
« J’ai passé la semaine dernière à Athènes à parler avec les citoyens, les jeunes, les vieux, les fonctionnaires en activité ou retraités, et je suis arrivé à la conclusion que ce qui est en jeu va bien au-delà de la Grèce et de l’Euro. »
« Le plus frappant dans ce nouveau programme est qu’il n‘a aucun sens, ni d’un côté ni de l’autre, que ce soit pour la Grèce ou pour ses créanciers, » écrit-il.
Il ajoute qu’à la lecture des détails de l’accord, il a ressenti une impression de « déjà-vu ». Lorsqu’il était économiste en chef à la Banque mondiale vers la fin des années 1990, il avait été témoin direct de l’impact dévastateur de ce type de programme sur les pays de l’Est asiatique.
« Que ce programme soit mis en oeuvre ou pas, on aboutira à des niveaux d’endettement insoutenables, comme ce qui s’est produit avec l’Argentine, a-t-il souligné. Les politiques exigées par la troïka plongeront la Grèce encore plus profondément dans la récession, c’est d’ailleurs la raison qui a poussé Christine Lagarde à parler de la nécessité de restructurer la dette de la Grèce.»
Cet accord n’a pas de sens, ni pour la Grèce ni pour ses créanciers : « C’est comme une prison du XIXe siècle pour les gens endettés, où ces derniers, étant en prison, n’avaient aucun moyen de gagner de l’argent pour rembourser leurs dettes, » écrit-il.
« Je suis convaincu que les politiques que l’on veut imposer à ce pays ne fonctionneront pas, qu’elles se traduiront par une dépression sans fin, avec des niveaux intolérables et croissants de chômage et d’inégalités, » conclut-il.
Source: ilfattoquotidiano


