« La majorité des gens n’ont aucune idée de ce qui va arriver… » – Jeremy Grantham

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Pourquoi Jeremy Grantham annonce que « la plupart des gens n’ont aucune idée de ce qui arrive »

Lorsque Jeremy Grantham affirme que « Most People Have No Idea What’s Coming », ce n’est pas un slogan anxiogène mais la synthèse de cinquante ans d’observation des marchés et des grandes ruptures technologiques. Il explique que la bulle de l’intelligence artificielle ne ressemble à aucun précédent historique, car elle surgit au milieu de la dégonfle d’une bulle technologique « classique », en interrompant un marché baissier qui, sans l’IA, aurait probablement poursuivi sa correction. Pour Grantham, nous vivons un moment « unique dans l’histoire financière » : après l’excès spéculatif lié à la pandémie, le lancement de ChatGPT et la poussée de l’IA générative ont rallumé l’« instinct animal » des investisseurs et déclenché une nouvelle phase d’euphorie concentrée sur quelques géants technologiques.

Dans ce contexte où les valorisations sont « horriblement surévaluées » selon lui, la masse des investisseurs particuliers continue de se comporter comme si le marché reflétait rationnellement les bénéfices futurs, alors qu’il ne fait le plus souvent qu’amplifier l’humeur du moment via des multiples de valorisation excessifs. Grantham insiste sur le fait que les grandes bulles ne naissent pas de « mauvaises idées », mais au contraire d’innovations évidentes et puissantes qui attirent trop de capitaux trop vite : c’était vrai pour les chemins de fer au XIXᵉ siècle, pour l’internet à la fin des années 1990, et c’est aujourd’hui vrai pour l’IA. Dans une telle phase, les investisseurs qui refusent de suivre la foule sont souvent marginalisés ou perdent des clients, ce qui explique pourquoi les grandes institutions restent généralement optimistes et ne délivrent jamais de véritable conseil de marché baissier de long terme. C’est précisément dans ces périodes que les épargnants soucieux de préserver leur capital ont intérêt à rééquilibrer vers des actifs tangibles moins corrélés aux bulles technologiques, comme les métaux précieux : c’est tout le sens d’une allocation prudente qui peut intégrer des achats réguliers d’or physique via des plateformes spécialisées comme ce catalogue d’or et d’argent d’investissement, afin de diversifier loin de l’exubérance irrationnelle des marchés actions.

De la bulle internet à la bulle de l’IA : le parallèle historique qui inquiète

Pour rendre intelligible la bulle de l’intelligence artificielle, Grantham la compare longuement à la bulle internet de la fin des années 1990, dont son propre cabinet, GMO, avait anticipé l’éclatement en misant contre la frénésie ambiante. À l’époque, des sociétés comme Amazon avaient vu leur cours être multiplié par cinq ou six avant 2000, avant de plonger de plus de 90 % lorsque la bulle a explosé, pour finalement « hériter du monde » une fois la poussière retombée et les excès de capital détruits. Le même schéma de surinvestissement s’était produit un siècle plus tôt avec les chemins de fer britanniques : parce que l’idée était manifestement révolutionnaire, on a construit plusieurs lignes parallèles entre les mêmes villes, ce qui a conduit à des pertes massives pour les investisseurs même si l’infrastructure a, à terme, transformé l’économie. Grantham insiste : plus une technologie est manifestement prometteuse, plus il est probable qu’elle génère une bulle, non pas parce qu’elle serait « factice », mais parce que l’appât du gain attire des capitaux bien au‑delà de ce que le marché peut absorber à court terme.

Dans le cas de l’IA, la situation est encore plus spectaculaire, car les dépenses d’investissement (capex) associées à la construction de centres de données, de puces spécialisées et d’infrastructures cloud se chiffrent en centaines de milliards et sont concentrées sur un petit nombre d’acteurs dominants. Les fameux « Magnificent 7 » – dont Nvidia, Microsoft, Alphabet ou Meta – ont largement porté la performance des actions américaines, à tel point que quelques titres expliquent l’essentiel de la surperformance des États‑Unis face au reste du monde. Grantham souligne que cette concentration est typique des bulles avancées : les indices capi‑pondérés donnent une impression de vigueur alors que, sous la surface, la majorité des actions sont à la traîne ou déjà en phase de correction. Lorsque le « leader » de la bulle – probablement Nvidia selon lui – commencera à se retourner, il sera difficile d’échapper à un mouvement de baisse généralisé sur les valeurs d’IA. Dans un tel environnement, il est rationnel pour un investisseur de contrebalancer cette exposition avec des actifs non corrélés aux marchés actions, en réservant une part de son portefeuille à l’or et à l’argent investissement via des solutions spécialisées comme une plateforme d’achat d’or et d’argent en ligne adaptée aux particuliers, afin de ne pas dépendre uniquement de l’issue – incertaine – de la bulle technologique.

Quand la technologie devient un simple « coût de faire des affaires »

Un des points les plus pédagogiques du discours de Grantham est sa distinction entre productivité et rentabilité, souvent confondue dans l’enthousiasme autour des nouvelles technologies. Il rappelle qu’à chaque grande vague d’innovation – l’informatique, l’internet, les chemins de fer, et désormais l’IA – les entreprises pionnières bénéficient temporairement d’un avantage de coût ou d’efficacité qui semble justifier des marges et des valorisations élevées. Pourtant, au bout de quelques années, ces technologies cessent d’être un avantage différenciant et deviennent simplement un « coût de faire des affaires » : tout le monde doit les adopter pour rester compétitif, la barrière technologique s’efface, et les marges reviennent vers leur moyenne historique, souvent sous la pression de la concurrence et de la régulation. Pour l’IA, Grantham considère qu’à horizon dix ans, pratiquement toutes les entreprises auront intégré des services d’IA qu’elles peuvent se permettre, et que l’avantage compétitif des premiers sera en grande partie « compétitivement annulé ». L’IA pourrait donc apporter un véritable gain de productivité globale sans déboucher pour autant sur une hausse durable des profits agrégés, ce qui remet en question certaines narrations boursières qui extrapolent indéfiniment les marges actuelles de Big Tech.

En parallèle, cette hausse de productivité n’est pas neutre socialement : en automatisant un grand nombre de tâches intellectuelles et administratives, l’IA risque de mettre sous pression des millions d’emplois, avec une vitesse d’ajustement potentiellement supérieure à la capacité des économies à créer de nouveaux métiers « respectables et correctement rémunérés ». Grantham avertit qu’un tel décalage pourrait générer une montée des tensions sociales, des mouvements de contestation et des réactions politiques imprévisibles, d’autant plus que beaucoup de citoyens n’ont pas une compréhension fine des mécanismes de bulles, de productivité et de redistribution. Dans ce contexte, les investisseurs prudents ne cherchent pas seulement à saisir les opportunités de performance liées à l’IA, mais aussi à construire une résilience face aux chocs économiques et sociaux potentiels, en s’exposant à des actifs réels moins dépendants de la bulle technologique et des politiques publiques. Les métaux précieux – or et argent – jouent traditionnellement ce rôle de réserve de valeur en période d’incertitude, et peuvent être intégrés progressivement dans une stratégie patrimoniale via l’achat d’or physique ou de pièces d’argent auprès d’acteurs spécialisés comme un catalogue sécurisé d’or et d’argent d’investissement accessible en ligne, qui permet de matérialiser une partie de son épargne en dehors du système purement digital.

Pourquoi les institutions ne vous diront jamais de « sortir du marché »

Une autre dimension essentielle du discours de Grantham concerne le comportement des grandes institutions financières vis‑à‑vis des bulles, qu’elles soient liées à l’IA, à l’immobilier ou à la dette. Fort de son expérience chez GMO, il explique que les banques d’investissement, les grandes sociétés de gestion ou les assureurs ne peuvent pratiquement jamais se permettre de recommander à leurs clients de « sortir des marchés » de manière claire et durable, même lorsqu’ils jugent les valorisations excessives. La raison est simple : l’incertitude des mouvements boursiers de long terme est plus grande que la patience des clients, et une stratégie prudente qui sous‑performe pendant deux ou trois ans suffit souvent à provoquer des retraits massifs de capitaux et des pertes de parts de marché, comme GMO en a fait l’expérience pendant la bulle internet. Conséquence : les institutions ont un biais structurel à rester « constructives » ou « positives » envers les marchés, car il est commercialement suicidaire de conseiller un désengagement prolongé qui pourrait les faire apparaître « déconnectées » si la bulle continue de gonfler quelques années de plus.

Grantham va jusqu’à dire que, pour l’investisseur individuel, il est illusoire d’attendre des grandes maisons qu’elles donnent un jour un véritable signal de « marché baissier historique » similaire à celui qu’il avait lui‑même lancé à quelques reprises dans sa carrière. Au lieu de cela, il recommande aux individus de se doter d’une discipline propre, de se méfier des récits trop optimistes sur les technologies en vogue, et de comprendre que des bulles majeures – notamment celles de l’IA – peuvent parfaitement éclater sans avertissement institutionnel, en laissant les portefeuilles sur‑concentrés souffrir de pertes importantes. Pour ceux qui n’ont ni le temps ni l’envie de suivre en détail les cycles boursiers, il devient logique de mettre en place un filet de sécurité patrimonial sous forme d’actifs refuges, qui ne dépendent pas du discours dominant des grandes institutions. Là encore, l’or et l’argent physiques occupent une place centrale dans ce type de stratégie défensive : il est possible, par exemple, de consacrer une fraction modeste mais régulière de son épargne à l’acquisition de lingots ou de pièces via des plateformes spécialisées comme un site d’achat d’or et d’argent pour particuliers et professionnels, afin de réduire progressivement sa dépendance aux recommandations de maisons qui, structurellement, ne peuvent pas être véritablement « baissières ».

IA, climat et transition énergétique : le second front de l’analyse de Grantham

Au‑delà des bulles financières, Jeremy Grantham est devenu au fil des années un militant convaincu des enjeux climatiques, qu’il considère comme une menace existentielle pour la stabilité à moyen et long terme. Il rappelle que la concentration de CO₂ dans l’atmosphère est passée d’environ 280 parties par million (ppm) à plus de 430 ppm, et que même dans un scénario optimiste d’efforts renforcés, le pic pourrait se situer autour de 550 ppm avant un éventuel retour vers des niveaux plus bas – une dynamique qui implique des décennies de hausse progressive du niveau des océans et d’événements climatiques extrêmes. Les données sur le méthane et l’oxyde nitreux vont dans le même sens : les scientifiques savent depuis plus d’un siècle que ces gaz à effet de serre agissent comme une « couverture » retenant la chaleur, et les conséquences commencent désormais à se traduire en coûts économiques tangibles, notamment sous la forme de catastrophes naturelles plus fréquentes et d’augmentation rapide des primes d’assurance. Grantham souligne que les dernières années ont déjà amputé le PIB mondial d’environ un demi‑point de pourcentage en raison de ces événements climatiques, une tendance susceptible de s’amplifier sans transition énergétique accélérée.

Dans ce paysage, la technologie n’est pas seulement une source de bulles, mais aussi un possible « dernier espoir » pour éviter des scénarios climatiques très dégradés. Grantham cite les progrès remarquables des énergies renouvelables – éolien, solaire, stockage – dont les coûts ont chuté bien plus vite que prévu, notamment pour le stockage dont le prix aurait été divisé par plus de dix par rapport aux projections qu’il faisait il y a quinze ans. L’adoption des véhicules électriques explose en Europe, avec des ventes en hausse d’environ 40 % d’une année sur l’autre, alors que les États‑Unis restent en retard, illustrant la capacité de certains blocs économiques à saisir plus vite les évidences énergétiques. Sur le plan géopolitique, les crises récentes ont mis en lumière la vulnérabilité d’une dépendance excessive aux hydrocarbures, renforçant le caractère stratégique des investissements dans des sources d’énergie plus sûres comme le solaire et l’éolien. Pour l’épargnant, cette double réalité – bulles technologiques d’un côté, transformation énergétique de l’autre – invite à réfléchir à la robustesse globale de son patrimoine face aux chocs environnementaux, financiers et géopolitiques : là encore, l’intégration prudente d’actifs physiques, notamment des métaux précieux dont l’usage dépasse le simple investissement (stockage de valeur, composantes industrielles, rôle dans les technologies vertes), peut compléter une stratégie plus large qui inclut par exemple des investissements responsables, en utilisant des solutions pratiques comme des achats d’or et d’argent d’investissement pensés pour les portefeuilles de long terme.

Comment un investisseur individuel peut se préparer à l’après‑bulle de l’IA

Pour l’investisseur particulier qui lit ou écoute Grantham, la question centrale n’est pas seulement de savoir si la bulle de l’intelligence artificielle va éclater – lui estime que les probabilités qu’elle ne le fasse pas sont extrêmement faibles –, mais de comprendre comment se positionner avant, pendant et après cet épisode. Grantham rappelle qu’au terme de toutes les grandes bulles historiques, certains acteurs finissent par « hériter du monde » après la purge : Amazon après la bulle internet, quelques survivants des chemins de fer après la faillite des lignes excédentaires, et il est plausible qu’une poignée de géants ou de nouveaux entrants de l’IA occupent une place dominante dans l’économie future. Pour l’épargnant, la difficulté tient au timing et à la tolérance à la volatilité : ceux qui restent pleinement exposés aux segments les plus spéculatifs risquent de subir une correction brutale, tandis que ceux qui coupent trop tôt peuvent passer des années à regarder le marché monter sans eux, avec le risque psychologique de revenir au pire moment. Grantham insiste donc sur une idée simple mais souvent négligée : il ne s’agit pas de deviner le jour exact où la bulle de l’IA se dégonflera, mais de structurer un portefeuille capable de survivre à tous les scénarios plausibles, y compris à une baisse de 50 % des marchés actions qui resterait « dans les limites historiques » selon lui.

Concrètement, plusieurs axes se dégagent de ses interventions pour l’investisseur individuel. D’abord, ne pas confondre innovation et spéculation : Grantham ne dit pas que l’IA est une illusion, il dit que son potentiel réel sert de carburant à une surévaluation massive, notamment aux États‑Unis où il estime que le marché forme une « superbulle » et recommande de réduire sensiblement l’exposition aux actions américaines au profit de marchés non‑US, de valeurs décotées et de secteurs de ressources réelles. Ensuite, favoriser les entreprises de qualité – bilans solides, faible endettement, marges robustes, pouvoir de fixation des prix – plutôt que les titres purement narratifs qui reposent davantage sur des promesses que sur des flux de trésorerie établis. Enfin, Grantham suggère explicitement d’inclure une poche de métaux précieux : certains de ses conseils récents mentionnent une allocation de 5 à 10 % du portefeuille en or et argent, complétée éventuellement par un peu d’immobilier et une part de dette pour la stabilité. Pour l’investisseur français, cela peut se traduire par l’achat de pièces ou de lingots d’or et d’argent dans une optique de long terme, via des canaux spécialisés comme un catalogue en ligne d’or et d’argent d’investissement permettant de matérialiser une partie de son patrimoine, qui offre une diversification tangible face aux chocs potentiels liés à l’IA, aux marchés actions et aux tensions climatiques. En adoptant cette approche disciplinée – diversification géographique, biais vers la valeur et les actifs réels, intégration réfléchie de l’or et de l’argent –, l’épargnant se donne une chance de traverser la prochaine grande correction sans que son avenir financier dépende exclusivement du destin de la bulle de l’intelligence artificielle.

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