La France vient de recevoir une nouvelle « médaille » dont elle se serait volontairement passée : elle occupe la 38e et dernière place du classement 2026 de la compétitivité fiscale établi par la Tax Foundation parmi les 38 pays de l’OCDE. Selon l’économiste Marc Touati, ce résultat n’est pas une anomalie statistique, mais le symptôme d’un modèle économique fragilisé par une pression fiscale exceptionnelle, une dépense publique record et une multiplication des normes qui étouffent l’activité.
Un classement qui place la France au dernier rang
L’indice de compétitivité fiscale de la Tax Foundation, think tank américain fondé en 1937, mesure la capacité d’un système fiscal à soutenir l’investissement, l’emploi et la croissance. Il examine notamment l’impôt sur le revenu, la fiscalité des entreprises, la TVA, les impôts sur le patrimoine, les règles transfrontalières, mais aussi la complexité administrative et fiscale. En 2026, la France obtient un score de 45,7 sur 100, soit la dernière position sur 38 pays de l’OCDE, derrière la Colombie.
Marc Touati est sans appel : pour lui, c’est « une catastrophe ». La France n’est pas seulement mal classée sur un indicateur isolé : elle arrive dernière en fiscalité des entreprises, 33e en impôts individuels, 31e en fiscalité de la consommation et 32e en impôts sur le patrimoine. Son seul point relativement meilleur concerne les règles fiscales transfrontalières, où elle se classe 13e.
Cette situation contredit, selon Marc Touati, le discours selon lequel la France attirerait massivement les investisseurs étrangers grâce à des avantages ciblés. Il estime que ces « cadeaux fiscaux » ne compensent pas une fiscalité globale jugée défavorable, aussi bien pour les ménages que pour les entreprises. La Tax Foundation confirme que la France est également dernière parmi les 27 pays européens membres de l’OCDE.
Face à cette pression fiscale, beaucoup de Français cherchent à protéger une partie de leur épargne. C’est pourquoi certains se tournent vers des actifs tangibles comme les pièces d’or historiques telles que le 20 francs Napoléon tête nue, perçues comme une réserve de valeur face à l’incertitude économique et fiscale.
Prélèvements obligatoires : la France championne du monde
Le deuxième signal alarmant concerne le poids des prélèvements obligatoires, c’est-à-dire les impôts, taxes et cotisations sociales rapportés à la richesse nationale. Marc Touati souligne que la France atteint presque 46% du PIB, ce qui la place, selon lui, au premier rang mondial. Il rappelle que ces données proviennent d’Eurostat, l’office statistique européen, et portent sur le deuxième trimestre 2026.
L’idée reçue selon laquelle les pays scandinaves taxeraient davantage que la France est donc, selon Marc Touati, fausse. Il affirme que la France devance notamment le Danemark, souvent présenté comme le symbole du modèle social financé par de forts impôts. Les données Eurostat de 2025 montrent en effet que la France enregistrait 45,4% du PIB de recettes issues des impôts et cotisations sociales, devant le Danemark à 44,3%, l’Autriche à 43,7%, la Belgique à 43,5% et l’Italie à 42,8%.
Pour l’OCDE, le ratio prélèvements obligatoires/PIB de la France était de 43,5% en 2024, soit environ dix points au-dessus de la moyenne de l’organisation, fixée à 34,1%. L’écart est immense : chaque point de PIB représente des milliards d’euros prélevés sur l’économie, réduisant mécaniquement le pouvoir d’achat, la capacité d’investissement des entreprises et l’attractivité du territoire.
Dans ce contexte, la demande pour l’or ne relève pas seulement de la spéculation. Beaucoup d’épargnants considèrent l’achat de pièces d’or comme un moyen de diversifier leur patrimoine lorsque la fiscalité, la dette publique et l’inflation créent un climat d’inquiétude.
Dépense publique : près de 58% du PIB
Marc Touati explique que la France ne peut pas comprendre sa situation fiscale sans regarder la dépense publique. Selon lui, l’État dépense tellement qu’il doit ensuite prélever massivement pour financer cette dépense. Il affirme que la France atteint presque 58% du PIB en dépenses publiques, ce qui la placerait au premier rang européen et mondial, deux points au-dessus du Danemark.
Les chiffres disponibles confirment l’ampleur du problème, même si les séries statistiques varient selon les années et les méthodes. L’OCDE indique que la dépense publique française représentait 57,2% du PIB en 2025, un niveau qualifié de comparativement très élevé. Pour 2026, elle projette 57,4% du PIB, tandis que le déficit public français devrait rester autour de 5% du PIB.
Marc Touati insiste sur un point central : de nombreux pays parviennent à maintenir leur dépense publique sous la barre des 50% du PIB sans connaître de récession ni de situation dramatique. Pour lui, la réduction des dépenses n’est donc pas une fatalité, mais une condition nécessaire pour retrouver de la croissance. Il cible particulièrement les dépenses de fonctionnement de l’État, qu’il considère comme le principal levier d’économies.
La dette publique aggrave encore ce diagnostic. À la fin du deuxième trimestre 2026, la dette française atteignait 119,1% du PIB, contre 27,1% pour le Danemark, selon Eurostat. Autrement dit, la France combine une dépense publique très élevée, une pression fiscale record et une dette qui limite sa marge de manœuvre future.
Pour ceux qui redoutent une dégradation durable des finances publiques, les lingots d’or représentent une autre forme d’exposition à l’or physique, souvent utilisée pour diversifier un patrimoine sur le long terme.
Le mécanisme destructeur : plus d’impôts, moins de croissance
Le cœur de l’analyse de Marc Touati repose sur une relation simple mais redoutable : lorsque les impôts augmentent, la croissance structurelle baisse. Il décrit une courbe où la hausse de la pression fiscale finit par casser l’activité économique. Les entreprises investissent moins, les salariés conservent moins de pouvoir d’achat, l’emploi se fragilise et l’État récupère finalement moins de recettes qu’attendu.
Ce cercle vicieux explique, selon lui, pourquoi la France se trouve dans une forme de « léthargie ». Le pays prélève énormément, mais ne parvient pas à stabiliser ses comptes publics parce que sa dépense progresse encore plus vite que sa capacité à créer de la richesse. L’OCDE confirme que la consolidation budgétaire française de 2025 a surtout reposé sur les recettes, sans suffire à stabiliser la dette.
Marc Touati estime que tous les Français paient la facture. Les ménages subissent une pression sur leurs revenus, les entreprises voient leurs marges et leurs investissements réduits, tandis que les jeunes actifs et les entrepreneurs font face à un environnement moins favorable à la création de valeur. La fiscalité n’est donc pas seulement une question de budget : elle devient, selon lui, un frein direct à la prospérité du pays.
Dans un tel climat, l’or physique attire parce qu’il ne dépend pas de la promesse d’un État ni de la solidité d’une monnaie. Les investisseurs peuvent notamment s’intéresser à l’achat de pièces d’or pour diversifier leur épargne au-delà des placements financiers classiques.
15 000 nouvelles normes chaque année : l’usine à gaz administrative
Marc Touati ne se limite pas aux impôts. Il dénonce également le poids des tracasseries administratives et fiscales, qu’il considère comme une arme silencieuse contre la compétitivité française. Selon lui, la France produit chaque année environ 15 000 nouvelles normes supplémentaires, un volume qu’il juge tout simplement inadmissible pour les entreprises, les indépendants et les particuliers.
Cette complexité a un coût invisible mais réel. Chaque norme demande du temps, des conseillers, des contrôles, des mises en conformité et de l’énergie mentale. Pour une grande entreprise, cela alourdit ses frais généraux. Pour une PME, un artisan ou un créateur d’entreprise, cela peut devenir un obstacle direct à l’embauche, à l’investissement ou même à la survie.
La Tax Foundation intègre précisément cette dimension dans son classement : un système fiscal n’est pas compétitif seulement lorsqu’il est peu élevé, il doit aussi être simple, stable et neutre. Or, la France est pénalisée par la complexité de sa fiscalité des entreprises, où elle obtient un score particulièrement faible de 30,2 sur 100 dans la catégorie « incitations et complexité ».
L’accumulation de normes et d’impôts pousse donc certains Français à rechercher des valeurs refuges. Le 20 francs Napoléon tête nue incarne cette recherche de simplicité : un actif tangible, reconnu, divisible et transmissible, loin de la paperasse et de l’instabilité des marchés.
La « thérapie de choc bienveillante » proposée par Marc Touati
Pour sortir la France de cette situation, Marc Touati propose ce qu’il appelle une « thérapie de choc bienveillante ». L’objectif n’est pas de punir les Français, mais d’inverser un modèle qui, selon lui, étouffe l’économie. Sa recette repose sur plusieurs mesures simultanées, pensées pour relancer la croissance tout en restaurant les finances publiques.
Il recommande d’abord de baisser les impôts pour tous, aussi bien pour les entreprises que pour les ménages. Son argument est direct : puisque la France est déjà numéro un mondial en matière de pression fiscale, elle dispose d’une marge considérable pour alléger la charge qui pèse sur l’activité. Il ne s’agit pas, selon lui, d’un choix idéologique, mais d’une nécessité économique.
Il demande ensuite une réduction massive des tracasseries administratives. Avec 15 000 nouvelles normes par an, il estime que l’État doit cesser d’alourdir le cadre dans lequel les Français travaillent, produisent et entreprennent. La simplification doit devenir une priorité nationale, au même titre que la baisse des prélèvements.
Marc Touati propose également de réduire les charges qui pèsent sur les salaires. Pour lui, le travail est trop taxé en France, ce qui décourage l’embauche et pénalise le pouvoir d’achat. Enfin, il appelle à une baisse réelle de la dépense publique, en commençant par les dépenses de fonctionnement. Il affirme que la France peut encore être sauvée, mais qu’il manque surtout une personne disposant de la volonté et du courage politique nécessaires pour engager cette réforme.
Ce que cela signifie pour votre épargne
Le message de Marc Touati est clair : la France se trouve dans une situation où la dépense publique record alimente une pression fiscale exceptionnelle, laquelle freine la croissance et fragilise l’ensemble de l’économie. Ce cercle vicieux laisse de nombreux épargnants inquiets face à l’avenir de leur pouvoir d’achat, de leur patrimoine et de leur retraite.
Dans ce contexte, l’or retrouve une fonction de diversification patrimoniale. Les pièces d’or, et notamment le 20 francs Napoléon tête nue, sont souvent recherchées pour leur caractère tangible, leur reconnaissance internationale et leur dimension historique. Elles ne constituent pas une solution miracle, mais elles permettent d’exposer une partie de son épargne à un actif physique distinct des actifs financiers et des promesses publiques.
La question n’est donc plus seulement de savoir si la France va réduire ses impôts ou ses dépenses. La question, selon Marc Touati, est de savoir si elle trouvera enfin les dirigeants capables d’engager cette réforme avant que la croissance, l’emploi et le niveau de vie des Français ne paient un prix encore plus lourd.