Les années Trump ont commencé. Les années Obama sont achevées, un long cauchemar prend fin.

A lire la grande presse française, on pourrait penser que Barack Obama a été un bon président des Etats-Unis.

On pourrait imaginer que la société et l’économie américaine se portent très bien, et que si Barack Obama n’a pas tout réussi en politique étrangère, il n’a pas non plus tout raté. Les journalistes français, à de très rares exceptions près, semblent vivre dans une univers fantasmatique sans relation avec la réalité concrète.

Je constate en consultant leurs références qu’ils lisent le Washington Post et le New York Times, les deux quotidiens les plus à gauche des Etats-Unis, mais jamais le moindre autre quotidien, jamais les magazines en ligne qui constituent pourtant désormais la principale source d’information écrite de la population américaine.

Je sais que lorsqu’ils sont aux Etats-Unis, ils vivent en circuit fermé entre Manhattan, Washington, DC, San Francisco, ce qui leur donne une vision aussi profonde et étendue du pays réel que s’ils prétendaient décrire Paris en ne sortant jamais du quartier Auteuil-Passy. Quand ils s’aventurent au Texas ou en Alabama, on a le sentiment qu’ils ont autant de préjugés vis-à-vis des indigènes qu’Hergé en avait vis-à-vis des Africains à l’époque où il concevait Tintin au Congo.

Ils ne peuvent donc pas savoir que le chômage réel est plus élevé aujourd’hui qu’il l’était quand Obama a pris les rênes du pays, que la dette du pays a doublé sans qu’une seule des huit années de présidence Obama ait connu une croissance atteignant trois pour cent, que le nombre de pauvres a augmenté de plus de vingt pour cent, ou que les tensions entre blancs et noirs, qu’Obama a attisées en pratiquant le racisme anti-blanc, n’ont jamais été aussi élevées depuis quatre décennies.

Ils ne savent pas, donc, et par conséquent leurs lecteurs non plus.

Ils semblent ne pas discerner, en outre, l’immense responsabilité de Barack Obama dans la naissance de l’Etat Islamique, dans la prolifération du terrorisme djihadiste ou dans la guerre qui a déjà fait plus de cinq cent mille morts en Syrie.

Ils ne discernent pas, non, et leurs lecteurs non plus.

Ils n’ont pas compris l’élection de Donald Trump, et ils continuent à prendre Donald Trump pour ce qu’il n’est pas. Pour eux, un homme d’affaires qui a fait fortune, qui a des entreprises sur les cinq continents et qui a créé des milliers d’emplois ne peut être qu’un abruti, alors qu’un homme politique qui a vécu toute sa vie grâce à l’argent des contribuables, qui serait totalement incapable de créer une entreprise et qui n’a jamais créé un seul emploi est un homme remarquable par définition, surtout s’il est socialiste et a donc un programme à même de détruire non pas une, mais des milliers d’entreprises.

Ils ne comprennent pas la cohérence du programme de Donald Trump, et décrètent du coup que ce programme n’a aucune cohérence, voire qu’il n’existe pas : j’ai déjà entendu ce discours quand Ronald Reagan a été élu.

Quand ils regardent les ministres choisis par Trump, ils voient surtout des milliardaires et imaginent que Trump a trahi ses électeurs. Ils ne savent apparemment pas qu’aux Etats-Unis, un milliardaire n’est pas considéré comme un criminel contre l’humanité, mais comme un homme qui a réussi et qui peut des lors réussir dans ses autres activités.

Ils partagent à l’évidence la haine ressentimentale anti-Trump d’une gauche américaine qui semble avoir contracté la rage, et ramassent avec cette même gauche enragée toutes les rumeurs qui trainent au fond des poubelles, même si les poubelles sont très crasseuses. Ils attendent avec impatience et avec sur les lèvres la salivation d’un chien dressé au moment où il va recevoir sa ration de pâtée le moment où Trump échouera.

Et quand Trump réussira, car Trump réussira sans doute (il a une grande quantité d’atouts pour cela, et j’y reviendrai amplement), ils se garderont de le dire.

Ils murmureront vraisemblablement que Trump a eu de la chance, que les circonstances lui étaient favorables, ou je ne sais quoi encore. C’est ce qu’ils ont fait quand Ronald Reagan a gagné la guerre froide.

Tout cela n’est pas très grave. Qui lit encore la grande presse française pour s’informer ?

Les années Obama sont achevées et un long cauchemar prend fin.

Les années Trump commencent. Elles ont, en fait, commencé depuis une semaine, et elles ont très bien commencé. J’y reviendrai. En détails.

© Guy Millière pour Dreuz.info

Source : Dreuz.info

 

14 commentaires

  1. La mondialisation est seulement bonne pour les élites pas pour le peuple.
    Trump veut du protectionniste et il a raison, cela ramènera les emplois en Amérique. (Cela à d’ailleurs commencé)

    Trump veut moins d’émigration et moins d’impôts pour la classe laborieuse et il a raison car cela boostera le taux de natalité et arrêtera l’émigration car s’il y a émigration c’est parce qu’on ne se reproduit pas assez et la cause de ceci est l’argent, il faut actuellement donner environ (suivant les pays) dans les pays occidentaux 50% de son salaire sous formes de taxes et impôts, 10% au total devrait être la limite, imaginez gagner 40% en plus, vous allez en faire des enfants, plus besoin d’émigré, plus de terroristes etc etc, Trump n’est pas politiquement correcte mais il propose du concret.

    Quand GM et 600 emplois foutent le camp de l’Ontario pour aller au Mexique que fait Trudeau ? Rien, il s’en fous, Trump lui tape sur la table et les manufacturiers reviennent aux States, mou j’aime bien Trump.

    1. Tu me fais bien rire 🙂 Trump est tout autant dans la Mondialisation que les autres, il y a quelques décennies il traînait sur des Yachts de Milliardaires pédophiles. Il fait même faire des habits en Chine ou quelque chose comme cela.

      Où que l’on aille sur terre, les Citoyens Moutons Electeurs se font toujours avoir en votant pour un Pantin quelconque qui arrive à les entuber.

      Donc allons y pour ton Trump on en reparle dans deux ans on va dire…

    1. Trump n’est pas pour cette mondialisation mais pour des accords commerciaux internationaux où les states ne sont pas désavantagés comme actuellement avec l’ALENA, pour le reste des accusations on veut des preuves car les journalistes européens nous balance n’importe quoi quand il s’agit de Trump.

  2. L’avenir le dira … Nous avons échappée à l’affreuse sanguinaire qui nous aurait mené droit vers une 3e guerre mondiale
    mais Trump fait un peu flipper quand même par la rapidité des décisions pas toujours mûries compte tenu du poids de la fonction.

    1. Sauf que l’attentat a eu lieu dans une mosquée. Vite fait, je doute que des islamistes s’en prennent à des pratiquants de l’Islam. Se serait l’œuvre d’un Québécois «de souche» et d’un autre originaire du Maroc.

      A suivi.

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