
Selon Ada Colau, le nouveau maire de Barcelone, l’Espagne est confrontée à une «urgence nationale» et le pays devrait réquisitionner les maisons et appartements vacants pour remédier à sa crise du logement.
Cependant, en dépit de l’abondance des logements disponibles, les économistes réfutent son idée, expliquant que la plupart des propriétés vides sont situées dans des centres touristiques, loin des zones d’activité économique et des lieux de travail.
Amnesty International exhorte le gouvernement espagnol à assouplir la législation trop sévère sur les prêts hypothécaires. Cette loi oblige les emprunteurs à continuer de payer leurs échéances d’emprunt, même lorsque leur maison a été saisie à la suite de leur défaillance, parce qu’ils ne sont pas en mesure de faire faillite. Depuis le début de la crise en 2008, 346.000 familles ont été expulsées. Ces expulsions ont été accompagnées par une vague de suicides.
La presse financière européenne a annoncé en fanfare la reprise économique en Espagne, mais pour de nombreux Espagnols, c’est encore l’Arlésienne.
Source: express.be


