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Bill Bonner: Un marché aux mains de spéculateurs
 

banque-centrale-dollars80 milliards de dollars de capitaux sont sortis des marchés mais l’argent créé par les banquiers centraux spéculateurs fait plus que combler ce trou.

Les investisseurs honnêtes quittent le marché actions. Jusqu’à maintenant, cette année, les retraits se sont élevés à 80 milliards de dollars.

Mais qui achète, alors ?

Le marché est aux mains des spéculateurs. Et les plus gros parieurs disposent d’un nombre illimité de jetons.

Les parieurs en question, ce sont les banques centrales, qui créent de l’argent à la demande.

Inquiètes au sujet du Brexit et du ralentissement mondial, elles achètent des actifs à la plus grande cadence enregistrée depuis 2013.

Observez simplement le graphique, ci-dessous, émanant de Citi Research. Comme vous pouvez le constater, les liquidités émises par les banques centrales suivent, presque à la perfection, le marché actions.

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Nous savons pourquoi : le stimulus des banques centrales, plus que tout autre facteur, a provoqué la hausse du cours des actions.

Alors, tirons les choses au clair…

Les banques centrales utilisent de la fausse “monnaie” que personne n’a jamais ni gagnée ni épargnée… afin d’acheter des actions à des cours enregistrant une hausse record… tandis que les véritables investisseurs prennent la direction de la sortie.

C’est censé avoir l’air d’un bon plan, à moins que…

A moins que, quand et comment cela va se terminer, nous n’en savons rien.

Théoriquement, les banques centrales peuvent continuer indéfiniment à acheter des actions et des obligations avec de la fausse monnaie. Et les actions et obligations peuvent continuer à grimper, même si l’économie chute.

Nous avions dit que nous étudierions ce repaire de renards situé dans le Lower Manhattan : Wall Street…

Nous avons décrit comment les zombies et les compères –républicains et démocrates – travaillent main dans la main et exploitent le gouvernement à leurs propres fins.

Ce sont des initiés… l’élite… l’establishment, représentés par Hillary Rodham Clinton dans le cadre de l’élection présidentielle à venir.

Il faut que j’explique aux nouveaux lecteurs que la politique publique n’est pas élaborée par nos représentants élus, lesquels, avec une sage prudence, débattent des problèmes au fur et à mesure qu’ils surviennent.

Le congrès ressemble plus au Grand-Guignol qu’à une véritable institution législative : les farfelus et le grotesque sont légion.

On y trouve également des combines, de la prestidigitation et de la grandiloquence : un ensemble tapageur et faux sous des airs solennels.

Les touristes de passage sont impressionnés par le marbre, la poudre aux yeux et les miroirs. Mais ils ne savent pas plus ce qui s’y passe que les membres du Congrès.

Ces derniers sont trop occupés à lever de l’argent auprès des compères… ou à serrer la main de leurs électeurs avec un grand sourire… pour songer sérieusement aux lois qu’ils votent ; ils comptent sur leurs collaborateurs (piochés parmi les apparatchiks plus ou moins permanents de Washington) pour leur indiquer comment voter… et ce qu’il faut dire.

Et ne prenez pas la peine d’entamer une discussion approfondie sur la politique du taux zéro de la Fed… ou les achats d’actifs de la banque centrale (QE)… avec un membre du Congrès.

La plupart du temps, il n’a qu’une connaissance infinitésimale de ces particularités, et encore lorsqu’elles servent ses intérêts… et quant aux théories en question, il n’y connait rien.

Il comprend uniquement – et à peine –les mythes des banques centrales d’aujourd’hui, grâce aux quelques “thèmes de discussion” fournis par ses collaborateurs.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

Source: la-chronique-agora


bonnerBill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.
En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir dans en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.
Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

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