
Les mouvements sur les actifs italiens ont animé une séance par ailleurs calme sur les marchés, en l’absence des investisseurs anglo-saxons, les Bourses de New-York et de Londres étant restées fermées en raison de jours fériés.
À Paris, le CAC 40 a terminé en très légère baisse, de 0,08% à 5.332,47 points alors qu’à Francfort le Dax allemand a gagné 0,21%. L’indice EuroStoxx 50, le FTSEurofirst 300 et le Stoxx 600 ont clôturé à l’équilibre ou quasiment inchangés.
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La Bourse de Milan a chuté de 2,01%, pénalisée par la perspective de plus en plus probable d’élections anticipées en Italie dès cet automne.
« Je pense qu’une correction s’imposait sur le marché italien », a souligné un opérateur de marché dans un courriel adressé à ses clients. « La tenue d’élections six mois à l’avance n’est pas en soi une mauvaise nouvelle. Mais c’est certainement quelque chose qui doit être surveillé de près », a-t-il ajouté.
Les valeurs bancaires italiennes ont été particulièrement chahutées, leur indice sectoriel ayant lâché 3,3%, sa plus forte baisse en une journée depuis quatre mois. Ubi Banca a chuté de 4,74%, suivie d’Unicredit (-4,34%) et de Banco BPM (-3,89%).
Sur les marchés obligataires, le rendement de l’emprunt d’Etat italien à 10 ans a augmenté à 2,17%, après un pic à 2,19% en séance, un plus haut depuis près de deux semaines.
Parallèlement, le rendement du Bund allemand de même échéance a reculé après les déclarations du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, qui a souligné l’amélioration de la situation économique en zone euro tout en estimant toujours nécessaire un soutien monétaire « assez substantiel ».
En conséquence, l’écart de rendement, ou « spread », entre les obligations italiennes et allemandes à 10 ans s’est creusé lundi de 11 points de base, à plus de 188.


