Or : le rebond à 4 150 $ ouvre-t-il la voie vers 5 000 $ avant la fin de l’année ?

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Le marché de l’or vient de livrer l’une des leçons techniques les plus brutales — et les plus révélatrices — de ces dernières semaines. Après la publication d’un indice des prix à la consommation nettement supérieur aux attentes, l’once d’or a chuté jusqu’à 82 dollars, touchant environ 4 079 dollars, avant de reprendre presque l’intégralité de cette perte dès la séance suivante en repassant au-dessus de 4 150 dollars. Pour Gary Wagner, analyste technique de TheGoldForecast.com, ce mouvement en V n’est pas un simple accident de marché : il ressemble précisément à ce que l’on observe lorsqu’un plancher se construit. Dans un contexte où l’inflation, les taux d’intérêt et la force du dollar fragilisent les actifs sans rendement, les investisseurs cherchent de nouveau une protection tangible. C’est pourquoi beaucoup se tournent vers l’achat d’or physique, notamment le Napoléon 20 francs, une pièce historique, liquide et accessible pour se positionner sur le métal jaune.

La séquence est d’autant plus importante qu’elle intervient après une correction sévère. L’or avait atteint environ 5 600 dollars l’once en mars, avant d’enchaîner une série de sommets et de creux descendants qui a ramené le métal précieux vers la zone des 4 100 à 4 200 dollars. Cette structure baissière semblait s’installer durablement, alimentant la crainte d’un cycle de correction comparable à celui observé après le sommet historique de 2011. Or, depuis la fin juin, les acheteurs sont réapparus de manière répétée autour de 4 100 dollars. Gary Wagner y voit une zone de valeur clairement identifiée par les investisseurs : chaque retour vers ce niveau a déclenché des prises de position, confirmant que le marché considère ces prix comme une opportunité d’achat. Pour ceux qui souhaitent profiter de ces replis sans attendre une éventuelle envolée, le Napoléon 20 francs tête nue reste l’un des moyens les plus concrets d’acquérir de l’or.

Le signal technique mis en avant par Gary Wagner porte un nom précis : le « engulfing bullish », ou avalement haussier. Ce modèle en chandeliers japonais apparaît après une tendance baissière définie. Une longue bougie rouge, qui traduit une pression vendeuse, est suivie d’une bougie verte qui ouvre au niveau ou en dessous de la clôture précédente, puis clôture au-dessus de son ouverture. En clair, les acheteurs ont non seulement stoppé la baisse, mais ils ont repris le contrôle de la séance. Wagner insiste toutefois sur un point essentiel : ce pattern ne suffit pas à lui seul pour valider un retournement. Il doit être confirmé par une nouvelle bougie verte, avec un plus bas, un plus haut, une ouverture et une clôture supérieurs à ceux de la bougie haussière. Plus cette bougie de confirmation sera large, plus le signal sera puissant. Les investisseurs qui veulent agir avant cette confirmation potentielle peuvent déjà s’exposer au métal jaune via l’achat de pièces d’or comme le Napoléon, tout en gardant à l’esprit le niveau critique de 4 127 dollars.

Ce niveau de 4 127 dollars constitue la ligne rouge du scénario haussier. Gary Wagner est formel : si l’or venait à clôturer sous ce seuil, le modèle de retournement qu’il présente perdrait sa validité. Tant que le marché tient au-dessus, la structure technique reste favorable à une reprise. L’analyse s’appuie également sur le compte d’Elliott, une méthode qui décompose les mouvements de marché en vagues impulsives et correctives. Selon Wagner, la correction complexe qui a suivi le sommet de mars pourrait désormais être terminée. Le rebond entamé depuis environ 4 000 dollars, qui a frôlé le sommet du 26 mai, suggère que l’or ne se contente plus de rebondir dans une tendance baissière : il pourrait être entré dans une nouvelle phase impulsive haussière. Pour les épargnants qui redoutent de rater un nouveau cycle haussier, les pièces d’or comme le Napoléon 20 francs permettent de construire une exposition progressive au métal.

Le modèle de Gary Wagner aboutit à une cible spectaculaire : un retour de l’or au-dessus de 5 000 dollars l’once d’ici la fin de l’année. Son raisonnement repose sur la troisième vague d’Elliott, traditionnellement considérée comme la plus puissante d’un cycle haussier. Selon les règles qu’il applique, cette vague ne peut pas être la plus courte des vagues impulsives, ce qui impose mécaniquement un objectif minimal d’environ 4 860 dollars. Wagner cible ensuite environ 5 000 dollars, avant d’anticiper une correction peu profonde de 38 %. Sa fourchette de fin d’année se situe donc entre 4 800 et 5 000 dollars l’once. Il ne pense pas que le record d’environ 5 600 dollars puisse être battu immédiatement, mais il anticipe une nouvelle correction profonde vers 3 870 dollars après ce sommet intermédiaire, suivie d’un nouveau record historique au premier ou au deuxième trimestre 2027. Face à une telle trajectoire potentielle, se constituer une réserve d’or physique, à commencer par le Napoléon 20 francs, apparaît comme une stratégie de protection patrimoniale.

Le contexte macroéconomique renforce cette lecture haussière, malgré les risques évidents. La publication de septembre a montré une inflation en hausse de 0,6 % sur le mois et de 3,7 % sur un an, au-dessus du consensus de 3,6 %, tandis que l’inflation sous-jacente progressait de 0,3 % sur le mois et de 2,6 % sur un an. L’énergie a joué un rôle central, avec une hausse de 9,1 % de l’essence et de 5,2 % de l’indice énergétique. Cette poussée inflationniste a fait remonter les rendements du Trésor et renforcé le dollar, deux facteurs qui pèsent mécaniquement sur l’or. Pourtant, le métal jaune a résisté. Cette résilience est précisément ce que Gary Wagner interprète comme un signe de force : le marché a absorbé une mauvaise nouvelle majeure sans céder durablement. Dans un monde où l’inflation revient, où les dettes publiques explosent et où la confiance dans les monnaies fiduciaires s’érode, l’achat d’or physique reste une réponse directe à l’incertitude monétaire.

Le CPI a fait chuter l’or, mais pas le casser

La chute de 82 dollars déclenchée par le rapport CPI aurait pu marquer le début d’une spirale baissière. Au contraire, elle a révélé la présence d’acheteurs prêts à intervenir massivement dès que le prix devient attractif. Le 14 octobre, l’or spot est tombé vers 4 079 dollars, sous la pression d’un CPI plus chaud que prévu, d’une remontée des rendements obligataires et d’un dollar plus fort. Le lendemain, le métal a repris presque tout le terrain perdu et est repassé au-dessus de 4 150 dollars. Cette récupération quasi intégrale est, selon Gary Wagner, la signature typique d’un marché qui a trouvé son plancher. Lorsqu’un actif chute violemment sur une mauvaise nouvelle puis efface la baisse en une seule séance, cela signifie que les vendeurs n’ont pas réussi à imposer leur scénario. Les acheteurs ont saisi l’occasion, transformant la panique momentanée en opportunité d’accumulation.

Ce comportement contraste fortement avec celui observé lors de véritables casses baissières. Dans un marché réellement en train de s’effondrer, les rebonds sont faibles, courts et rapidement vendus. Ici, l’or a montré une capacité de reprise immédiate, ce qui suggère que la pression vendeuse s’épuise. Gary Wagner rappelle que l’or avait déjà trouvé un soutien autour de 4 100 dollars à la fin juin, avant de bondir de 4 117 à 4 751 dollars en séance. Cette envolée de plus de 700 dollars avait été trop rapide pour être durable, ce qui explique la correction suivante. Mais les retour répétés vers 4 100 dollars montrent que cette zone agit comme un aimant pour les acheteurs. Tant que ce plancher tient, le scénario d’un nouveau rallye reste ouvert.

Le pattern « engulfing bullish » expliqué simplement

Pour comprendre l’importance de ce signal, il faut revenir à la logique des chandeliers japonais. Une bougie rouge représente une séance où le prix a clôturé en dessous de son ouverture : les vendeurs ont dominé. Une bougie verte représente l’inverse : les acheteurs ont pris le dessus. Un avalement haussier se produit lorsqu’une bougie verte « avale » entièrement la bougie rouge précédente, en ouvrant au niveau ou en dessous de sa clôture et en clôturant au-dessus de son ouverture. Cela signifie concrètement que les acheteurs ont non seulement annulé la pression vendeuse de la veille, mais qu’ils l’ont surpassée. C’est un signal de reprise de contrôle par les acheteurs, particulièrement significatif lorsqu’il apparaît après une tendance baissière prolongée.

Gary Wagner insiste sur la nécessité d’une confirmation. Un avalement haussier isolé peut parfois être un faux signal, surtout dans un marché volatil. La bougie suivante doit donc être verte, avec un plus bas, un plus haut, une ouverture et une clôture tous supérieurs à ceux de la bougie haussière. Plus cette bougie de confirmation est grande, plus le signal est fiable. C’est cette confirmation qui transforme une simple observation graphique en un scénario d’investissement structuré. Sans elle, le rebond pourrait n’être qu’un rebond technique dans une tendance baissière. Avec elle, la probabilité d’un nouveau cycle haussier augmente considérablement.

Elliott Wave : pourquoi la troisième vague pourrait propulser l’or

La théorie des vagues d’Elliott repose sur l’idée que les marchés évoluent selon des cycles répétitifs de cinq vagues impulsives suivies de trois vagues correctives. Dans une phase haussière, les vagues 1, 3 et 5 sont impulsives et vont dans le sens de la tendance, tandis que les vagues 2 et 4 sont correctives. Gary Wagner applique cette grille de lecture au parcours de l’or depuis son sommet de janvier. Selon son compte, la correction complexe qui a suivi ce sommet pourrait désormais être achevée, ouvrant la voie à une nouvelle phase impulsive. Le rebond entamé depuis 4 000 dollars, qui a frôlé le sommet du 26 mai, est pour lui le premier indice

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