Marc Touati sur la Dette Publique : « la France pire que les États-Unis ! »

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La France et les États-Unis portent tous deux une dette publique colossale, mais ils ne sont absolument pas dans la même situation économique. Selon l’économiste Marc Touati, la France est aujourd’hui plus vulnérable que les États-Unis parce qu’elle supporte une dette proche de 120 % du PIB sans disposer du même moteur de croissance, du même niveau d’investissement privé ni du privilège monétaire du dollar. Cette différence n’est pas un détail technique : elle détermine la capacité d’un pays à financer son déficit, à créer de la richesse, à réduire le chômage et à éviter une crise de confiance. Face à ce décor économique de plus en plus inquiétant, beaucoup d’épargnants cherchent une protection tangible, notamment à travers l’achat de pièces d’or comme le 20 Francs Napoléon tête nue, un actif physique reconnu et historiquement associé à la préservation du patrimoine.

Le constat de Marc Touati est sans détour : la dette n’est pas dangereuse en elle-même lorsqu’elle finance une économie capable de croître, d’innover et de rembourser. Le danger apparaît lorsque la dette s’accumule alors que le moteur économique ralentit. C’est précisément la situation française décrite par l’économiste : une dette publique d’environ 120 % du PIB, un déficit élevé, une croissance insuffisante et un appareil productif freiné par la fiscalité, les dépenses publiques et les rigidités administratives. À l’inverse, les États-Unis supportent également un déficit massif, mais leur économie transforme davantage cette dépense en croissance. Dans ce contexte de défiance croissante envers les dettes souveraines, certains investisseurs se tournent vers l’achat de pièces d’or d’investissement, un format divisible, liquide et reconnu à l’international.

Les chiffres récents confirment l’ampleur du problème français. À la fin du deuxième trimestre 2026, la dette publique française au sens de Maastricht atteignait 3 595,5 milliards d’euros, soit 119,0 % du PIB, après 117,5 % au trimestre précédent. L’Insee indique également que la dette nette s’élevait à 111,4 % du PIB, après une hausse de 68,2 milliards d’euros sur le trimestre. Autrement dit, la France ne se contente pas d’emprunter : son endettement progresse alors même que la croissance peine à décoller. Pour Marc Touati, cette combinaison est explosive, car elle réduit progressivement la marge de manœuvre de l’État et fragilise les ménages. C’est aussi la raison pour laquelle l’or physique, sous forme de lingots d’or certifiés et traçables, est régulièrement présenté comme une diversification face aux risques souverains et monétaires.

Le déficit public français aggrave encore cette trajectoire. En 2025, le déficit des administrations publiques s’est établi à 5,1 % du PIB, tandis que les dépenses publiques atteignaient 57,3 % du PIB, selon l’Insee. Le gouvernement anticipe désormais un déficit de 5,4 % du PIB en 2026, très loin de la règle européenne des 3 %. Marc Touati souligne que ce niveau de déficit ne serait pas nécessairement dramatique s’il alimentait une croissance forte, des investissements productifs et une baisse durable du chômage. Or, la France connaît au troisième trimestre 2026 une contraction de 0,1 % de son PIB, après une stagnation au deuxième trimestre. Dans un tel climat, la protection patrimoniale devient une préoccupation centrale, et acheter des pièces d’or reconnues comme le Napoléon, la Britannia ou la Maple Leaf apparaît pour certains épargnants comme une réponse concrète à l’incertitude.

La comparaison avec les États-Unis rend le contraste encore plus saisissant. Le déficit fédéral américain a atteint environ 1 992 milliards de dollars pour l’exercice 2026, soit près de 6,2 % du PIB, selon les données du Trésor américain relayées par la presse économique. La dette fédérale a également dépassé 40 000 milliards de dollars, tandis que la dette détenue par le public a franchi 100 % du PIB pour la première fois depuis 1946. Pourtant, Marc Touati insiste : les États-Unis peuvent encore absorber ce fardeau mieux que la France, car leur économie continue de créer de la richesse à un rythme supérieur. Cette réalité pousse de nombreux investisseurs à s’intéresser à l’or physique, notamment via le 20 Francs Napoléon tête nue, pièce d’or historique et recherchée, afin de ne pas laisser l’intégralité de leur épargne exposée aux risques de dette et d’inflation.

Sur longue période, l’écart entre les deux économies devient vertigineux. Marc Touati rappelle que, hors inflation, la richesse créée aux États-Unis a augmenté de 117,4 % depuis 1995, contre seulement 58,8 % en France. Le PIB par habitant suit la même logique : il progresse de 76 % aux États-Unis depuis les années 1990, contre 42 % en France. Même le taux de pauvreté harmonisé serait passé de 13 % aux États-Unis, en baisse, à 15,4 % en France, en hausse. Pour l’économiste, ces chiffres démontrent que la France ne souffre pas seulement d’un problème de dette, mais d’un problème profond de création de richesse. Dans ce contexte, la demande pour les valeurs refuges ne faiblit pas, et l’achat de lingots d’or de 1 gramme à 1 kilogramme permet d’adapter l’exposition à l’or selon le budget et l’horizon de chaque épargnant.

Une dette française proche de 120 % du PIB

La dette publique française représente aujourd’hui l’un des principaux points de fragilité de l’économie nationale. À la fin du deuxième trimestre 2026, elle atteignait 119,0 % du PIB, soit 3 595,5 milliards d’euros, selon l’Insee. Ce niveau signifie concrètement que la France doit rembourser et refinancer une masse de dettes supérieure à la valeur annuelle de toute la richesse produite sur son territoire. Marc Touati utilise ce chiffre pour expliquer que la France et les États-Unis se trouvent à peu près au même niveau d’endettement rapporté au PIB, mais que cette similitude apparente masque une différence fondamentale : les États-Unis disposent d’une croissance plus vigoureuse, tandis que la France voit son moteur économique s’essouffler.

La dette n’est donc pas seulement une question de montant. Elle doit être analysée au regard de la croissance, des recettes fiscales, des taux d’intérêt et de la confiance des investisseurs. Un pays peut supporter une dette élevée si son économie génère suffisamment de revenus pour payer les intérêts et rembourser progressivement le capital. En revanche, lorsque la croissance est faible, chaque nouveau point de déficit devient plus difficile à absorber. C’est exactement le risque décrit par Marc Touati pour la France : une dette qui augmente alors que le PIB stagne ou recule, ce qui mécaniquement fait grimper le ratio dette/PIB et réduit la crédibilité budgétaire du pays.

Les États-Unis transforment leur dette en croissance

Pour Marc Touati, la force américaine tient d’abord à sa capacité à transformer la dépense publique et l’endettement en croissance réelle. Malgré un déficit public estimé à environ 6,2 % du PIB en 2026, les États-Unis affichent une dynamique économique nettement plus soutenue que celle de la France. Les données récentes montrent une croissance américaine de 3,4 % en rythme annualisé au troisième trimestre 2026, après 2,2 % au deuxième trimestre. Cette croissance repose notamment sur les investissements, la consommation et les dépenses publiques. Pour l’économiste, c’est cette capacité à générer de l’activité qui explique pourquoi le modèle américain, malgré ses déficits, reste plus résilient que le modèle français.

La différence ne réside donc pas dans l’existence du déficit, mais dans son usage économique. Aux États-Unis, l’argent public et privé alimente davantage l’investissement, l’innovation, la création d’entreprises et l’emploi. En France, Marc Touati estime que la fiscalité, le poids des dépenses publiques et les rigidités administratives et fiscales freinent ce mécanisme. Les entreprises disposent de moins de marges pour investir, embaucher et innover. Résultat : la dette ne produit pas assez de croissance pour se rendre soutenable. C’est cette absence de dynamique qui, selon lui, constitue le véritable drame français.

La croissance française s’effondre

Les derniers indicateurs français renforcent l’alerte de Marc Touati. L’Insee a enregistré une baisse de 0,1 % du PIB français au troisième trimestre 2026, après une stagnation au trimestre précédent. Cette contraction survient alors que la dette publique continue d’augmenter et que le déficit reste très au-dessus des seuils européens. Le FMI a par ailleurs revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la France en 2026, à 0,4 % contre 0,9 % précédemment, tout en appelant le pays à remettre ses finances publiques en ordre. Pour un pays endetté à près de 120 % de son PIB, une croissance quasi nulle ou négative est particulièrement dangereuse.

Concrètement, lorsque le PIB ne progresse pas, les recettes fiscales augmentent peu, voire diminuent. Dans le même temps, l’État doit continuer à financer ses dépenses, payer les intérêts de la dette et emprunter pour combler le déficit. Ce cercle devient d’autant plus difficile à briser que les marchés exigent parfois des taux plus élevés lorsque la confiance diminue. Marc Touati décrit ainsi une France dont le moteur économique est « à l’arrêt », tandis que les États-Unis conservent une machine capable de relancer la croissance. Cette asymétrie explique pourquoi, selon lui, la France est aujourd’hui plus exposée que les États-Unis, malgré un niveau de dette comparable.

L’investissement des entreprises, clé du modèle américain

Le premier facteur explicatif avancé par Marc Touati est l’investissement des entreprises. Selon lui, les États-Unis bénéficient d’un environnement moins fiscalisé, moins dépensier et moins rigide sur le plan administratif. Cette configuration laisse davantage de ressources aux entreprises pour investir dans les machines, les technologies, la recherche, les recrutements et l’innovation. Or, l’investissement est le carburant de la croissance : il augmente la productivité, crée des emplois, renforce la compétitivité et permet à l’économie de produire davantage de richesse. Sans investissement suffisant, une économie ne peut pas durablement rembourser une dette élevée.

La France, à l’inverse, souffre selon Marc Touati d’un déficit d’investissement privé. Les entreprises françaises font face à une pression fiscale élevée, à des dépenses publiques importantes et à des contraintes administratives qui réduisent leur capacité à anticiper et à investir. Cette faiblesse se traduit ensuite par une croissance insuffisante, un chômage persistant et une base fiscale plus étroite. Le cercle est donc vicieux : moins d’investissement, moins de croissance, moins d’emplois, moins de recettes publiques, donc plus de déficit et plus de dette. C’est cette mécanique que Marc Touati considère comme la racine du problème français.

Les fonds de pension, un avantage américain majeur

Le deuxième avantage américain mis en avant par Marc Touati est l’existence des fonds de pension. Ces institutions gèrent l’épargne retraite sur de très longues périodes, ce qui leur permet d’accepter des risques que d’autres investisseurs ne peuvent pas toujours prendre. Elles financent notamment les start-up, les entreprises innovantes et les projets de croissance. Cette capacité à mobiliser du capital sur plusieurs décennies constitue un puissant moteur d’investissement et d’innovation. Elle explique en partie pourquoi les États-Unis parviennent à créer davantage d’entreprises dynamiques et à maintenir un niveau d’activité plus élevé.

Ce système a également un effet direct sur l’emploi. Marc Touati souligne que le taux de chômage harmonisé américain ressort à 4,2 %, contre 8,5 % en France selon les derniers chiffres cités. Cette différence est considérable, car elle traduit une économie américaine capable de créer des emplois plus rapidement, même après des chocs économiques. Lors de la crise sanitaire, le chômage américain avait fortement augmenté en l’absence du même dispositif de soutien que celui observé en Europe, mais il est ensuite redescendu rapidement grâce à la reprise et à l’investissement. En France, le chômage demeure en revanche un problème structurel, qualifié par Marc Touati d’« endémique » et de « dramatique ».

Le privilège du dollar change tout

Le troisième avantage américain est peut-être le plus décisif : le statut mondial du dollar. Marc Touati rappelle que 65 % des réserves de change mondiales sont détenues en dollars et que 50 % des transactions mondiales sont réalisées dans cette devise. Pourtant, le commerce américain ne représente que 11 % du commerce mondial. Cela signifie que les deux tiers du commerce libellé en dollars ne sont pas américains. Autrement dit, le dollar est utilisé bien au-delà des frontières des États-Unis, ce qui donne au pays un pouvoir de financement exceptionnel.

Ce privilège permet aux États-Unis d’emprunter plus facilement, à plus grande échelle et dans des conditions généralement plus favorables que les autres pays. La demande mondiale de dollars et de titres du Trésor américain soutient en effet le financement du déficit fédéral. Marc Touati explique que c’est précisément pour rivaliser avec ce pouvoir monétaire que l’euro avait été créé. Toutefois, il estime que cette ambition n’a pas abouti et que l’euro n’a pas réussi à concurrencer réellement le dollar. Cette domination monétaire constitue donc un bouclier supplémentaire pour les États-Unis, dont la France et la zone euro ne disposent pas de la même manière.

Le dollar pourrait un jour perdre son trône

Marc Touati ne présente pas la domination du dollar comme éternelle. Selon lui, le dollar finira un jour par perdre de sa prééminence, et ce basculement pourrait déclencher une crise financière majeure. Il anticipe même que le yuan chinois pourrait devenir la monnaie appelée à le remplacer. Cette perspective est particulièrement inquiétante, car le dollar ne soutient pas seulement l’économie américaine : il structure une grande partie du système financier mondial, des réserves de change, du commerce international et du financement des États. Un affaiblissement brutal de cette domination pourrait donc provoquer des tensions monétaires, une hausse des taux et une perte de confiance généralisée.

L’économiste situe toutefois ce scénario dans un horizon de dix à quinze ans, tout en rappelant que chaque crise arrive à son moment. Son message est clair : tant que le dollar conserve son statut, les États-Unis disposent d’une marge de manœuvre que la France n’a pas. Mais cette protection n’est pas illimitée. Lorsqu’une économie dépend d’un privilège monétaire pour financer ses déficits, elle devient vulnérable au jour où la confiance des investisseurs internationaux se retourne. C’est précisément ce type de risque systémique qui alimente l’intérêt pour les actifs physiques, en particulier l’or.

Pourquoi l’or attire les épargnants inquiets

Dans un environnement marqué par des dettes publiques élevées, des déficits persistants, des taux d’intérêt coûteux et une incertitude monétaire, l’or retrouve naturellement son rôle de valeur refuge. Contrairement à une obligation d’État, une pièce ou un lingot d’or ne dépend pas de la capacité d’un gouvernement à rembourser sa dette. L’or physique est un actif tangible, limité en quantité, reconnu mondialement et conservé depuis des siècles comme réserve de valeur. Il ne promet pas de rendement, mais il peut servir de diversification lorsque la confiance dans les dettes souveraines ou les monnaies fiduciaires se fragilise.

Les pièces d’or présentent un avantage particulier : elles sont divisibles, faciles à revendre partiellement et accessibles à des budgets variés. Or.fr propose notamment des pièces d’investissement reconnues telles que le Napoléon 20 francs, la Maple Leaf, la Britannia, le Krugerrand ou la Philharmonique, avec des produits conservés sous scellés dans un circuit logistique professionnel afin de garantir leur authenticité, leur pureté et leur traçabilité. Les lingots, quant à eux, permettent d’acquérir de plus grandes quantités d’or, du lingotin de 1 gramme jusqu’au lingot de 1 kilogramme, avec une pureté de 999,9 ‰ pour les formats proposés par la plateforme.

Ce que les Français doivent retenir

Le message central de Marc Touati est limpide : la France n’est pas simplement confrontée à une dette élevée, elle est confrontée à une dette élevée sans croissance suffisante pour la rendre soutenable. Les États-Unis portent eux aussi des déficits massifs, mais leur économie investit davantage, crée plus de richesse, bénéficie des fonds de pension et profite du privilège du dollar. La France, elle, cumule une dette proche de 120 % du PIB, un déficit supérieur à 5 % du PIB, une croissance faible voire négative et un chômage structurellement élevé. Cette combinaison explique pourquoi l’économiste juge la situation française plus préoccupante que celle des États-Unis.

Pour les épargnants, cette analyse soulève une question essentielle : comment protéger une partie de son patrimoine lorsque la dette publique, la monnaie et la croissance économique deviennent elles-mêmes des sources de risque ? L’or physique ne résout pas les problèmes budgétaires de la France, mais il permet de diversifier une épargne exposée aux aléas financiers. Qu’il s’agisse de pièces d’or comme le 20 Francs Napoléon ou de lingots certifiés, l’or demeure un actif de confiance pour ceux qui souhaitent détenir une valeur tangible, hors du système bancaire et indépendante de la solvabilité d’un État.

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