des obligations, susceptible de durer environ vingt ans. Il affirme que les taux pourraient remonter beaucoup plus rapidement qu’ils ne sont descendus, car les investisseurs exigent une rémunération plus élevée pour prêter à des États lourdement endettés. Cette évolution ne constituerait donc pas un simple mouvement temporaire du marché, mais le début d’une réévaluation durable du risque lié à la dette souveraine.
Le problème central réside dans le niveau d’endettement accumulé pendant les années de taux faibles. Lorsque les obligations arrivent à échéance, le Trésor américain doit les refinancer. Si les nouveaux taux sont nettement supérieurs aux anciens, la charge d’intérêts augmente rapidement. L’État doit alors emprunter davantage pour payer les intérêts de sa dette, ce qui accroît encore le déficit et oblige le gouvernement à émettre davantage d’obligations.
Des crédits immobiliers à 9% dès 2027
Peter Schiff prévoit que les taux des crédits immobiliers américains pourraient atteindre 9% dès le premier trimestre de l’année prochaine. Une telle hausse modifierait complètement la capacité d’achat des ménages. À revenu identique, une famille qui peut financer un logement avec un taux de 3 ou 4% ne peut plus emprunter le même montant lorsque le taux approche 9%. Pour maintenir les mensualités à un niveau supportable, le prix du logement doit alors fortement diminuer.
Schiff prévoit ainsi une chute nationale comprise entre 30% et 50% des prix de l’immobilier. Il considère que cette baisse pourrait être aussi importante, voire supérieure, à celle observée en 2007 et 2008. Selon lui, la bulle immobilière actuelle serait même plus dangereuse que celle qui a précédé la crise financière, car elle repose sur des niveaux d’endettement particulièrement élevés et sur une longue période de crédit artificiellement bon marché.
Les propriétaires disposant d’un prêt immobilier fixe à 3 ou 4% bénéficient encore d’une protection temporaire. Ils peuvent conserver leur logement avec une mensualité inférieure à celle qu’imposerait aujourd’hui un nouveau crédit. Mais cette protection disparaît si la valeur du bien chute fortement et si le propriétaire doit vendre, refinancer son prêt ou continuer à payer un logement dont la valeur devient inférieure au capital restant dû.
La baisse de l’immobilier supprimerait également un mécanisme essentiel de consommation. Pendant des années, les ménages américains ont pu refinancer leur crédit, extraire une partie de la valeur de leur logement et utiliser cet argent pour financer leurs dépenses. Avec la hausse des taux et la baisse des prix, ce mécanisme disparaît. Les ménages ne peuvent plus utiliser leur patrimoine immobilier comme une ligne de crédit permanente.
Le quatrième quadrant de la dette
Peter Schiff présente l’évolution de l’économie américaine à travers quatre situations possibles. Le premier quadrant correspond à une dette faible et à des taux d’intérêt faibles. Cette configuration est favorable, car les ménages, les entreprises et l’État empruntent peu et paient peu d’intérêts. Le deuxième quadrant apparaît lorsque les taux montent alors que la dette reste relativement limitée. Le coût du crédit augmente, mais l’économie peut encore supporter cette charge.
Le troisième quadrant combine une dette élevée et des taux faibles. C’est la situation qui a dominé après la crise financière de 2008. L’endettement a fortement progressé, mais les banques centrales ont maintenu les taux à des niveaux très bas. Les gouvernements, les entreprises et les ménages pouvaient donc continuer à emprunter sans supporter immédiatement une charge d’intérêts excessive.
Le quatrième quadrant, dans lequel Schiff affirme que les États-Unis se trouvent désormais, associe une dette extrêmement élevée à des taux d’intérêt élevés. C’est la configuration la plus dangereuse. La dette accumulée devient très coûteuse à refinancer au moment précis où les créanciers réclament une rémunération plus importante. La hausse des taux ne ralentit donc pas seulement l’économie : elle aggrave directement les déficits publics.
Dans cette configuration, les pouvoirs publics ne peuvent plus facilement réduire les taux sans provoquer une perte de confiance dans la monnaie. Ils ne peuvent pas non plus laisser les taux monter indéfiniment sans rendre le service de la dette insoutenable. Cette contradiction place Washington face à un choix entre inflation, austérité, défaut ou restructuration de la dette.
Inflation massive ou défaut américain
Selon Peter Schiff, deux solutions principales peuvent permettre de réduire le poids de la dette. La première est une inflation massive. Dans ce scénario, la valeur réelle des obligations diminue progressivement, car les créanciers reçoivent des dollars qui achètent de moins en moins de biens et de services. Le gouvernement continue alors à rembourser nominalement ses dettes, mais il les rembourse avec une monnaie fortement dépréciée.
Schiff considère cette méthode comme un défaut dissimulé. Le créancier reçoit bien le montant prévu sur le papier, mais ce montant ne conserve plus son pouvoir d’achat. Une obligation remboursée à 100 dollars dans une monnaie qui a perdu une grande partie de sa valeur ne représente pas un véritable remboursement en termes réels. La dette est ainsi réduite par la dépréciation monétaire plutôt que par une annonce officielle de défaut.
La seconde solution est une restructuration explicite. Le gouvernement pourrait réduire le montant remboursé, repousser les échéances ou diminuer les coupons versés aux détenteurs d’obligations. Dans l’exemple cité par Schiff, un investisseur possédant une obligation d’une valeur nominale de 100 000 dollars pourrait ne recevoir que 50 000 dollars. C’est l’origine de l’expression selon laquelle Washington pourrait payer 50 cents par dollar.
Une autre possibilité consisterait à transformer des obligations arrivant bientôt à échéance en titres à très long terme. Le Trésor pourrait repousser le remboursement à trente ou cinquante ans, ou réduire le taux d’intérêt promis. Le titre ne serait pas officiellement annulé, mais ses conditions seraient modifiées de manière à alléger la charge financière de l’État.
Les détenteurs d’obligations ont déjà perdu
Peter Schiff distingue le défaut officiel de la perte provoquée par la baisse du prix de marché des obligations. Un titre acheté avec un coupon inférieur à 1% peut encore être remboursé à sa valeur nominale à l’échéance. Mais si son détenteur souhaite le vendre avant cette échéance, il doit accepter une forte décote, car les nouveaux investisseurs peuvent acheter des obligations offrant des rendements supérieurs.
Un titre acheté lorsque les taux étaient très faibles perd donc une grande partie de sa valeur lorsque les rendements augmentent. Les obligations américaines à très longue échéance émises en 2020 se négocient déjà, selon l’entretien, autour de 43 cents pour un dollar de valeur nominale. Cette baisse ne constitue pas encore un défaut juridique, mais elle représente une perte considérable pour celui qui doit vendre avant l’échéance.
Schiff affirme également que la performance nominale des obligations américaines sur les dix dernières années a été la plus mauvaise depuis un siècle. Cette performance devient encore plus défavorable lorsque l’inflation est prise en compte. Un investisseur peut donc recevoir des intérêts et récupérer le capital à l’échéance tout en perdant une partie importante de son pouvoir d’achat.
Banques, assureurs et fonds exposés
La hausse des rendements obligataires ne menace pas uniquement les investisseurs particuliers. Les banques, les compagnies d’assurance, les fonds spéculatifs et la Réserve fédérale détiennent tous d’importantes quantités de dette publique ou de titres liés à l’immobilier. Lorsque la valeur de ces actifs diminue, les bilans financiers se détériorent.
La faillite de Silicon Valley Bank a illustré le danger d’une forte baisse de valeur des obligations détenues par une banque. Tant que les titres sont conservés jusqu’à leur échéance, la perte peut rester théorique. Mais si les déposants retirent leur argent et que la banque doit vendre les obligations, la perte devient réelle. Une baisse généralisée des obligations pourrait donc provoquer de nouvelles tensions dans le système bancaire.
Les organismes liés au financement immobilier seraient également vulnérables. Peter Schiff estime qu’une perte inférieure à 3% sur les prêts hypothécaires garantis par Fannie Mae et Freddie Mac pourrait suffire à effacer leur capital. Une chute nationale de 30% à 50% des prix immobiliers provoquerait une pression beaucoup plus importante sur ces institutions et pourrait imposer une nouvelle intervention publique.
Pourquoi Schiff considère l’or comme une protection
Peter Schiff affirme que la hausse des rendements obligataires est « l’élément le plus positif qui puisse arriver à l’or et à l’argent ». À court terme, les traders vendent souvent les métaux précieux lorsque les taux montent, car ils considèrent que les obligations deviennent plus attractives. Schiff estime que cette lecture est erronée lorsque la hausse des taux reflète une perte de confiance dans les gouvernements et dans leurs monnaies.
La question essentielle n’est pas le taux nominal, mais le rendement réel. Un placement rémunéré à 20% ne constitue pas une bonne affaire si l’inflation atteint 30%. Dans ce cas, l’investisseur perd 10% de pouvoir d’achat malgré un rendement nominal élevé. Selon Schiff, l’or permet d’éviter cette perte monétaire, même s’il ne verse pas d’intérêts.
Lorsque les prix des obligations chutent parce que les investisseurs craignent l’inflation ou un défaut souverain, les détenteurs de capitaux recherchent un actif qui ne représente pas une créance sur un gouvernement. C’est précisément le rôle que Schiff attribue à l’or. Le métal ne dépend pas de la promesse de remboursement d’un État, d’une banque ou d’une entreprise.
Les investisseurs souhaitant renforcer leur exposition à l’or physique peuvent consulter les pièces d’or reconnues et facilement négociables. Pour Peter Schiff, la priorité doit rester la liquidité, la reconnaissance du produit et la faiblesse de la prime payée au-dessus du cours du métal.
Les banques centrales accumulent de l’or
La stratégie des banques centrales renforce le constat de Peter Schiff. Le World Gold Council indique que les achats nets des banques centrales ont atteint 39 tonnes en août 2026. La Pologne a acheté 8 tonnes pendant le mois et portait ses achats annuels à 98 tonnes. La Chine a ajouté 20 tonnes à ses réserves et poursuivait une série de 22 mois consécutifs d’achats.
Cette accumulation montre que plusieurs États cherchent à réduire leur dépendance aux actifs libellés en dollars. Les réserves d’or ne constituent pas une dette envers un autre pays. Elles peuvent être conservées, transférées ou vendues en cas de besoin urgent de liquidités. La Russie, qui a vendu une partie de son or en 2026, illustre également cette fonction : un État peut mobiliser directement ce stock lorsqu’il doit financer ses dépenses.
La demande officielle ne signifie pas que le cours de l’or augmente chaque jour. Les banques centrales achètent généralement dans une perspective de long terme et peuvent continuer à accumuler pendant des périodes de baisse. Pour Schiff, l’offre d’or mise en vente finira par se réduire lorsque les détenteurs préféreront céder leurs monnaies plutôt que leur métal précieux.
Les lecteurs qui souhaitent privilégier des formats physiques simples peuvent aussi consulter les pièces et lingots d’or disponibles à l’achat. L’objectif est de détenir un actif identifiable, liquide et indépendant d’une promesse de paiement publique.
Lingots, pièces, ETF ou actions minières
Peter Schiff recommande d’éviter les pièces de collection, les produits numismatiques complexes et les pièces vendues avec des primes excessives. Il privilégie les lingots reconnus et les pièces d’investissement proposées par des négociants fiables. Ces produits sont plus faciles à comparer, à revendre et à identifier que des pièces dont la valeur dépend principalement de critères de rareté ou de collection.
L’or physique présente un avantage essentiel : son détenteur ne dépend pas d’une contrepartie pour conserver sa valeur. En revanche, il doit gérer le stockage et la sécurité. Le métal peut être conservé à domicile ou dans un coffre spécialisé. Dans les deux cas, l’investisseur doit mesurer les risques de vol, les frais de garde et la facilité d’accès à ses biens.
Les fonds indiciels adossés à l’or permettent d’obtenir une exposition financière au métal sans gérer directement le stockage. Ils comportent toutefois une structure d’intermédiation et des frais. Les actions minières offrent un potentiel de hausse plus important, mais elles dépendent aussi des coûts d’extraction, de la gestion de l’entreprise, de la fiscalité et de la stabilité politique des pays où se trouvent les mines.
Pour acheter de l’or physique avec une approche simple, il est possible de se tourner vers des pièces d’investissement comme le 20 francs Napoléon tête nue. Ce type de produit est généralement plus compréhensible pour un épargnant qui souhaite détenir directement du métal.
Pourquoi Schiff préfère les actions minières
Peter Schiff affirme investir une part beaucoup plus importante de son propre patrimoine dans les actions de sociétés minières que dans les lingots. Son raisonnement est simple : si le prix de l’or augmente, les revenus des producteurs peuvent progresser tandis que leurs coûts ne montent pas nécessairement au même rythme. La rentabilité des entreprises minières peut alors augmenter plus rapidement que le cours du métal.
Il distingue plusieurs catégories de sociétés. Les grands producteurs disposent d’actifs déjà opérationnels et d’une production relativement prévisible. Les sociétés de redevances bénéficient de flux financiers plus réguliers sans supporter directement tous les coûts d’exploitation d’une mine. Les sociétés juniors et les explorateurs offrent un potentiel de progression plus élevé, mais leurs risques opérationnels et financiers sont nettement plus importants.
Schiff indique privilégier les sociétés de redevances et les juniors, tout en conservant une exposition aux grands producteurs. Cette stratégie cherche à combiner des entreprises plus stables avec des sociétés pouvant bénéficier d’une découverte, d’une acquisition ou d’une hausse importante du prix de l’or. Elle reste toutefois beaucoup plus risquée que la détention de pièces ou de lingots.
Le risque géographique doit également être pris en compte. Un gouvernement peut modifier une fiscalité, augmenter une redevance, retirer un permis ou nationaliser une activité minière. La diversification entre plusieurs pays et plusieurs entreprises constitue donc une condition essentielle pour limiter le risque politique.
Le retraité face à l’inflation
Peter Schiff décrit une situation particulièrement difficile pour les retraités qui dépendent d’une pension et de certificats de dépôt. Si le rendement du placement est inférieur à l’inflation, le capital perd du pouvoir d’achat chaque année. Les intérêts sont en outre imposables, ce qui réduit encore le rendement réel obtenu par l’épargnant.
Il recommande d’abord de protéger les dépenses essentielles. Dans son exemple, un ménage peut acheter dès maintenant certains produits non périssables qui seront nécessaires l’année suivante. Si ces produits deviennent 10% ou 20% plus chers, leur achat anticipé représente une économie équivalente, sans dépendre d’un rendement financier imposable.
Une fois les réserves courantes constituées, Schiff considère que l’or et l’argent peuvent jouer un rôle dans la protection du patrimoine. Cette approche ne remplace pas une analyse personnelle du budget, des revenus, de l’horizon de placement et des besoins de liquidité. Elle repose sur l’idée qu’un actif réel conserve une capacité d’achat lorsque la monnaie se déprécie.
Pour un épargnant qui veut examiner des formats accessibles, les pièces d’or d’investissement proposées par un négociant spécialisé peuvent constituer un point de comparaison entre différents poids, primes et niveaux de liquidité.
La Réserve fédérale pourrait reprendre ses achats
Peter Schiff estime que le Trésor américain tente de gagner du temps en rachetant certaines obligations à long terme et en émettant davantage de dette à court terme. Cette opération peut réduire temporairement les rendements longs, mais elle expose l’État à un risque de refinancement plus important si les taux continuent de monter.
La véritable création monétaire dépend toutefois de la Réserve fédérale. Si les rendements progressent jusqu’à un niveau que le gouvernement ne peut plus financer, la banque centrale pourrait acheter massivement des obligations américaines. Elle deviendrait alors l’acheteur de dernier ressort et créerait de la monnaie pour soutenir le marché obligataire.
Cette intervention permettrait d’empêcher une hausse encore plus forte des taux, mais elle pourrait accentuer la pression inflationniste. Le gouvernement éviterait un défaut officiel tout en réduisant la valeur réelle de sa dette grâce à la dépréciation du dollar. C’est la raison pour laquelle Schiff considère l’inflation comme une forme de défaut dissimulé.
Le pari de l’intelligence artificielle
Peter Schiff reconnaît qu’un seul scénario pourrait permettre aux États-Unis d’échapper à cette crise sans restructuration immédiate : une explosion exceptionnelle de la productivité liée à l’intelligence artificielle. Si cette technologie multiplie rapidement la production économique, le produit intérieur brut pourrait augmenter beaucoup plus vite que la dette.
Dans ce cas, le poids de la dette diminuerait mécaniquement par rapport à la taille de l’économie. Les entreprises technologiques généreraient suffisamment de profits pour fournir de nouvelles recettes fiscales à l’État. La croissance pourrait alors absorber une partie du fardeau accumulé et donner à Washington une nouvelle source de revenus.
Schiff qualifie cependant ce scénario de pari risqué. Il ne sait pas quelle probabilité lui attribuer ni combien de temps il faudrait avant que les gains de productivité deviennent visibles. La difficulté tient au calendrier : même si l’intelligence artificielle finit par transformer l’économie, une crise de la dette peut éclater avant que les bénéfices ne soient suffisamment importants.
En attendant cette éventuelle rupture technologique, les investissements massifs dans les centres de données, les puces et les infrastructures absorbent une grande quantité de capitaux. Ces capitaux ne peuvent pas financer simultanément tous les secteurs. La concurrence entre le gouvernement, les grandes entreprises technologiques et les autres emprunteurs pousse donc les taux vers le haut.
La conclusion de Peter Schiff
Peter Schiff estime que Washington doit réduire rapidement ses dépenses, accepter des taux déterminés par le marché et restructurer sa dette avant qu’une inflation incontrôlable ne détruise le pouvoir d’achat. Il préfère une restructuration transparente, dans laquelle les créanciers recevraient réellement 50 cents par dollar, à un remboursement nominal de 100 dollars dans une monnaie qui ne vaudrait plus que 20 cents.
Il rejette également l’idée selon laquelle une simple réévaluation officielle de l’or détenu par les États-Unis suffirait à résoudre la dette. Selon lui, modifier la valeur comptable de l’or ne crée pas de richesse supplémentaire. Une vente au prix du marché pourrait fournir des liquidités, mais elle ne supprimerait pas les déséquilibres budgétaires structurels.
Son message demeure particulièrement direct : la hausse des rendements obligataires ne serait pas un signal favorable pour les obligations, mais la preuve que les investisseurs exigent une compensation plus importante pour détenir de la dette publique. Dans ce contexte, Schiff considère que l’or et l’argent restent les derniers actifs capables de protéger l’épargnant contre la combinaison de l’inflation, de la dépréciation monétaire et de la restructuration de la dette.
Les investisseurs souhaitant étudier les solutions disponibles peuvent consulter les pièces d’or d’investissement et le 20 francs Napoléon tête nue. Cette approche correspond à la préférence exprimée par Schiff pour un or physique reconnaissable, liquide et acquis avec une prime maîtrisée.