À première vue, l’information pourrait presque prêter à sourire : l’or pourrait-il réellement atteindre 10 000 dollars l’once avant la fin de l’année 2026 ? Le chiffre paraît tellement spectaculaire qu’il est facile de le classer immédiatement dans la catégorie des prédictions extravagantes. Pourtant, le sujet mérite beaucoup plus d’attention qu’un simple titre sensationnaliste. Donald Trump a bien relayé sur Truth Social, le 24 août 2026, une présentation intitulée The Midterm Meltdown, associée à une promotion de Jim Rickards, dans laquelle celui-ci défend notamment un scénario d’envolée de l’or vers 10 000 dollars. Le contenu avait déjà été relayé par Trump le 27 juillet, ce qui montre qu’il ne s’agit pas d’une apparition isolée dans son fil d’actualité. Il faut toutefois apporter immédiatement une nuance essentielle : Trump n’a pas annoncé officiellement que le gouvernement américain allait fixer le prix de l’or à 10 000 dollars et il n’a pas présenté ce niveau comme une nouvelle politique monétaire des États-Unis. Il a relayé un contenu financier qui met en avant ce scénario. C’est très différent, et cette distinction est fondamentale pour ne pas transformer une hypothèse de marché en annonce gouvernementale. Pour autant, le simple fait qu’une telle prévision circule désormais auprès d’une audience politique et financière considérable suffit à remettre la question de l’or au centre du débat. Dans ce contexte, ceux qui souhaitent examiner concrètement les possibilités offertes par les métaux précieux peuvent déjà consulter l’or et l’argent physiques disponibles à l’achat, sans confondre pour autant une démarche de diversification patrimoniale avec une certitude sur le futur cours de l’or.
Le chiffre de 10 000 dollars paraît fou… jusqu’à ce que l’on regarde le contexte
Pour comprendre pourquoi cette prédiction attire autant l’attention, il faut commencer par regarder d’où vient réellement le chiffre. Jim Rickards défend depuis plusieurs années l’idée que l’or pourrait connaître une réévaluation extrêmement importante dans un environnement marqué par l’endettement, les tensions géopolitiques, les déséquilibres monétaires et une perte de confiance dans certaines institutions financières. En 2026, son scénario a pris une nouvelle dimension : dans une présentation récente consacrée aux élections américaines de mi-mandat, il avance que le métal jaune pourrait atteindre 10 000 dollars l’once avant la fin de l’année, tout en reconnaissant que le calendrier précis pourrait être décalé jusqu’en 2027. Il ne s’agit donc pas simplement de dire que « l’or va monter ». Le raisonnement repose sur une éventuelle accélération de plusieurs phénomènes simultanés : tensions politiques, volatilité des marchés, inquiétudes autour de la dette américaine, perte de confiance, recherche de valeurs refuges et réaction des autorités face à une éventuelle crise financière. Et c’est précisément ici que le raisonnement devient intéressant, même lorsqu’on ne partage pas sa conclusion. Car un investisseur sérieux ne devrait pas seulement se demander si 10 000 dollars est un objectif réaliste ; il devrait également se demander quelles circonstances économiques pourraient conduire suffisamment d’acteurs à accepter de payer un prix beaucoup plus élevé pour détenir un actif qui n’est la dette de personne. Dans une logique de protection patrimoniale, c’est justement cette question qui peut conduire certains épargnants à étudier l’achat d’or physique et d’argent physique, non pas parce qu’un objectif de cours serait garanti, mais parce que la détention d’un actif tangible répond à une logique différente de celle d’un placement purement financier.
La baisse récente de l’or ne signifie pas nécessairement que le scénario haussier est terminé
Il y a un élément qui pourrait sembler contradictoire avec toute cette histoire : l’or vient justement de subir une forte correction. Après avoir évolué au-dessus de 4 600 dollars l’once au cours de la semaine, le métal jaune a décroché vendredi 28 août après les déclarations de Kevin Warsh à Jackson Hole. Le cours spot est descendu autour de 4 567 dollars l’once, tandis que les anticipations de hausse des taux de la Réserve fédérale américaine se renforçaient. Cette réaction est parfaitement compréhensible : contrairement à une obligation ou à un dépôt rémunéré, l’or ne verse pas de rendement. Lorsque les marchés anticipent des taux d’intérêt plus élevés, le coût d’opportunité de détenir du métal jaune augmente et le dollar peut parallèlement se renforcer, ce qui exerce une pression supplémentaire sur son prix. Mais c’est justement là que l’analyse devient plus intéressante. Une correction de quelques pourcents ne détruit pas automatiquement une tendance de fond. Le marché de l’or peut parfaitement connaître des phases de baisse importantes au sein d’un mouvement haussier beaucoup plus large. L’histoire récente le rappelle : l’or peut monter fortement, corriger brutalement, puis repartir lorsque les investisseurs recommencent à privilégier les risques liés à l’inflation, à la dette, aux devises ou aux tensions géopolitiques. Pour celui qui réfléchit en années plutôt qu’en heures, une baisse n’est donc ni automatiquement une catastrophe ni automatiquement une opportunité : elle doit être replacée dans une stratégie et dans un niveau de risque cohérent. C’est dans cette perspective que certains investisseurs préfèrent étudier progressivement les différentes formes de détention de l’or et de l’argent physiques, plutôt que de chercher à deviner le point haut ou le point bas du marché.
La Fed vient surtout de rappeler une chose : les taux peuvent rester le principal danger pour l’or
Le discours de Kevin Warsh à Jackson Hole constitue probablement l’un des éléments les plus importants à intégrer dans l’analyse actuelle. Le président de la Réserve fédérale a clairement indiqué que l’inflation américaine restait trop élevée et que de nouvelles hausses de taux pourraient être nécessaires si les progrès vers l’objectif de 2 % demeuraient insuffisants. À la suite de son intervention, les marchés ont sensiblement augmenté la probabilité d’une hausse des taux en septembre. C’est un point essentiel parce qu’il démontre pourquoi il serait dangereux d’affirmer que l’or ne peut que monter. Si la Fed relève effectivement ses taux et maintient une politique monétaire restrictive plus longtemps que prévu, le métal jaune pourrait subir de nouvelles phases de correction. Mais le problème pour les banques centrales est qu’elles évoluent dans une économie où l’endettement est considérable. Cela crée un équilibre délicat : lutter contre l’inflation exige des conditions monétaires suffisamment restrictives, tandis que des taux élevés augmentent mécaniquement le coût du financement d’une dette publique déjà gigantesque. C’est cette tension entre inflation, taux et dette qui constitue l’un des arrière-plans majeurs du marché de l’or. Elle ne garantit absolument pas une envolée à 10 000 dollars, mais elle explique pourquoi les investisseurs continuent de surveiller attentivement le métal jaune. Dans un environnement aussi incertain, la question de la diversification vers des actifs tangibles, dont l’or physique d’investissement, revient naturellement dans les discussions patrimoniales.
Et derrière tout cela, il y a la dette américaine
Le deuxième élément qui alimente le scénario de Jim Rickards est beaucoup plus structurel : la dette américaine. Le raisonnement est relativement simple, même s’il ne faut pas en tirer de conclusion automatique sur le cours futur de l’or. Plus une économie accumule de dette, plus les investisseurs s’interrogent sur la manière dont cette dette sera stabilisée, refinancée et, à terme, remboursée ou réduite en termes réels. L’or entre alors dans l’équation parce qu’il ne représente pas une créance sur un État, une entreprise ou une banque. Sa valeur repose sur sa rareté, sa liquidité internationale et son statut historique d’actif monétaire. Dans le même temps, les préoccupations budgétaires américaines restent un facteur important pour les marchés. Les tensions autour des déficits, du niveau des taux à long terme et du coût du service de la dette constituent un environnement favorable à la recherche d’actifs capables de jouer un rôle de diversification. Mais là encore, il faut éviter un raccourci fréquent : une dette élevée ne signifie pas mécaniquement que l’or doit monter demain. Les marchés peuvent parfaitement privilégier temporairement le dollar, les obligations ou les liquidités, notamment lorsqu’une crise provoque une recherche massive de cash. L’or peut même baisser pendant certaines phases de panique avant de bénéficier ensuite d’un regain d’intérêt. C’est précisément pour cela qu’une stratégie patrimoniale cohérente ne devrait pas être construite uniquement autour d’une prédiction spectaculaire. Ceux qui veulent étudier le sujet peuvent comparer les différentes solutions de détention d’or et d’argent physiques en fonction de leur budget, de leur horizon et de leur objectif, plutôt que de considérer 10 000 dollars comme une promesse de rendement.
Le scénario du « Midterm Meltdown » repose sur une éventuelle crise de confiance
Le cœur du scénario présenté par Rickards ne consiste pas à annoncer une nouvelle guerre civile américaine ou l’effondrement instantané du système financier. Il imagine plutôt une succession de tensions politiques et institutionnelles pouvant perturber les marchés à l’approche des élections américaines de mi-mandat du 3 novembre 2026. L’idée défendue est que plusieurs événements apparemment distincts pourraient produire le même effet financier : diminuer la confiance, accroître la volatilité et pousser une partie des capitaux vers des actifs considérés comme refuges. C’est ici que l’or intervient. Ce mécanisme est loin d’être nouveau : dans différentes périodes de crise, lorsque les investisseurs doutent de la stabilité des institutions ou de la solidité des marchés, l’or peut bénéficier d’une demande accrue. Rickards estime donc qu’une éventuelle correction boursière accompagnée d’une crise politique pourrait provoquer une accélération du mouvement. Son argument mérite d’être entendu, mais il faut impérativement le présenter pour ce qu’il est : un scénario, et non une prévision certaine. Une élection américaine ne provoque pas nécessairement un krach, une crise politique ne conduit pas automatiquement à une ruée vers le métal jaune et une baisse de la Bourse peut parfois entraîner dans un premier temps une baisse simultanée de l’or, notamment lorsque les investisseurs vendent leurs actifs liquides pour obtenir des dollars. La vraie question est donc celle de la durée et de la nature de la crise. Plus une période d’incertitude s’installe, plus le rôle potentiel de l’or comme actif de diversification peut devenir important. Pour les épargnants qui souhaitent se préparer sans miser leur patrimoine sur une seule hypothèse, l’achat progressif de métaux précieux physiques peut constituer une piste à étudier avec prudence.
Trump fait-il réellement la promotion de l’or à 10 000 dollars ? Oui… mais avec une nuance capitale
C’est probablement le point le plus viral de toute cette histoire. Donald Trump a effectivement publié sur Truth Social un lien vers The Midterm Meltdown, une présentation promotionnelle associée à l’univers de Jim Rickards. L’archive des publications montre une première publication le 27 juillet 2026, puis une nouvelle publication le 24 août, avec le titre The Midterm Meltdown et une promesse de gains présentée comme exceptionnelle. Voilà pourquoi le titre « Trump fait la promotion de l’or à 10 000 dollars » fonctionne particulièrement bien médiatiquement, mais doit être compris avec précision. Trump a relayé le contenu qui défend cette thèse ; cela ne signifie pas que la Maison-Blanche a décrété un objectif officiel de 10 000 dollars, ni que les États-Unis ont annoncé une réévaluation de leur stock d’or à ce niveau. Cette nuance est indispensable pour conserver une analyse crédible. Mais politiquement et symboliquement, le geste reste remarquable : une prédiction autrefois confinée aux cercles spécialisés de l’or et de la macroéconomie se retrouve exposée à l’immense audience du président américain. Et lorsque le métal jaune évolue déjà à des niveaux historiquement élevés, ce genre de message peut renforcer l’intérêt du public pour l’or et l’argent d’investissement physiques, même si aucun investisseur ne devrait acheter uniquement parce qu’une personnalité politique ou un analyste annonce un objectif spectaculaire.
Pourquoi 10 000 dollars n’est pas forcément aussi impossible qu’il y paraît
Passer d’environ 4 500 dollars à 10 000 dollars représenterait évidemment une hausse gigantesque, supérieure à 100 %. Mais il faut faire attention à la manière dont le cerveau interprète les grands nombres. Lorsque l’or passe de 1 000 à 2 000 dollars, la hausse de 1 000 dollars représente un doublement du prix ; lorsqu’il passe de 9 000 à 10 000 dollars, la même hausse nominale de 1 000 dollars ne représente qu’environ 11 %. C’est l’un des arguments avancés par Rickards lorsqu’il explique pourquoi les niveaux qui semblent psychologiquement impossibles peuvent progressivement devenir moins extraordinaires à mesure que le prix de départ augmente. Cela ne constitue évidemment pas une démonstration que l’or atteindra 10 000 dollars. Il s’agit simplement d’un rappel mathématique utile : les pourcentages comptent davantage que les écarts nominaux. Il faut également regarder le prix de l’or dans une autre unité de mesure : le dollar. Si le métal augmente fortement parce que le pouvoir d’achat du dollar diminue, le phénomène ne signifie pas nécessairement que l’or est devenu « quatre fois plus précieux » dans un sens absolu. Une partie du mouvement peut refléter la dépréciation de la monnaie dans laquelle il est coté. C’est précisément ce qui rend l’analyse monétaire de l’or si particulière. L’or peut donc être envisagé à la fois comme une matière première, un actif financier et, historiquement, comme une forme de monnaie internationale. Pour celui qui souhaite s’exposer à cette logique sans tenter de prédire chaque mouvement quotidien, l’achat d’or physique selon ses moyens peut être étudié dans une perspective de diversification et non de spéculation à court terme.
Le piège serait de croire que 10 000 dollars signifie forcément « acheter maintenant à n’importe quel prix »
C’est probablement la conclusion la plus importante à tirer de toute cette affaire. Même si l’on considère le scénario de Jim Rickards comme crédible, il serait dangereux de transformer une hypothèse macroéconomique en ordre d’achat automatique. L’or peut connaître des corrections de plusieurs centaines de dollars en très peu de temps, comme l’a encore montré la séance du 28 août. Autrement dit, même dans une tendance haussière de long terme, les investisseurs doivent accepter l’idée que le chemin peut être extrêmement irrégulier. Une approche plus rationnelle consiste à déterminer quelle proportion de son patrimoine on souhaite éventuellement consacrer aux métaux précieux, puis à adapter les achats à son budget et à son horizon. C’est également là qu’une méthode d’investissement progressif, parfois appelée DCA, peut avoir du sens pour certains profils : elle évite de concentrer toute une décision sur un seul cours d’entrée. Cela ne supprime évidemment pas le risque de baisse et ne garantit aucun rendement, mais cela réduit la dépendance à un timing parfait. Dans cette logique, consulter les possibilités d’achat d’or et d’argent physiques permet surtout de comparer les formats disponibles avant de prendre une décision adaptée à sa situation.
Alors, l’or va-t-il vraiment atteindre 10 000 dollars avant la fin de 2026 ?
La réponse honnête est que personne ne peut le savoir. Ce que l’on peut constater, en revanche, c’est que le scénario n’est plus présenté dans le vide. L’or se négocie déjà à des niveaux supérieurs à 4 500 dollars l’once, après avoir inscrit des records historiques en 2026. Jim Rickards défend publiquement depuis plusieurs mois une trajectoire vers 10 000 dollars, tandis que certaines grandes institutions financières envisagent également des niveaux nettement supérieurs à ceux observés historiquement, même si leurs projections restent beaucoup plus prudentes. La différence entre ces scénarios est considérable : 10 000 dollars n’est pas aujourd’hui un consensus de marché. C’est un scénario haussier extrême qui supposerait probablement une combinaison particulièrement favorable au métal : tensions géopolitiques persistantes, inquiétudes budgétaires, demande des banques centrales, perte de confiance, inflation durable ou choc financier majeur. À l’inverse, une politique monétaire beaucoup plus restrictive, un dollar durablement fort, une désinflation convaincante et un retour massif de l’appétit pour le risque pourraient limiter la progression du métal. Voilà pourquoi la bonne question n’est peut-être pas « l’or atteindra-t-il 10 000 dollars ? », mais plutôt : « quelle place l’or mérite-t-il dans un patrimoine confronté à autant d’incertitudes ? » Pour ceux qui souhaitent approfondir cette réflexion, découvrir les solutions d’investissement en or et en argent physiques constitue un point de départ pour examiner concrètement les possibilités.
La vraie bombe n’est peut-être pas le chiffre de 10 000 dollars
Au fond, le plus intéressant dans cette histoire n’est peut-être même pas de savoir si Jim Rickards aura raison ou tort. La véritable information est ailleurs : le débat sur le rôle de l’or dans le système financier est en train de changer d’échelle. Lorsque l’or valait quelques centaines de dollars l’once, évoquer un prix à 10 000 dollars aurait ressemblé à une provocation. Aujourd’hui, alors que le métal a franchi de nouveaux sommets et que les marchés doivent simultanément gérer l’endettement américain, l’inflation, les tensions géopolitiques et une politique monétaire devenue beaucoup moins prévisible, le scénario paraît moins inconcevable qu’il y a quelques années. Cela ne signifie pas qu’il va nécessairement se produire. Cela signifie simplement que les paramètres qui permettent d’imaginer une réévaluation beaucoup plus importante du métal existent bel et bien. Le message de Trump sur The Midterm Meltdown ajoute une dimension politique à une histoire qui était jusque-là essentiellement financière. Et c’est probablement cela qui explique l’énorme intérêt suscité par cette séquence. Une chose est certaine : il serait imprudent de prendre un objectif de cours comme une certitude, mais il serait tout aussi imprudent de considérer l’or comme un simple vestige du passé. Dans un monde où les dettes augmentent, où les monnaies fluctuent, où les crises géopolitiques se succèdent et où les banques centrales surveillent avec inquiétude l’inflation, la détention d’une partie de son patrimoine sous forme d’actifs tangibles reste une question parfaitement légitime. Ceux qui veulent examiner cette stratégie peuvent donc se renseigner sur l’or et l’argent physiques comme instruments de diversification patrimoniale, tout en gardant une règle essentielle en tête : aucune prévision, même relayée par un président américain ou par un analyste réputé, ne transforme un investissement en certitude.
Conclusion : 10 000 dollars, rêve fou ou avertissement sérieux ?
Le scénario de l’or à 10 000 dollars est spectaculaire, mais il mérite d’être analysé plutôt que simplement moqué ou adopté aveuglément. Donald Trump a bien relayé à plusieurs reprises en 2026 le contenu de The Midterm Meltdown, associé à Jim Rickards, dont la thèse prévoit une envolée potentielle du métal vers 10 000 dollars avant la fin de l’année ou, éventuellement, en 2027. Dans le même temps, le marché vient de rappeler que rien n’est joué : le discours offensif de Kevin Warsh sur l’inflation a immédiatement renforcé les anticipations de hausse des taux et provoqué une correction brutale de l’or. C’est probablement la meilleure leçon à retenir. L’or peut être porté par la dette, la géopolitique, les achats des banques centrales et les inquiétudes monétaires, tout en restant vulnérable à un dollar fort et à des taux réels plus élevés. 10 000 dollars n’est donc ni une certitude ni une impossibilité mathématique : c’est un scénario extrêmement haussier qui nécessiterait une poursuite, voire une accélération, des forces actuellement à l’œuvre. Pour l’épargnant, la question essentielle n’est pas de courir après un chiffre spectaculaire, mais de déterminer si une exposition raisonnable aux métaux précieux correspond à ses objectifs, à son horizon et à sa tolérance au risque. Dans cette optique, il est possible de consulter les possibilités d’achat d’or et d’argent physiques et de se renseigner avant toute décision. Car si l’or devait réellement atteindre 10 000 dollars, l’histoire retiendrait peut-être moins le chiffre lui-même que les événements économiques et monétaires qui auraient rendu un tel niveau possible.




