L’or est-il en train de vivre un tournant historique ? Après plusieurs années de progression spectaculaire, le métal précieux vient d’envoyer un signal technique particulièrement préoccupant. Pour la première fois depuis longtemps, les niveaux de support qui avaient jusqu’ici résisté aux corrections successives viennent d’être franchis à la baisse, aussi bien face à l’euro que face au dollar. Pour l’analyste à l’origine de cette observation, ce changement de comportement pourrait marquer la fin du marché haussier de l’or et l’entrée dans une nouvelle phase de marché baissier. Une perspective qui oblige les investisseurs à revoir leur lecture de cet actif et à s’interroger sur la pertinence de conserver une exposition importante aux métaux précieux. Dans ce contexte, ceux qui souhaitent diversifier leur patrimoine peuvent notamment consulter les possibilités d’investissement dans les pièces d’or Napoléon 20 francs.
Cette alerte est d’autant plus importante qu’elle intervient après plusieurs années durant lesquelles l’or a constitué, selon l’analyse présentée, l’un des actifs les plus prometteurs d’un portefeuille d’investissement. Le changement de discours est donc particulièrement significatif : il ne s’agit pas de remettre en cause définitivement les qualités du métal précieux, mais de reconnaître que les cycles financiers évoluent et qu’aucun actif ne peut conserver indéfiniment une dynamique haussière. L’analyse graphique, l’étude des cycles et l’observation des flux de liquidités doivent primer sur les convictions personnelles. Lorsque les investisseurs commencent à retirer leurs capitaux d’une classe d’actifs, le comportement du marché finit par évoluer. Pour ceux qui souhaitent malgré tout étudier les possibilités de détention physique, les pièces d’or d’investissement constituent une catégorie à examiner en fonction de leur stratégie patrimoniale.
Le véritable danger réside dans le changement de régime que pourrait connaître le marché de l’or. Un marché haussier ne se transforme pas instantanément en marché baissier : il passe généralement par différentes phases, notamment une période de consolidation pendant laquelle les cours évoluent dans une fourchette relativement stable. Mais lorsque le support qui délimite cette zone de consolidation finit par céder, la configuration graphique change profondément. L’actif ne se contente plus de corriger temporairement : il peut entrer dans une nouvelle dynamique caractérisée par une pression vendeuse durable et des liquidités qui se dirigent vers d’autres placements. C’est précisément ce scénario qui conduit l’analyste à revoir son appréciation de l’or. Les investisseurs qui souhaitent comparer les différentes possibilités de détention physique peuvent également consulter les lingots d’or d’investissement.
Ce signal ne concerne pas uniquement les investisseurs européens. L’analyse de l’or face au dollar américain fait apparaître une configuration comparable à celle observée face à l’euro. Cette concordance est particulièrement importante, car elle évite de réduire le mouvement à une simple variation de change. Lorsque l’or perd simultanément ses principaux niveaux de support dans plusieurs devises, le signal technique gagne en cohérence. Pour l’auteur, cette situation constitue un avertissement qui ne doit surtout pas être négligé. Les investisseurs doivent désormais surveiller attentivement les prochaines clôtures hebdomadaires afin de déterminer si cette rupture se confirme ou si le marché parvient à réintégrer son ancienne zone de consolidation. Dans une logique de diversification, les pièces Napoléon en or restent une possibilité de détention physique à étudier, sans confondre possession de métal et spéculation sur son cours à court terme.
L’autre élément qui renforce cette hypothèse est le comportement du dollar américain. Depuis plusieurs années, l’analyste défend l’idée d’un possible retournement haussier du billet vert face à un panier de grandes devises internationales. Or, historiquement, l’or et le dollar présentent souvent une relation inverse : lorsque le dollar se renforce, le métal précieux subit généralement une pression supplémentaire, tandis que les périodes d’affaiblissement de la devise américaine ont souvent accompagné de belles tendances haussières sur l’or. Cette relation n’est pas automatique, mais elle constitue un élément essentiel de la lecture des marchés. Si le dollar confirme son retournement et poursuit sa progression, l’environnement pourrait devenir nettement moins favorable à l’or. Les investisseurs qui souhaitent connaître les différentes solutions de détention de métal physique peuvent se renseigner sur les pièces d’or disponibles à l’achat.
Enfin, ce changement potentiel intervient dans un environnement financier où plusieurs autres classes d’actifs présentent des configurations intéressantes. Les obligations d’État américaines de courte échéance, certaines matières premières et différents segments des marchés actions pourraient attirer une partie des liquidités actuellement investies dans les métaux précieux. Le sujet dépasse donc largement la simple évolution du cours de l’or : il concerne la réallocation du capital à l’échelle des marchés financiers. L’analyste considère ainsi que l’or pourrait devenir un placement nettement moins attractif pendant plusieurs semaines, plusieurs mois, voire plusieurs trimestres. Il ne s’agit pas d’une certitude sur l’évolution future des prix, mais d’un scénario suffisamment important pour justifier une réévaluation des positions. Les investisseurs intéressés par la détention physique peuvent néanmoins comparer les différentes possibilités, notamment les lingots d’or, en tenant compte de leur horizon de placement.
L’or face à un signal technique qui pourrait annoncer la fin du marché haussier
Pour comprendre la portée de cette alerte, il faut revenir au fonctionnement des cycles boursiers. Un actif financier ne progresse pas continuellement dans une seule direction. Il traverse des phases d’accélération, de consolidation et de correction, avant de retrouver éventuellement une nouvelle dynamique. L’objectif de l’analyse graphique consiste justement à identifier ces changements de comportement le plus tôt possible, en observant les niveaux de prix qui structurent les mouvements de marché.
Dans le cas de l’or, la configuration présentée repose sur un niveau de support hebdomadaire qui avait été testé à plusieurs reprises. À chacune de ces occasions, les cours avaient réussi à se maintenir au-dessus de cette frontière. Ce comportement permettait de considérer que la tendance haussière avait perdu une partie de son intensité, mais qu’une véritable inversion n’était pas encore enclenchée. Le marché évoluait alors dans une phase de latéralisation, également appelée marché en range.
Un marché en range correspond à une période pendant laquelle les prix oscillent entre une zone de résistance et une zone de support. Les acheteurs interviennent généralement lorsque les cours se rapprochent de la partie basse de cette fourchette, tandis que les vendeurs reprennent la main lorsque le marché atteint sa partie haute. Cette alternance entretient une forme d’équilibre entre l’offre et la demande.
Cependant, cet équilibre disparaît lorsque le support finit par être cassé. C’est précisément ce qui constitue le cœur du signal identifié sur l’or. Selon l’analyse de l’auteur, la clôture hebdomadaire sous cette frontière représente un événement inhabituel, puisqu’elle intervient après une longue période pendant laquelle ce niveau avait résisté aux tentatives de baisse.
La différence est fondamentale. Tant que le support tient, les investisseurs peuvent considérer que le marché évolue dans une phase de consolidation au sein d’une tendance plus large. Lorsqu’il cède, cette interprétation perd sa validité et une nouvelle hypothèse doit être envisagée : celle d’une tendance baissière.
Il faut toutefois distinguer une cassure technique d’une confirmation définitive. L’auteur insiste sur la nécessité d’observer les prochaines semaines. Une réintégration rapide de l’ancien support pourrait invalider le signal. À l’inverse, plusieurs clôtures successives sous cette zone renforceraient l’hypothèse d’un changement durable de tendance.
Pourquoi une cassure simultanée face à l’euro et au dollar est particulièrement importante
L’un des aspects les plus intéressants de cette analyse réside dans la comparaison entre l’or coté en euros et l’or coté en dollars. Ces deux graphiques permettent d’observer le comportement du même actif dans deux grandes devises internationales.
Lorsqu’un investisseur européen regarde le prix de l’or, il doit tenir compte de deux composantes : l’évolution du métal précieux sur les marchés internationaux et les fluctuations du taux de change entre le dollar et l’euro. Une variation du cours de l’or en euros peut donc être influencée par le comportement du dollar, même lorsque le prix international du métal évolue différemment.
C’est pourquoi la présence d’une configuration technique similaire sur les deux graphiques mérite une attention particulière. Elle suggère que le mouvement observé ne repose pas uniquement sur une fluctuation monétaire. La faiblesse du métal apparaît également dans sa valorisation internationale.
Pour l’auteur, cette double confirmation renforce considérablement la portée du signal. Le marché de l’or ne présente plus simplement une consolidation classique : il pourrait désormais entrer dans une phase où les vendeurs disposent d’un avantage structurel.
Cette situation ne signifie absolument pas que l’or doit nécessairement revenir à ses anciens niveaux de prix ou effacer l’intégralité de sa progression précédente. Un marché baissier peut se développer par vagues successives, entrecoupées de rebonds importants. Il peut également durer longtemps sans que les cours enregistrent une chute spectaculaire en ligne droite.
La caractéristique essentielle réside dans la difficulté croissante rencontrée par les acheteurs pour imposer une tendance haussière durable. Les rebonds peuvent devenir moins puissants, les résistances successives peuvent contenir les tentatives de reprise et les supports peuvent être progressivement enfoncés.
Le dollar américain pourrait devenir le principal adversaire de l’or
Le deuxième pilier du raisonnement repose sur les perspectives du dollar américain. L’analyste considère depuis plusieurs années que la devise américaine pourrait amorcer une tendance haussière de long terme face à un panier de monnaies internationales.
Son raisonnement repose notamment sur l’observation d’un grand canal de fluctuation sur une unité de temps mensuelle. À l’intérieur de cette structure, le dollar aurait progressivement atteint une zone basse à partir de laquelle une figure de retournement pourrait se développer.
Sur le graphique hebdomadaire, l’attention se porte désormais sur un pivot intermédiaire. La volatilité se resserre depuis plusieurs semaines et le scénario envisagé repose sur une progression progressive vers une première résistance importante. Une consolidation pourrait ensuite intervenir avant une éventuelle nouvelle accélération.
Cette lecture est particulièrement importante pour le marché de l’or. En effet, la relation entre le dollar et le métal précieux constitue un élément majeur de l’analyse des marchés internationaux.
Lorsque le dollar s’apprécie, l’or devient généralement plus coûteux pour les investisseurs qui utilisent d’autres devises. Cette situation peut réduire une partie de la demande internationale et exercer une pression sur les cours. Par ailleurs, une devise américaine plus rémunératrice peut renforcer l’intérêt des investisseurs pour les placements libellés en dollars.
L’auteur rappelle ainsi qu’il ne suffit pas d’être haussier sur plusieurs actifs pour que toutes les tendances se matérialisent simultanément. Chaque marché possède ses propres cycles et ses propres temporalités. Le dollar peut ainsi amorcer un mouvement haussier de longue durée pendant que l’or traverse une phase de correction plus courte ou plus longue.
Cette distinction entre les cycles constitue l’un des fondements de son approche. Une projection favorable à long terme ne signifie pas qu’il faut conserver une position acheteuse à chaque instant. Le comportement réel des prix doit rester le principal élément de décision.
Les obligations américaines de courte échéance pourraient attirer les liquidités
Si le scénario baissier sur l’or se confirme, la question suivante concerne naturellement la destination des capitaux qui pourraient quitter le marché des métaux précieux.
Dans sa présentation, l’analyste identifie notamment les obligations d’État américaines de courte échéance comme une classe d’actifs susceptible de bénéficier de cette réallocation. Ces instruments présentent un intérêt particulier lorsque les investisseurs recherchent une rémunération connue à l’avance sur une durée relativement courte.
Contrairement à l’or, qui ne génère aucun coupon ni revenu périodique, une obligation procure généralement des intérêts selon les conditions de son émission. Les titres de courte échéance peuvent également présenter une sensibilité aux variations de taux plus limitée que les obligations de longue maturité, même si leur valeur n’est pas garantie et qu’ils conservent des risques de marché et de crédit.
L’intérêt de cette catégorie d’actifs repose donc sur un équilibre entre rémunération, durée et exposition aux fluctuations des marchés obligataires.
L’auteur considère que ces placements pourraient devenir particulièrement attractifs dans un environnement inflationniste où les taux d’intérêt restent élevés. Une telle configuration pourrait favoriser une réallocation des liquidités au détriment des actifs qui ne produisent pas de rendement régulier.
Il évoque également les matières premières comme une autre destination potentielle des capitaux. Cette distinction est importante : une baisse de l’or ne signifie pas nécessairement que l’ensemble des matières premières doivent suivre la même direction.
Les matières premières restent dans une dynamique haussière de long terme
L’analyse du marché des matières premières présentée dans la vidéo repose sur un changement de cycle intervenu après la crise sanitaire et les périodes de confinement.
Selon l’auteur, les marchés seraient sortis d’une longue période de faiblesse structurelle pour entrer dans une nouvelle séquence inflationniste susceptible de durer entre sept et quinze ans. Cette hypothèse repose sur l’idée que les tensions sur les prix, les besoins d’investissement et les transformations de l’économie mondiale pourraient soutenir durablement les matières premières.
Le panier de matières premières représenté par l’indice DBC conserve, dans cette lecture graphique, une structure favorable. Après une première vague de progression et plusieurs années de stabilisation, une nouvelle impulsion haussière serait en cours de développement.
L’élément déterminant reste le maintien des cours au-dessus d’un canal de support oblique. Tant que cette frontière demeure intacte, le momentum reste orienté favorablement et la tendance pourrait se prolonger pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.
Le pétrole affiche une dynamique particulièrement forte
Le pétrole présente également une configuration favorable dans l’analyse proposée. Après une première phase de progression consécutive à la crise sanitaire, le marché a connu une période de stabilisation avant de retrouver une nouvelle dynamique haussière.
L’auteur souligne notamment l’influence des tensions géopolitiques autour de l’Iran, susceptibles de provoquer des mouvements importants sur les marchés énergétiques. Ces événements constituent des catalyseurs potentiels capables de modifier rapidement les anticipations des opérateurs.
La configuration graphique décrite dans la vidéo montre une succession de nouveaux sommets, signe d’une pression acheteuse persistante. Cette évolution contraste avec le signal observé sur l’or.
Il faut donc éviter de raisonner sur l’ensemble des matières premières comme s’il s’agissait d’une seule et même classe d’actifs. Les facteurs qui déterminent le prix du pétrole ne sont pas identiques à ceux qui influencent le cours de l’or.
Les métaux précieux marquent une pause après plusieurs semaines de progression
Le comportement des métaux précieux mérite une attention particulière. Après plusieurs semaines de progression, les cours montrent des signes de stabilisation. L’analyste identifie une possible structure de continuation haussière, sous la forme d’un triangle chartiste ou d’une consolidation en drapeau.
Ces figures correspondent à des configurations dans lesquelles le marché marque une pause après un mouvement directionnel important. Les acheteurs et les vendeurs se confrontent dans une zone de prix relativement resserrée avant qu’une nouvelle impulsion ne se développe.
Toutefois, la situation de l’or reste spécifique. Même si certains métaux précieux conservent des structures graphiques potentiellement favorables, cela ne suffit pas à invalider le signal baissier identifié sur le métal jaune.
Les matières premières agricoles : une correction qui pourrait offrir une opportunité
Le secteur agricole présente une situation différente. Les cours évoluent dans un grand canal haussier de long terme, mais les dernières séances ont été marquées par une correction importante.
L’auteur identifie plusieurs éléments techniques susceptibles de constituer des zones de soutien. Il s’agit notamment d’un ancien niveau de résistance devenu support et d’une zone de prix correspondant à un précédent déséquilibre du marché.
La proximité de ces niveaux pourrait favoriser l’apparition d’une structure de retournement au cours des prochaines semaines.
Cette approche illustre une autre caractéristique importante de sa méthode : une correction n’est pas nécessairement synonyme de retournement de tendance. Lorsque le marché conserve sa structure de fond, un repli peut simplement représenter une phase de respiration.
Bitcoin : une secousse importante, mais une tendance de fond encore préservée
Pendant que l’or envoie un signal technique préoccupant, le marché des cryptomonnaies traverse lui aussi une période de volatilité.
Le Bitcoin a notamment été affecté par les inquiétudes liées à un incident de sécurité évoqué dans la vidéo autour de Binance. Cette actualité a contribué à accentuer la nervosité des investisseurs et à provoquer des mouvements de baisse.
Cependant, l’auteur ne considère pas que cette correction remette nécessairement en cause la dynamique haussière précédemment identifiée sur le Bitcoin.
Son analyse repose sur la cassure d’une ancienne résistance qui aurait marqué la fin d’une phase baissière et le début d’une nouvelle séquence potentiellement haussière. Après cette rupture, le marché aurait entamé une phase de progression structurée autour d’un canal ascendant.
La correction actuelle doit donc être interprétée à travers cette structure. Tant que les cours restent à l’intérieur du canal, le scénario haussier conserve sa validité selon l’analyste.
Il reconnaît néanmoins que le Bitcoin pourrait chercher des niveaux inférieurs à court terme. Sur un actif aussi volatil, il est indispensable de laisser les cours respirer et de ne pas considérer chaque clôture négative comme une inversion définitive de tendance.
Ethereum : un triangle chartiste qui doit encore confirmer son orientation
Ethereum présente une situation moins évidente. Après une succession de mouvements haussiers et baissiers, la cryptomonnaie évolue dans une large zone de consolidation.
L’analyste identifie une possible formation triangulaire qui pourrait permettre de déterminer la prochaine direction du marché.
Le scénario haussier nécessite toutefois un rebond suffisamment rapide pour confirmer la structure envisagée. En l’absence de cette reprise, la configuration pourrait être invalidée par une cassure vers le bas.
À l’inverse, une sortie du triangle par le haut permettrait de confirmer la poursuite du mouvement de consolidation ascendante.
L’intérêt de cette lecture est de montrer que tous les actifs ne présentent pas le même niveau de visibilité. Sur Ethereum, le signal reste à construire, alors que sur l’or, la rupture du support hebdomadaire constitue déjà un événement technique identifié.
XRP : une structure de retournement encore en construction
Le XRP continue pour sa part d’évoluer sous une zone pivot importante. L’analyste considère que la cryptomonnaie pourrait être en train de construire une structure de retournement à l’intérieur d’un vaste triangle chartiste.
Le marché doit toutefois confirmer cette hypothèse en parvenant à reprendre son pivot. Tant que cette rupture n’intervient pas, il est prématuré de considérer que la nouvelle phase haussière est véritablement enclenchée.
Le XRP reste donc dans une configuration où la confirmation technique doit encore intervenir.
Wall Street : le S&P 500 et le Nasdaq conservent une tendance de fond haussière
Les marchés américains présentent également une configuration intéressante. Dans la séquence décrite par l’auteur, le S&P 500 enchaîne plusieurs semaines de baisse, mais cette correction reste inscrite dans un canal haussier de plus grande ampleur.
L’analyste considère que cette évolution correspond à une consolidation classique. Le marché aurait besoin de retrouver une zone de soutien avant de pouvoir reprendre sa progression.
La frontière à surveiller reste le canal haussier de moyen terme. Tant que les cours évoluent au-dessus de sa limite inférieure, la tendance de fond n’est pas considérée comme invalidée.
Le Nasdaq présente une configuration comparable. Après plusieurs semaines de recul, l’indice se rapproche de zones où les acheteurs pourraient reprendre la main.
Il ne s’agit donc pas, dans cette lecture, d’un retournement général des marchés actions américains. Les corrections observées sont interprétées comme des mouvements intermédiaires à l’intérieur d’une tendance structurelle encore favorable.
Les marchés européens montrent davantage de résistance
La situation est différente en Europe. Le DAX allemand présente une structure haussière relativement solide et pourrait être en train de construire un triangle chartiste de grande ampleur.
Après un premier creux, l’indice semble évoluer dans une phase de rebond qui pourrait se prolonger au cours des prochaines semaines.
Le CAC 40 montre également des signes de stabilisation. L’analyste identifie un double creux, une figure technique qui apparaît lorsque les cours testent deux fois une zone basse sans parvenir à la franchir durablement.
Le niveau pivot constitue désormais la principale frontière à surveiller. Sa cassure permettrait de confirmer le déclenchement d’une nouvelle phase de rebond à l’intérieur de la tendance haussière de long terme.
Cette meilleure résistance relative des marchés européens pourrait également être favorisée par un affaiblissement de l’euro face au dollar. Pour les entreprises européennes réalisant une part importante de leur chiffre d’affaires à l’international, une devise européenne plus faible peut améliorer la compétitivité des produits exportés.
La stratégie d’investissement : privilégier le rapport rendement-risque plutôt que le taux de réussite
Un autre enseignement important de cette présentation concerne la manière de construire une stratégie d’investissement.
L’auteur rappelle qu’il n’est pas nécessaire d’avoir raison dans la majorité de ses opérations pour obtenir de bonnes performances sur les marchés financiers.
L’objectif consiste plutôt à maîtriser la perte potentielle lorsque le scénario envisagé ne se réalise pas et à laisser les gains se développer lorsque l’analyse est correcte.
Cette logique repose sur le rapport entre le rendement potentiel et le risque accepté. Un investisseur peut ainsi avoir raison trois fois sur dix et rester rentable si ses gains sont suffisamment importants pour compenser les pertes enregistrées lors des sept autres opérations.
À l’inverse, une stratégie qui affiche un taux de réussite très élevé peut devenir déficitaire lorsque les quelques opérations perdantes provoquent des pertes disproportionnées.
C’est pourquoi l’identification des supports, des résistances, des niveaux d’invalidation et des objectifs de cours constitue un élément central de la spéculation directionnelle.
Le portefeuille Allweather Impulsion : un suivi mensuel et des arbitrages réguliers
La présentation se termine par une mise à jour du portefeuille Allweather Impulsion de l’analyste.
Celui-ci indique une performance de 1,5 % sur le mois d’octobre, selon les données présentées au 29 octobre au soir. Il précise que les performances définitives doivent être actualisées après réception des dernières données de son courtier Interactive Brokers.
Le portefeuille est suivi à travers une présentation détaillée qui comprend l’évolution du compte réel, les performances historiques, les comparaisons avec des indices de référence et les caractéristiques statistiques de la stratégie.
L’auteur présente également les arbitrages réalisés à fréquence mensuelle. Les opérations sont communiquées avant leur exécution, ce qui permet aux personnes qui suivent cette approche de connaître les positions envisagées avant l’ouverture des marchés.
Le suivi comprend notamment les achats, les ventes et les positions conservées sur différentes catégories d’actifs : actions, ETF, matières premières, Bitcoin et or.
Une version simplifiée reposant exclusivement sur des ETF est également proposée. Elle vise à permettre une réplication plus accessible de la stratégie sans nécessiter la gestion individuelle de nombreuses actions.
Marché baissier de l’or : les prochaines semaines pourraient être décisives
Le message principal de cette analyse est sans ambiguïté : le comportement de l’or vient de changer et les investisseurs ne peuvent plus se contenter de prolonger mécaniquement les stratégies qui ont fonctionné pendant les dernières années.
La cassure du support hebdomadaire face à l’euro, confirmée par une configuration similaire face au dollar, constitue un signal technique majeur dans la lecture de l’auteur. Cette évolution pourrait marquer le passage d’un marché haussier à une phase de consolidation, puis à un véritable marché baissier.
Le possible retournement du dollar américain renforce cette hypothèse. Si la devise poursuit sa progression, les conditions pourraient devenir moins favorables au métal précieux, tandis que les obligations américaines de courte échéance et certaines matières premières pourraient attirer davantage de capitaux.
Il faut néanmoins surveiller les prochaines clôtures hebdomadaires. Une réintégration des anciens supports invaliderait le scénario, tandis qu’une confirmation de la rupture renforcerait considérablement la perspective baissière.
C’est précisément ce qui rend cette période particulièrement importante pour les investisseurs : le marché pourrait être en train de changer de cycle, et les prochaines semaines permettront de mieux déterminer si cette rupture constitue une simple correction ou le véritable commencement d’une nouvelle tendance.
Après plusieurs années de discours largement favorables à l’or, le signal actuel impose donc une remise à plat des convictions. Sur les marchés financiers, aucune classe d’actifs ne mérite une fidélité aveugle. Les tendances évoluent, les liquidités se déplacent et les stratégies doivent s’adapter aux nouvelles configurations.
L’or n’est pas nécessairement condamné à baisser durablement. Mais le considérer comme automatiquement haussier serait désormais ignorer le signal technique que l’analyse met en évidence.