Gareth Soloway tire la sonnette d’alarme : la bulle de l’IA menace Wall Street et pourrait pousser les investisseurs à se réfugier dans l’or !

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Les marchés financiers viennent peut-être de franchir un seuil particulièrement dangereux. Alors que les valeurs technologiques subissent une violente correction, que les investissements dans l’intelligence artificielle soulèvent de nouvelles interrogations et que la dette américaine dépasse désormais les 40 000 milliards de dollars, une question devient incontournable : les investisseurs sont-ils en train de comprendre que le modèle financier actuel présente des fragilités considérables ? C’est précisément l’avertissement formulé par Gareth Soloway, analyste des marchés financiers, lors de son entretien du 6 novembre 2026 avec Capital Cosm. Pour lui, les dernières secousses boursières pourraient marquer le début d’une redistribution importante des capitaux, avec un retour progressif vers les actifs tangibles et les valeurs refuges. Dans cette perspective, les pièces d’or physiques, notamment les Napoléons de 20 francs, constituent un support concret pour les investisseurs souhaitant détenir du métal précieux.

Le signal envoyé par Wall Street est particulièrement préoccupant. Le 5 novembre, les marchés américains ont connu une séance de liquidation extrêmement brutale : le S&P 500 a reculé de 4,4 %, tandis que le Nasdaq a abandonné environ 5,5 %. Les valeurs technologiques et les entreprises directement exposées au développement des infrastructures d’intelligence artificielle ont subi des dégagements particulièrement importants. Cette correction intervient après une longue période durant laquelle les capitaux se sont massivement concentrés sur les mêmes grandes valeurs technologiques. Gareth Soloway considère que cette concentration a progressivement créé un déséquilibre. Lorsque les investisseurs commencent à remettre en question les perspectives de rentabilité des entreprises qui portent cette croissance, les ventes peuvent rapidement s’accélérer. La question n’est donc plus uniquement de savoir quelles entreprises bénéficieront de l’intelligence artificielle, mais de déterminer si les valorisations atteintes reflètent réellement leur capacité à générer des bénéfices. Dans ce contexte, les pièces d’or d’investissement permettent de s’intéresser à un actif physique distinct des valorisations boursières et des promesses de croissance technologique.

Pour Gareth Soloway, le problème dépasse largement une simple correction technique des marchés. Il observe une accumulation de fragilités derrière l’enthousiasme suscité par l’intelligence artificielle. Les dépenses consacrées aux centres de données, aux infrastructures informatiques et aux capacités de calcul atteignent des proportions considérables. Ces investissements nécessitent des financements importants et soulèvent une interrogation fondamentale : les revenus futurs seront-ils suffisants pour justifier les capitaux engagés aujourd’hui ? L’analyste évoque notamment les grandes entreprises technologiques et les interrogations relatives à leurs flux de trésorerie, à leur endettement et à la rentabilité de leurs investissements. Cette situation pourrait devenir particulièrement délicate si le rythme de construction des centres de données ralentissait ou si les perspectives de croissance étaient revues à la baisse. Face à ces incertitudes, les lingots d’or représentent une autre possibilité de détention physique du métal précieux, sans dépendre directement des performances des entreprises technologiques.

Mais c’est surtout la question de la dette qui donne à cette analyse une dimension beaucoup plus profonde. La dette publique américaine a franchi un nouveau seuil historique. Selon les données publiées par la Commission économique mixte du Sénat américain, elle atteignait environ 40 550 milliards de dollars au 4 novembre 2026. Cette progression considérable constitue l’un des principaux arguments avancés par Gareth Soloway pour expliquer l’intérêt structurel de l’or. Plus les États doivent financer leurs dépenses et refinancer leurs obligations, plus la question du coût de la dette devient centrale. Les investisseurs doivent également tenir compte de l’évolution de la masse monétaire, des politiques budgétaires et du pouvoir d’achat des monnaies fiduciaires. Dans cette configuration, détenir des pièces d’or physiques peut s’inscrire dans une stratégie de diversification patrimoniale face aux risques associés à la dette souveraine.

L’élément le plus intéressant de l’entretien concerne cependant le comportement récent de l’or. Gareth Soloway explique qu’il était devenu inconfortable de voir le métal jaune évoluer comme un actif spéculatif, parfois au même rythme que les valeurs risquées. Pour lui, l’or n’est pas destiné à fonctionner comme une action technologique ou une cryptomonnaie à forte volatilité. Sa fonction première est différente : il constitue une réserve de valeur potentielle et une protection patrimoniale face aux incertitudes monétaires et financières. L’analyste se réjouit donc de constater que les capitaux commencent à quitter certaines valeurs technologiques pour se repositionner sur le métal précieux. Il considère également que le léger repli de l’or observé lorsque les valeurs technologiques ont rebondi constitue un comportement plus sain pour le marché. Dans cette logique, l’achat de Napoléons en or peut intéresser les épargnants qui souhaitent privilégier la détention directe d’un actif tangible.

Enfin, Gareth Soloway insiste sur un point essentiel : l’or doit être considéré comme une assurance patrimoniale et non comme un instrument permettant de s’enrichir rapidement. Il explique que les investisseurs attirés par les performances spectaculaires du métal jaune ont parfois adopté un comportement comparable à celui observé sur les valeurs spéculatives. Certains acheteurs ont accumulé de l’or en espérant réaliser des gains rapides, sans véritablement comprendre les raisons fondamentales qui justifient sa détention. Pour l’analyste, cette période de spéculation devait nécessairement laisser place à un marché plus rationnel. Les inquiétudes relatives à l’endettement, à la création monétaire et à la dépréciation potentielle des monnaies constituent, selon lui, les véritables arguments de long terme en faveur de l’or. Cette distinction est fondamentale pour comprendre sa stratégie : constituer une réserve d’or physique relève d’une logique de diversification et de préservation du patrimoine, et non d’une recherche de gains immédiats.

Bulle de l’intelligence artificielle : Wall Street découvre brutalement les limites du modèle

La correction du marché américain constitue le point de départ de l’analyse de Gareth Soloway. Pendant plusieurs mois, les valeurs technologiques ont bénéficié d’un afflux considérable de capitaux. L’intelligence artificielle a concentré les anticipations de croissance, les investissements institutionnels et les stratégies spéculatives. Les entreprises associées aux semi-conducteurs, aux infrastructures informatiques et aux centres de données ont connu des progressions spectaculaires. Mais cette dynamique a également entraîné des valorisations particulièrement exigeantes.

Le 5 novembre 2026, les marchés ont brutalement rappelé que les anticipations de croissance ne garantissent pas les performances futures. Le S&P 500 a perdu 4,4 % et le Nasdaq 5,5 %. Plusieurs entreprises directement exposées à l’écosystème de l’intelligence artificielle ont subi des corrections particulièrement violentes. Les inquiétudes concernant les investissements dans les centres de données et les perspectives de rentabilité ont alimenté les dégagements.

Gareth Soloway explique que plusieurs signaux techniques lui avaient déjà permis d’identifier un affaiblissement progressif de certaines valeurs. Il cite notamment Micron, SanDisk et Seagate Technologies. Selon son interprétation des graphiques, certaines phases de stagnation observées après les fortes progressions pouvaient correspondre à une distribution progressive des titres par les investisseurs institutionnels.

Cette lecture mérite une attention particulière. Lorsqu’une action progresse fortement pendant plusieurs mois, les investisseurs particuliers peuvent continuer à acheter en se fondant sur un récit économique extrêmement favorable. Dans le même temps, certains investisseurs professionnels peuvent commencer à réduire leurs positions. Le retournement intervient lorsque les acheteurs deviennent moins nombreux et que les vendeurs prennent progressivement le contrôle du marché.

La hausse brutale de l’indice VIX, qui mesure les anticipations de volatilité du marché américain, constitue également un élément important de son analyse. Gareth Soloway considère que les épisodes de panique peuvent parfois correspondre à des phases de capitulation. Lorsque les investisseurs les moins convaincus vendent leurs positions dans l’urgence, le marché peut se rapprocher d’un point bas de court terme.

L’analyste ne considère toutefois pas que toutes les entreprises liées à l’intelligence artificielle doivent être abandonnées. Il a même commencé à acheter progressivement certaines valeurs après leur chute. Son raisonnement repose sur une distinction entre les valorisations excessives observées précédemment et les niveaux auxquels certaines entreprises disposant de véritables fondamentaux peuvent redevenir intéressantes.

Rotation des capitaux : l’argent quitte progressivement la technologie

L’un des éléments centraux de l’entretien concerne la rotation des capitaux. Pendant une longue période, les investisseurs ont privilégié les grandes entreprises technologiques et les valeurs associées à l’intelligence artificielle. Cette concentration a laissé de nombreux autres secteurs à l’écart des flux d’investissement.

Lorsque les perspectives d’un secteur dominant commencent à se dégrader, les investisseurs peuvent rechercher de nouvelles opportunités. Gareth Soloway observe ainsi des mouvements vers des entreprises plus traditionnelles, notamment Nike, dont le cours avait fortement progressé après une publication de résultats décevante.

Cette situation illustre un phénomène important : les marchés ne réagissent pas uniquement à la qualité des résultats financiers. Ils réagissent également aux anticipations, aux valorisations et aux mouvements de capitaux.

Pour Gareth Soloway, la redistribution des investissements pourrait progressivement bénéficier aux matières premières, aux métaux précieux et à certains secteurs industriels. Il estime qu’une fraction relativement limitée des capitaux actuellement concentrés sur les grandes valeurs technologiques pourrait suffire à provoquer des mouvements importants dans des marchés beaucoup moins valorisés ou moins recherchés.

Le secteur des ressources naturelles pourrait ainsi retrouver l’attention des investisseurs. Cette hypothèse repose notamment sur le décalage entre les performances spectaculaires de certaines valeurs technologiques et la faiblesse relative de nombreux actifs liés aux matières premières.

Or : Gareth Soloway identifie une zone de soutien déterminante

L’or occupe une place particulière dans la stratégie présentée par Gareth Soloway. L’analyste explique que le métal précieux avait récemment adopté un comportement qui ressemblait davantage à celui d’un actif risqué qu’à celui d’une valeur refuge.

Cette situation le préoccupait. En principe, lorsque les marchés financiers traversent une période de forte incertitude, l’or doit pouvoir bénéficier de son statut d’actif de diversification. Il n’est cependant pas systématiquement protégé des baisses boursières. Lorsqu’une crise provoque des besoins urgents de liquidités, certains investisseurs vendent également leurs positions sur l’or pour couvrir des pertes ou répondre à des appels de marge.

Ce qui intéresse désormais Gareth Soloway, c’est le début d’une rotation des capitaux depuis les valeurs technologiques vers le métal jaune. Il estime que le marché commence à retrouver un fonctionnement plus cohérent avec la vocation historique de l’or.

Sur le plan technique, il identifie une zone de soutien importante autour de 4 000 dollars l’once, avec des passages ponctuels sous ce seuil, notamment autour de 3 950 et 3 850 dollars. Il observe une configuration graphique en triangle descendant et considère que le métal pourrait être proche d’un point bas.

Cette lecture est confortée par les mouvements de marché de la première semaine de novembre. Le 6 novembre, l’or au comptant a reculé après la publication des chiffres de l’emploi américain, mais il conservait une progression hebdomadaire importante. Reuters rapportait une cotation autour de 4 074 dollars l’once en fin de séance américaine.

Pour Gareth Soloway, la question n’est donc pas uniquement de savoir si le cours de l’or peut encore reculer de quelques dizaines de dollars. Il s’agit surtout de déterminer si les investisseurs commencent à réintégrer le métal précieux dans leurs stratégies de protection patrimoniale.

Actions minières : un secteur qui pourrait profiter de la prochaine rotation

Les sociétés minières aurifères constituent un autre élément important de l’analyse. Gareth Soloway estime que ces entreprises pourraient bénéficier d’un regain d’intérêt si les incertitudes économiques et financières persistent.

Il observe notamment une réaction technique favorable sur les valeurs minières après leur retour sur une ligne de tendance haussière reliant plusieurs points bas depuis le début de l’année 2025.

L’indice GDX, qui regroupe des sociétés minières aurifères, a également retrouvé une zone technique qu’il considère importante. L’analyste estime qu’un maintien de ce support serait positif pour la suite du mouvement.

Il évoque néanmoins un risque de repli supplémentaire vers la zone des 70 points si cette structure technique venait à céder.

Son raisonnement repose sur plusieurs facteurs. Un ralentissement économique pourrait favoriser les métaux précieux, tandis que des anticipations de baisse des taux directeurs pourraient améliorer les conditions financières des sociétés minières.

Il faut néanmoins distinguer les actions minières de l’or physique. Les premières restent exposées aux risques opérationnels, aux coûts énergétiques, aux décisions de gestion, aux contraintes réglementaires et aux mouvements des marchés actions. L’or physique, lui, ne représente pas une participation au capital d’une entreprise.

Argent, cuivre et matières premières : les autres bénéficiaires potentiels

Gareth Soloway ne limite pas son analyse à l’or. Il s’intéresse également au potentiel des autres matières premières, même s’il se montre plus prudent concernant l’argent.

La différence entre les deux métaux tient notamment à leur structure de demande. L’or possède une fonction monétaire et patrimoniale importante. L’argent bénéficie également d’une demande d’investissement, mais son utilisation industrielle représente une composante essentielle de son marché.

Cette exposition industrielle peut devenir un handicap lorsque les perspectives économiques se dégradent. Si une récession provoque une diminution de la demande industrielle, l’argent pourrait subir une pression supplémentaire.

Gareth Soloway estime néanmoins que le potentiel de baisse pourrait être limité et évoque un niveau autour de 45 dollars comme scénario possible de repli.

Il s’intéresse également aux céréales, notamment au blé et au maïs. Ces marchés ont connu des corrections après leurs précédentes progressions, ce qui pourrait, selon lui, créer de nouvelles opportunités.

Son argument est relativement simple : même en période de difficultés économiques, la demande alimentaire ne disparaît pas. Les consommateurs peuvent réduire certaines dépenses discrétionnaires, mais ils continuent à acheter des produits alimentaires de base.

Les pâtes, la farine et les produits à base de maïs constituent ainsi des exemples de produits dont la consommation peut rester relativement résistante lorsque les ménages réduisent leurs dépenses.

L’analyste précise également que les investisseurs particuliers peuvent accéder à certains marchés agricoles par l’intermédiaire de produits financiers cotés qui suivent les cours des matières premières, sans devoir intervenir directement sur les marchés à terme.

Dette américaine : le véritable problème qui inquiète Gareth Soloway

Derrière les fluctuations boursières, la dette publique américaine représente l’une des préoccupations fondamentales de Gareth Soloway.

Le montant de la dette fédérale américaine a dépassé 40 000 milliards de dollars en 2026. Les données publiées le 6 novembre par la Commission économique mixte du Sénat américain faisaient état d’un encours brut de 40 550 milliards de dollars au 4 novembre.

Cette progression représente une augmentation considérable par rapport aux quelque 20 000 milliards de dollars enregistrés en 2017.

Pour l’analyste, cette accumulation de dette réduit progressivement la marge de manœuvre des autorités monétaires et budgétaires. Plus l’endettement augmente, plus les conditions de financement deviennent importantes pour la stabilité du système.

Il souligne notamment le risque d’une remontée durable des taux d’intérêt à long terme. La Réserve fédérale peut influencer les taux directeurs à court terme, mais elle ne contrôle pas directement l’ensemble de la courbe des rendements obligataires.

Les taux à dix ans et à trente ans dépendent également des anticipations d’inflation, de la confiance des investisseurs, de l’offre de dette publique et de la demande internationale pour les obligations américaines.

Cette distinction est fondamentale. Une banque centrale peut décider de réduire ses taux directeurs sans provoquer automatiquement une baisse équivalente des rendements à long terme.

Gareth Soloway estime que cette évolution constitue l’un des risques majeurs pour les années à venir. Il compare les interventions des autorités à des dispositifs destinés à colmater les fissures d’un barrage déjà fragilisé.

Réserve fédérale : des baisses de taux attendues en 2027 ?

La politique monétaire américaine constitue un autre élément déterminant de l’analyse.

Gareth Soloway considère que l’économie américaine pourrait progressivement ralentir sous l’effet de plusieurs facteurs : le coût de l’énergie, l’inflation persistante, les dépenses des ménages et les conséquences d’une éventuelle correction prolongée des marchés financiers.

Il estime que la Réserve fédérale pourrait commencer à réduire ses taux en 2027. Selon son scénario, plusieurs baisses pourraient même intervenir au cours de l’année.

Cette anticipation repose notamment sur la possibilité d’un ralentissement des investissements consacrés à l’intelligence artificielle et aux infrastructures technologiques.

Si ces dépenses ralentissent, certaines pressions inflationnistes liées à la demande de composants informatiques, d’équipements et d’énergie pourraient également diminuer.

Le prix du pétrole reste toutefois un facteur essentiel. Gareth Soloway considère qu’un baril durablement supérieur à 90 dollars compliquerait considérablement la tâche de la Réserve fédérale.

Il existe néanmoins une divergence importante entre son scénario et les anticipations immédiates du marché. Après la publication du rapport américain sur l’emploi du mois d’octobre, les investisseurs ont renforcé leurs paris sur une éventuelle hausse des taux en décembre.

Reuters rapportait le 6 novembre une probabilité proche de 80 % pour une hausse de 25 points de base lors de la prochaine réunion de la Fed.

Cette différence entre les anticipations de marché et les projections de Gareth Soloway constitue un élément à surveiller attentivement.

Récession en 2027 : un scénario que l’analyste prend au sérieux

Gareth Soloway estime qu’une récession américaine pourrait survenir au cours de l’année 2027.

Il ne prévoit pas nécessairement une catastrophe économique immédiate. Son scénario repose plutôt sur une dégradation progressive de plusieurs indicateurs.

La hausse des prix de l’énergie réduit le pouvoir d’achat des ménages. L’inflation pèse sur les dépenses quotidiennes. Les valorisations boursières élevées rendent les portefeuilles plus sensibles aux corrections. Enfin, le ralentissement éventuel des investissements technologiques pourrait affecter plusieurs secteurs de l’économie.

L’analyste insiste particulièrement sur le rôle du marché boursier dans la consommation américaine.

Une partie des ménages détient désormais des actions directement ou indirectement par l’intermédiaire de plans d’épargne retraite et de fonds d’investissement. Lorsque les marchés progressent, les ménages peuvent se sentir plus riches et maintenir leurs dépenses.

À l’inverse, une correction prolongée peut affecter leur confiance et les inciter à réduire leur consommation.

Gareth Soloway estime qu’une baisse de 20 % des marchés pourrait accentuer considérablement les risques de récession.

Il situe néanmoins les difficultés économiques les plus importantes plus loin dans le temps, autour de 2030, en raison des capacités d’intervention dont disposent encore les autorités monétaires et gouvernementales.

Bitcoin : une réserve de valeur numérique toujours suivie par l’analyste

L’entretien aborde également le marché des cryptomonnaies et plus particulièrement le Bitcoin.

Gareth Soloway considère que Bitcoin peut servir d’indicateur des conditions de liquidité sur les marchés financiers.

Il rappelle toutefois que les investisseurs peuvent être contraints de vendre des actifs très différents lorsqu’ils ont besoin de liquidités. Même l’or et l’argent peuvent subir des ventes lorsque les marchés traversent une période de panique généralisée.

Sur le plan technique, il surveille particulièrement une zone de soutien autour de 75 500 dollars pour Bitcoin.

Il estime qu’une rupture de ce niveau pourrait entraîner une nouvelle baisse vers 67 000 dollars. À l’inverse, il considère que la formation d’un sommet plus élevé sur le graphique journalier constitue un signal positif.

Sa vision reste globalement haussière. Il considère Bitcoin comme un actif numérique dont la valeur pourrait être protégée contre la dépréciation des monnaies fiduciaires.

Il reste néanmoins attentif à l’évolution du support technique avant de renforcer ses positions.

Nvidia et les valeurs technologiques : Gareth Soloway refuse de céder à la panique

Malgré ses inquiétudes concernant la bulle de l’intelligence artificielle, Gareth Soloway ne recommande pas de vendre indistinctement toutes les valeurs technologiques.

Il cite notamment Nvidia, dont la capitalisation boursière avait atteint des niveaux historiques avant de subir une correction importante.

Il rappelle qu’une entreprise de cette taille peut perdre des centaines de milliards de dollars de valorisation en très peu de temps.

Mais cette correction ne signifie pas nécessairement que l’intelligence artificielle a perdu son potentiel économique.

Pour l’analyste, la technologie continuera à jouer un rôle majeur dans l’économie mondiale. Le véritable problème réside dans le prix payé par les investisseurs et dans les anticipations intégrées aux valorisations.

Certaines entreprises pourraient ainsi redevenir intéressantes après une forte correction, particulièrement si leurs fondamentaux demeurent solides.

Gareth Soloway explique avoir commencé à se positionner progressivement sur certaines valeurs, dans l’objectif de profiter d’un éventuel rebond technique.

Son message est clair : les investisseurs doivent éviter de prendre leurs décisions sous le coup de l’émotion. La panique peut provoquer des ventes au pire moment, tout comme l’euphorie peut conduire à acheter des actifs à des prix excessifs.

Pourquoi l’avertissement de Gareth Soloway mérite toute l’attention des investisseurs dans l’or

L’ensemble de cette analyse repose sur une idée fondamentale : les capitaux ne restent pas éternellement concentrés dans les mêmes actifs.

Lorsque les marchés technologiques deviennent trop chers, que les perspectives de croissance se dégradent et que les investisseurs commencent à s’interroger sur l’endettement des grandes entreprises, les stratégies patrimoniales peuvent évoluer.

L’or pourrait alors retrouver une place centrale dans les portefeuilles.

Pour Gareth Soloway, les raisons de détenir du métal précieux ne reposent pas sur la perspective d’une hausse spectaculaire dans les prochains jours. Elles reposent sur des inquiétudes structurelles concernant la dette, la création monétaire, la dépréciation potentielle des monnaies et la capacité des autorités à maintenir durablement la stabilité financière.

Cette distinction entre spéculation et protection patrimoniale constitue le cœur de son intervention.

L’investisseur qui achète de l’or dans l’espoir de réaliser rapidement une plus-value adopte une stratégie très différente de celui qui souhaite constituer une réserve de valeur physique sur plusieurs années.

Le choix entre pièces et lingots dépend ensuite des objectifs patrimoniaux, des montants investis, des conditions de revente et des frais associés.

Il faut également rappeler que l’or ne garantit aucune protection absolue contre les pertes. Son prix peut baisser, sa détention physique entraîne des contraintes de conservation et les conditions de revente doivent être prises en compte.

Conclusion : la prochaine grande rotation des capitaux pourrait-elle profiter à l’or ?

L’entretien de Gareth Soloway intervient à un moment particulièrement mouvementé pour les marchés financiers.

La correction des valeurs technologiques, les interrogations sur la rentabilité des investissements dans l’intelligence artificielle, le niveau historique de la dette américaine et les incertitudes concernant la politique monétaire constituent autant de facteurs susceptibles de modifier les stratégies des investisseurs.

L’analyste considère que le retour progressif de certains capitaux vers l’or représente un signal encourageant. Il estime également que les métaux précieux et les matières premières pourraient bénéficier d’une redistribution des investissements dans les prochains mois.

Son message le plus important concerne toutefois la manière de détenir de l’or : il ne s’agit pas de suivre une mode spéculative, mais de comprendre le rôle que peut jouer un actif tangible dans une stratégie de diversification patrimoniale.

La véritable question n’est donc pas de savoir si l’or va progresser chaque jour. Elle consiste à déterminer quelle place les investisseurs souhaitent lui accorder dans un environnement marqué par une dette publique considérable, des valorisations technologiques exigeantes et des incertitudes économiques persistantes.

La bulle de l’intelligence artificielle ne signe pas nécessairement la fin de Wall Street. Mais elle rappelle brutalement que les marchés financiers ne progressent jamais indéfiniment sans correction. Et lorsque la confiance vacille, l’or retrouve inévitablement sa place dans le débat patrimonial.

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