Alerte – Alasdair Macleod annonce le début de l’Effondrement des monnaies fiduciaires et un choc majeur pour l’or et l’argent

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Une alerte brutale sur la fin des monnaies fiduciaires

L’analyste Alasdair Macleod lance un avertissement sans détour : les monnaies fiduciaires sont entrées dans leur phase finale, et l’effondrement de leur pouvoir d’achat pourrait désormais s’accélérer. Selon lui, la capacité des gouvernements à créer de la monnaie sans limite constitue précisément la cause de leur destruction. Lorsque l’économie privée ralentit, que les marchés chutent et que les rendements obligataires montent, les banques centrales n’ont selon lui qu’une seule réponse : créer davantage de monnaie. Ce mécanisme, répété à chaque crise, fragilise la confiance dans les devises et prépare une perte de valeur massive. Dans ce contexte, détenir un actif tangible comme l’argent physique devient, selon cette analyse, une réponse directe à la dévaluation monétaire.

Macleod ne présente pas cette situation comme une hypothèse lointaine, mais comme un processus déjà engagé. Il affirme que les monnaies fiduciaires « viennent toujours à leur fin », car leur émission dépend d’une décision politique et non d’une contrainte physique. Dès qu’un gouvernement peut financer ses dépenses en créant de la monnaie, la tentation de le faire devient irrésistible, particulièrement en période de crise. L’histoire monétaire regorge d’exemples où cette mécanique a conduit à une inflation galopante, puis à une perte totale de confiance. Pour l’analyste, la question n’est donc plus de savoir si ce système s’effondrera, mais à quelle vitesse la détérioration du pouvoir d’achat deviendra visible pour le grand public.

La dette américaine piège déjà l’économie

Le cœur de l’analyse de Macleod repose sur la dynamique du piège de la dette. Lorsque le produit intérieur brut se contracte, notamment dans le secteur privé, la capacité d’un État à rembourser sa dette se dégrade mécaniquement. Or, selon lui, les États-Unis sont déjà pris dans ce cercle vicieux, tout comme l’ensemble du G7. Avec une dette publique moyenne estimée à environ 117% du PIB dans ces pays, la marge de manœuvre devient extrêmement réduite. Plus les taux d’intérêt augmentent, plus le service de la dette coûte cher, ce qui accroît le risque perçu par les investisseurs et provoque une nouvelle hausse des rendements obligataires.

Cette spirale est particulièrement dangereuse parce qu’elle réunit deux forces contradictoires. D’un côté, un ralentissement économique appelle normalement une baisse des taux afin de soutenir l’activité. De l’autre, la pression inflationniste liée au pétrole, aux transports, à l’énergie et aux chaînes logistiques impose de défendre la monnaie en relevant les taux. Macleod estime que la Réserve fédérale américaine est prise dans cette contradiction insoluble : elle devra soit laisser l’économie souffrir, soit imprimer massivement pour éviter l’effondrement des marchés. Dans les deux cas, la conséquence finale reste la même : une érosion accélérée de la valeur de la monnaie, ce qui renforce l’intérêt de se protéger avec de l’argent métal.

Les obligations américaines ne sont plus un refuge

Macleod rejette frontalement l’idée selon laquelle les obligations du Trésor américain resteraient une valeur refuge. Pour lui, les rendements élevés ne traduisent pas seulement une prime de risque liée à l’inflation : ils révèlent une défiance croissante envers la capacité des États à honorer leurs engagements. Les investisseurs étrangers détiendraient environ 9 000 à 10 000 milliards de dollars de Treasuries, ainsi que près de 25 000 milliards de dollars d’actions américaines. Si la devise se déprécie ou si les marchés chutent, ces investisseurs pourraient chercher à réduire massivement leur exposition, ce qui amplifierait la baisse du dollar et la hausse des taux.

Le problème devient encore plus aigu lorsque la géopolitique s’en mêle. Macleod estime que la crise au Moyen-Orient, la guerre contre l’Iran et la dégradation de la situation en Arabie saoudite pourraient faire exploser les prix du pétrole et de ses dérivés. Le diesel, le kérosène, le carburant maritime et le transport terrestre verraient leurs coûts augmenter, avec des répercussions sur l’agriculture, l’industrie et la logistique mondiale. Une hausse durable de l’énergie affaiblit le pouvoir d’achat des devises et rend les obligations encore moins attractives. Dans ce scénario, l’or et l’argent redeviennent des actifs de préservation, tandis que le papier monétaire perd sa fonction de refuge. C’est précisément pourquoi l’accès à des pièces d’argent prend une dimension stratégique.

Le pétrole comme déclencheur d’une inflation incontrôlable

L’argument de Macleod est que la crise énergétique ne se limite pas au prix affiché du baril. Il souligne que l’écart entre le prix du brut et celui des produits raffinés, appelé « 321 spread », atteindrait des niveaux anormalement élevés. Alors qu’une marge de raffinage normale se situe généralement entre 10 et 15 dollars par baril, il évoque un spread autour de 60 à 75 dollars. En intégrant cette réalité, le coût économique effectif du pétrole serait déjà proche de 140 à 150 dollars le baril, même si le prix du WTI affiché reste inférieur. Cette divergence entre le marché papier et l’économie physique serait, selon lui, le signe que la pression inflationniste est largement sous-estimée.

Historiquement, une flambée du pétrole n’a pas empêché l’or de monter : elle a accéléré la baisse du pouvoir d’achat des monnaies. Macleod rappelle la séquence de 1973-1974, lorsque le choc pétrolier a précédé une forte progression de l’or. Après un repli initial, le métal jaune avait doublé en quelques mois, tandis que le prix du baril explosait. Son raisonnement est simple : lorsque l’énergie devient plus chère, tous les biens et services deviennent plus difficiles à produire et à transporter. Les prix nominaux augmentent, mais ce n’est pas tant la valeur des biens qui change que la valeur de la monnaie qui s’effondre. Pour se prémunir contre ce mécanisme, il considère que les lingots d’argent offrent une exposition directe à un actif physique rare.

L’or ne monte pas : ce sont les devises qui chutent

Macleod insiste sur un point essentiel souvent mal compris : l’or ne « monte » pas véritablement. Ce sont les monnaies qui perdent de la valeur. Mesuré dans un panier de biens et de matières premières, le pouvoir d’achat de l’or resterait relativement stable sur de très longues périodes. En revanche, les devises fiduciaires se déprécient continuellement, notamment parce que les banques centrales ciblent officiellement une inflation de 2% par an. Cette érosion lente devient brutale lorsque les chocs géopolitiques, énergétiques et budgétaires se cumulent. L’analyse de Macleod rejoint une vision monétaire classique : la hausse des prix n’est pas une fatalité naturelle, mais le symptôme d’une monnaie affaiblie.

Il illustre cette idée par un exemple historique frappant. Au XVIIIe siècle, une tasse de café à Londres coûtait un penny, soit une fraction infime d’une livre sterling adossée à l’or. Aujourd’hui, en convertissant le prix d’un café de la City en souverains d’or, il obtient un ordre de grandeur comparable. Autrement dit, la valeur réelle du café n’aurait pas explosé : c’est la monnaie qui s’est dépréciée sur plusieurs siècles. Cette lecture change complètement la perception de l’investissement dans les métaux précieux. Il ne s’agit pas de spéculer sur une hausse, mais de conserver du pouvoir d’achat lorsque la monnaie se dégrade. Dans cette logique, acheter de l’argent physique consiste à sortir une partie de son épargne du système monétaire défaillant.

L’argent métal : l’actif sous-coté du crack-up boom

Pour Macleod, l’argent pourrait connaître une accélération encore plus violente que l’or. Il rappelle que l’argent est intrinsèquement volatil, mais aussi structurellement tendu. Le marché mondial enregistre un déficit depuis plusieurs années : selon les estimations du Silver Institute et de Metals Focus, 2026 devrait constituer la sixième année consécutive de déficit, avec un manque estimé à environ 46,3 millions d’onces, après 40,3 millions d’onces en 2025. Même si la production minière mondiale a progressé de 3% en 2025 pour atteindre 846,6 millions d’onces, la demande continue de dépasser l’offre disponible. Cette pression structurelle rend le marché vulnérable à des mouvements de prix brutaux.

Acheter des pièces d'argent - Or.fr

La particularité de l’argent réside dans sa double nature : c’est à la fois un métal monétaire et un métal industriel indispensable. Il intervient dans l’électronique, l’énergie solaire, l’automobile, les réseaux électriques et de nombreuses technologies stratégiques. Même si la demande industrielle devrait reculer d’environ 3% en 2026 pour s’établir autour de 640 millions d’onces, le déficit global persiste et les stocks disponibles continuent de se réduire. Macleod estime que lorsque les investisseurs particuliers comprendront que l’or devient trop cher pour eux, ils se reporteront massivement vers l’argent, perçu comme l’alternative accessible. Cette bascule pourrait entrer en collision avec une demande industrielle déjà soutenue et provoquer une envolée rapide du prix. C’est ce scénario qui rend l’achat de pièces d’argent particulièrement pertinent selon cette thèse.

Le ratio or/argent annonce un potentiel explosif

Le ratio or/argent constitue l’un des indicateurs les plus parlants de cette analyse. Macleod rappelle qu’il se situe actuellement autour de 71 ou 72 pour 1, alors que le ratio historique remonterait à environ 12 pour 1 à l’époque romaine et à environ 15,5 pour 1 à l’époque d’Isaac Newton. Un simple retour vers ces niveaux historiques impliquerait une forte réévaluation de l’argent par rapport à l’or. Autrement dit, si l’or progresse en raison de la dévaluation monétaire, l’argent pourrait progresser deux fois plus vite, conformément à la règle empirique avancée par Macleod : une hausse de 10% de l’or pourrait correspondre à environ 20% pour l’argent.

Cette asymétrie s’explique aussi par la taille et la liquidité du marché. L’argent est un marché beaucoup plus petit que l’or, ce qui signifie qu’un afflux soudain de capitaux peut faire bouger les prix de manière disproportionnée. Macleod évoque notamment l’épisode du 9 octobre, lorsqu’une tension de liquidité sur le marché de Londres a contribué à déclencher une forte hausse de l’argent. Ce type d’événement peut se reproduire brutalement, surtout dans un contexte de déficit physique persistant et de stocks en baisse. Le marché de l’argent ne dispose pas de la même profondeur que celui de l’or, et c’est précisément cette fragilité qui peut transformer une reprise de l’or en explosion de l’argent. Pour les investisseurs qui cherchent une exposition physique à ce scénario, les lingots d’argent représentent une option directe.

Le crack-up boom : la dernière étape avant la perte de confiance

Macleod utilise le concept autrichien de « crack-up boom » pour décrire la phase terminale d’un système monétaire fiduciaire. Il s’agit du moment où la population comprend enfin que les prix ne montent pas parce que les biens deviennent plus rares, mais parce que la monnaie perd sa valeur. À ce stade, les particuliers cherchent à se débarrasser de leurs billets le plus vite possible pour acquérir des biens réels, des matières premières, des actifs tangibles ou des métaux précieux. Ce phénomène crée une spirale autoentretenue : plus les gens fuient la monnaie, plus elle se déprécie, et plus la fuite s’intensifie.

Selon Macleod, nous ne sommes pas encore dans cette phase généralisée, mais les conditions s’y préparent. Les investisseurs particuliers ont perdu confiance dans l’or et l’argent après les replis récents, alors même que les fondamentaux monétaires se dégradent. Il souligne que les positions spéculatives sur le COMEX sont très faibles, proches de minimas pluriannuels, ce qui historiquement a souvent coïncidé avec des phases d’accumulation. Lorsque la prise de conscience adviendra, elle pourrait être brutale, car les investisseurs particuliers sont généralement les derniers à comprendre le processus. Le crack-up boom n’est pas une simple hausse de marché : c’est une fuite panique hors de la monnaie elle-même.

Pourquoi l’argent pourrait échapper aux restrictions sur l’or

Macleod avance également une hypothèse géopolitique et réglementaire : si les gouvernements cherchaient un jour à restreindre la détention ou la transmission d’or, l’argent pourrait échapper à ce type de contrôle. Les banques centrales achètent de l’or, pas de l’argent, car elles cherchent à diversifier leurs réserves hors des devises fiduciaires. En revanche, pour un particulier, l’argent conserve une utilité monétaire et industrielle difficile à ignorer. Il est plus accessible, plus divisible et plus facile à utiliser dans des transactions de faible valeur. Cette caractéristique en fait, selon Macleod, un actif de protection complémentaire à l’or.

Il précise toutefois que les banques centrales ne devraient pas devenir des acheteurs massifs d’argent, car leur priorité reste l’or. Mais les États, eux, pourraient avoir intérêt à constituer des réserves stratégiques d’argent en raison de son rôle industriel. Les États-Unis ont déjà classé l’argent comme minéral critique, et Macleod estime que des pays comme la Russie ou la Chine pourraient renforcer leurs stocks dans une logique de sécurisation des ressources. La demande indienne, notamment liée au solaire et à la culture de l’argent comme réserve de valeur, ajoute une pression supplémentaire sur l’offre disponible. Dans ce contexte, l’argent n’est pas un simple substitut bon marché de l’or : c’est un actif stratégique à part entière.

Un effondrement qui pourrait durer moins d’un an

L’élément le plus alarmant de l’interview est le calendrier évoqué par Macleod. Avant l’escalade au Moyen-Orient, il envisageait un effondrement monétaire sur trois à cinq ans. Désormais, il estime qu’un effondrement très rapide, étalé sur moins d’un an, ne peut plus être exclu. Il ne s’agit pas d’une prédiction datée, mais d’un scénario de risque qu’il juge désormais plausible. La combinaison d’une dette publique insoutenable, de taux obligataires en hausse, d’une crise énergétique et d’une perte de confiance étrangère envers le dollar crée un environnement propice à une rupture brutale.

Dans un tel scénario, Macleod ne s’attend pas à un effondrement immédiat de l’or et de l’argent, contrairement à ce qui s’était produit lors de la crise financière de 2008. Il explique que le niveau d’endettement est aujourd’hui beaucoup plus élevé et que la marge de manœuvre de la Réserve fédérale est bien plus faible. De plus, la détention d’or dans les portefeuilles américains reste faible, ce qui limite le risque de vente massive de métal physique. En revanche, les actions minières pourraient subir des pressions, car les investisseurs ont tendance à vendre leurs positions gagnantes pour couvrir leurs pertes ailleurs. Le métal physique, lui, pourrait bénéficier directement de la fuite hors des devises.

Ce que cela signifie concrètement pour les épargnants

La leçon centrale de Macleod est simple : ne pas confondre un actif financier et un actif monétaire. Les obligations, les actions et les dépôts bancaires dépendent tous de la solidité du système de crédit et de la valeur de la monnaie dans laquelle ils sont libellés. L’or et l’argent physique, en revanche, ne dépendent pas de la promesse d’un État ou d’une banque. Ils constituent une réserve de valeur tangible, historiquement reconnue, qui survit aux crises monétaires. Lorsque la confiance dans le papier s’effondre, ce sont ces actifs qui reprennent leur fonction de refuge.

Macleod recommande en priorité l’or comme protection fondamentale, mais il estime également qu’une allocation en argent a du sens pour se prémunir contre les risques spécifiques du système monétaire actuel. L’argent combine un déficit d’offre persistant, une demande industrielle structurelle, un ratio or/argent historiquement élevé et une accessibilité supérieure pour le grand public. Dans un scénario de crack-up boom, ces caractéristiques pourraient en faire l’actif le plus dynamique. Pour ceux qui souhaitent traduire cette analyse en action concrète, l’achat d’argent physique s’inscrit directement dans cette logique de protection patrimoniale.

Conclusion : le signal d’alarme est tiré

Le message d’Alasdair Macleod est sans ambiguïté : le système monétaire fiduciaire entre dans sa phase de décomposition. La dette est devenue insoutenable, les taux montent, l’énergie s’envole, les devises perdent leur pouvoir d’achat et les banques centrales n’ont plus d’autre solution que d’imprimer. Ce n’est pas une crise isolée, mais la convergence de plusieurs fractures structurelles qui se renforcent mutuellement. L’or et l’argent ne sont pas des paris spéculatifs dans ce contexte : ils sont les derniers repères tangibles dans un monde monétaire qui perd ses fondations.

Pour Macleod, la vraie question n’est pas de savoir si l’or et l’argent vont monter, mais de comprendre que ce sont les monnaies qui vont baisser. Lorsque cette réalité deviendra évidente pour le grand public, la fuite hors des devises pourrait devenir massive et rapide. L’argent, en raison de son déficit structurel, de sa demande industrielle et de son ratio historique avec l’or, pourrait alors connaître une accélération spectaculaire. Ceux qui attendent une confirmation parfaite risquent de découvrir, une fois de plus, qu’ils sont arrivés trop tard.

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