L’or vacille… mais Peter Schiff dit que la vraie hausse n’a peut-être même pas commencé

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Pourquoi la correction de l’or ne change pas la thèse

La baisse récente de l’or n’est pas forcément le signe d’un retournement de tendance; elle peut simplement traduire une phase de digestion après une hausse trop rapide, exactement comme Peter Schiff l’explique lorsqu’il évoque un marché passé d’un excès d’optimisme à un retour du pessimisme. Dans son raisonnement, l’or a connu un rallye puissant, puis un repli technique amplifié par un meilleur sentiment sur les actifs risqués, par les anticipations de politique monétaire et par des mouvements de court terme qui n’ont rien à voir avec sa valeur fondamentale. Les données de marché récentes confirment d’ailleurs que l’or est toujours solidement installé autour de 4 000 dollars l’once, après avoir atteint des niveaux historiques en janvier 2026, ce qui ressemble davantage à une consolidation de haut niveau qu’à une capitulation de fond. Pour un investisseur de long terme, ce type de configuration mérite d’être lu non comme une alerte rouge, mais comme une zone de réflexion sérieuse. Acheter de l’or physique maintenant

Le rôle central des taux réels

L’un des points les plus solides du discours de Peter Schiff, c’est son insistance sur les taux réels plutôt que sur les taux nominaux. Selon lui, même si la Fed relève ou maintient les taux, l’essentiel est ailleurs: si l’inflation reste structurellement plus élevée que le rendement affiché, les taux réels demeurent bas, voire négatifs, ce qui soutient mécaniquement l’or. Cette logique reste cohérente avec les observations de marché récentes, car la pression inflationniste ne disparaît pas en quelques mois dès lors que la création monétaire, le déficit public et les coûts financiers continuent de peser sur le système. Autrement dit, l’or ne monte pas seulement quand l’inflation accélère; il monte aussi quand la monnaie perd de sa crédibilité relative par rapport à la valeur réelle qu’elle est censée préserver. C’est pour cela qu’un simple discours de fermeté monétaire ne suffit pas à invalider la thèse haussière de fond. Voir le catalogue or et argent

Pourquoi l’inflation liée à l’IA peut paradoxalement aider l’or

Le discours de Schiff est intéressant parce qu’il casse une idée très répandue: l’IA ne serait pas seulement un moteur de productivité, elle peut aussi, à court terme, pousser les prix vers le haut en créant une demande colossale en énergie, en matières premières, en infrastructures et en capital. L’argument est simple: avant que les gains de productivité ne se diffusent largement, il faut financer la transition, construire les data centers, renouveler les équipements et absorber la hausse des besoins industriels. Dans cet intervalle, les pressions inflationnistes ne disparaissent pas; elles se déplacent. Cela renforce indirectement la place de l’or, car plus l’économie se transforme sous contrainte monétaire, plus les investisseurs cherchent des actifs capables de conserver un pouvoir d’achat sur plusieurs cycles. L’or ne dépend pas d’un business model, il dépend de la confiance dans la valeur de la monnaie, ce qui en fait un instrument de protection particulièrement robuste dans un monde de plus en plus coûteux. Protéger son patrimoine avec l’or

Bitcoin, faux rival ou révélateur de fragilité ?

Schiff reste extrêmement critique à l’égard de Bitcoin, et son angle de lecture est simple: si le marché découvre que Bitcoin n’est pas le “digital gold” promis par ses promoteurs, cela peut redonner de la valeur relative à l’or physique. Il souligne aussi qu’une partie de la demande spéculative autour du Bitcoin s’est construite en opposition à l’or, comme si l’un devait nécessairement remplacer l’autre, alors qu’en réalité les deux ne remplissent pas le même rôle économique. Les mouvements récents de Bitcoin, avec un prix bien inférieur à ses pics passés, rappellent qu’un actif numérique peut subir des corrections très brutales, tandis que l’or conserve une fonction monétaire millénaire que rien n’a réellement remplacée. Pour l’investisseur, la leçon est claire: il ne s’agit pas d’opposer dogmatiquement les actifs, mais de reconnaître que la solidité d’un portefeuille se construit souvent autour d’une réserve tangible, pas seulement autour d’une promesse technologique. Découvrir l’or et l’argent

Le cas Strategy et la spirale de dépendance

L’un des passages les plus durs de l’interview concerne Strategy, anciennement MicroStrategy, que Schiff décrit comme une structure extrêmement vulnérable si la baisse de Bitcoin s’accélère. Son raisonnement repose sur une mécanique simple: si une société se finance en accumulant un actif volatil, puis doit vendre cet actif pour payer ses dettes, ses dividendes ou ses engagements, elle peut entrer dans une spirale où chaque baisse oblige à vendre davantage, ce qui accentue encore la baisse. Cette idée n’est pas seulement valable pour une entreprise crypto; elle illustre aussi le danger des systèmes fondés sur l’effet de levier et sur la confiance que tout continuera de monter. Or, plus ce type de fragilité devient visible, plus l’or récupère sa fonction de contrepoids: il n’offre pas une croissance explosive, mais une stabilité que les structures financières modernes ne garantissent plus toujours. Dans un environnement de tension monétaire, cette stabilité compte énormément. Investir dans l’or physique

Pourquoi l’or reste l’anti-fragilité du portefeuille

Le grand mérite de l’or, tel que le défend Schiff, est sa capacité à survivre aux modes, aux cycles politiques et aux promesses technologiques. Il n’a pas besoin de rendement courant pour être utile, parce qu’il joue un autre rôle: protéger contre l’érosion monétaire, contre l’excès de dette et contre les périodes où les banques centrales doivent choisir entre stabilité financière et stabilité des prix. Les données récentes du marché de l’or montrent justement que la demande reste forte au niveau institutionnel, tandis que les prix se maintiennent dans une zone très élevée malgré les corrections. Cela confirme que la demande d’or n’est pas seulement spéculative; elle est aussi stratégique. Pour un épargnant, c’est souvent la différence entre posséder un actif qui dépend du récit du moment et posséder un actif qui traverse le temps. Voir les options d’achat d’or et d’argent

Le message final pour l’investisseur

Le message de Peter Schiff n’est pas que l’or doit monter tous les jours, ni même qu’il faut acheter sans réfléchir; son point est que les grandes forces macroéconomiques restent favorables au métal jaune, même quand le marché corrige à court terme. Tant que les États restent lourdement endettés, que les banques centrales finissent par privilégier l’inflation plutôt que la récession et que les actifs numériques ne remplacent pas totalement la fonction monétaire de l’or, ce dernier conserve une place centrale dans une stratégie patrimoniale sérieuse. Le repli actuel peut donc être lu comme une fenêtre d’entrée, surtout pour ceux qui pensent en décennies et non en semaines. C’est souvent au moment où le sentiment devient plus froid que les meilleures décisions se prennent. Passer à l’achat d’or maintenant

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