Ici, la seule chose qui doit vous guider, c'est votre esprit critique et la manière dont vous devez comprendre et vous servir de l'information. Voilà pourquoi l'aide et l'utilité de BusinessBourse, organe à 100% libre et indépendant. En savoir plus...
La Grèce va retrouver l’austérité qu’elle craignait tant. le Parlement grec a adopté mercredi soir une série de dures réformes
 

Grece le Parlement 3La Grèce va retrouver l’austérité qu’elle craignait tant. Dans une ambiance tendue, le Parlement grec a adopté mercredi soir une série de dures réformes demandées par les créanciers de la Grèce en préalable à un nouveau plan d’aide de 80 milliards d’euros.

Peu avant le vote, des heurts avaient éclaté à Athènes. Des manifestants anti-austérité ont notamment jeté des cocktails Molotov contre la police et des véhicules ont été incendiés. Les forces de l’ordre ont répliqué par des gaz lacrymogènes. Au moins 40 personnes ont été interpellées.

Auparavant, la ministre adjointe aux Finances avait claqué la porte du gouvernement. Nadia Valavani, par ailleurs députée du parti de la gauche radicale Syriza, a démissionné. « Je ne vais pas voter en faveur de ce projet de loi et je crois qu’on ne peut pas rester au gouvernement si on vote contre », a indiqué la ministre aux médias. Lundi, elle avait prévenu Alexis Tsipras dans une lettre annonçant sa démission. «La solution imposée à la Grèce» par les créanciers «n’est pas viable», lui écrivait-elle. Finalement, le OUI l’a largement emporté, ouvrant la porte à un nouveau plan d’aide à la Grèce. L’ex-ministre des Finances, Yanis Varoufakis a voté NON, afin de marquer son désaccord avec le nouveau plan de rigueur prévu dans cet accord, mais son vote n’a pas pesé bien lourd, avec 229 OUI, 64 NON et 6 abstentions…

«J’assume la responsabilité d’un texte auquel je ne crois pas, mais je le signe pour éviter tout désastre au pays», avait déclaré Alexis Tsipars devant le Parlement juste avant le vote. Son gouvernement va maintenant devoir engager les premières réformes réclamées par les dirigeants de la zone euro. Il s’agit notamment d’une hausse de la TVA, et de l’adoption d’une règle d’or budgétaire. A cette condition seulement, il obtiendra les fonds qui lui permettront de remettre la machine bancaire en route – même si, a-t-il prévenu hier soir à la télévision, les banques resteront probablement closes tout juillet – ainsi que de tenir les échéances du remboursement des prêts consentis par la BCE et le FMI.

Grece le Parlement

Minuit. Tsipras n’a pas l’intention de démissionner. «Il faut que tout le peuple grec partage ce fardeau. Oui, l’accord passé à Bruxelles n’est pas parfait. Mais il faut l’approuver. Je n’aiderai pas les gens qui veulent faire tomber le gouvernement et je serai le dernier debout», conclut Alexis Tsipras devant le Parlement grec, applaudi par Syriza, le parti au pouvoir dont il est issu et qui l’avait vivement critiqué ces derniers jours.

00h40. Le vote commence. Chaque député va voter oui ou non à l’accord européen défendu par le Premier ministre.

00h45. Yanis Varoufakis, l’ex-ministre des Finances a voté NON. Mais la plupart des parlementaires semblent voter en faveur du OUI.

1 heure. L’accord européen est accepté par la Grèce. Le résultat du vote est définitif : le OUI l’emporte. 229 OUI, 64 NON et 6 abstentions. La présidente du Parlement Zoé Konstantopoulou a également voté NON.

Source : Le Parisien

0 0 vote
Évaluation de l'article
Subscribe
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
0
Vous souhaitez réagir ? N'hésitez pas à laisser un commentairex
()
x