Pourquoi l’indice du dollar ne veut plus rien dire et ce qu’il faut acheter à la place – Avec Mario Innecco

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L’indice du dollar vous ment — Voici ce qui compte vraiment pour votre argent

Le dollar américain paraît fort si l’on ne regarde que l’indice DXY, mais cette impression est trompeuse : le DXY est un indicateur de plus en plus déconnecté de la réalité économique mondiale et du véritable pouvoir d’achat du dollar. Dans un contexte où les rendements obligataires américains explosent, où l’or résiste au-dessus de 4 100 $ l’once et où le yuan gagne du terrain, continuer à se fier aveuglément au DXY revient à naviguer avec une carte périmée.

Pourquoi l’indice du dollar (DXY) est devenu un indicateur trompeur

L’indice du dollar (DXY) mesure la performance du dollar américain face à un panier de devises étrangères, mais ce panier est largement biaisé en faveur de l’euro, du yen japonais et de la livre sterling, qui représentent à eux seuls plus de 84% de la pondération de l’indice. En revanche, des devises majeures comme le yuan chinois, pourtant émises par la deuxième économie mondiale, en sont totalement absentes. Cette composition figée depuis des décennies ne reflète plus la réalité d’un monde où la part de la Chine dans le PIB mondial a plus que doublé depuis 2008, tandis que celle de la zone euro et du Japon a fortement reculé.

Concrètement, depuis début 2025, le dollar s’est affaibli face au yuan, passant d’environ 7,30 à autour de 6,70 en octobre 2026, ce qui signifie que le pouvoir d’achat du dollar s’est érodé face à la monnaie de la deuxième puissance économique mondiale. Pourtant, le DXY, lui, affiche une relative force, car il ignore cette dynamique cruciale. Se fier uniquement au DXY pour juger de la solidité du dollar, c’est donc se priver d’une vision complète et actualisée de la réalité monétaire internationale.

De Bretton Woods à la fin de l’étalon-or : pourquoi le DXY a été créé

L’indice du dollar a été lancé en 1973, peu après la suspension par Nixon de la convertibilité du dollar en or en août 1971, mettant fin au système de Bretton Woods. Avant cette date, la plupart des grandes devises étaient indexées sur le dollar, lui-même convertible en or à un taux fixe. Une fois ce lien rompu, les monnaies ont commencé à flotter librement les unes par rapport aux autres, et il est devenu nécessaire de créer un indicateur pour mesurer la valeur relative du dollar face à ses principaux partenaires commerciaux de l’époque, essentiellement européens et japonais.

Cependant, ce système a été conçu dans un monde qui n’existe plus. La part de la zone euro dans le PIB mondial est passée de 22,3% en 2008 à 15,3% en 2026, tandis que celle de la Chine est passée de 7,3% à 16,4% sur la même période. Le DXY, lui, n’a pas évolué pour refléter ce basculement géoéconomique majeur, ce qui en fait un indicateur de plus en plus obsolète pour qui cherche à comprendre la vraie force du dollar dans l’économie mondiale actuelle.

Dollar vs yuan : la réalité que le DXY ignore

Alors que le DXY suggère une certaine vigueur du dollar, la paire USD/CNY raconte une histoire très différente. Depuis mars 2008, date à laquelle le dollar valait un peu plus de 7 yuans, la tendance de long terme est clairement à la baisse du dollar face à la monnaie chinoise. En octobre 2026, un dollar n’achète plus que 6,70 yuans environ, contre plus de 7,30 début 2025. Cette évolution traduit un affaiblissement structurel du dollar face à la deuxième économie mondiale, un phénomène que le DXY, par construction, ne capture pas.

Cette divergence est d’autant plus importante que le yuan gagne en influence dans les échanges internationaux, notamment via des systèmes de paiement alternatifs comme CIPS, tandis que certains pays producteurs de pétrole réduisent leur dépendance au dollar. Ignorer cette dynamique, c’est passer à côté d’une transformation majeure du système monétaire international, où le dollar perd progressivement son statut de monnaie de référence absolue.

Or et DXY : pourquoi la corrélation supposée ne tient plus

Pendant des années, une idée reçue a dominé les marchés : un DXY fort serait baissier pour l’or, et inversement. Pourtant, depuis 2022, l’or a démontré une résilience remarquable, restant au-dessus de 4 000 $ l’once malgré des rendements obligataires américains à leurs plus hauts depuis 24 ans et un DXY relativement solide. Cette décorrélations’explique par l’émergence d’une demande structurelle d’or, portée par les banques centrales, les investisseurs en quête de protection contre l’inflation monétaire et la montée des risques géopolitiques.

En octobre 2026, l’or oscille autour de 4 160 $ l’once, résistant à la pression d’un dollar apparemment fort et de rendements obligataires élevés. Cette performance s’explique par le fait que l’or ne réagit plus uniquement aux mouvements du dollar ou des taux, mais aussi à des facteurs plus profonds : la perte de confiance dans les monnaies fiduciaires, la montée de la dette publique et la recherche d’actifs neutres et apolitiques. Dans ce contexte, le DXY devient un indicateur secondaire, voire trompeur, pour anticiper les mouvements de l’or.

Rendements obligataires, inflation monétaire et pression sur l’économie réelle

La véritable menace pour le dollar et les économies occidentales ne vient pas des prix du carburant, comme certains politiques tentent de le faire croire, mais de l’inflation monétaire, c’est-à-dire de la croissance excessive de la masse monétaire. En 2026, la masse monétaire M2 aux États-Unis croît à un rythme annualisé proche de 9%, un niveau qui alimente l’inflation structurelle et érode le pouvoir d’achat des monnaies fiduciaires.

Parallèlement, les rendements obligataires américains explosent : le rendement du Treasury à 10 ans dépasse 5,30%, tandis que celui du 30 ans s’approche de 5,70%, des niveaux inédits depuis plus de deux décennies. Cette hausse des coûts d’emprunt se répercute déjà sur les entreprises, les ménages et le marché immobilier, pesant sur la croissance économique réelle. Dans ce contexte, l’or apparaît comme une assurance monétaire indispensable, un actif qui préserve la valeur lorsque les monnaies et les obligations perdent la leur.

Pourquoi l’or reste la meilleure assurance monétaire

L’or n’est pas un investissement spéculatif comme les autres : c’est une assurance contre la dépréciation des monnaies et l’instabilité financière. Comme le rappelle un banquier privé allemand, l’or a permis à sa famille de reconstruire sa vie après la Seconde Guerre mondiale, lorsque tout le reste avait été perdu. Cette fonction de préservation de la valeur à long terme est plus pertinente que jamais dans un monde où la dette publique explose, où les banques centrales continuent de créer de la monnaie et où les rendements obligataires réels restent négatifs ou faibles.

En octobre 2026, alors que l’or résiste au-dessus de 4 100 $ l’once malgré un environnement macroéconomique difficile, il confirme son rôle de valeur refuge par excellence. Les investisseurs qui considèrent l’or comme une assurance, et non comme un actif à trader à court terme, sont ceux qui comprennent le mieux sa véritable utilité dans un portefeuille diversifié.

Comment acheter de l’or physique aujourd’hui : pièces, primes et disponibilité

Pour les investisseurs qui souhaitent se protéger concrètement, l’achat d’or physique sous forme de pièces reste une option privilégiée, notamment en France où le marché est bien structuré et liquide. Les pièces d’or françaises, comme le Napoléon (20 francs), sont particulièrement prisées pour leur reconnaissance, leur liquidité et leur prime raisonnable par rapport au cours spot.

Parmi les références les plus demandées figurent le 20 francs Napoléon Tête nue, une pièce emblématique qui allie valeur intrinsèque, historique et facilité de revente. Cette pièce, frappée en or 900 millièmes, contient 5,806 grammes d’or pur et se négocie avec une prime modérée, ce qui en fait un choix judicieux pour les petits et moyens investisseurs souhaitant constituer une réserve de valeur tangible.

D’autres pièces, comme le 20 francs Napoléon Tête laurée ou le 20 francs Génie, offrent des alternatives intéressantes selon les disponibilités et les préférences esthétiques. L’important est de privilégier des pièces reconnues, facilement identifiables et liquides, afin de pouvoir les revendre rapidement en cas de besoin.

Pour ceux qui souhaitent débuter ou renforcer leur position, il est possible d’acquérir ces pièces via des plateformes spécialisées comme or.fr, qui propose un large choix de pièces d’or françaises et internationales, avec des primes transparentes et une livraison sécurisée. Dans un contexte où les monnaies fiduciaires perdent de leur pouvoir d’achat, constituer une réserve d’or physique devient une démarche de bon sens, accessible à tous.

Enfin, pour les investisseurs plus aguerris, l’achat de pièces d’or en quantité permet de bénéficier de primes dégressives et de renforcer significativement sa protection monétaire. Que l’on choisisse le Napoléon Tête nue ou d’autres références, l’essentiel est d’agir maintenant, avant que les primes n’augmentent davantage sous l’effet d’une demande croissante.

Perspectives : vers un nouveau système monétaire multipolaire

L’avenir monétaire mondial s’oriente vers un système plus multipolaire, où le dollar coexistera avec d’autres monnaies de référence, notamment le yuan, et où l’or retrouvera un rôle central dans les réserves des banques centrales et des investisseurs. Dans ce contexte, le DXY deviendra encore plus obsolète, tandis que des indicateurs alternatifs, intégrant le yuan et d’autres devises émergentes, gagneront en pertinence.

Pour les investisseurs, cela signifie qu’il est temps de diversifier leurs références et de ne plus se fier uniquement aux indicateurs traditionnels. L’or, en tant qu’actif neutre et apolitique, restera au cœur de cette transition, offrant une protection contre les risques de dépréciation des monnaies et d’instabilité financière.

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