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Nomi Prins: HSBC, l’argent de la drogue et 670 milliards de dollars blanchis
 

hsbcTandis que les autorités prétendent supprimer le cash pour lutter contre la fraude, le blanchiment ou le terrorisme et que Tracfin vous espionne, les grandes banques blanchissent des milliards par simples virements bancaires.

Les liens entre HSBC et l’argent de la drogue sont récemment revenus sur le devant de la scène. Un nouveau procès allègue que certaines victimes auraient payé de leur vie la complicité d’HSBC avec les cartels mexicains.

L’homme qui accuse HSBC est Richard Elias. Après plus d’une décennie passée à travailler comme assistant du Procureur des Etats-Unis au Département de la Justice, Richard a fondé son propre petit cabinet à St Louis. En tant que Procureur fédéral, il a dirigé les enquêtes visant les pratiques de JP Morgan Chase & Co., avant la crise, en matière de prêts hypothécaires. Ces enquêtes ont abouti à un accord amiable sans précédent s’élevant à 13 milliards de dollars. Il est vraiment très bon.

Aujourd’hui, Richard représente les victimes qui veulent se faire dédommager par les banques internationales fournissant un soutien aux terroristes. Il a récemment déposé plainte contre HSBC au nom des familles de trois victimes d’attaques “épouvantables” menées par des cartels à Mexico. Selon le dossier, “HSBC aurait sciemment aidé les cartels, notamment ceux de Sinaloa, Juarez et Los Zetas, grâce à une culture généralisée faite d’inconscience et de corruption, découlant de plans anti-blanchiment d’argent déficients.”

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J’ai demandé à Richard pourquoi il avait quitté son emploi auprès du gouvernement pour se charger de ce dossier contre HSBC. Voici sa réponse :

“Le monde doit appréhender le lien direct existant entre cette horrible violence de masse exercée par les cartels, et les institutions financières qui aident ces derniers à prospérer. Alors que les cartels étaient auteurs d’atrocités de masse dans tous le Mexique, notamment celles commises contre les victimes américaines de notre affaire, HSBC a facilité le blanchiment de milliards de dollars provenant des cartels, dont elle a été, comme elle l’avoue elle-même, l’institution financière privilégiée. J’ai décidé d’entamer ce procès afin qu’HSBC réponde de sa complicité concernant ces crimes terribles.”

Je lui ai demandé s’il avait des preuves que les responsables de l’entreprise étaient au courant. Il a acquiescé et m’a dit :

“Le PDG de HSBC Mexique a été averti, début 2008, par un haut responsable de la lutte contre le blanchiment d’argent, que l’on soupçonnait que 60 à 70% de l’argent blanchi au Mexique passaient par HSBC.”

Pourtant, “pour HSBC, 2008 a été une année record en matière de dépôts en dollars US effectués en liquide dans ses agences, partout au Mexique.”

Selon les documents du gouvernement, entre 2006 et 2010, les employés de la banque au Mexique ont accepté des dépôts de centaines de milliers, parfois même de millions de dollars US montrant des signes “évidents” de blanchiment d’argent, notamment des dépôts en liquide effectués par des personnes n’ayant aucune source de revenus identifiable, et remis dans des boîtes correspondant exactement aux dimensions d’un guichet de banque. Comme la notation “risque faible” avait été attribuée au Mexique par la branche américaine de HSBC, 670 milliards de dollars de virements bancaires ont transité par HSBC Mexique sans aucune surveillance !

Les banques aiment copier leurs concurrents pour s’assurer qu’elles ne manquent aucun profit potentiel. Si une banque se fait attraper dans une situation délicate, comme HSBC actuellement, vous pouvez parier qu’elle n’était pas la seule à recourir à ce genre de pratiques – c’est juste qu’elle a été prise la main dans le sac. Les mauvaises pratiques changent mais ne s’arrêtent pas…

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

Source: la-chronique-agora


Nomi_PrinsNomi Prins est une journaliste américaine et auteur à succès.

Elle est aussi membre du think-thank politique Demos.

Elle a travaillé de nombreuses années en tant que directrice opérationnelle chez Goldman-Saches ainsi que chez Bear Stearns.

Elle est l’auteur de plusieurs best-sellers dans lesquels elle dénonce la collusion entre le gouvernement américain et les grandes banques depuis plusieurs décennies.


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Ludo Kostitanotinw
Invité

C’est ce qui permet aux banques de rester à flot. Sans le marché illégal, elles se seraient déjà effondrées

Arts & Lettres.
Invité
Arts & Lettres.

Ah, les fameux contrôles !
Dire que parmi ceux qui sont chargés de nous contrôler, une grande partie se soustrait au dit contrôle et donc ces gens se permettent tout…

Quand je vois des contrôles fiscaux qui concernent de petits retraités et qu’à côté de cela les états usent et abusent des commissions illégales sur de très gros marchés, je me dis que tout est foutu.

Pacquito Serada
Membre

Ce sont les États qui organisent les trafics internationaux. Ils vous diront que c’est pour mieux les contrôler, mais en réalité, l’affaire est très juteuse, surtout en période de crise, et permet d’utiliser cet argent qui n’existe pas pour corrompre et subvertir des pays entiers, pour y mener des guerres illégitimes. La production de pavot et d’héroïne a ainsi quadruplée en Afghanistan depuis que la CIA occupe le terrain. En France, c’est la communauté dont on n’a plus le droit de dire le nom qui domine le marché du canabis (Maroc) et de la cocaïne (Outre mer)…

salaun
Invité
salaun

bien vu.entierement d’accord , mais quel remède ? tous plus pourris .les politiques de tous bords mangent tous dans la même gamelle et la bouffe est bonne