Pierre Jovanovic sonne l’alarme : selon lui, la situation économique d’octobre 2026 est bien plus grave que celle que présentent les gouvernements et les grandes institutions. Depuis la crise financière de 2008, le journaliste recense les faillites, les liquidations, les redressements judiciaires et les plans de licenciements à travers le monde. Or, affirme-t-il, la liste s’allonge désormais à un rythme qui rappelle les années les plus violentes de la grande crise financière. Des Forges de Tarbes à la Fonderie de Bretagne, d’IKEA à Gifi, de Microsoft aux banques internationales, il voit réapparaître la même mécanique : la consommation recule, les entreprises suppriment des emplois et le marché du travail se referme. Dans ce contexte d’incertitude, certains épargnants cherchent à protéger une partie de leur patrimoine avec de l’or physique, par exemple via l’achat de pièces d’or comme le 20 Francs Napoléon, format historique et reconnu.
Pour Pierre Jovanovic, la question centrale n’est pas de savoir si la crise de 2008 a été « résolue », mais de comprendre pourquoi ses conséquences n’ont jamais véritablement disparu. À ses yeux, les banques ont été sauvées, les États ont emprunté massivement et les populations ont payé l’addition à travers les prélèvements, la hausse du coût de la vie et l’érosion du pouvoir d’achat. Il estime que la poussière a simplement été passée sous le tapis : les pertes n’ont pas disparu, elles ont été déplacées, financées par la dette publique et supportées par les ménages. Aujourd’hui, selon lui, ce tapis ressemble de plus en plus à un volcan. Face à cette lecture alarmiste, il recommande la prudence sur l’emploi et la diversification du patrimoine, notamment avec des pièces d’or d’investissement, qui permettent d’acquérir de l’or physique par petites quantités.
Le premier signal qu’il met en avant est la liste des licenciements et des fermetures d’entreprises. Pour lui, cette liste constitue le véritable « gouvernail » de la crise à venir, car elle ne peut pas être maquillée comme peuvent l’être, selon lui, certains chiffres du chômage ou de l’inflation. Chaque ligne correspond à une entreprise qui ne parvient plus à cacher ses difficultés, à un site industriel qui s’arrête, à des salariés qui perdent leur revenu ou à un commerce qui ferme définitivement. Lorsque ces annonces se multiplient dans des secteurs différents, elles cessent d’être des faits divers isolés et dessinent, selon Jovanovic, une tendance de fond. C’est précisément ce qu’il observe en octobre 2026, avec une intensité qui lui rappelle la période 2008-2009. Pour les épargnants qui souhaitent sécuriser une réserve hors des actifs financiers, il évoque notamment l’achat de lingots d’or certifiés, du lingotin de 1 gramme jusqu’au lingot d’un kilogramme.
En France, les premiers noms de cette liste ne concernent pas des activités secondaires, mais des pans entiers de la capacité industrielle du pays. Les Forges de Tarbes, qui produisent des corps creux d’obus de 155 mm destinés notamment au canon Caesar, ont été placées en redressement judiciaire le 26 octobre 2026. Le site, qui emploie environ 63 personnes et produit près de 30 000 corps d’obus par an, est considéré comme stratégique parce qu’il alimente l’armement français et ukrainien. Dans le même temps, la Fonderie de Bretagne, créée par Renault il y a soixante ans à Caudan, dans le Morbihan, a été placée en liquidation judiciaire le 15 octobre 2026, faute de repreneur, entraînant le licenciement de ses 244 salariés. Pour Jovanovic, ces fermetures ne détruisent pas seulement des emplois : elles effacent des savoir-faire, des machines, des sous-traitants et une capacité de production difficile à reconstruire. C’est aussi dans ce climat que certains cherchent des actifs tangibles, comme les pièces d’or Napoléon, Marianne Coq ou Vreneli, appréciées pour leur liquidité et leur reconnaissance internationale.
La crise ne reste pas enfermée derrière les grilles des usines : elle entre ensuite dans les magasins et se lit dans les comportements d’achat. Pierre Jovanovic cite IKEA, qui prépare la suppression de 303 postes en France en raison d’une chute des ventes. Pour lui, ce signal est particulièrement inquiétant, car l’achat de meubles est souvent lié à l’installation dans un premier logement. Si les jeunes adultes retardent leur départ du domicile familial, faute de moyens suffisants pour payer un loyer, un canapé, une table ou un lit, c’est toute une étape de la vie qui se décale. Une génération commence alors sa vie adulte en retard, non pas par choix, mais parce que l’indépendance résidentielle est devenue trop coûteuse. Dans un tel environnement, la recherche de protection patrimoniale se tourne parfois vers le 20 Francs Napoléon tête nue, pièce française historique recherchée par les investisseurs particuliers.
Le deuxième avertissement vient de Gifi, enseigne populaire qui compte 513 magasins en France et environ 6 000 salariés. Pierre Jovanovic insiste sur un point simple : Gifi vend des produits à quelques euros, des objets du quotidien, de la décoration, du jardin ou de la maison. Lorsque les ménages renoncent même à ces petits achats non essentiels, la crise a déjà franchi un seuil. Ils ne repoussent plus seulement l’achat d’une voiture, d’un logement ou de vacances : ils retirent progressivement de leur quotidien tout ce qui n’est pas strictement indispensable. Pour lui, la fermeture ou la fragilisation d’une enseigne fondée sur les petits prix est donc l’un des indicateurs les plus révélateurs de l’appauvrissement des classes populaires et moyennes. C’est aussi le type de contexte dans lequel l’or physique redevient un sujet de conversation, notamment à travers l’achat de pièces d’or en ligne, accessible à partir de petits formats.
Quand les licenciements font monter la Bourse
Le troisième signal identifié par Pierre Jovanovic concerne Microsoft et, plus largement, la logique boursière qui récompense la suppression d’emplois. Selon lui, le groupe prépare un vaste plan mondial de départs volontaires et de réduction d’effectifs pouvant concerner jusqu’à un salarié sur quatre dans le monde, soit environ 60 000 personnes. Il affirme que, dans son expérience, chaque annonce de licenciements massifs dans une entreprise cotée provoque souvent une hausse de l’action comprise entre 5 et 10%. La raison est brutale : moins de salaires, moins de charges sociales et davantage d’argent disponible pour les actionnaires. Les salariés perdent leur revenu, tandis que le marché salue la « rentabilité » de l’opération. Le licenciement cesse alors d’être présenté comme l’ultime recours d’une entreprise en danger et devient, selon Jovanovic, un outil de valorisation boursière.
Cette logique ne s’arrête ni à Microsoft ni aux États-Unis. Elle traverse les télécommunications, l’automobile, l’assurance et finit par atteindre le cœur du système financier : les banques. En Allemagne, les faillites progressent pendant que les constructeurs réduisent leurs coûts. Au Royaume-Uni, Barclays, HSBC et plusieurs groupes financiers suppriment des postes. En Australie, des milliers d’emplois bancaires sont menacés. Aux États-Unis, American Express taille dans ses effectifs au moment où les dépenses à crédit ralentissent. Pour Pierre Jovanovic, ces annonces, prises séparément, peuvent sembler dispersées ; mises bout à bout, elles forment une seule vague mondiale. Les ménages achètent moins, les entreprises vendent moins, les banques perdent des dépôts, des crédits et des transactions, puis elles licencient à leur tour. Le cercle se referme.
La crise de 2008 n’a jamais été éteinte
Pour Pierre Jovanovic, la crise de 2008 n’a jamais été éteinte : elle a été recouverte. Les banques ont été protégées, mais les retraites ont reculé, les prélèvements ont augmenté et le coût de la vie a rongé les revenus. Les ménages ont d’abord supprimé quelques dépenses, puis ils ont retardé un déménagement, abandonné une voiture, renoncé aux vacances et utilisé le crédit pour maintenir l’apparence de leur ancien niveau de vie. Pendant près de vingt ans, chaque sacrifice a permis de repousser le moment où le système devait affronter ses pertes réelles. Mais, selon lui, ce réservoir arrive à son terme : des millions de personnes réduisent désormais leurs dépenses en même temps.
Le mécanisme devient alors auto-entretenu. IKEA vend moins de meubles, Gifi vend moins d’objets, Netflix perd des abonnés et American Express enregistre moins de paiements. Les entreprises licencient, leurs anciens salariés consomment encore moins, puis de nouvelles fermetures suivent. C’est ce que Jovanovic appelle la contraction : une baisse généralisée de l’activité qui ne se manifeste pas d’abord dans les grands discours officiels, mais dans les vitrines condamnées, les bureaux à louer, les candidatures sans réponse et les territoires qui perdent leur dernier employeur industriel.
Le marché du travail se referme
Le marché du travail constitue, pour Pierre Jovanovic, l’autre face visible du volcan. Il rapporte l’exemple d’une simple offre de secrétariat en région qui attire près de 200 candidats en quelques heures, voire en une journée. Derrière ce chiffre, il y a des salariés déjà licenciés, des jeunes qui cherchent leur première place et des travailleurs qui craignent que leur entreprise soit la prochaine sur la liste. Lorsqu’un poste encore disponible attire des centaines de personnes, le rapport de force bascule : les salaires peinent à progresser, les conditions de travail se dégradent et la peur de perdre son emploi devient un instrument de discipline.
Dans ce contexte, il adresse un conseil direct à ceux qui occupent un poste : ne pas démissionner, même face à une offre apparemment alléchante. Selon lui, quitter un emploi stable pour un autre devient un pari dangereux, car le nouvel employeur peut annoncer une réduction d’effectifs quelques mois plus tard. Les banques automatisent leurs services, l’intelligence artificielle supprime des fonctions entières et les bureaux commencent à se vider. Lorsqu’un emploi disparaît, rien ne garantit plus qu’un autre attende le salarié au bout de la rue. Pour Jovanovic, cette contraction de l’emploi annonce une nouvelle récession « absolument phénoménale ».
Une France qui perd son industrie
Le danger, selon Pierre Jovanovic, ne se situe pas dans un avenir abstrait : il apparaît déjà dans les territoires. Lorsqu’une usine ferme, les machines s’arrêtent, les compétences se dispersent et les sous-traitants perdent leurs commandes. Ensuite, les commerces locaux perdent leurs clients, les familles partent chercher du travail ailleurs et la ville construite autour de l’usine découvre qu’elle n’a plus rien pour retenir ses habitants. C’est le scénario qu’il décrit à propos de la Fonderie de Bretagne et des Forges de Tarbes : deux sites qui illustrent, à ses yeux, la destruction mécanique de l’industrie française.
Le problème devient encore plus grave lorsque la crise suivante exigera soudainement de produire des rails, de l’acier, des munitions ou des pièces industrielles essentielles. Les bâtiments pourront encore exister, mais les hommes, les machines et le savoir-faire auront déjà disparu. Pour Jovanovic, la métallurgie est la clé de l’autonomie industrielle, même si personne n’en parle suffisamment. Une France qui perd ses fonderies, ses forges, ses ateliers ferroviaires et ses capacités de production perd aussi sa capacité à faire face à un choc futur.
Pourquoi la liste des licenciements annonce le futur
Pierre Jovanovic formule une conclusion sans détour : « la liste des licenciements, c’est le gouvernail absolu ». Peu importent, selon lui, les promesses des candidats à la présidentielle ou les discours sur la reprise : les tribunaux de commerce, les liquidations, les redressements judiciaires et les plans sociaux racontent ce qui arrive réellement à l’économie. Les entreprises apparaissent quelques semaines avant leur disparition, les emplois quelques jours avant leur suppression et les villes quelques mois avant que les rideaux ne restent définitivement baissés.
Il compare la France à « le radeau de la Méduse » : un pays qui flotte encore, mais qui dérive alors que la vague avance sous la surface. Les gouvernements parlent de reprise, les marchés célèbrent les plans sociaux et chaque fermeture est présentée comme un cas isolé. Pourtant, pour Jovanovic, tout raconte déjà la même histoire. Lorsque le tsunami deviendra visible, il ne restera peut-être plus assez d’usines pour produire, assez de commerces pour faire vivre les villes ni assez d’emplois pour maintenir le pays debout.
La France est-elle déjà en crise ?
La réponse de Pierre Jovanovic est claire : la France ne se prépare pas à entrer dans la crise, elle y serait déjà. En 2008, le monde a compris qu’une crise avait commencé lorsque les banques se sont effondrées. En 2026, l’avertissement arriverait plus tôt : dans une fonderie qui éteint ses fours, dans un jeune qui ne peut plus quitter ses parents, dans un magasin à bas prix qui ne trouve plus assez de clients et dans une banque qui supprime ses salariés avant de perdre pied. Pour lui, la vague avance encore sous la surface, mais le mouvement a déjà commencé.
Son message final est double. D’un côté, il appelle à la vigilance sur l’emploi, la consommation et l’exposition aux actifs financiers. De l’autre, il rappelle que les périodes de perte de confiance dans les monnaies, les banques et les promesses publiques ont historiquement relancé l’intérêt pour les valeurs refuges. L’or physique, sous forme de pièces ou de lingots, reste l’un des formats les plus étudiés par les épargnants qui veulent diversifier leur patrimoine et réduire leur dépendance au système financier. Avant toute décision, il convient néanmoins de n’investir que ce que l’on peut réellement immobiliser, de vérifier la traçabilité des produits et de ne jamais considérer l’or comme une solution miracle.