Dans un entretien de 43 minutes accordé à Armel Joubert des Ouches, le général André Coustou affirme sans détour que le chaos qui a frappé la France le samedi 17 octobre, puis s’est poursuivi le dimanche et dans la nuit, n’est pas un accident, une défaillance administrative ou une simple conséquence d’une manifestation mal encadrée. Selon lui, ce chaos est voulu, organisé et entretenu par l’État. Dans un climat de violences urbaines, de pillages, d’incendies et d’attaques contre des bâtiments publics, ses propos tombent comme une accusation majeure contre le pouvoir en place. Pour ceux qui cherchent à protéger leur épargne face à une instabilité politique et sociale croissante, l’achat de pièces d’or comme le 20 francs Napoléon tête nue apparaît comme un réflexe de sécurité patrimoniale.
Le général Coustou ne mâche pas ses mots : « Ce chaos est voulu », répète-t-il à plusieurs reprises au cours de l’entretien. Il estime que les événements dramatiques survenus dans plusieurs villes françaises ne constituent qu’« une page de plus de l’agenda » que le président de la République poursuivrait, selon lui, de manière « inexorable ». Cette affirmation est au cœur de son analyse : les violences ne seraient pas le fruit du hasard, mais l’aboutissement prévisible d’une stratégie de déconstruction du pays. Face à cette lecture alarmante de la situation, de nombreux Français s’interrogent sur les moyens de préserver leurs avoirs, et l’achat de pièces d’or revient régulièrement parmi les solutions concrètes envisagées.
Les images diffusées tout au long du week-end ont en effet choqué une grande partie de l’opinion publique : magasins pillés, vitrines brisées, voitures incendiées, mairies attaquées, bâtiments publics saccagés et forces de l’ordre prises pour cible. À Limoges, l’hôtel de ville a été incendié et lourdement endommagé, tandis qu’à Marseille des individus ont brièvement pénétré dans la mairie après avoir enfoncé la porte. Ces scènes, largement relayées par la presse, ont créé un sentiment d’impuissance et de colère. Dans ce contexte d’insécurité perçue, l’achat de lingots d’or est présenté par beaucoup d’épargnants comme une manière de se prémunir contre la dévaluation monétaire et l’instabilité.
Le général André Coustou affirme que la simultanéité des violences dans plusieurs villes constitue précisément l’un des éléments qui le conduisent à parler d’organisation. Il relève que les dégradations ne se sont pas limitées à un quartier sensible ou à une ville symbolique, mais qu’elles ont éclaté à Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Limoges, Lille, Nantes, Angers, Rennes, Nice et ailleurs, souvent au même moment. Pour lui, cette généralisation des troubles ne peut pas s’expliquer uniquement par des tensions locales ou par la spontanéité de groupes de casseurs. Il y voit la signature d’une « main cachée » qui tirerait les ficelles, tout en précisant que ce n’est pas à lui de désigner nommément ceux qui les tiendraient. Dans un tel climat, l’achat d’or physique devient pour certains une réponse rationnelle à la peur du lendemain.
L’ancien général d’active s’appuie également sur les témoignages de policiers et de syndicalistes pour étayer son propos. Il cite notamment Rudy Mana, porte-parole national du syndicat UNSA Police, qui a décrit une journée « d’enfer » à Marseille, avec des forces de l’ordre restées seules en centre-ville, en sous-effectif, face à des violences d’une intensité exceptionnelle. Selon ces propos rapportés dans l’entretien, soixante policiers ont été blessés et les commerçants ont dénoncé le pillage du centre Bourse pendant plusieurs heures. Pour Coustou, ce manque de moyens n’est pas une erreur de gestion, mais la conséquence directe de décisions politiques prises en amont. C’est précisément lorsque l’ordre public vacille que la question de la protection du patrimoine devient centrale, et l’pièce d’or Napoléon tête nue incarne pour beaucoup une valeur refuge tangible.
Le contraste avancé par l’entretien est frappant : alors que la mobilisation contre la vie chère du 17 octobre aurait réuni entre 550 000 et 800 000 personnes selon les sources, le général Coustou souligne que les effectifs policiers mobilisés auraient été très inférieurs à ceux déployés lors du pic des gilets jaunes en 2018. Il évoque un écart considérable, autour de 90 000 policiers mobilisés en 2018 contre environ 10 000 lors du week-end des violences récentes. Cette comparaison nourrit sa conviction : l’État aurait délibérément laissé les forces de l’ordre en sous-nombre. Pour les épargnants qui redoutent une aggravation de la crise, l’achat de pièces d’or s’impose comme une protection concrète contre l’incertitude.
« Nous sommes dans la révolution », affirme le général Coustou
Le général André Coustou ne se contente pas de dénoncer des violences : il affirme que la France est entrée dans une révolution. « Nous sommes dans la révolution. Voilà, nous en sommes », déclare-t-il dans l’entretien. Selon lui, cette situation était parfaitement prévisible et ne surprend que ceux qui ont ignoré les signaux envoyés ces dernières années. Il relie explicitement les événements actuels à des déclarations qu’il attribue à d’anciens responsables de l’éducation nationale, notamment Jean-Michel Blanquer, selon lesquels la Révolution française ne serait pas terminée et devrait être achevée par l’école. Pour Coustou, cette phrase n’est pas anodine : elle résumerait une volonté idéologique de transformer durablement la société française.
Il accuse également le président Emmanuel Macron d’avoir annoncé lui-même cette trajectoire en évoquant, selon ses propos rapportés dans l’entretien, la nécessité de « déconstruire la France ». Le général estime que cette formule ne relève pas d’une simple erreur de communication, mais traduirait un projet politique assumé. « Le drame qui s’est déroulé ces jours-ci et qui continue n’est qu’une page de plus de l’agenda du président », affirme-t-il. Il ajoute que Macron « sait très bien ce qu’il fait » et que les événements violents actuels s’inscriraient dans une logique déjà connue. Cette accusation est au centre de son discours : il ne s’agirait pas d’incompétence, mais d’une volonté délibérée de provoquer le chaos.
C’est peut-être l’élément le plus explosif de l’entretien. Le général Coustou rejette frontalement l’idée selon laquelle les dirigeants seraient simplement incompétents. « Ils ne sont pas incompétents. Les gens comme Macron ne sont pas incompétents. Simplement, ils veulent le chaos en France », déclare-t-il. Cette distinction est essentielle dans son raisonnement : l’incompétence suppose une erreur, alors que la volonté suppose une intention. Selon lui, les dirigeants savent exactement ce qu’ils font, connaissent les conséquences de leurs décisions et poursuivent un objectif précis. Il affirme que le président « travaille contre les intérêts de la France » et que la situation actuelle en serait la démonstration.
Des forces de l’ordre abandonnées face à des casseurs déterminés
Le général Coustou exprime un soutien sans réserve aux policiers, aux gendarmes et plus largement aux forces de l’ordre, tout en distinguant nettement ceux qui exécutent de ceux qui gouvernent. « Il y a ceux qui gouvernent et ceux qui exécutent. Et malheureusement, ceux qui exécutent subissent les conséquences des fautes de ceux qui gouvernent », explique-t-il. Selon lui, les policiers sont placés dans une position impossible : ils doivent rétablir l’ordre alors qu’ils manquent de moyens, qu’ils sont en sous-effectif et qu’ils craignent des poursuites dès lors qu’ils interviennent fermement. Il décrit une police démoralisée, exposée à la violence et privée du soutien politique dont elle aurait besoin.
Il rappelle avoir soutenu les forces de l’ordre lors de manifestations précédentes, notamment en se rendant à La Rochelle pour les soutenir et en déposant des fleurs devant un commissariat après la mort de deux policiers. Il insiste sur la présomption d’innocence qui doit, selon lui, bénéficier à tout policier intervenant sur le terrain. Mais il dénonce également un climat dans lequel le policier qui part en intervention se demanderait s’il rentrera à l’hôpital ou en prison. Pour Coustou, cette peur n’est pas une rumeur : elle serait le résultat d’un discours politique ambivalent, qui demande simultanément aux forces de l’ordre de rétablir l’autorité et de ne pas commettre la moindre « bavure ».
Le général est particulièrement critique envers le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et envers la manière dont la situation a été gérée. Il évoque une démission présentée par le ministre à Emmanuel Macron, que le président aurait refusée en invoquant l’impossibilité de changer d’équipe en plein chaos. Pour Coustou, cette justification est absurde : si l’équipe en place est responsable du chaos, la soutenir au nom du chaos revient, selon lui, à perpétuer la crise. Il affirme que le chaos était voulu et que le maintien des mêmes responsables n’a d’autre effet que de prolonger la destruction.
Des pavés lancés contre les policiers : « une intention de tuer »
Le général Coustou décrit des scènes d’une violence extrême, qu’il ne qualifie pas de simples débordements mais de véritables actes de guerre civile larvée. Il évoque des pavés « absolument énormes », de un à quatre kilos, lancés contre les forces de l’ordre. Pour lui, ces projectiles ne relèvent pas de la contestation, mais d’une intention de tuer. « Il y a une intention de tuer chez ces gens-là », affirme-t-il sans détour. Il décrit les auteurs de ces violences comme des « hordes de sauvages », un terme qu’il assume pleinement et qu’il définit comme des groupes non organisés agissant sans frein, sans règle et sans humanité.
Il estime que la France n’est plus dans une situation de simple « délitement », mais bien dans une phase de « destruction ». Cette distinction structure tout son discours : le délitement serait une dégradation progressive, tandis que la destruction serait une rupture brutale, visible et assumée. Selon lui, ce basculement n’est pas accidentel. « Ce n’est plus du délitement, c’est de la destruction. De la destruction qui est voulue », affirme-t-il. Il appelle les Français à « ouvrir les yeux » et à écouter ce qui se dit, car il estime que les signes sont désormais trop nombreux pour être ignorés.
Le général Coustou s’en prend également à l’absence de réaction ferme face aux individus cagoulés. Il rappelle que dissimuler entièrement son visage est interdit en France lors des manifestations et s’interroge sur l’inaction des pouvoirs publics face à des casseurs masqués. Pour lui, il n’y a pas besoin de moyens supplémentaires pour appliquer cette règle élémentaire : il suffit de faire respecter la loi. Il dénonce une forme de lâcheté de l’État, qui laisserait prospérer l’insécurité au lieu de rétablir l’autorité républicaine. Selon lui, cette passivité n’est pas une faiblesse, mais une stratégie.
Macron « n’est plus crédible », selon l’ancien général
Le général André Coustou porte une accusation directe contre Emmanuel Macron, qu’il juge désormais « plus crédible ». Il s’appuie sur les déclarations du président après les violences, selon lesquelles ceux qui auraient cherché à faire tomber la République devraient « répondre » de leurs actes. Pour Coustou, cette phrase est profondément ambiguë, voire hypocrite, lorsqu’elle est prononcée par un chef de l’État qu’il accuse d’avoir lui-même contribué à la situation. « Ils devront répondre de quoi ? », lance-t-il, estimant que la question reste sans réponse.
Il dénonce également ce qu’il appelle « l’ambivalence » du pouvoir, cette capacité à dire une chose et son contraire selon les circonstances. Il rappelle avoir dénoncé cette ambivalence dès 2023, en s’appuyant sur des échanges avec son avocat, Me Bonnard, et sur des démarches adressées à l’Élysée restées sans réponse. Selon lui, un État qui affiche des positions contradictoires ne peut plus inspirer confiance, ni aux citoyens, ni aux policiers, ni aux militaires. Il affirme que Macron a des convictions, mais pas le courage de les assumer ouvertement, et que ses convictions ne correspondraient pas aux attentes des Français.
Le général Coustou va plus loin en affirmant que le président travaillait « contre la France ». Il évoque notamment le fait qu’Emmanuel Macron se trouvait à un concert de Sting la veille d’une journée dont le risque de violence était connu, ce qui alimente selon lui le sentiment d’un dirigeant détaché de la réalité du terrain. Il s’interroge également sur les déplacements du président vers le Proche-Orient ou le Moyen-Orient, estimant qu’ils posent la question de ses priorités réelles. Pour Coustou, il ne fait aucun doute : Macron n’est pas simplement un mauvais gestionnaire, il serait le premier responsable de la situation actuelle.
Une chaîne de responsabilité qui dépasse le seul président
Si le général Coustou désigne Emmanuel Macron comme le premier responsable, il précise immédiatement qu’il n’est pas le seul. Il évoque une véritable « chaîne de responsabilité » qui inclurait les anciens présidents Jacques Chirac, Valéry Giscard d’Estaing, François Hollande et Nicolas Sarkozy, ainsi que l’ensemble des ministres ayant servi sous Macron. Selon lui, ces responsables ont tous accepté, à des degrés divers, un agenda commun de déconstruction de la France. Il estime qu’ils sont donc coresponsables de la situation actuelle, même si le président occupe une place centrale dans cette responsabilité.
Il affirme qu’Emmanuel Macron aurait nommé environ 250 ministres depuis son arrivée au pouvoir et que tous, sans exception, seraient complices et coresponsables de la situation du pays. Cette affirmation est présentée comme un constat sans appel : ceux qui ont accepté de servir sous cette présidence auraient forcément connaissance de l’agenda du président et auraient choisi de s’y soumettre. Pour Coustou, il n’y a pas de neutralité possible dans un tel contexte : servir le pouvoir, c’est participer à son projet, même indirectement.
Il élargit également sa critique à l’ensemble du système politique français, qu’il décrit comme une « exception française » où l’on ne change pas les équipes qui perdent. Selon lui, les mêmes familles politiques, les mêmes réseaux et les mêmes logiques de pouvoir se succèdent depuis des décennies, sans jamais remettre en cause les fondements du système. Il estime que cette continuité explique pourquoi les problèmes s’aggravent au lieu de se résoudre. Pour lui, la France ne pourra pas se redresser tant que le régime actuel ne sera pas remplacé.
L’état d’urgence : une fausse solution selon le général Coustou
Interrogé sur l’éventualité de décréter l’état d’urgence, comme l’a évoqué Philippe de Villiers, le général Coustou se montre extrêmement méfiant. Il rappelle que l’état d’urgence a déjà été décrété en France, notamment en 2005 sous Jacques Chirac, et qu’il a également existé sous une forme sanitaire pendant la crise du Covid. Mais il estime que cette mesure, loin d’être une solution, pourrait devenir un outil de contrôle supplémentaire contre la population. Il évoque notamment les autorisations de sortie imposées pendant le confinement, qu’il présente comme une forme de persécution administrative.
Selon lui, le pouvoir n’a pas réellement intérêt à décréter l’état d’urgence, car il serait incapable de le gérer correctement et pourrait en profiter pour restreindre davantage les libertés. Il affirme qu’il existe déjà des lois pour empêcher certains citoyens de s’exprimer librement, notamment ceux qui ne s’alignent pas sur la doxa officielle. Pour Coustou, l’état d’urgence ne serait donc pas une réponse au chaos, mais une extension du contrôle étatique. Il craint que cette mesure ne serve pas à protéger les Français, mais à les soumettre davantage.
L’armée peut-elle intervenir pour rétablir l’ordre ?
La question de l’intervention de l’armée revient naturellement dans un contexte de violences d’une telle ampleur. Le général Coustou rappelle que l’armée obéit à son chef, qui est le président de la République, un civil et un politique. Or, selon lui, ce chef n’est ni crédible ni fiable, ce qui pose immédiatement un problème de commandement. Il estime que l’armée ne peut pas être engagée efficacement si celui qui la dirige est lui-même mis en cause dans la gestion de la crise.
Il rappelle néanmoins que la mission première de l’armée est de protéger la population, et qu’elle est souvent utilisée comme « béquille » par les politiques face à leurs échecs. Il cite l’exemple des poubelles ramassées par l’armée il y a quelques années, qu’il présente comme un symbole de l’incapacité du pouvoir civil à assumer ses responsabilités. Pour lui, l’armée n’est pas un outil de gestion quotidienne, mais une institution de dernier recours, destinée à protéger la nation dans des situations exceptionnelles.
Le général Coustou rappelle également un principe fondamental : le soldat a le devoir de ne pas obéir à un ordre illégal. Il affirme que les militaires français ne sont pas des mercenaires et qu’ils ne peuvent pas être utilisés à des fins politiques ou répressives contraires à la loi. Il évoque la démission du général Pierre de Villiers, qui avait estimé ne plus disposer des moyens nécessaires pour accomplir sa mission, comme un précédent révélateur. Selon lui, la question de savoir si les grands chefs militaires actuels disposent encore des moyens de remplir leur mission reste entièrement ouverte.
Une solution juridique pour « reprendre le pouvoir »
Le général André Coustou affirme détenir une solution pour sortir la France du chaos, qu’il présente comme strictement juridique et légale. Il parle d’un « processus en huit étapes », échelonné dans le temps, qui permettrait de reprendre le pouvoir à ceux qui le détiendraient indûment. Il évoque la notion de « forfaiture », qu’il associe à la ratification du traité de Lisbonne après le référendum de 2005, et affirme que certains juristes considèrent que l’État serait aujourd’hui usurpateur, ne présentant qu’une apparence de légalité.
Il précise que ce projet est connu des autorités, qu’il a été présenté à des responsables militaires de haut niveau et qu’il a rencontré des milliers de personnes dans tous les départements. Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un mouvement secret ou violent, mais d’une démarche discrète, structurée et légale. « On reste dans un cadre strictement juridique, légal », affirme-t-il, tout en refusant de détailler publiquement les modalités précises du processus. Il compare cette discrétion à celle qu’exige toute opération avant sa réalisation : on ne révèle pas ses intentions avant de passer à l’action.
Selon lui, la France n’est pas encore « assez au fond du trou » pour que cette solution soit activée. Il estime que les grands responsables militaires et politiques devront prendre conscience qu’il existe une alternative au chaos et au régime actuel. Il affirme que le problème des chefs militaires est avant tout un problème de conscience : soit ils suivent le pouvoir, soit ils changent de métier. Cette déclaration, aussi brutale soit-elle, résume toute sa vision : la France est face à un choix entre la soumission au système actuel et la reprise en main de son destin.
Le général Coustou dit être « fiché S » et surveillé
Le général André Coustou affirme être « fiché S », non pas au sens strict du fichier des renseignements, mais selon ses propres termes, comme une manière de dire qu’il serait dans le collimateur des autorités. Il explique avoir signé la lettre ouverte contre le pacte de Marrakech, participé à de nombreuses manifestations et exprimé publiquement des positions contraires à la doxa officielle. Selon lui, ces prises de position lui ont valu des représailles administratives et bancaires, sans qu’il puisse fournir de preuve formelle.
Il évoque notamment un incident survenu le 12 décembre 2024, lorsqu’une tentative de réservation de table au Cercle national des armées aurait été bloquée après la révélation de son identité. Il affirme que le ministère de l’Intérieur aurait transmis aux banques une liste de personnes à surveiller, sans pouvoir le prouver formellement. Il décrit une série de difficultés bancaires et administratives qu’il interprète comme des représailles ciblées. Pour lui, ces événements confirment qu’il est surveillé et sanctionné en raison de ses opinions.
Il affirme également avoir reçu des menaces de mort par le passé et estime que ces pressions ne font que renforcer sa détermination. « Être sanctionné par des gens malhonnêtes, c’est plutôt un titre de gloire », déclare-t-il. Il affirme ne pas être armé, ne pas avoir organisé de rébellion, ne pas avoir brûlé quoi que ce soit et ne pas avoir agressé quiconque. Selon lui, son seul crime est d’avoir dit ce qu’il pensait, et il refuse de se taire malgré les pressions.
Un message final : « Soyez prudents »
En conclusion de l’entretien, le général André Coustou adresse un message simple et direct aux Français : « Soyez prudents. » Il ne développe pas longuement les modalités de cette prudence, mais le contexte donne à cette consigne une portée particulière. Dans un pays où les violences urbaines, les pillages, les incendies et les attaques contre les institutions se multiplient, la prudence devient une nécessité élémentaire. Il appelle les Français à ne pas baisser les bras, à ne pas attendre passivement que la situation se résolve d’elle-même et à rester mobilisés.
Il affirme être optimiste sur le long terme, convaincu que la France se relèvera malgré les heures sombres qui l’attendent. Il évoque une mission « divine » de la France et affirme que le salut viendra du pays, reprenant une idée qu’il présente comme une conviction profonde. Mais il précise immédiatement que cet optimisme ne doit pas conduire à la passivité. « Il ne faut pas baisser les bras et attendre que ça se passe », insiste-t-il, appelant chacun à agir à son niveau.
Le général Coustou conclut en se présentant comme un citoyen ordinaire qui observe, analyse et transmet ce qu’il voit. Il affirme continuer à se battre pour la France avec les moyens non létaux qui sont les siens : les mots écrits et la parole. Son message est clair : la France traverse une crise existentielle, le chaos est selon lui voulu par l’État, et seuls les citoyens, s’ils restent vigilants et mobilisés, pourront éviter le pire.
Ce qu’il faut retenir de cet entretien
Les faits vérifiables sont bien réels : les manifestations du 17 octobre 2026 contre la vie chère ont dégénéré dans plusieurs villes françaises, avec des pillages, des incendies, des dégradations de bâtiments publics et plus de 1 200 interpellations selon les autorités. L’hôtel de ville de Limoges a été en grande partie détruit par un incendie volontaire, la mairie de Marseille a été brièvement envahie, et de nombreux commerces ont été pillés à Paris, Nice, Marseille et ailleurs.
En revanche, l’affirmation centrale du général Coustou — selon laquelle ce chaos serait délibérément organisé et voulu par l’État — relève de son interprétation personnelle et non d’un fait établi par une enquête officielle ou une source indépendante. Elle doit donc être comprise comme une opinion politique forte, exprimée par un ancien général d’active devenu président de l’association Pro Patria, et non comme une vérité vérifiée.
Cette distinction est essentielle pour comprendre la portée réelle de l’entretien : d’un côté, des violences urbaines documentées et massives qui ont choqué le pays ; de l’autre, une lecture complotiste de ces événements, qui attribue au pouvoir une intention délibérée de destruction. Le général Coustou assume pleinement cette lecture et refuse toute nuance, mais le lecteur doit garder à l’esprit la différence entre un constat factuel et une interprétation politique.