
Premier constat, il y a bien évidemment une proximité de genre. Vous regardez deux thrillers, Netflix va vous en proposer d’autres. Jusque là, pas besoin d’un diplôme d’études supérieures. Le second constat est celui de la prise en compte de l’âge dans les recommandations. Des films de vieux pour les vieux et de jeunes pour les jeunes… Le troisième est assez intéressant puisque notre journaliste soudé à son canapé a pu constater que Netflix privilégiait ses propres productions au détriment des autres même si parfois, la concordance était tirée par les cheveux… Même s’il existe d’autres films plus pertinents à vous recommander, l’algorithme fait l’impasse et vous livre des possibilités, toutes produites par Netflix.Rien de surprenant lorsque l’on sait que le succès de Netflix tient dans son catalogue et ses productions. Productions qui ont nécessité des investissements à hauteur de 12 milliards d’euros en 2018 ! Il faut bien rentabiliser non ? Mais ces recommandations agacent aussi et privent l’utilisateur d’une large partie du catalogue dans lequel il faut alors aller plonger par recherche de nom avant de trouver, enfin, son bonheur. Petite consolation, Netflix se refuse, en tout cas pour l’instant, à (sombrer dans ?) utiliser la publicité sur sa plateforme. Enfin autre que pour ses productions ou nouveautés…L’histoire ne nous dit pas si Joe Berkowitz a résilié son abonnement ou s’il est toujours derrière son écran.
Sylvain DEVAUX
Rédacteur en chef
Source: insolentiae – Voir les précédentes interventions de Charles Sannat


