Jacques Sapir: Bilan 2016 et perspectives 2017 des marchés financiers

Jacques Sapir, économiste, directeur d’études à l’EHESS, rédacteur en chef du site russeurope, membre des Econoclastes, a commenté l’actualité économique du jour : les événements marquants de l’année boursière 2016, la hausse des cours du pétrole et le taux d’inflation, et les éléments qui vont guider la Bourse en 2017. – Intégrale Placements, du mardi 20 décembre 2016, présenté par Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

L’économie mondiale est en feu – Les banques centrales ne savent pas comment éteindre l’incendie

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2 commentaires

  1. On peut synthétiser cela :
    La part des salaires dans le PIB a diminué de 11% en 30 ans.
    Il y a 30 ans, pour 2€ d’investissement on distribuait 0.5€ de dividende.
    Maintenant c’est l’inverse.
    La dette est alimentée par la finance mondiale qui se refinance via les QE et le Casino mondial des dérivés et du gré à gré, Casino mondial permis en retour par les gouvernants qui ne prennent pas les mesures nécessaires pour faire cesser cette gabegie. Les gouvernements règlent juste « la charge de la dette ».
    Sinon pourquoi prêter des milliards à des États tout en sachant qu’on ne touchera que des intérêts ?
    D’accord pour la fin et l’élimination de l’épargne (voir l’Argentine qui en est un bon exemple).
    D’ailleurs malgré les attentats, le contexte géopolitique au Moyen-orient, les hordes de migrants qui déferlent sur l’Europe, l’élection d’un présenté comme fou aux US, le « méchant » Poutine qui veut la guerre avec ses 2 bases militaires à l’extérieur, les tensions en mer de Chine, la pauvreté qui progresse partout en Occident, les monnaies qui se cassent la gueule presque partout …
    Les « marchés » montent (Le DOW bientôt à 20000, le CAC à 5000) preuve que le système est complétement déconnecté de la réalité, réalité qui concerne 99% de la population …
    L’argent en circuit fermé … pour les 1%
    Et plus dure sera la chute … pour les 99 %

  2. Il y a des gens qui pensent que la crise actuelle provient de la mondialisation et de la délocalisation de la main d’œuvre que cette mondialisation a provoqué. Ça n’est pas mon point de vue. La cause, la seule qui soit inéluctable c’est la dette. Par exemple, pour ce qui est de la désindustrialisation il y a des alternatives. On peut orienter la production nationale vers une économie de services et malgré la désindustrialisation d’un pays tout le monde pourrait travailler et bien gagner sa vie. En réalité, la richesse d’un pays provient de la production de biens et services qu’elle réussit mettre en place. Imaginons une boîte, un système économique fermé en fait. Pas d’importation ni d’exportation. Si les occupants de la boîte ne produisent rien, ils vont tous mourir de faim. Si au contraire ils produisent tous des biens et des services en abondance, ils auront tous de tout, de la bouffe, des soins de santé, de bonnes écoles, etc. Maintenant si cette boîte est ouverte sur l’extérieur, i.e. elle est ouverte sur les importations et les exportations alors, elle peut ressortir encore plus riche ou plus pauvre de cette ouverture. En effet si ce qui ressort d’une boîte et va vers une autre boîte est supérieur à ce qui y entre en provenance de l’extérieur, i.e. si la balance commerciale de cette boîte (société) est positive, cette société sera enrichie par ses relations avec les autres et son niveau de vie s’en trouvera amélioré mais dans le cas contraire, elle en ressortira défavorisée ou appauvrie. La désindustrialisation implique de par sa nature des importations augmentées ce qui est négatif mais cet effet peut être annulé ou compensé par des exportations augmentées. Par exemple, la Silicone vallée américaine a plus que largement compensée la perte de richesse due à la délocalisation de la production de ses appareils par la production locale de technologies innovantes et la richesse a été bien plus grande dans les mains de la société des concepteurs de ces technologies que dans les mains de la société des fabricants d’appareils comme tels. Bien évidemment, si on délocalise une production industrielle sans augmenter localement une autre production exportable, le bilan sera négatif et c’est malheureusement souvent le cas. Mais il faut comprendre que la délocalisation n’est pas automatiquement négative pour une société donnée.

    Reprenons maintenant notre exemple avec la dette. Pour mieux comprendre, imaginons donc une société qui n’aura aucun échange avec l’extérieur. On comprendra sans explications additionnelles qui si la boîte est ouverte, tout va se compliquer mais les fondamentaux vont demeurer les mêmes. Dans notre boîte, i.e. notre société fermée, imaginons que personne n’a la moindre dette et personne n’a la moindre épargne. Tout le monde doit travailler mais tout le monde peut avoir un niveau de vie très élevé ou très bas selon sa productivité. Tous auront ce qu’ils méritent mais cela peut être très élevé. Si par contre le revenu du capital vient s’immiscer dans cette société, ça va péricliter. Par exemple, si un pourcent des individus de cette boîte a de l’épargne, il achètera ce dont il aura besoin des autres et vivra très bien mais les 99% qui produisent devront fournir des biens et services à ce 1% qui ne produit rien. Ils ne verront pas de différence probablement mais ils auront cependant produit 100 et ne pourront consommer que 99. Ils auront été parasités par le capital qui n’est pas productif. Exagérons pour mieux comprendre. Si dans cette même société fermée 90% de la population de la boîte a plein d’argent et achète tout sans rien produire, on voit tout de suite que 10% devront devoir produire tout ce qui est nécessaire pour 100% et on va voir des gens mourir de faim. L’argent ne devrait être qu’un outil d’échange entre des gens qui produisent des biens ou des services réels. Dès lors que des gens détiennent de l’argent (de l’épargne) ou gagne de l’argent sans rien produire, ils parasitent la production des autres et si le revenu du capital croit avec les années dans une société, cela devient intenable. Il n’y a qu’une solution. Il faut absolument détruire l’épargne de manière régulière si on veut que l’économie soit viable. La dette est le seul véritable problème, le seul qui soit sans aucune solution autre que le RESET, soit la destruction de l’épargne et de la dette et ce système n’admet que quelques parasites qui s’arrangent pour qu’au moment de ces RESET inévitables leur épargne soit protégée de la destruction. Si tous connaissaient le truc et l’appliquait, ça ne marcherait plus. Il ne faut pas ébruiter ça. Il faut se sauver aux dépens des autres. Il y en a qui ont compris cela depuis des centaines d’années et qui l’appliquent à chaque fois. Ils ne dominent pas le monde pour rien. Ils sont brillants. Ils n’en sont par moins des parasites pour autant. IL N’Y A PAS DE SOLUTION AU PROBLÈME DE LA DETTE AUTRE QUE SON ÉLIMINATION. L’INFLATION EST LA SOLUTION PRIVILÉGIÉE POUR ÉLIMINER LA DETTE TOUT EN ÉLIMINANT L’ÉPARGNE. IL DOIT Y AVOIR RESET RÉGULIÈREMENT (TOUS LES 70-90 ANS), C’EST INÉVITABLE ET IL FAUT QUE LA GRANDE MAJORITÉ N’AIT PAS COMPRIS COMMENT ÇA MARCHE POUR QUE QUELQUES PRIVILÉGIÉS S’EN SORTENT INDEMNES OU ENRICHIS.

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