Gilbert Collard lance un avertissement d’une gravité exceptionnelle
Gilbert Collard vient de formuler un avertissement d’une rare violence : selon lui, la France se trouve désormais « dans l’extrême dernière limite de la guerre civile ». Son propos ne repose pas sur une simple formule politique, mais sur une lecture précise des images qui ont marqué les dernières mobilisations : des commerces éventrés, des vitrines brisées, des magasins pillés, des policiers agressés et des symboles nationaux pris pour cible. Pour l’avocat et homme politique, le pillage n’est pas un accident isolé ni un simple débordement : il constitue le « signe gravissime » de l’émeute. Dans un climat où la défiance envers les institutions s’installe, beaucoup de Français cherchent déjà à protéger ce qu’ils possèdent, notamment en se tournant vers l’achat de pièces d’or, perçu comme un refuge tangible lorsque l’ordre public semble se fissurer.
Le raisonnement de Gilbert Collard est direct : lorsque le pillage devient massif, visible et répété, la société n’est plus seulement confrontée à des violences urbaines, elle entre dans une séquence politique et sociale beaucoup plus dangereuse. « On est soit dans le précipice, soit pas très loin du précipice », a-t-il déclaré. Cette formule traduit une inquiétude profonde : le passage de la colère sociale à la destruction organisée, puis à l’affrontement durable entre des groupes et les forces de l’ordre. Les chiffres donnent une mesure du choc. Après la journée de mobilisation du 17 octobre, les autorités ont recensé environ 1 800 interpellations, plus de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers blessés, ainsi que des centaines de commerces pillés ou vandalisés à Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Nantes et Nice . Face à cette insécurité croissante, la demande pour des valeurs refuges physiques explose, et beaucoup se renseignent sur l’achat de lingots d’or afin de préserver leur épargne hors du système bancaire.
Le point central du discours de Gilbert Collard concerne précisément le pillage. Pour lui, il ne s’agit pas d’un détail parmi d’autres : c’est le symptôme qui révèle la nature d’un mouvement. « Le pillage, c’est le signe gravissime de l’émeute », affirme-t-il. Autrement dit, dès lors que des groupes ne se contentent plus de manifester, mais attaquent les boutiques, volent les marchandises et saccagent les lieux de commerce, la frontière entre contestation et insurrection devient, à ses yeux, extrêmement mince. Les témoignages recueillis après les violences décrivent des rues entières ravagées, des magasins méthodiquement ciblés et des commerçants confrontés à des dégâts considérables. Dans ce contexte, la peur de voir son patrimoine menacé pousse de nombreux épargnants à s’intéresser à l’achat du 20 francs Napoléon tête nue, une pièce historique recherchée pour sa reconnaissance immédiate et sa valeur en or.
Gilbert Collard insiste également sur une autre dimension : l’absence de réponse pénale suffisante. Selon lui, les parquets peuvent bien prononcer des réquisitions, mais ce sont les juges qui jugent. Or, constate-t-il, « la sanction n’est pas au rendez-vous ». Cette faiblesse de la répression produit, selon lui, un « sentiment d’impunité » dramatique. Quand les auteurs de violences, de dégradations ou de pillages ont l’impression qu’ils ne seront pas réellement punis, la dissuasion disparaît. Le président Emmanuel Macron a pourtant promis que « ceux qui ont cassé, attaqué les préfectures comme les commerces, pillé jusqu’à nos mairies, seront poursuivis et punis ». Mais pour Gilbert Collard, la promesse judiciaire ne suffit pas si la sanction ne devient pas visible, rapide et exemplaire. Cette perte de confiance dans la capacité de l’État à protéger les biens renforce l’attrait pour l’achat de pièces d’or, considéré par beaucoup comme une assurance patrimoniale face au chaos.
Le second élément grave identifié par Gilbert Collard est l’atteinte frontale aux personnes. Il évoque des policiers frappés et des enseignants molestés. Ce point est essentiel : lorsqu’un policier, un enseignant ou un représentant de l’autorité devient une cible, ce n’est plus seulement un individu qui est agressé, c’est l’ordre républicain lui-même qui est visé. Les chiffres officiels confirment l’ampleur du phénomène. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a indiqué que 937 policiers et gendarmes, 248 élèves et 149 membres du personnel enseignant avaient été victimes de violences depuis le début du mouvement lycéen. Ces attaques contre ceux qui incarnent l’autorité et l’école nourrissent, selon Gilbert Collard, un sentiment d’abandon chez les populations qui les subissent. Dans un tel climat, la recherche de sécurité ne concerne plus seulement la rue : elle touche aussi l’épargne, ce qui explique l’intérêt croissant pour l’achat de lingots d’or, un actif physique que son détenteur peut conserver directement.
Enfin, Gilbert Collard dénonce une troisième forme de violence : l’attaque contre les symboles. À Marseille, il affirme que les émeutiers ont d’abord jeté à terre le buste de Marianne. Il évoque également des individus montant sur la statue de Jeanne d’Arc pour y apposer des « symboles détestables ». Pour lui, ces actes ne visent pas seulement une statue ou un emblème : ils portent atteinte à « l’identité historique » de la France. C’est précisément ce triple choc — violence contre les personnes, destruction des biens et profanation des symboles — qui conduit Gilbert Collard à employer l’expression « extrême dernière limite de la guerre civile ». Dans un pays où la confiance s’effondre, où les commerçants comptent leurs pertes et où les familles redoutent la prochaine émeute, beaucoup voient dans l’achat de pièces d’or une manière concrète de reprendre le contrôle sur une partie de leur avenir financier.
Des violences qui ont basculé dans le pillage
Les faits rapportés après le 17 octobre donnent une matière concrète à l’alerte lancée par Gilbert Collard. La journée de mobilisation contre la vie chère, lancée notamment par des lycéens, des étudiants, des syndicats et d’anciens gilets jaunes, a d’abord rassemblé des centaines de milliers de personnes. Selon le ministère de l’Intérieur, environ 550 000 personnes ont participé aux manifestations, tandis que les organisateurs avançaient le chiffre de 800 000 participants. Mais, en fin de journée, des groupes violents se sont détachés des cortèges pour attaquer les forces de l’ordre, briser des vitrines, incendier des véhicules et piller des magasins. À Paris, la préfecture de police a recensé 855 interpellations, un chiffre record, et décrit des groupes de plusieurs centaines, voire plus de mille personnes, s’attaquant aux commerces et aux bâtiments publics.
À Marseille, l’ampleur annoncée est particulièrement spectaculaire. Le préfet de police des Bouches-du-Rhône a indiqué qu’au plus fort des incidents, « plus de 30 000 pilleurs » étaient présents dans les rues de la ville. Cette estimation, si elle est confirmée, donne une idée de la dimension du phénomène décrit par Gilbert Collard : il ne s’agit plus de quelques dégradations isolées, mais d’une vague de pillages capable de submerger les dispositifs de sécurité. Des dizaines de commerces ont été pillés et dégradés autour du Vieux-Port et de la préfecture, selon Euronews. Pour les commerçants, ces scènes ne relèvent pas de l’abstraction politique : elles signifient des vitrines détruites, des stocks volés, des mois de travail anéantis et une peur durable de rouvrir.
À Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes, Lille, Nice et dans d’autres villes, les images sont similaires. Des magasins de vêtements, des supermarchés, des boutiques de téléphonie, des enseignes de sport et même des banques ont été ciblés. À Paris, un Apple Store a été dévalisé et l’intérieur d’un Decathlon incendié, selon TF1-LCI. À Lyon, l’office de tourisme a été saccagé et incendié place Bellecour. À Bordeaux, le maire a évoqué entre 50 et 100 commerces pillés ou endommagés. Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution, a estimé à 1 500 le nombre de commerces directement touchés, pour un coût se chiffrant en centaines de millions d’euros. Ces destructions illustrent exactement ce que Gilbert Collard appelle le « tour des horreurs » : une spirale où la colère sociale devient prétexte au saccage.
La peur s’installe chez les commerçants et les citoyens
Le message de Gilbert Collard repose sur une intuition sociale puissante : les populations qui subissent ces violences ne peuvent pas les accepter indéfiniment. « Il faut quand même pas croire que les populations qui subissent cela vont continuer à l’accepter. C’est pas possible », déclare-t-il. Cette phrase exprime une crainte de bascule. Lorsque des habitants voient leurs commerces pillés, leurs rues dévastées, leurs policiers attaqués et leurs symboles profanés, la confiance dans la protection publique peut se transformer en sentiment d’abandon. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a lui-même évoqué un bilan « lourd » et « d’ampleur immense », avec des « rues entières » méthodiquement ravagées. Une cellule d’urgence a même été créée pour aider les commerces à évaluer les dégâts.
Ce sentiment d’insécurité ne reste pas confiné aux victimes directes. Il se diffuse dans toute la société. Un commerçant qui voit son magasin pillé craint pour son activité. Un salarié qui voit des rues incendiées craint pour ses déplacements. Une famille qui regarde ces images se demande si son quartier sera la prochaine cible. Et un épargnant qui observe l’État incapable d’empêcher le chaos se demande comment protéger son argent. C’est dans ce contexte que l’or physique retrouve une fonction très concrète : il ne dépend pas d’une application bancaire, d’un compte bloqué ou d’une décision administrative. Acheter des pièces d’or devient alors, pour certains, une réponse patrimoniale à une angoisse collective.
La formule de Gilbert Collard est volontairement brutale, mais elle s’inscrit dans une séquence où les violences ne se limitent plus aux affrontements avec la police. Des pharmacies ont été pillées, des mairies attaquées, des véhicules incendiés et des bâtiments publics dégradés. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a dénoncé des pillages et des attaques contre les forces de l’ordre, tout en écartant pour l’instant le recours à l’état d’urgence. Il a également demandé que le placement en détention provisoire soit requis contre les personnes poursuivies pour des attaques visant policiers, pompiers, bâtiments publics et commerces. Cette réponse institutionnelle montre que le pouvoir reconnaît la gravité de la situation, même s’il refuse encore de parler de guerre civile.
Pourquoi le pillage change la nature de la crise
Le pillage occupe une place à part dans l’analyse de Gilbert Collard parce qu’il modifie la nature même d’un mouvement social. Une manifestation peut exprimer une revendication salariale, éducative ou fiscale. Une émeute, en revanche, se caractérise par la destruction, la prédation et la confrontation directe avec l’ordre public. Lorsque des groupes pénètrent dans des magasins pour voler, lorsqu’ils brisent des vitrines pour s’emparer de marchandises et lorsqu’ils incendient des véhicules, ils ne défendent plus une cause : ils exploitent le chaos. Le ministre de l’Intérieur a d’ailleurs parlé de « délinquants d’opportunité » profitant de la mobilisation pour s’en prendre aux commerces et les piller.
C’est précisément cette distinction qui rend le propos de Gilbert Collard si alarmant. Pour lui, le pillage n’est pas un effet secondaire regrettable : c’est le cœur du signal d’alerte. Une société où le pillage devient banal entre dans une logique de décomposition. Les commerçants cessent de croire en la sécurité de leur activité. Les habitants cessent de croire en la protection de leur quartier. Les forces de l’ordre, prises pour cible, voient leur légitimité contestée. Et les juges, s’ils ne prononcent pas des sanctions à la hauteur des faits, alimentent selon lui le sentiment que la violence peut rester impunie. Dans ce climat, l’or physique redevient un sujet central, car il incarne une valeur qui ne repose ni sur une promesse politique ni sur la stabilité d’un établissement financier. Acheter un lingot d’or apparaît alors comme un geste de protection patrimoniale dans un environnement perçu comme instable.
Le parallèle avec les « insurrections passées » évoqué par Gilbert Collard renforce encore la portée de son message. Il ne décrit pas une simple journée de colère : il décrit une séquence historique où la violence devient répétitive, où les cibles se multiplient et où l’État peine à rétablir l’autorité. Les chiffres du mouvement lycéen sont éloquents : 937 policiers ou gendarmes, 248 élèves et 149 membres du personnel éducatif ont été victimes de violences depuis le début du mouvement, selon le Premier ministre. À cela s’ajoutent les pillages du 17 octobre, les centaines d’interpellations et les blessés parmi les forces de l’ordre. Pour Gilbert Collard, cette accumulation dessine un tableau qui dépasse largement le cadre d’une contestation classique.
La sanction judiciaire, nerf de la dissuasion
Le troisième pilier du discours de Gilbert Collard est judiciaire. Il rappelle une réalité simple : les parquets peuvent demander des poursuites, mais ce sont les juges qui prononcent les condamnations. Or, selon lui, « la réponse pénale » et « la sanction » ne sont pas au rendez-vous. Cette critique vise directement l’efficacité de la chaîne pénale. Une interpellation n’est pas une condamnation. Une garde à vue n’est pas une peine. Et une procédure qui s’étire pendant des mois ne produit pas le même effet dissuasif qu’une sanction rapide, ferme et visible. Pour Gilbert Collard, c’est cette défaillance qui crée le « sentiment d’impunité ».
Ce sentiment d’impunité a des conséquences très concrètes. Il encourage la répétition des actes, car les auteurs potentiels calculent que le risque réel reste faible. Il démoralise les policiers, les gendarmes, les pompiers et les enseignants qui sont en première ligne. Il humilie les commerçants, qui voient leurs boutiques saccagées sans être certains que les responsables seront réellement punis. Et il érode la confiance des citoyens dans l’État de droit. Le président Macron a promis des poursuites et des punitions contre les auteurs de dégradations, d’attaques et de pillages. Mais Gilbert Collard pose une question plus brutale : la promesse sera-t-elle suivie d’une réponse judiciaire à la mesure du chaos ?
Dans une période où la confiance institutionnelle recule, la protection du patrimoine devient une préoccupation majeure. L’or ne résout pas la crise politique, mais il permet à certains épargnants de réduire leur exposition à un système financier perçu comme fragile. Les pièces d’or, et notamment les pièces historiques françaises, bénéficient d’une reconnaissance immédiate et d’une liquidité importante. Le 20 francs Napoléon tête nue est ainsi fréquemment recherché par les épargnants qui veulent détenir un actif tangible, facile à identifier et profondément ancré dans l’histoire monétaire française.
Attaquer les symboles, c’est attaquer l’identité nationale
Le dernier élément du discours de Gilbert Collard concerne les symboles. Il évoque le buste de Marianne jeté à terre à Marseille et des individus montant sur la statue de Jeanne d’Arc pour y placer des signes qu’il qualifie de « détestables ». Pour lui, ces gestes ne sont pas de simples provocations esthétiques ou politiques. Ils visent l’identité historique de la France. Marianne incarne la République. Jeanne d’Arc incarne une figure fondatrice de l’histoire nationale. Les attaquer, c’est donc, dans sa lecture, s’attaquer à ce qui relie les Français à leur passé commun.
Cette dimension symbolique explique pourquoi le propos de Gilbert Collard dépasse le simple constat sécuritaire. Une société ne tient pas seulement par ses institutions, ses polices et ses tribunaux. Elle tient aussi par des repères partagés : des symboles, des monuments, des valeurs et une mémoire commune. Lorsque ces repères sont détruits ou humiliés, le sentiment d’appartenance collective se fragilise. Gilbert Collard voit dans cette profanation un signe supplémentaire de la gravité de la crise. Ce n’est plus seulement l’ordre public qui est contesté : c’est l’identité nationale elle-même qui devient une cible.
Ce contexte nourrit une demande croissante pour des valeurs refuges réelles. L’or physique, sous forme de pièces ou de lingots, occupe une place particulière dans l’imaginaire patrimonial français parce qu’il traverse les crises, les guerres, les inflations et les changements de régime monétaire. Face à des images de commerces pillés et de symboles détruits, beaucoup de Français cherchent un actif qui ne puisse pas être effacé par une décision bancaire ou une défaillance numérique. L’achat de pièces d’or répond à cette recherche de sécurité matérielle et historique.
« Le tour des horreurs » : une expression qui résume la crise
Gilbert Collard conclut son intervention par une formule frappante : « Quand on fait le Tour de France, c’est le tour des horreurs. » Cette phrase condense toute son analyse. Il ne décrit pas une France unie derrière une revendication unique, mais un pays où les violences se déplacent de ville en ville, où les pillages se répètent, où les forces de l’ordre sont attaquées et où les symboles sont profanés. Le Tour de France traverse normalement les territoires pour célébrer une compétition nationale. Ici, selon Gilbert Collard, il devient le théâtre d’une dérive : chaque étape révèle de nouvelles scènes de destruction.
Cette image est d’autant plus puissante qu’elle s’appuie sur des faits vérifiables. Les violences ont touché Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Nantes, Lille, Nice et de nombreuses autres villes. Les autorités ont annoncé environ 1 800 interpellations, plus de 500 blessés parmi les policiers, gendarmes et pompiers, et des centaines de commerces touchés. Le gouvernement parle de « délinquants d’opportunité », tandis que Gilbert Collard parle d’émeute et de risque de guerre civile. Entre les deux lectures, un point fait consensus : la France a connu une séquence de violence d’une ampleur exceptionnelle.
La question posée par Gilbert Collard est donc simple et terrifiante : jusqu’où une société peut-elle accepter le pillage, l’agression et la destruction avant que la confiance ne se brise définitivement ? Sa réponse est sans appel : la France est « dans l’extrême dernière limite de la guerre civile ». Pour les épargnants, cette alerte ne reste pas seulement politique. Elle rejoint une préoccupation très ancienne : protéger son patrimoine lorsque l’ordre établi semble vaciller. C’est pourquoi l’intérêt pour l’achat de lingots d’or et pour les pièces d’or historiques continue de progresser dans un climat de peur, de défiance et d’incertitude.