Le calme apparent qui précède l’effondrement
Les marchés financiers atteignent des records, la croissance semble résister et les indicateurs économiques donnent l’impression que le système fonctionne correctement. Pourtant, selon l’économiste Steve Keen, cette apparente stabilité peut précisément constituer le signal le plus inquiétant. Avant un krach économique majeur, l’économie ne montre pas nécessairement des signes évidents de faiblesse. Elle peut au contraire traverser une longue période de calme, de croissance modérée et de confiance généralisée avant de basculer brutalement dans l’instabilité.
Steve Keen est connu pour avoir averti du danger représenté par l’endettement privé avant la crise financière mondiale de 2008. Son approche s’appuie sur les travaux de Hyman Minsky, d’Irving Fisher et de Richard Goodwin. Elle considère le capitalisme non pas comme un système qui revient naturellement vers un équilibre stable, mais comme une organisation économique fondamentalement cyclique, traversée par des phases d’expansion, d’endettement, de ralentissement et de crise. Dans cette perspective, une période de stabilité prolongée ne supprime pas les déséquilibres : elle peut les renforcer.
Cette vision rejoint les constats formulés après la crise financière mondiale par des économistes issus du courant dominant. L’ancien économiste en chef du Fonds monétaire international, Olivier Blanchard, a reconnu que les modèles macroéconomiques traditionnels avaient largement sous-estimé le rôle du système financier, de l’endettement et des mécanismes d’amplification de la crise. Le FMI a également souligné que la période appelée « Grande Modération » avait conduit de nombreux économistes, institutions financières et régulateurs à minimiser les risques extrêmes.
Steve Keen contre l’économie néoclassique
Pour Steve Keen, la principale faiblesse de l’économie néoclassique réside dans son point de départ. Cette école tente généralement de construire l’analyse macroéconomique à partir de modèles décrivant le comportement individuel des consommateurs et des entreprises. Elle suppose ensuite que l’addition de ces comportements permet de comprendre l’économie dans son ensemble. Steve Keen estime que cette démarche repose sur des hypothèses trop éloignées du fonctionnement concret du capitalisme et qu’elle conduit à privilégier l’équilibre au détriment de la dynamique réelle du système.
Dans son analyse, l’économie ne doit pas être décrite comme une mécanique parfaitement stable qui revient automatiquement vers une position d’équilibre après un choc extérieur. Elle doit être étudiée comme un système complexe, dans lequel les interactions entre les salaires, l’emploi, les profits, l’investissement, la dette privée et les dépenses publiques produisent des cycles permanents. Une phase de croissance modérée peut donc cacher une fragilité croissante, tandis qu’une période apparemment saine peut préparer les conditions d’un retournement brutal.
La critique de Steve Keen ne consiste pas uniquement à rejeter les modèles dominants. Il affirme vouloir construire une autre méthode, fondée sur des définitions macroéconomiques directement observables. Cette approche commence par des éléments simples : le taux d’emploi, la part des salaires dans le produit intérieur brut, le ratio de dette privée rapportée au PIB et le déficit public rapporté au PIB. Ces grandeurs peuvent ensuite être transformées en équations dynamiques afin d’observer leur évolution dans le temps.
Des définitions simples pour décrire une économie instable
Le taux d’emploi correspond au nombre de personnes ayant un emploi rapporté à la population. Il augmente lorsque l’emploi progresse plus vite que la population. La part des salaires dans le PIB correspond au montant total des rémunérations rapporté à la production nationale. Elle augmente lorsque les salaires progressent plus rapidement que le PIB. Le ratio de dette privée mesure la dette des ménages et des entreprises par rapport au PIB. Il augmente lorsque l’endettement progresse plus vite que l’économie.
Cette méthode repose ensuite sur des hypothèses économiques concrètes. Lorsque l’emploi augmente, les salariés disposent d’un pouvoir de négociation plus important et leurs revendications salariales progressent. Durant une phase d’expansion, les entreprises peuvent emprunter pour financer leurs investissements lorsque leurs profits ne suffisent pas. Pendant une période de ralentissement, elles cherchent au contraire à rembourser leur dette. Enfin, les dépenses publiques peuvent évoluer en fonction de la situation de l’emploi, en augmentant lorsque l’économie s’affaiblit.
Ces relations suffisent à produire un modèle cyclique. Lorsque l’emploi progresse, les salaires augmentent. La hausse de la part salariale réduit alors la part des profits disponibles pour l’investissement. L’activité ralentit, l’emploi recule et la pression sur les salaires diminue. Les profits peuvent ensuite se redresser, ce qui relance l’investissement et prépare un nouveau cycle. Le système ne converge donc pas nécessairement vers un équilibre définitif : il oscille en permanence.
Ce résultat est associé au modèle de croissance cyclique développé par Richard Goodwin dans les années 1960. Dans ce modèle, les interactions entre l’emploi et la répartition des revenus suffisent à générer des cycles économiques. Steve Keen s’appuie sur cette structure pour montrer que le caractère cyclique du capitalisme ne dépend pas forcément d’un choc extérieur exceptionnel. Il peut émerger de la dynamique interne du système.
Pourquoi la stabilité peut devenir un piège
L’ajout de la dette privée transforme profondément le modèle. Au début, les cycles peuvent sembler s’atténuer. La croissance paraît devenir plus régulière, les fluctuations diminuent et les observateurs peuvent croire que l’économie se rapproche progressivement d’un équilibre stable. C’est précisément à ce moment que le danger peut augmenter.
Lorsque l’économie progresse, les ménages et les entreprises peuvent s’endetter davantage. Le crédit soutient la consommation, l’investissement, les prix des actifs et la demande globale. Cette dynamique donne l’impression que la croissance devient plus solide, alors qu’une partie de cette croissance dépend de l’augmentation continue de la dette. La variation de l’endettement devient alors un moteur essentiel de l’activité économique.
La situation devient dangereuse lorsque l’endettement augmente plus vite que les revenus capables de le rembourser. Les nouveaux emprunts servent alors à maintenir la consommation, à refinancer les dettes existantes ou à soutenir la hausse des prix des actifs. Le système semble toujours fonctionner, mais il devient de plus en plus dépendant de la poursuite du crédit. Dès que cette progression ralentit, la demande se contracte.
La baisse de la demande réduit les revenus des entreprises. Les profits diminuent, l’investissement recule et les suppressions d’emplois se multiplient. Les ménages et les entreprises endettés tentent simultanément de réduire leurs dépenses afin de rembourser leurs créanciers. Cette réaction collective accélère encore le ralentissement économique. La dette, qui soutenait auparavant la croissance, devient alors un facteur de contraction.
Les travaux de Steve Keen prolongent l’hypothèse d’instabilité financière de Hyman Minsky et l’analyse de la déflation par la dette d’Irving Fisher. Ils montrent comment une économie peut passer d’une période de stabilité apparente à une phase de déséquilibre violent. Les recherches post-keynésiennes associent ainsi la croissance excessive de la dette privée à la formation de bulles d’actifs et à l’apparition de crises financières.
Dans ce type de scénario, acheter de l’or physique peut être présenté comme un moyen de diversifier une épargne exposée aux risques financiers et monétaires. Pour les lecteurs qui souhaitent examiner les solutions disponibles, découvrir les pièces d’or disponibles à l’achat permet d’accéder à une catégorie d’actifs différente des placements financiers traditionnels.
Le mécanisme de la déflation par la dette
La déflation par la dette apparaît lorsque les agents économiques cherchent tous à réduire leur endettement au même moment. Pour rembourser leurs créanciers, les ménages diminuent leur consommation et les entreprises réduisent leurs investissements. Cette baisse de la demande entraîne une diminution des revenus, des bénéfices et parfois des salaires. Les prix des actifs peuvent également reculer, ce qui réduit la valeur des garanties utilisées pour obtenir des crédits.
Le problème devient alors cumulatif. La baisse des prix et des revenus augmente le poids réel des dettes existantes. Une dette nominale inchangée devient plus difficile à rembourser lorsque les revenus diminuent. Les ventes forcées d’actifs accentuent la chute des prix, tandis que les banques durcissent les conditions de crédit. L’économie entre dans une spirale où la réduction de la dette provoque une contraction supplémentaire de l’activité.
Dans les simulations décrites par Steve Keen, cette dynamique peut conduire à un effondrement du taux d’emploi, à une diminution de la part des salaires et à une augmentation extrême du ratio de dette privée. Le modèle ne décrit pas une simple récession ordinaire. Il décrit une rupture de la dynamique économique, dans laquelle les mécanismes qui soutenaient l’expansion deviennent les mêmes mécanismes qui précipitent la crise.
Cette logique explique pourquoi le taux de croissance ne suffit pas pour évaluer la santé d’une économie. Une croissance positive peut coexister avec une accumulation rapide de dette privée. Les statistiques de production peuvent rester favorables alors que les bilans des ménages, des entreprises et des banques deviennent progressivement plus vulnérables. La surveillance de la croissance seule peut donc donner une image incomplète du risque systémique.
Pour un épargnant inquiet de la solidité du système financier, consulter les pièces d’or proposées à l’achat peut constituer une étape dans une réflexion plus large sur la diversification patrimoniale. L’or ne supprime pas les risques et son prix peut fluctuer, mais il ne repose pas sur la solvabilité d’un emprunteur particulier.
Le rôle déterminant de la dette privée
Dans les modèles économiques traditionnels, la dette est souvent traitée comme un élément secondaire ou comme un transfert entre prêteurs et emprunteurs. Steve Keen considère au contraire que la dette privée joue un rôle macroéconomique central. Lorsqu’une banque accorde un crédit, elle ne fait pas que transférer une épargne déjà existante : elle crée un nouveau pouvoir d’achat. Lorsque cette dette est remboursée, ce pouvoir d’achat disparaît progressivement.
La variation de la dette modifie donc directement la demande globale. Une accélération du crédit peut stimuler les achats immobiliers, l’investissement des entreprises et la consommation des ménages. Mais un ralentissement du crédit peut produire l’effet inverse, même lorsque les revenus courants restent temporairement stables. L’évolution du crédit devient ainsi un indicateur essentiel de la dynamique économique.
Les banques jouent un rôle central dans ce processus. Durant une phase d’optimisme, elles peuvent assouplir leurs critères de prêt et financer des projets dont la rentabilité dépend de la poursuite de la hausse des prix ou des revenus. Les emprunteurs prennent alors davantage de risques, tandis que les établissements financiers accumulent des créances sensibles à un retournement.
Lorsque les prix des actifs cessent d’augmenter, la situation change rapidement. Les garanties perdent de leur valeur, les nouveaux crédits ralentissent et les emprunteurs les plus fragiles rencontrent des difficultés de remboursement. Les banques deviennent plus prudentes, ce qui réduit encore l’accès au financement. Le système financier transforme alors un ralentissement initial en crise plus profonde.
La crise de 2008 a illustré cette logique. Les modèles macroéconomiques dominants avaient largement ignoré les interactions entre le marché immobilier, le crédit, les banques et l’endettement des ménages. Après la crise, Olivier Blanchard a reconnu que la macroéconomie devait mieux intégrer le fonctionnement concret des intermédiaires financiers et les risques susceptibles d’être dissimulés derrière des indicateurs agrégés.
La Grande Modération n’était pas une garantie
Avant la crise financière mondiale, la période de faible volatilité économique était souvent présentée comme une amélioration durable du fonctionnement des économies avancées. La croissance semblait plus stable, l’inflation restait contenue et les fluctuations paraissaient moins dangereuses. Cette période a été qualifiée de « Grande Modération ».
Pour Steve Keen, cette interprétation était trompeuse. La diminution apparente de la volatilité pouvait être liée à l’accumulation progressive de dette privée. Le crédit soutenait la demande et compensait certaines faiblesses de la croissance des revenus. Tant que les emprunteurs continuaient à obtenir de nouveaux financements, le système conservait une apparence de stabilité.
La stabilité observée ne signifiait donc pas que les déséquilibres avaient disparu. Elle indiquait que les déséquilibres étaient temporairement contenus par la poursuite de l’endettement. La réduction des fluctuations économiques pouvait ainsi masquer une fragilité grandissante. Au lieu de préparer un retour durable à l’équilibre, la période de calme préparait la rupture suivante.
Cette lecture rejoint les analyses publiées par le FMI après la crise. Les institutions financières et les régulateurs avaient sous-estimé les risques extrêmes, le niveau d’endettement et les effets de contagion entre les marchés. La crise a montré que des variables apparemment stables pouvaient cacher une exposition croissante aux chocs.
Pourquoi le gouvernement peut empêcher l’effondrement
Dans le modèle de Steve Keen, l’intervention publique joue un rôle stabilisateur. Lorsque le secteur privé réduit ses dépenses et tente de rembourser ses dettes, les dépenses publiques peuvent soutenir la demande et empêcher l’économie de s’enfoncer dans une dépression. Le déficit public n’est donc pas uniquement présenté comme un problème comptable : il peut également fonctionner comme un amortisseur lorsque le secteur privé se désendette.
Si l’État réduit ses dépenses au moment où les ménages et les entreprises diminuent déjà leur consommation et leurs investissements, la contraction totale de la demande devient plus forte. Les revenus baissent, le chômage augmente et les remboursements de dette deviennent plus difficiles. À l’inverse, une hausse des dépenses publiques peut soutenir les revenus et limiter la spirale déflationniste.
Cette intervention ne signifie pas que toutes les dépenses publiques sont automatiquement efficaces ni que l’endettement public est sans limite. Elle signifie que la politique budgétaire doit être analysée en fonction de la situation du secteur privé. Lorsque les ménages et les entreprises empruntent et dépensent, le besoin de soutien public peut être limité. Lorsque le secteur privé se désendette brutalement, l’action publique peut empêcher l’effondrement de la demande.
La conclusion de Steve Keen est directement opposée à l’idée selon laquelle le retrait de l’État permettrait toujours à l’économie de fonctionner plus efficacement. Dans une économie instable et fortement endettée, l’absence d’intervention publique peut accélérer la déflation par la dette. Le gouvernement peut empêcher qu’une crise financière se transforme en dépression prolongée.
Dans une stratégie patrimoniale diversifiée, certains épargnants souhaitent également détenir une part d’actifs physiques. voir les caractéristiques des pièces de 20 francs Napoléon peut aider à comparer les formats, les primes et les modalités d’achat avant toute décision.
Un modèle fondé sur des équations simples
Steve Keen affirme que ses modèles peuvent être construits à partir de mathématiques relativement accessibles. L’objectif n’est pas de supprimer les équations, mais de partir de grandeurs directement définies et observables. Le taux d’emploi, la part des salaires, le ratio de dette privée et le déficit public sont d’abord exprimés comme des rapports. Leur évolution est ensuite obtenue en comparant la vitesse de variation du numérateur et celle du dénominateur.
Lorsqu’une variable est définie comme un rapport, son taux de variation peut être étudié à partir de la différence entre le taux de croissance du numérateur et celui du dénominateur. La part des salaires dans le PIB, par exemple, augmente lorsque les salaires augmentent plus vite que le PIB. Le ratio de dette privée augmente lorsque la dette progresse plus vite que la production nationale.
Cette méthode permet de construire progressivement un modèle dynamique. Les relations entre l’emploi, les salaires, les profits et l’investissement sont représentées sous forme d’équations différentielles ou de schémas de flux. L’évolution d’une variable devient alors une conséquence des relations qui la relient aux autres variables économiques.
Dans une version élémentaire, les salaires dépendent de l’emploi, les entreprises investissent une partie de leurs profits et le capital productif détermine le niveau de production. Même avec des hypothèses simplifiées, le modèle produit des cycles entre le taux d’emploi et la rémunération du travail. L’ajout de la dette privée rend ensuite possible la simulation d’une crise financière et d’une déflation par la dette.
Steve Keen utilise également des outils de dynamique des systèmes pour représenter ces mécanismes sous forme de diagrammes. Cette méthode permet de visualiser les boucles de rétroaction. Une hausse de l’emploi peut augmenter les salaires, réduire les marges et ralentir l’investissement. L’endettement peut stimuler temporairement la demande, puis provoquer une contraction lorsque les remboursements deviennent trop lourds.
Pour les lecteurs souhaitant étudier l’or physique dans le cadre d’une diversification, consulter les pièces d’or disponibles permet d’examiner différentes options sans les confondre avec un placement sans risque. Toute acquisition doit tenir compte du budget, de l’horizon de détention, de la prime et des conditions de revente.
Ce que les indicateurs classiques ne montrent pas
Un taux de croissance positif ne permet pas à lui seul de conclure que l’économie est solide. Il faut également observer la trajectoire de la dette privée, la progression du crédit, les prix de l’immobilier, les marges des entreprises, les conditions de financement et la capacité des emprunteurs à rembourser leurs dettes. Une économie peut afficher une croissance correcte tout en accumulant les déséquilibres qui provoqueront la prochaine crise.
La stabilité des marchés financiers ne constitue pas davantage une preuve de sécurité. Les prix élevés peuvent refléter des anticipations optimistes, une liquidité abondante et une forte création de crédit. Tant que ces éléments restent présents, la hausse peut se poursuivre. Mais lorsque les anticipations changent, la correction peut devenir rapide, car les investisseurs cherchent tous à réduire leur exposition au même moment.
Le système peut donc rester apparemment stable jusqu’à un point de rupture. C’est cette transformation progressive d’un comportement favorable en mécanisme destructeur qui se trouve au cœur de l’analyse de Minsky et de Steve Keen. Les mêmes emprunts qui accélèrent la croissance durant la phase d’expansion peuvent amplifier l’effondrement durant la phase de contraction.
Cette approche ne permet pas de déterminer avec précision le jour et l’heure d’un krach. Elle permet cependant d’identifier les mécanismes qui rendent un système vulnérable. Les recherches post-keynésiennes indiquent que la dette privée et sa variation peuvent contribuer à expliquer la dynamique de la croissance, la formation des bulles et l’apparition des crises.
Le véritable avertissement de Steve Keen
Le message de Steve Keen est simple : une économie ne devient pas nécessairement plus sûre parce qu’elle traverse une longue période de stabilité. Une croissance régulière peut cacher une accumulation de dettes, une hausse excessive des prix d’actifs et une dépendance croissante au crédit. Lorsque cette dynamique s’inverse, les conséquences peuvent être beaucoup plus graves qu’un simple ralentissement.
Pour comprendre le risque de krach économique majeur, il faut donc regarder au-delà des records boursiers et des chiffres de croissance. L’endettement privé, l’évolution du crédit, les bilans bancaires et les interactions entre les secteurs public et privé doivent occuper une place centrale dans l’analyse. Une économie qui semble calme peut être une économie dont les déséquilibres sont encore dissimulés.
La crise financière mondiale de 2008 a rappelé que les modèles économiques capables d’ignorer la dette et le système bancaire pouvaient passer à côté des signaux les plus importants. Les travaux de Steve Keen proposent une lecture différente : le capitalisme est un système cyclique, instable et soumis à des mécanismes de rétroaction. Une période de calme prolongée ne garantit donc pas la stabilité future.
Dans ce contexte, l’or physique est souvent considéré par certains épargnants comme un actif de diversification face aux risques de crédit, de change et de dépréciation monétaire. examiner les possibilités d’achat de pièces d’or peut s’inscrire dans une réflexion patrimoniale globale, sans remplacer l’analyse du risque, la diversification et l’adéquation avec la situation personnelle de chaque investisseur.
Le danger n’apparaît donc pas toujours lorsque les marchés chutent. Il peut se former bien avant, pendant la période où tout semble fonctionner, où les dettes augmentent, où les risques sont minimisés et où la stabilité est interprétée comme une preuve de solidité. C’est précisément cette illusion de sécurité que Steve Keen présente comme l’un des signes les plus inquiétants avant un krach économique majeur.