OR : Amundi vise 4 500 dollars l’once, la Bundesbank renforce son message sur le rôle stratégique de l’or physique et les banques centrales rétabliront-elles nécessairement un système monétaire adossé à l’or

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L’or est-il sur le point de repartir à la hausse après une correction brutale ? Deux informations publiées en octobre 2026 relancent le débat sur l’avenir du métal précieux. D’un côté, Amundi, l’un des principaux gestionnaires d’actifs européens, anticipe un retour du cours de l’or vers 4 500 dollars l’once. De l’autre, Joachim Nagel, président de la Bundesbank, défend le rôle stratégique de l’or physique dans les réserves des banques centrales, dans un monde marqué par les tensions géopolitiques, l’endettement public et les risques financiers. Ces deux signaux éclairent une même question : pourquoi l’or conserve-t-il une place particulière dans les stratégies de protection du patrimoine ? Pour les particuliers qui souhaitent étudier les possibilités d’investissement dans le métal jaune, les pièces d’or Napoléon 20 francs constituent notamment une piste à examiner.

Amundi anticipe un retour de l’or vers 4 500 dollars l’once

Le 27 octobre 2026, une analyse relayée par Bloomberg a mis en avant les perspectives de Lorenzo Portelli, responsable de la stratégie multiactif à l’Amundi Investment Institute. Selon ses déclarations rapportées par la presse financière, le pire de la récente correction pourrait être passé et le cours de l’or pourrait remonter vers 4 500 dollars l’once. Cette projection intervient après une phase de repli qui a ramené le métal précieux sous le seuil des 4 000 dollars. L’objectif de 4 500 dollars correspond à un potentiel de hausse d’environ 10 % par rapport aux niveaux proches de 4 000 dollars évoqués dans les articles du 27 octobre. Il s’agit toutefois d’un scénario de marché, et non d’une garantie de performance. Cette perspective remet au centre des discussions la place de l’or dans une allocation patrimoniale, notamment pour les investisseurs qui s’intéressent à l’or physique. Les pièces Napoléon en or permettent d’examiner concrètement cette catégorie d’actifs, dont le prix dépend notamment du cours de l’or, de la prime appliquée et des conditions de revente.

Pourquoi le cours de l’or a-t-il chuté sous les 4 000 dollars ?

Pour comprendre les perspectives de rebond, il faut revenir sur les mécanismes qui ont provoqué la baisse. D’après les informations publiées le 27 octobre, l’or avait perdu près de 10 % depuis septembre et était passé sous les 4 000 dollars l’once au cours de la semaine précédente. Les inquiétudes concernant l’inflation américaine et les perspectives de taux d’intérêt de la Réserve fédérale ont pesé sur le marché. Une autre explication tient aux ventes réalisées par des investisseurs qui avaient besoin de liquidités pour couvrir des pertes ou des appels de marge sur d’autres positions financières, notamment dans des actifs associés à l’intelligence artificielle. Ce mécanisme est important : lorsqu’un investisseur doit rapidement réunir des liquidités, il peut vendre un actif qu’il détient, même si les perspectives de long terme de cet actif n’ont pas fondamentalement changé. L’or peut ainsi subir une baisse liée à des contraintes de financement qui dépassent le seul marché des métaux précieux. Pour les épargnants qui étudient les possibilités d’achat physique, les pièces d’or d’investissement constituent une catégorie à comparer en tenant compte des prix pratiqués, des primes et des conditions de liquidité.

La Fed peut-elle encore faire pression sur le prix de l’or ?

La politique monétaire américaine reste l’un des principaux facteurs à surveiller. Lorsque les marchés anticipent des taux d’intérêt plus élevés, les placements rémunérés en dollars peuvent devenir plus attractifs relativement à un actif qui ne verse ni coupon ni intérêt, comme l’or physique. Des taux réels élevés peuvent donc peser sur le métal jaune. Toutefois, cette relation n’est ni automatique ni suffisante pour prévoir seule l’évolution du cours. Selon l’analyse attribuée à Lorenzo Portelli, le marché aurait déjà intégré une partie importante du scénario défavorable associant une inflation persistante à une économie qui éviterait la récession. Si les perspectives économiques ne justifient pas de nouvelles hausses de taux au-delà de celles déjà anticipées, la pression sur l’or pourrait diminuer. À l’inverse, une inflation plus persistante que prévu ou une politique monétaire plus restrictive pourrait prolonger la volatilité. La question n’est donc pas de savoir si les taux feront nécessairement baisser ou monter l’or, mais comment les anticipations de taux, l’inflation, le dollar et la demande d’investissement évolueront ensemble. Dans ce contexte, les personnes intéressées par l’or physique peuvent comparer les formats disponibles, notamment les pièces de 20 francs Napoléon, sans confondre une perspective de marché favorable avec la certitude d’un gain.

Dette publique, immobilier et inflation : les facteurs à surveiller

La trajectoire de l’or ne dépend pas uniquement des décisions de la Réserve fédérale. L’endettement public, les conditions de financement et la dynamique de l’économie réelle jouent également un rôle dans les arbitrages des investisseurs. Des taux élevés renchérissent le crédit immobilier, peuvent réduire la capacité d’achat des ménages et freiner les transactions. Si ce ralentissement se prolonge, il peut peser sur l’activité économique. Les déficits publics et le coût du financement de la dette constituent parallèlement des sujets de préoccupation pour les marchés obligataires. Dans ce contexte, certains investisseurs recherchent des actifs susceptibles de diversifier un portefeuille lorsque les perspectives économiques ou financières deviennent incertaines. L’or peut répondre à une partie de cette demande, mais il ne protège pas systématiquement contre chaque baisse des marchés, chaque épisode d’inflation ou chaque choc économique. Les inquiétudes exprimées dans la vidéo concernant l’inflation en 2027 doivent ainsi être comprises comme une anticipation de l’auteur, et non comme un résultat déjà établi. Pour les investisseurs qui souhaitent étudier une détention directe de métal précieux, les pièces d’or physiques peuvent faire partie des options à comparer avec d’autres formes d’épargne, selon leurs objectifs et leur horizon de placement.

ETF sur l’or : des ventes à court terme face à une demande structurelle

Les fonds négociés en Bourse adossés à l’or, généralement appelés ETF sur l’or, constituent un autre indicateur important pour comprendre le comportement des investisseurs. Les données rapportées le 27 octobre font état de sorties d’environ 17 tonnes sur trois séances pour les fonds concernés. Ces retraits ont accentué la pression vendeuse à court terme. Ils ne signifient cependant pas que l’ensemble des investisseurs a abandonné le métal précieux. Le marché de l’or rassemble des profils très différents : investisseurs particuliers, fonds spécialisés, institutions financières, banques centrales et acheteurs de bijoux. Les motivations et les horizons de placement varient fortement d’une catégorie à l’autre. Une liquidation rapide de positions financières peut donc coexister avec une demande structurelle persistante pour l’or physique. Cette distinction est essentielle pour interpréter une correction : les flux des ETF reflètent une partie de la demande d’investissement, mais ils ne résument pas à eux seuls l’ensemble du marché. Il faut également suivre les achats des banques centrales, les taux d’intérêt réels, le dollar et l’évolution des risques géopolitiques.

La Bundesbank met en avant le rôle stratégique de l’or physique

Le second élément central de cette analyse provient de Joachim Nagel, président de la Bundesbank, la banque centrale allemande. Le 5 octobre 2026, lors de la conférence mondiale de la London Bullion Market Association consacrée aux métaux précieux, organisée à Sorrente, il a consacré une partie de son intervention à la transformation du rôle de l’or dans les réserves officielles. Son discours, publié par la Bundesbank sous le titre « Shifting Ground – How Geopolitics Is Reshaping Growth, Monetary Policy and the Role of Gold as a Reserve Asset », décrit un environnement international dans lequel les rivalités géopolitiques et les préoccupations de sécurité influencent les échanges, les investissements et la gestion des réserves. Le responsable allemand souligne notamment que l’or physique ne dépend pas d’un émetteur qui devrait honorer une promesse de paiement. Cette caractéristique le distingue des obligations et des dépôts, qui comportent des risques de contrepartie. Elle explique aussi pourquoi le métal précieux peut contribuer à diversifier les réserves d’une banque centrale. Le discours officiel est consultable sur le site de la Bundesbank.

Pourquoi l’or physique se distingue des obligations et des dépôts

La distinction entre l’or physique et les actifs financiers classiques est au cœur du message de Joachim Nagel. Une obligation représente une créance sur un émetteur, tandis qu’un dépôt bancaire constitue une créance sur un établissement financier. Leur valeur et leur disponibilité dépendent notamment de la solvabilité de la contrepartie, des conditions contractuelles et du cadre juridique applicable. L’or physique détenu directement ne représente pas une promesse de remboursement émise par une entreprise ou un État. Il conserve donc une caractéristique particulière dans la gestion des réserves officielles. Joachim Nagel a également évoqué le risque que des actifs financiers détenus à l’étranger puissent être immobilisés dans le cadre de sanctions internationales. L’or physique conservé sur le territoire national peut réduire certaines de ces dépendances, même si sa détention comporte d’autres contraintes, notamment les coûts de stockage, la sécurité et la liquidité. Il ne faut donc pas interpréter ce discours comme un ordre adressé aux particuliers d’acheter immédiatement de l’or. Il s’agit avant tout d’une réflexion sur la diversification des réserves des banques centrales face aux risques géopolitiques et financiers.

Les banques centrales renforcent-elles le rôle monétaire de l’or ?

Le retour de l’or au centre des discussions monétaires ne signifie pas qu’un nouvel étalon-or a été officiellement décidé. Il traduit plutôt une réévaluation de son utilité dans un système financier où les États doivent gérer leur dette, les risques géopolitiques et la disponibilité de leurs réserves. Historiquement, l’or a occupé une place majeure dans les systèmes monétaires, avant de perdre progressivement de son importance avec l’évolution de l’architecture financière internationale et le développement des réserves en devises et en titres publics. Dans son intervention d’octobre 2026, Joachim Nagel décrit cette évolution comme une succession de phases durant lesquelles l’or a servi d’ancrage monétaire, a perdu du terrain, puis a retrouvé une place plus importante dans les stratégies de réserve. Cette évolution est compatible avec une demande accrue de diversification, mais elle ne permet pas de conclure que les banques centrales rétabliront nécessairement un système monétaire adossé à l’or. Une augmentation de la place du métal dans les réserves officielles et un retour à l’étalon-or sont deux choses distinctes. La première peut se produire sans que la seconde soit envisagée.

L’or peut-il atteindre 4 500 dollars avant la fin de 2026 ?

L’objectif de 4 500 dollars avancé par Amundi constitue le scénario central rapporté le 27 octobre, après la correction récente. Il s’inscrit dans un environnement où les achats des banques centrales, les incertitudes géopolitiques et la recherche de diversification peuvent soutenir la demande. Mais plusieurs variables restent déterminantes : les prochaines données d’inflation américaine, les décisions de la Réserve fédérale, la trajectoire du dollar, les flux des ETF et le comportement des investisseurs après la baisse. Une remontée vers 4 500 dollars est donc envisageable selon le scénario présenté par Amundi, sans être acquise. Le même article rapporte que l’objectif de 5 000 dollars avant la fin de l’année est devenu moins probable selon cette analyse. Il convient de conserver cette distinction entre un objectif de cours, un scénario de marché et un résultat effectivement observé. Pour suivre cette prévision, les investisseurs peuvent consulter les mises à jour de marché et confronter les anticipations de différents analystes plutôt que de s’appuyer sur une seule estimation.

Faut-il acheter de l’or physique après la correction ?

La baisse du cours peut inciter certains investisseurs à envisager un achat, mais une correction ne garantit pas que le marché a atteint son point bas. L’intérêt de l’or physique dépend de l’objectif poursuivi : diversification patrimoniale, détention à long terme ou exposition aux variations du cours du métal. Avant toute opération, il est important de comparer le prix de vente au cours de référence, la prime appliquée au produit, les conditions de rachat, les frais éventuels et les modalités de conservation. Les pièces d’or et les lingots ne présentent pas exactement les mêmes caractéristiques. Les pièces peuvent bénéficier d’un marché secondaire spécifique et de primes variables, tandis que les lingots permettent d’accéder à des quantités de métal différentes selon leur poids. Dans les deux cas, le prix de revente peut être inférieur au prix d’achat, notamment lorsque les primes et les frais ne sont pas récupérés. Une stratégie d’achats périodiques, parfois appelée DCA, consiste à répartir les achats dans le temps afin de ne pas engager la totalité du montant prévu à un seul niveau de cours. Cette méthode ne supprime ni le risque de baisse ni le risque de perte, mais elle permet d’éviter de faire dépendre toute une stratégie d’un seul point d’entrée.

Conclusion : Amundi et la Bundesbank replacent l’or au cœur du débat financier

Les informations d’octobre 2026 mettent en lumière deux aspects complémentaires du marché de l’or. Amundi envisage un rebond vers 4 500 dollars l’once après une correction liée notamment aux anticipations de taux et aux ventes de positions financières. De son côté, Joachim Nagel rappelle que l’or physique conserve des caractéristiques utiles à la diversification des réserves des banques centrales, particulièrement dans un contexte de tensions géopolitiques et de risques de contrepartie. Ces deux éléments expliquent pourquoi le métal précieux reste surveillé par les investisseurs et les institutions monétaires. Ils ne prouvent toutefois ni que le cours atteindra nécessairement 4 500 dollars ni qu’un retour à l’étalon-or est imminent. La question essentielle pour chaque épargnant consiste à déterminer la place éventuelle de l’or dans son patrimoine, à mesurer les risques et à comparer les solutions disponibles avant de prendre une décision.

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