Or sous 4 000 $ : le signal d’alerte que Jeffrey Christian, de CPM Group, juge décisif avant un possible rebond brutal

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L’or vient de franchir à la baisse le seuil psychologique des 4 000 dollars l’once, tandis que l’argent teste la barre des 50 dollars. Selon Jeffrey Christian, de CPM Group, le marché des métaux précieux serait désormais « très proche » de son point bas, avec une fenêtre d’achat potentielle située dans les trois à quatre séances de bourse suivantes. Cette analyse, publiée le 30 octobre, ne promet toutefois pas la fin immédiate de la correction : des replis vers 3 950 dollars, voire 3 800 dollars, restent possibles avant que les investisseurs ne reviennent massivement sur le marché.

Pour les épargnants qui attendaient précisément ce type de retournement, la baisse actuelle change la donne. Le passage de l’or sous 4 000 dollars constitue précisément le niveau d’entrée que de nombreux investisseurs surveillaient depuis plusieurs semaines, et l’or physique permet de s’exposer directement à ce métal sans dépendre d’un produit financier. Si vous souhaitez étudier les formats les plus liquides, vous pouvez par exemple acheter un 20 Francs Napoléon Tête Nue en or, une pièce historique recherchée pour sa divisibilité et sa reconnaissance sur le marché.

Le raisonnement de CPM Group repose moins sur une prédiction exacte du prix que sur le calendrier. Jeffrey Christian estime que la correction, amorcée à la fin août et au début septembre après une forte hausse d’août, approche de sa conclusion. L’or était coté autour de 3 973 dollars au moment de l’enregistrement, après avoir touché environ 3 971 dollars, avant de poursuivre sa chute jusqu’à 3 900 dollars dans les quatre heures suivantes. Cette accélération baissière illustre la violence possible des mouvements lorsque les vendeurs dominent, mais aussi le risque de rater un point bas si l’on attend indéfiniment un prix parfait.

Dans ce contexte, la pièce d’or reste l’un des moyens les plus accessibles de constituer progressivement une réserve d’or physique. Les pièces d’investissement offrent une valeur unitaire plus faible que les lingots de grande taille, ce qui facilite les achats échelonnés et les reventes partielles. Pour comparer les formats disponibles, du petit lingotin à la pièce d’une once, vous pouvez acheter des pièces d’or d’investissement, notamment des Napoléon, Maple Leaf, Krugerrand, Britannia ou Philharmonique.

L’argent suit exactement la même dynamique, avec une tension encore plus visible autour de 50 dollars. Il est descendu à 50,11 dollars avant de rebondir à 50,13 dollars au moment de l’analyse, puis de chuter à 49,08 dollars quelques heures plus tard. CPM Group considère que 50 dollars doit constituer un support, avec un niveau de soutien supplémentaire vers 48 dollars, tout en écartant pour l’instant une chute vers 40 dollars. L’argent est donc plus volatil que l’or, mais il bénéficie selon CPM du même potentiel de rebond rapide, car de nombreux investisseurs attendaient une correction pour revenir à l’achat.

Cette attente des investisseurs est au cœur du scénario de rebond. Jeffrey Christian rappelle un principe ancien des marchés : il peut être préférable de renoncer aux derniers 10% d’un mouvement, à la hausse comme à la baisse, afin de ne pas manquer le retournement. Une fois la tendance inversée, le marché peut se redresser très vite, précisément parce que les acheteurs en attente se précipitent pour reconstituer leurs positions. Pour ceux qui privilégient la proximité du cours spot et une prime généralement plus faible, il est possible de acheter des lingots d’or certifiés, du lingotin de 1 gramme au lingot d’un kilogramme.

Un point bas proche, mais pas encore garanti

CPM Group ne dit pas que la baisse est terminée à la minute où l’or passe sous 4 000 dollars. L’analyse indique au contraire que le marché « n’est pas certain » que le mouvement baissier soit achevé et que des niveaux comme 3 950 dollars ou 3 800 dollars sont évoqués par les investisseurs. Certains vont même jusqu’à anticiper 3 500 dollars, tandis que d’autres parlent d’un effondrement vers 3 000, 2 500 ou 2 000 dollars. CPM Group ne retient pas ce scénario extrême comme base de travail, mais reconnaît qu’aucun niveau exact ne peut être annoncé avec certitude.

La nuance essentielle du discours de Jeffrey Christian est donc la suivante : CPM a plus de conviction sur le moment du point bas que sur son prix exact. Autrement dit, l’or peut encore baisser de quelques dizaines, voire de quelques centaines de dollars, mais la société estime que la fenêtre temporelle du creux se situe dans les trois ou quatre séances de bourse qui suivent son intervention. Ce type de raisonnement est fondamental pour comprendre les marchés : chercher le prix parfait au centime près est souvent moins pertinent que identifier une zone de valeur et un contexte de retournement.

Cette approche explique pourquoi CPM Group conseillait à ses clients de ne pas acheter immédiatement, mais de se préparer à acheter à partir du mardi ou du mercredi suivant, dates qui coïncidaient avec l’élection américaine et surtout avec ses conséquences post-électorales. Jeffrey Christian anticipe une aggravation des problèmes économiques et politiques après ces échéances, ce qui devrait selon lui pousser les investisseurs à reprendre leurs achats d’or et d’argent. Le scénario n’est donc pas celui d’une fin du marché haussier, mais celui d’une correction technique suivie d’une reprise de la demande.

Pourquoi la hausse des taux ne tue pas forcément l’or

Beaucoup d’investisseurs associent automatiquement la hausse des taux d’intérêt à une baisse de l’or. CPM Group conteste cette lecture simpliste. Selon Jeffrey Christian, la corrélation statistique entre les variations mensuelles des prix de l’or et de l’argent, d’une part, et les variations des taux d’intérêt, d’autre part, serait nulle lorsque l’analyse est correctement menée sur les variations réelles. Une hausse des taux n’est donc pas mécaniquement négative pour les métaux précieux, surtout en période de stress économique et politique.

Il existe même des phases où les taux et les prix de l’or montent simultanément. Cela se produit lorsque l’inflation, l’incertitude politique ou la défiance envers les actifs traditionnels poussent les investisseurs vers des valeurs refuges, malgré la remontée des rendements. CPM Group précise toutefois qu’un seuil existe : si les taux montent trop haut, les investisseurs peuvent préférer les actifs porteurs d’intérêt à l’or. Mais la société estime que ce seuil n’est pas proche et qu’il ne devrait pas être atteint avant plusieurs années.

Cette logique rejoint l’idée selon laquelle l’or et l’argent servent avant tout d’outils de diversification. Jeffrey Christian indique que la corrélation entre le Dow Jones, le S&P 500 et les prix de l’or ou de l’argent serait faible, autour de 4 à 6%. Dans un environnement où actions, obligations d’entreprise, cuivre et autres actifs reculent ensemble, cette faible corrélation devient un argument central en faveur de l’or physique. Les pièces et lingots permettent d’exposer directement son patrimoine à cet actif non corrélé, sans intermédiaire financier.

Platine et palladium : deux marchés sous tension

Le platine recule également, autour de 1 442 dollars l’once après avoir touché 1 432 dollars. CPM Group anticipe un possible soutien entre 1 300 et 1 400 dollars. La différence majeure avec l’or et l’argent tient à la structure du marché : le platine et le palladium sont davantage exposés à d’éventuelles perturbations de l’offre, alors que l’or et l’argent dépendent davantage de la demande d’investissement et du contexte macroéconomique et politique.

Le palladium, lui, cotait environ 972 dollars après un plus bas à 968,50 dollars. Rohit Savant, analyste chez CPM Group, considère que le marché du palladium est survendu à ce stade. Cette notion ne signifie pas qu’un rebond est garanti immédiatement, mais qu’une partie de la baisse pourrait déjà avoir intégré un pessimisme excessif. Pour un investisseur, cela rappelle que les métaux précieux ne se limitent pas à l’or : le platine et le palladium réagissent à des fondamentaux industriels et à des risques d’approvisionnement spécifiques.

La croissance américaine masque une fragilité inquiétante

Les données macroéconomiques américaines renforcent le tableau d’une économie apparemment solide, mais structurellement fragile. L’estimation avancée du PIB américain au troisième trimestre 2026 fait état d’une croissance annualisée de 3,4%, après 2,2% au deuxième trimestre. Cette publication, réalisée par le Bureau of Economic Analysis le 29 octobre, a dépassé le consensus de 3,2% et repose notamment sur les dépenses de consommation et l’investissement des entreprises.

Toutefois, Jeffrey Christian appelle à la prudence face à ce chiffre. Il s’agit d’une estimation avancée, destinée à être révisée à mesure que des données plus complètes arrivent. Le Bureau of Economic Analysis publie en effet trois estimations du PIB : une estimation avancée, une seconde estimation puis une estimation définitive. Un chiffre de 3,4% peut donc évoluer, et il ne faut pas le confondre avec une croissance exceptionnelle au regard de la période postérieure à la récession mondiale de 2007-2009.

Le point le plus préoccupant concerne le consommateur américain. Les dépenses de consommation restent élevées, mais elles progressent plus vite que le revenu disponible. Selon l’analyse de CPM Group, les ménages continuent de financer une partie de leurs dépenses par le crédit, alors que leur épargne diminue. En septembre, le revenu disponible a progressé de 0,2%, tandis que les dépenses de consommation personnelle ont augmenté de 0,5%, selon les données du BEA. Cet écart traduit une consommation soutenue par l’endettement plutôt que par une amélioration durable du pouvoir d’achat.

L’inflation reste le moteur silencieux de la demande d’or

L’inflation ne disparaît pas, et c’est précisément ce qui soutient la thèse haussière sur l’or. L’indice des dépenses de consommation personnelle, privilégié par la Réserve fédérale, a atteint 3,6% en glissement annuel en septembre, tandis que l’inflation sous-jacente, hors énergie et alimentation, s’établit à 3,1%. Ces niveaux restent nettement au-dessus de l’objectif de 2% de la Fed et réduisent la probabilité d’une baisse rapide des taux.

Pour CPM Group, cette pression inflationniste constitue un soutien direct à la demande d’investissement en or et en argent. Lorsque les ménages voient leur pouvoir d’achat s’éroder et que les taux restent élevés, l’or retrouve son rôle de protection contre la perte de valeur monétaire. Jeffrey Christian précise que l’inflation actuelle n’atteint pas l’ampleur de celle des années 1970, mais qu’elle demeure un problème persistant, susceptible de soutenir les prix des métaux précieux.

C’est également là que l’or physique prend tout son sens. Une pièce ou un lingot ne dépend pas de la solvabilité d’une banque, d’un fonds ou d’un émetteur d’obligations. Les pièces d’investissement sont reconnues internationalement, faciles à revendre et disponibles dans des formats adaptés à tous les budgets, tandis que les lingots offrent généralement une meilleure optimisation du prix au gramme pour des montants plus importants.

Le scénario de CPM Group jusqu’à fin 2026

Le message central de CPM Group est clair : une fois le marché retourné, la société attend des prix de l’or et de l’argent plus élevés jusqu’à la fin 2026 et au-delà. Cette perspective repose sur la combinaison de plusieurs facteurs : une inflation qui reste au-dessus de la cible, des taux susceptibles de rester élevés, des tensions politiques aux États-Unis et dans le monde, ainsi qu’une demande d’investissement latente considérable.

La question n’est donc pas seulement de savoir si l’or peut encore baisser. Elle peut le faire, vers 3 950 dollars ou 3 800 dollars selon les scénarios évoqués. La vraie question est de savoir si l’investisseur sera prêt lorsque le rebond commencera. CPM Group estime que le rebond pourrait être rapide, car trop d’acheteurs attendaient une correction pour réintégrer le marché.

Pour les investisseurs particuliers, cela signifie qu’il faut distinguer la spéculation à court terme de la constitution patrimoniale. L’or physique ne promet pas un gain immédiat, mais il offre une exposition tangible à un actif qui a historiquement servi de réserve de valeur en période d’inflation, de crise politique ou de défiance envers les marchés financiers. Le choix entre pièce et lingot dépend ensuite du budget, de la flexibilité recherchée et de l’horizon d’investissement.

Ce qu’il faut retenir avant la semaine décisive

L’or a cassé 4 000 dollars et a ensuite chuté jusqu’à environ 3 900 dollars.

L’argent a testé 50 dollars, puis 49,08 dollars, avec un soutien identifié vers 48 dollars.

CPM Group estime que le point bas est proche, dans environ trois à quatre séances de bourse, sans garantir le prix exact du creux.

Des replis vers 3 950 dollars ou 3 800 dollars restent possibles avant un rebond.

L’inflation PCE à 3,6% en septembre et une consommation financée par le crédit soutiennent la demande d’or selon CPM Group.

La hausse des taux n’est pas automatiquement négative pour l’or, selon l’analyse de CPM Group.

La chute sous 4 000 dollars peut effrayer, mais c’est aussi le niveau que beaucoup d’investisseurs attendaient. Si CPM Group a raison, la correction actuelle pourrait être la dernière fenêtre avant une reprise de la demande d’or et d’argent. Pour ceux qui veulent agir dès maintenant sur l’or physique, acheter des pièces d’or reconnues reste l’une des options les plus directes pour se positionner avant un éventuel retournement du marché.

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